Affichage des articles dont le libellé est sports. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sports. Afficher tous les articles

samedi 20 juin 2026

Mondial de football : racisme et exclusion… loin de la « Grande fête du football » proclamée

 Mondial de football : racisme et exclusion

La FIFA, la Fédération internationale de football, présente la Coupe du monde 2026 comme «la plus grande, la plus inclusive» de son histoire, « rassemblant véritablement le continent et la planète autour du football ».

Publié le 17/06/2026

En réalité, les supporters de nombreux pays sont interdits d’entrée aux États-Unis, quand ce ne sont pas carrément leurs joueurs ou arbitres en raison de la paranoïa anti-migrants de l’administration nord-américaine. Ainsi, l’arbitre somalien Omar Artan, désigné arbitre de l’année par la Fédération africaine de football et sélectionné pour la Coupe du monde, a été interrogé onze heures à son arrivée à Miami puis placé en cellule de rétention. Il a été renvoyé sans explication alors qu’il avait un visa en règle, mais son pays fait partie de la liste des pays dont les citoyens sont interdits de voyage aux États- Unis.

L’équipe d’Iran, quant à elle, a été qualifiée pour la Coupe du monde dès mars 2025. En raison de la guerre déclenchée par Trump et Netanyahou, les dirigeants américains ont tout d’abord voulu lui interdire la participation à la Coupe, proposant, sans vergogne, de la remplacer par l’équipe d’Italie, déjà éliminée. Finalement, l’équipe iranienne a pu disputer son premier match à Los Angeles le 14 juin, mais en n’y arrivant que la veille et devant reprendre l’avion pour le Mexique le soir même, sans avoir le droit de rester sur le sol américain pour récupérer. Et onze membres de la délégation n’ont pu obtenir de visa.

Enfin, côté spectateurs, pour assister à un match, il ne suffit pas de réserver, au prix fort, un billet, il faut aussi disposer de la bonne nationalité. Contrairement à d’habitude, ni les États-Unis ni le Canada n’ont permis à la FIFA de délivrer aux détenteurs de billets des documents de séjour temporaire.

La BBC a révélé que le taux de refus de visa pour les ressortissants de onze équipes qualifiées pour la Coupe du monde était supérieur à 40 %. Les habitants d’Haïti, d’Iran, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire n’ont ainsi aucune chance de disposer d’un visa, même s’ils possèdent un billet. Les supporters de leurs équipes n’auront pas accès aux tribunes.

Autant dire que « la grande fête du football » se coupe du monde de ceux qui n’ont pas la bonne nationalité.

                                               Christian Bernac (Lutte ouvrière n°3020)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-samedi 30 mai, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche, de 10 h à midi au marché Héloïse.

jeudi 24 juillet 2025

Sports : Bayrou n’aime pas le sport

 

Faudrait-il attendre 2124 ?

 

 

Après les Jeux olympiques 2024, le gouvernement avait diminué le budget consacré au sport. L’opération va être rééditée, avec encore 18 % de baisse en 2026.

Cela n’empêche pas Macron de promouvoir une Fête du sport, sur le modèle de la Fête de la musique, le 14 septembre prochain. Lui et ses ministres s’y connaissent pour faire de la gonflette… 

jeudi 22 août 2024

Le sport populaire à bout de souffle. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine à paraître

 Le sport populaire à bout de souffle

Publié le 21/08/2024

Les Jeux Olympiques étaient censés favoriser la pratique sportive. Et certaines disciplines, où des sportifs français se sont parfois illustrés, comme la natation, le judo, le tennis de table, le volley- ball ou le basket-ball, s’attendent à voir arriver de nombreux jeunes.

Les problèmes commencent alors car la plupart des fédérations n’ont pas les moyens de les accueillir et vont refuser des centaines de milliers de candidats.

En natation (400 000 licenciés), de nombreux jeunes voudraient s’inscrire, mais les bassins font défaut. Les piscines sont à la charge des collectivités locales, qui ont souvent des difficultés à les faire fonctionner. En judo (560 000 licenciés), l’immense majorité des clubs ne disposent pas de dojo et partagent leur salle avec d’autres sports. « À Champigny-sur-Marne, dans mon club, ça déborde déjà », explique la championne Clarisse Agbégnénou. En volley-ball, « les clubs ne pourront pas pousser les murs », regrette le président de la fédération. En basket-ball, la fédération compte 725 000 licenciés et, en 2022 et 2023, elle a déjà dû refuser 180 000 jeunes, faute de créneaux dans les gymnases et d’encadrement. En tennis de table (230 000 licenciés), médiatisé par le succès des frères Lebrun, « on risque de manquer d’installations », explique un responsable.

