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jeudi 22 octobre 2026

Argenteuil, trottinettes, un arrêté qui risque d’entraîner bien peu de résultat face à une utilisation débridée et une production très intéressée

 

Encore un aspect du capitalisme malfaisant

 

Ci-dessus, avec l’équipement, moins de risques

Le maire d’Argenteuil, toujours à l’avant-garde de l’arrière-garde a enfin pris une décision concernant les trottinettes. Heureusement que La gazette l’évoque, car cela nous avait échappé. Il est vrai que l’arrêté du maire d’Argenteuil signé le 30 septembre dernier n’a ni bénéficié de l’information nécessaire massive à la population ni qu’elle ait amené depuis, en tout cas d’une façon visible, à un début d’application dans la réalité au vue de l’expérience que vivent les habitants.

         Souscription obligatoire d’une assurance. Utilisation seulement autorisée aux personnes de 14 ans et plus. Obligation du port du casque... À défaut, une verbalisation est prévue.

         La municipalité entend « accompagner l’entrée en vigueur de ces règles par une démarche de prévention et de pédagogie, notamment auprès des plus jeunes utilisateurs. »

         Alors, comment compte-t-elle s’y prendre ? C’est tout de même l’essentiel.

         Certes, cette question des trottinettes ne relève pas en premier lieu des communes qui subissent des phénomènes au niveau de la société toute entière, donc de sa nature capitaliste, et des décisions prises ou non au niveau de l’État.

         Première étape, les constructeurs produisent. Le profit est juteux pour ce nouveau produit. La réglementation vient ensuite, et il y aurait beaucoup à dire sur les limites de celle-ci. Ainsi au  niveau des vitesses, de la puissance et de l’envergure de ces engins. C’est pourtant au niveau des constructeurs, que des limites pourraient être inscrites dans la nature même du produit.

         En tout cas, ces trottinettes sont devenues un danger public. D’abord pour ceux inconscients parmi leurs utilisateurs. Pour les conducteurs de voitures dont la conduite s’en trouve compliquée, et d’abord pour les piétons utilisant les trottoirs ou non.

         Grosso modo, le nombre de victimes liées à la trottinette est passé de 10 en 2019 à 80 six ans plus tard. Une preuve supplémentaire du capitalisme irresponsable et sur ce plan, de l’État à son service. DM

vendredi 25 septembre 2026

Argenteuil, piétons dans la Ville, galère dans une artère principale

 

C’est le boulevard Maurice Berteaux qui a le pompon

 



 

 Quand il n'y a personne, ce n'est pas grave pour Personne

mais imaginez le matin et le soir 

 

À Argenteuil, il y a la Canopée, prunelle des yeux municipaux. Il y a aussi de jolies petites rues de quartiers périphériques pavillonnaires cossues. Toutes ? Non, loin s’en faut. Mais nous sommes un peu jaloux. Et puis…

         … Et puis, il y a des rues où il n’est pas facile de marcher, et qui mériteraient un lifting rapide et profond. Il y a concurrence en la matière, c’est vrai, mais je crois que le pompon revient au tronçon entre la gare d’Argenteuil et le carrefour Jean Allemane, le boulevard Maurice Berteaux. Sur celui-ci transitent chaque jour des milliers de personnes rejoignant ou venant de la gare. Trottoir à refaire, trop étroit, des arbres dont le cerclage de base est en décomposition, bordures pour ne pas se garer etc. Difficile le jour, périlleux la nuit venue. Bref, une aventure pour les piétons, aggravée par l’installation depuis août d’arrêts de bus…

         Alors, cette voie ? Elle relève de la Ville ou du département ? On ne sait. En attendant, elle mériterait l’intérêt de la municipalité pour y donner une solution idoine. Il n’y a tout de même pas que la Canopée dans la Ville et dans la vie ! DM

dimanche 6 septembre 2026

Argenteuil, le pont et les « décideurs » : une vérité difficile à connaître

La vérité : pas dans les habitudes de ces responsables

 

 

Le début d’un article du journal Les échos de jeudi dernier a attiré notre attention : « L'emblématique pont de fer d'Argenteuil (Val-d'Oise) bénéficie d'une cure de jouvence. Les travaux de rénovation de l'ouvrage reliant la ville à la Métropole du Grand Paris, construit en 1947, s'achèvent. Commencés au début de l'été, les travaux sont finalement prolongés à la mi-octobre pour sécuriser la piste cyclable et encourager la pratique du vélo sur un axe très emprunté par les voitures et les poids lourds… »

         Nous supposons que la source d’information de cette explication « soft » de ce journal provient du conseil départemental du Val d’Oise qui a la responsabilité de ce pont et de ses travaux.

         Comparons maintenant avec ce qu’écrivait la municipalité d’Argenteuil à la mi-août cherchant à dédouaner sa responsabilité dans le retard de la réouverture de l’ouvrage : « Le département du Val-d’Oise, qui pilote les travaux de réfection du pont d’Argenteuil, a découvert, après le retrait de la chaussée, d’importantes dégradations du tablier du pont.

Ces dégradations, non détectables avant la mise à nu complète de l’ouvrage, ne permettent pas de poursuivre les travaux selon le calendrier initial. Il n’existe pas, à ce stade, d’inquiétude structurelle immédiate pour le pont. En revanche, dans ce contexte inattendu, la réouverture du pont ne peut être envisagée avant mi-octobre. »

         Deux versions en tout cas sensiblement différentes : simple retard dans les travaux, ou découverte d’une inquiétude sur l’état de la structure du pont ?

         En attendant le pont est toujours fermé, et Argenteuil demeure toujours une sorte de « citadelle assiégée » pour tous ceux qui ont besoin de se déplacer. DM