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vendredi 28 août 2026

Grève des ouvriers des usines Hyundai de Corée du Sud

 

Partout, la force des travailleurs, c'est la grève !

 

 

Le 20 août, 40 000 des 73 000 salariés des usines de Corée du Sud du constructeur automobile Hyundai ont fait grève une journée à l’appel de leur syndicat.

Cette journée de grève a arraché à la direction une augmentation du salaire de base de 100 000 wons (72 euros), du maintien de 100 % du salaire lorsque l’âge de la retraite passera de 60 à 65 ans et d’une promesse d’embauches. Ce qui a suffi au syndicat pour appeler à la reprise du travail et signer un accord avec la direction qui sera soumis au vote des salariés le 31 août.

Il n’en reste pas moins que les travailleurs de Hyundai montrent la voie : la force des travailleurs, c'est la grève ! 

vendredi 24 juillet 2026

Airbus Espagne : des grévistes déterminés

 Airbus Espagne : des grévistes déterminés

Jeudi 16 juillet, 4 000 grévistes de l’usine d’Airbus de Getafe, dans la banlieue de Madrid, ont manifesté depuis l’usine jusqu’au centre-ville, marquant ainsi leur détermination à continuer la grève commencée le 1er juillet.

Publié le 22/07/2026

 


En juin, le PDG Guillaume Faury, dans un courrier plein de mépris adressé à l’ensemble des salariés en quatre langues différentes, confirmait la réduction du télétravail à une journée par semaine. Cette énième attaque des conditions de travail avait conduit à des débrayages dans plusieurs usines en France. En Espagne, elle a été la goutte de trop.

Plusieurs dizaines de «cols blancs» ont insisté, pendant une semaine, auprès de tous les syndicats pour qu’ils appellent à la grève. SIPA, le syndicat majoritaire à Getafe, a finalement organisé une assemblée générale (AG) où 2 000 travailleurs ont voté la grève du 1er au 31 juillet. Les grévistes réclament au moins 18 % d’augmentation de salaire, l’indexation des salaires sur l’inflation et 40 % de télétravail.

Les discussions à 2 000 grévistes étant difficiles, ils ont créé plusieurs commissions de travail (communication, documentation, logistique, slogans, etc.). Ces commissions se réunissent publiquement, sous des barnums devant l’usine, tous les jours, à partir de 6 heures et jusqu’à 10 heures, heure de l’assemblée générale. Il y a une rapporteuse de tout ce qui a été discuté dans les commissions. Puis les orientations sont votées en AG.

Un comité de grève composé de deux représentants par syndicat pro-grève et de deux représentants de travailleurs hors syndicat a aussi été constitué. Ce comité est dédié à la négociation avec la direction. Les deux représentants sans mandats syndicaux, imposés par la mobilisation à la direction, ont pour mission d’observer les discussions et de s’assurer du respect des décisions prises en AG. Les grévistes, qui veulent diriger eux-mêmes leur mouvement, ont même installé une banderole sur leur usine pour l’exprimer : «C’est notre grève, ici les travailleurs décident et les syndicats obéissent.»

Malgré cette mobilisation historique dans un groupe tel qu’Airbus, le syndicat implanté chez les ouvriers, Commissions Ouvrières (CO), a cherché dès le début à saper le mouvement. D’abord en disant que c’est une grève pour les cols blancs, puis à présent en réclamant un référendum car selon lui les revendications des 6 000 grévistes d’Espagne ne seraient pas légitimes. Ceux-ci ne sont pas dupes de ces manœuvres de division et continuent de militer pour gagner les syndiqués de CO au mouvement.

En deux semaines, la grève s’est étendue de Getafe aux usines de la banlieue de Séville, de Cadix, d’Illescas et d’Albacete : ils sont actuellement 6 000 grévistes sur 15 000 travailleurs et la prolongation du mouvement après les congés d’août a été votée.

Des travailleurs des usines Airbus en France sont entrés en contact avec eux et s’attellent à populariser le mouvement dans leurs usines. L’un d’eux est même venu assister à une assemblée générale à Getafe dans laquelle il a pu prendre la parole. Son intervention, qui visait à soutenir le mouvement et à lancer un appel pour qu’il dépasse les frontières, a été chaleureusement accueillie par de longs applaudissements. Des travailleurs criaient même en français « Tous ensemble, tous ensemble ! »

La colère existe partout, en Espagne, en France et dans les autres pays. Les camarades en Espagne ouvrent la voie et leur grève et ses expériences marquent d’ores et déjà les esprits et font évoluer les consciences.

                                                            Sarah Lallier (Lutte ouvrière n°3025)

 

dimanche 12 juillet 2026

Airbus : Enfadados con Airbus ! En colère contre Airbus !

 

Notre langue internationale : celle de la lutte de classe

 

A Séville le 10 juillet

De nombreux travailleurs des sites de Getafe à Madrid et depuis jeudi d’Albacete à Seville se sont mis en grève. Ils réclament le rattrapage de leur pouvoir d’achat, en baisse de presque 12 % depuis 7 ans et la fin des attaques contre les accords de télétravail.

         Comme ici les travailleurs galèrent pendant que les actionnaires se gavent avec les 2,5 milliards d’euros de dividendes versés. Nos camarades de l’autre côté des Pyrénées se sont organisés en votant la grève en assemblée générale et en élisant leurs représentants. Ils ont voté pour un comité de grève qui organise la lutte. Ils utilisent les réseaux et soutenus par les syndicats, ils entendent négocier directement avec la direction pour obtenir satisfaction.

         Nos camarades espagnols parlent la seule langue internationale qui permet de se faire respecter : la lutte de classe !

samedi 16 mai 2026

Argentine : étudiants et enseignants contre les coupes budgétaires

 

Coupes budgétaire, inflation, paupérisation…

 

 

Des centaines de milliers d'étudiants, d'enseignants et chercheurs ont manifesté dans plusieurs grandes villes de l'Argentine le 12 mai. Il s'agissait de la quatrième mobilisation contre les coupes budgétaires drastiques dans les universités depuis l'élection en 2023 du démagogue d'extrême droite Milei.

         En raison d'une inflation de plus de 30 %, celles-ci se traduisent par une paupérisation croissante du personnel dont une partie est contrainte de démissionner pour chercher de quoi vivre.

         En 2024, Milei avait reculé devant une réaction massive de ce secteur. De quoi encourager tous ceux qui refusent de faire les frais d'une politique qui n'enrichit que ceux qui le sont déjà.