Ces difficultés s’expliquent par le financement des sports en France. L’État n’y consacre qu’un milliard d’euros, soit 0,2 % de son budget. Le gouvernement se vante du plan « 5 000 terrains de sport » mais il s’agit plutôt d’aménagements d’agrès ou de musculation en plein air, qui n’accueillent pas de nouveaux licenciés. Quant aux nécessaires gymnases, stades ou piscines, ils sont à la charge des collectivités locales, dont les budgets sont contraints. 40 % des équipements existants ont plus de quarante ans, n’ont jamais été rénovés, et doivent parfois fermer leurs portes. Faute de pouvoir payer les frais de chauffage, des communes doivent également fermer des gymnases pendant l’hiver.

Et puis, on peut vouloir imiter Léon Marchand, Cassandre Beaugrand et autres Teddy Riner, la simple inscription a un coût. Une licence sportive coûte souvent 200, 300 ou 400 euros par an, sans compter l’achat du matériel nécessaire. Le passe sport, mis en place en 2021 par le gouvernement, n’est quant à lui que de 50 euros annuels, sous conditions de ressources.

Alors, si les Jeux ont été un succès médiatique et commercial, pour ce qui est de la pratique sportive, c’est une autre affaire.

                                          Michel Bondelet (Lutte ouvrière n°2925)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Vendredi 23 août de 17 h.15 à 18 h.30 au « carrefour Babou ».

 

 

Réunion de rentrée de Lutte ouvrière-Argenteuil

Jeudi 19 septembre

19 H.30

Espace Nelson Mandela

lundi 22 juillet 2024

Argenteuil, la Fan-zone du Parc des Berges, un pis-aller, mais à utiliser sans modération

 

Pour une fois que nous pouvons bénéficier directement de nos impôts !

 

Merci à C.C. pour ce montage photos

Le parcours du 19 juillet, mêlant évènement familial, et promotion commerciale ( !)

Pour nombre d’enfants des milieux populaires de la Ville, la période des vacances n’est pas facile. La disparition des colonies municipales, la faiblesse des séjours ou des journées initiées par la Ville et les Maisons de quartier à Vallangoujard ou à la mer, la disparition des vraies vacances pour les adolescents, rendent cette période pour des milliers de jeunes qui ne partent pas en vacances un moment difficile à passer.

         Mais cette année, ils peuvent au moins jusqu’au 11 août, date de fin des JO bénéficier de la « Fan zone » « Club 2024 » de la ville d’Argenteuil installée au Parc des Berges. Des retransmissions sur écran géant, de très nombreuses initiations à différents sports, des prestations sportives… Le programme est sur Argenteuil.fr. Voilà vingt jours pour occuper chacun dans une ambiance fraternelle nous l’espérons. Tout cela grâce aux moyens des collectivités locales et comme de bien entendu de nombreux bénévoles.

         Profitons-en et faisons en surtout profiter la jeunesse. Tout cela grâce aux impôts de tous. Et pour une fois que cela peut bénéficier à chacun… DM

mardi 12 mars 2024

Argenteuil, JO, quand la municipalité incite les agents territoriaux à faire du sport

Pas un, pas deux, c’est 300 ou 400 « sacs » qu’il leur faut

         

Même pas très joli

Chaque agent territorial de la Ville a reçu ou va recevoir un sac de sport. les travailleurs ont eu beau regarder, il n’y avait pas à l’intérieur les billets qu’il leur faut pour faire face à la chute du pouvoir d'achat. C’est pourtant bien 300 ou 400 euros chaque mois en plus qui leur sont nécessaires.

         Quant à faire du sport, le maire d’Argenteuil a accompagné le sac d’un message qui dit : « En 2024, mettons le sport et l’activité physique au cœur de nos vies pour notre bien-être, notre santé, notre cohésion ». Pour le bien-être et la santé, évident.

         Avec un temps de travail réduit de plusieurs heures par jour, et pas seulement à la Ville d’Argenteuil, il n’y aurait plus guère de difficulté à ce que chacun pratique quotidiennement un moment de sport.

         Mais pour le mettre « au cœur de nos vies », par nos luttes, ne comptons que sur nous-mêmes. D’autant plus, qu’à l’heure actuelle, la productivité pourrait réduire le temps de travail de moitié, voire bien davantage. DM