Affichage des articles dont le libellé est information. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est information. Afficher tous les articles

dimanche 11 janvier 2026

Argenteuil, connaître les disparitions. L’absence d’un « carnet », une question à laquelle la municipalité continue de faire la sourde oreille

Connaître le décès de ceux qui ont été des nôtres

 

 

Dans le numéro de janvier du magazine municipal « Ma ville », un article est consacré à juste titre à la disparition au terme d’une longue maladie d’une femme très engagée dans la vie locale et associative, Ouarda Melihi. Sa vie fut emblématique de ces enfants de familles algériennes ayant connu le bidonville de Nanterre ou d’ailleurs, arrivés à Argenteuil, et qui trouvèrent leur voie dans la vie. Ouarda était en outre une femme très engagée dans la vie locale associative.

         Au-delà de la disparition de cette « personnalité », la rédaction d’un tel article nécessaire rappelle le manque cruel d’un véritable "carnet" que réclame entre autres depuis des années la section d’Argenteuil de la FNACA des anciens appelés et rappelés pour la guerre en Algérie, dont les membres nous quittent les uns après les autres.

         Il serait nécessaire, quand les familles l’autorisent, de connaître la disparition des habitants. Mais la municipalité fait sur ce plan comme sur bien d’autres la sourde oreille.

         Si cela était, les habitants, et en particulier parmi eux ceux qui travaillent ou ont travaillé à l’usine Snecma de Gennevilliers auraient appris largement que Yves Cottençon, militant durant toute sa vie adulte de Lutte ouvrière, militant ouvrier révolutionnaire dans l’entreprise, était décédé le 10 décembre dernier au terme également d'un long combat contre la maladie. Un militant dont se souviendront les travailleurs, et qui figura à de nombreuses reprises sur les listes de candidats de notre parti lors des élections municipales à Argenteuil. DM

 


 

 

 

samedi 6 décembre 2025

Médias : liberté d’expression… des puissants

Médias : liberté d’expression… des puissants

Lors de rencontres organisées avec la presse régionale, Macron a évoqué différentes mesures censées limiter la propagation des fausses informations sur les sites Internet et les réseaux sociaux.

Publié le 03/12/2025 

 

 

Le projet serait de « labelliser » les médias « fiables » et de mettre en place une procédure judiciaire accélérée pour bloquer une information jugée « non fiable ». Le tout serait justifié par la volonté de lutter contre les « ingérences étrangères », forcément russes ou chinoises, afin de protéger les libertés démocratiques.

La droite et l’extrême droite ont aussitôt crié à l’attaque insupportable contre la liberté d’expression. Le milliardaire réactionnaire et magnat des médias Bolloré a, quant à lui, dénoncé une « dérive liberticide », tandis que Marine Le Pen revendiquait le droit pour les médias privés de « ne pas être neutres ».

Pour les milliardaires propriétaires de médias, comme Bolloré bien sûr, mais aussi Dassault, qui ne fait pas fortune que dans l’armement, ou encore les familles Pinault ou Bettencourt, la chose va de soi : les grands bourgeois font de l’argent avec l’information mais ils défendent aussi leurs idées et leur ordre social. Rien de plus naturel que de posséder une chaîne de télévision ou des journaux pour répandre ses opinions, et cela ne date pas des réseaux sociaux.

Face à ces ténors sans complexe de la fortune, Macron et la gauche ont beau jeu de se présenter comme les défenseurs d’un audiovisuel public qui serait garant de l’honnêteté et de la neutralité de l’information. Mais cela aussi est une tromperie. Dans cette société d’exploitation divisée en classes sociales, il n’y a pas de neutralité. Les chaînes publiques sont la voix de l’État, un État qui attaque sans cesse les travailleurs, durcit les droits au chômage, dérembourse les soins, fait des économies sur la santé et l’éducation, tout en déversant des milliards au grand patronat. La télévision et la radio publique tendent tout naturellement à présenter ces mesures comme résultant de la simple logique. Elles procèdent de même quand elles invitent à longueur d’émission des militaires qui préparent les esprits à la guerre. Elles ne sont pas non plus neutres quand elles traitent de la guerre en Ukraine ou du conflit à Gaza ou quand elles présentent les chômeurs comme des feignants et des profiteurs.

En réalité, que ce soit par le biais des médias privés ou des chaînes publiques, ce sont les idées, les intérêts de la bourgeoisie qui se font jour, ainsi que la défense de son ordre social présenté comme logique et naturel. Il n’y a pas de liberté d’expression pour les travailleurs, sur leur lieu d’exploitation, où ils sont priés de se taire et de ne pas faire de politique. Pourtant tout cela ne choque pas ceux qui se présentent comme les défenseurs acharnés de la liberté d’expression ! Pour défendre leurs intérêts et une autre vision du monde, il ne reste aux travailleurs et aux classes exploitées qu’à s’exprimer par eux- mêmes.

                                                 Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2992)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 6 décembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 7 décembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse (sous réserve) ;

-lundi 8 décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

 

mardi 2 décembre 2025

Argenteuil, Canopée et fête des commerçants : un mauvais départ pour la Canopée

De beaux efforts qui n’ont pas vraiment été encouragés


 


Ils s’en sont donné du mal les membres de l’association des commerçants du centre-ville d’Argenteuil pour offrir un moment festif sur la placette rénovée du boulanger au milieu du lieu-dit La canopée.

         Merci à eux, merci à La table de Mona et Nature et cacao qui avaient préparé un délicieux repas. Mais vraiment merci à tous.

         Merci également aux quelques associations qui avaient répondu à l’appel, dont Sous les couvertures toujours présente. Merci pour les deux jeux offerts de qualité. J’y ai gagné des chocolats…

         Le seul hic mais d’importance, c’est qu’il n’y avait pas grand monde. Le public n’était pas au rendez-vous. Mais qui était au courant de l’initiative ? Les moyens importants d’information de la Ville ont-ils été mis à contribution ? On en doute.

         Une des explications affirmées pour cette Canopée coûteuse était la volonté de dynamiser le commerce. Sur ce plan, pour cette première initiative de promotion festive, la municipalité n’a vraiment pas été à la hauteur.

         Pour les militants du monde du travail, les commerçants relèvent de notre classe quand ils sont solidaires du reste du monde ouvrier. Pour ma part, par cette brève, c’est donc bien normal de soutenir modestement lorsque je le peux leurs efforts pour qu’ils tiennent debout. DM