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samedi 18 juillet 2026

Statue de Dreyfus (Paris) : Commémorer sans offenser l’armée

 

Macron, muet devant la grande muette

 

 

Le 12 juillet, pour célébrer les 120 ans de la reconnaissance de l’innocence du capitaine Dreyfus, sa statue, qui avait été commandée en 1984, a enfin été érigée dans un lieu visible et symbolique : l'île de la Cité, face à la Cour de cassation, qui a annulé sa condamnation en 1906. Elle devait être dressée à l’origine dans la cour de l’École militaire. Mais devant le refus de l’armée, les gouvernements, de gauche comme de droite, avaient reculé et il a fallu attendre plus de 40 ans pour lui trouver un véritable emplacement. Cela en dit long sur la frilosité des gouvernants face à l’institution militaire, restée tout autant imprégnée d’idées réactionnaires qu’elle l’était à l’époque de Dreyfus.

Lors de la cérémonie, Macron a dénoncé l’antisémitisme et vanté les « valeurs de la République ». Pourtant l’affaire Dreyfus a montré que les idées les plus réactionnaires étaient parfaitement compatibles avec la république : en 1894, le capitaine Alfred Dreyfus avait été condamné au bagne à perpétuité, sur la base de faux documents fabriqués par l’armée, pour avoir livré des secrets à l’Allemagne. Dans un contexte de montée guerrière et nationaliste, les gouvernements préparaient les esprits à la revanche et pour l’état-major, Dreyfus était le coupable idéal, triplement suspect en tant que juif, alsacien et républicain.

Aujourd’hui, 132 ans après le début de l’affaire Dreyfus, dans la continuité de ses prédécesseurs, Macron s’est bien gardé de mettre en cause la responsabilité de l’armée et son rôle dans la propagation de l’antisémitisme qu’il prétend combattre.

vendredi 27 février 2026

Antisémitisme : Macron et l’art de la falsification

 Antisémitisme : Macron et l’art de la falsification

Ce n’est pas un hasard si, à la tête du gouvernement Macron- Lecornu, on se répand en déclarations aussi phraseuses qu’hypocrites pour condamner à grand bruit les « nouveaux antisémites » que seraient, indistinctement, ceux qui condamnent la politique du gouvernement israélien et les massacres commis à Gaza.

Publié le 25/02/2026

Entretien donné par Macron à Radio-J le 15 février, discours de Lecornu le 19 au dîner du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, ces interventions font écho à la proposition de loi de la députée Caroline Yadan qui, assimilant l’antisionisme à de l’antisémitisme, vise à faire tomber sous le coup de la loi toute critique de la politique criminelle de Netanyahou. Lecornu promet que cette loi sera examinée en avril. Et Macron a renchéri en proposant une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables de propos antisémites et racistes. Ce qui, dans le contexte actuel, menace en fait tous ceux qui prennent position contre la politique de l’État d’Israël.

Derrière les grandes déclarations d’amitié et les raisonnements spécieux de Lecornu qui prétend que « soutenir l’État d’Israël, ce n’est pas soutenir un gouvernement », et que ce serait seulement reconnaître « le droit du peuple juif à disposer de lui-même », on retrouve sans gratter profondément le scandaleux amalgame entre l’indignation nécessaire face au massacre infligé à la population de Gaza, et l’antisémitisme, vieux préjugé raciste qui a conduit aux pogromes et aux millions de morts des camps d’extermination.

Cet amalgame n’est pas nouveau. Il vient immédiatement comme une insulte jetée à ceux qui condamnent la politique de guerre aux Palestiniens, menée par les gouvernements israéliens, et particulièrement depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Il a servi à couvrir le soutien de Macron et des siens à un Netanyahou assassin de masse, enchaînant son propre peuple à sa politique criminelle. Et « pour que les choses soient claires » comme disent d’une même voix Macron et Lecornu, il s’agit de blanchir l’image de ce dernier, de faire disparaître les traces du sang des dizaines de milliers de morts de Gaza.

À moins d’un mois des élections municipales, l’équipe gouvernementale a choisi de marquer son soutien aux dirigeants réactionnaires du Crif, comme si ces derniers avaient le droit de se dire les représentants de tous ceux qui, tout en se définissant comme Juifs, rejettent la politique de Netanyahou. Ce faisant, Macron et ses partisans ne font que renforcer les préjugés racistes et antisémites, et contribuent tranquillement à alimenter la propagande de l’extrême droite.

                                                    Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3004)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 27 février, de 9 h.30 à midi au marché Héloïse ;

-de 16 heures à 16 heures 30 au marché du Val ;

-et de 17 h.30 à 19 heures devant la Maison de quartier du Val-Nord

-et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-samedi 28 février, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h.30 marché Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-de 14 h. à 16 h devant la mairie ;

Et de 17 h.30 à 19 heures proximité du carrefour Babou ;

-dimanche 1er mars :

-9 h30 à midi, carrefour Babou ;

-10 h à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

-11 h. à midi marché Héloïse ;

-de 14 à 16 heures Carrefour Babou.

-lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

dimanche 22 février 2026

Lecornu : défenseur des massacreurs

Amalgame et bâillon

 

 

Lecornu vient d’annoncer que son gouvernement allait mettre à l’ordre du jour du Parlement le projet de loi contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme », reprenant une proposition de loi déposée fin janvier qui n’avait pas été examinée.

         Derrière cette formule, le gouvernement veut en fait criminaliser la critique du sionisme (le nationalisme juif) en l’assimilant à de l’antisémitisme. Cet amalgame vise à faire taire la critique de la politique de l’État israélien et des massacres de Palestiniens. L’État veut également placer un bâillon sur la bouche de ceux qui dénoncent l’impérialisme français qui n’a jamais cessé de vendre des armes à l’armée israélienne.

 

mercredi 17 décembre 2025

Australie : Une tuerie abjecte et ceux qui l’exploitent

Tous engagent les peuples dans une impasse sanglante.

  

Après le massacre de Sydney, au cours duquel 16 personnes ont été tuées lors d’une fête juive, le Premier ministre israélien s’est empressé de dénoncer la récente reconnaissance d’un Etat palestinien par l’Australie, supposée, d’après lui, encourager l’antisémitisme, et donc les tueurs.

         Sous prétexte de défendre les Juifs, Netanyahou et l’État israélien écrasent le peuple palestinien et le Moyen-Orient sous les bombes. Le terrorisme de l’État israélien alimente en retour des attentats commis par des gens qui confondent, volontairement ou pas, les Juifs et l’État d’Israël, en les rendant responsables en bloc de sa politique d’extermination.

         Tous engagent les peuples dans une impasse sanglante.