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mercredi 17 décembre 2025

Australie : Une tuerie abjecte et ceux qui l’exploitent

Tous engagent les peuples dans une impasse sanglante.

  

Après le massacre de Sydney, au cours duquel 16 personnes ont été tuées lors d’une fête juive, le Premier ministre israélien s’est empressé de dénoncer la récente reconnaissance d’un Etat palestinien par l’Australie, supposée, d’après lui, encourager l’antisémitisme, et donc les tueurs.

         Sous prétexte de défendre les Juifs, Netanyahou et l’État israélien écrasent le peuple palestinien et le Moyen-Orient sous les bombes. Le terrorisme de l’État israélien alimente en retour des attentats commis par des gens qui confondent, volontairement ou pas, les Juifs et l’État d’Israël, en les rendant responsables en bloc de sa politique d’extermination.

         Tous engagent les peuples dans une impasse sanglante.

 

vendredi 5 décembre 2025

Antisémitisme : un fléau et son utilisation

Antisémitisme : un fléau et son utilisation

En ce début décembre, au prétexte que la paix de Trump s’étend sur Gaza et malgré le fait que l’armée israélienne continue à y assassiner, le massacre de tout un peuple a quitté l’actualité. Et voilà que l’accusation d’antisémitisme contre ceux qui dénoncent ce massacre réoccupe l’espace médiatique et politique.

Publié le 03/12/2025 

 

 

Qualifier d’antisémite toute protestation contre le massacre des Palestiniens est une constante de la propagande de la droite et de l’extrême droite israéliennes. Même le pape, le secrétaire de l’ONU, Macron et quelques-uns de leurs homologues ont été qualifiés ainsi, quelles que soient la modération de leurs critiques et leurs références en matière de soutien à Israël. La lutte contre l’antisémitisme a souvent été une excuse toute trouvée pour le soutien politique au rôle, assumé par l’État d’Israël, de gardien de l’ordre impérialiste au Moyen-Orient. On l’a vu par exemple lors de la manifestation parisienne du 12novembre 2023 prétendument contre lantisémitisme et à linitiative de tout ce que la France compte de partis officiels, à lexception de LFI. Soutenue par lensemble des médias elle avait été qualifiée de monument de l’unité nationale et républicaine.

Depuis lors, devant l’ampleur du massacre à Gaza, les pourfendeurs de prétendus antisémites en avaient quelque peu rabattu. Mais, depuis quelques semaines, il s’agit de tenter de redorer le blason israélien et de bénir le nouvel ordre des cimetières au Moyen-Orient, en traînant dans la boue ceux qui défendent les droits élémentaires des Palestiniens.

L’affaire se complique du fait des intérêts des diverses boutiques politiques. L’extrême droite, de la sphère Bolloré comme de l’écurie Le Pen-Bardella, se décerne un brevet de respectabilité en se présentant aujourd’hui comme un soutien d’Israël. Mais, ce faisant, ce ne sont pas les Juifs persécutés que cette écurie défend, après qu’ils ont été conduits au bûcher un millénaire durant par ses prédécesseurs, c’est l’ordre social et sa volonté d’y trouver une place. Ses concurrents macronistes et LR défendent la même chose, avec la même mauvaise foi mais, c’est vrai, depuis plus longtemps. Quant à la gauche bien-pensante, elle trouve là un moyen facile de se démarquer de LFI, son principal souci en vue des échéances électorales. Le parti de Mélenchon apparaît ainsi à peu de frais comme le meilleur, voire le seul, défenseur des Palestiniens.

La presse se remplit maintenant des déclarations de Richard Malka, l’avocat de Raphaël Enthoven lors du procès qui l’opposait à LFI. Enthoven est l’auteur de déclarations comme « La France insoumise est un mouvement […] passionnément antisémite » ou « Il n’y a AUCUN journaliste à Gaza. Uniquement des tueurs, des combattants ou des preneurs d’otages avec une carte de presse » et d’autres du même tonneau, contestant même la réalité du massacre à Gaza. L’équation « soutien des droits des Palestiniens égale antisémitisme » est à nouveau répétée sur les ondes.

Non seulement tous les Juifs, ou considérés comme tels, ne soutiennent pas la politique de Netanyahou mais ils sont loin de s’identifier comme un seul homme au sionisme. Il faut aussi rappeler que, en Israël même et jusque dans son armée, des personnes courageuses se dressent contre le massacre. Quant à l’antisémitisme qui a conduit aux camps de la mort, c’est celui venu comme la peste du moyen-âge chrétien et utilisé par la réaction européenne et les fascistes, inspirateurs du mouvement lepeniste. Et ces gens-là sont tout à fait capables aujourd’hui de reprendre les mêmes mots et les mêmes méthodes contre les Juifs, les musulmans ou quelque minorité que ce soit.

                                                         Paul Galois (Lutte ouvrière n°2992)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 5 décembre : de 16 h. à 16 h.30 au marché du Val ;

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 6 décembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 7 décembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 8 décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

 

jeudi 5 juin 2025

Alfred Dreyfus : « Acte de réparation » ? Derrière, hier comme aujourd’hui, tous derrière l’armée

 

Pantomime

 

 

Les macronistes ont fait voter à l’Assemblée nationale l’élévation posthume d’Alfred Dreyfus au grade de général de brigade, manière selon eux de rendre justice à cet officier juif qui, en 1894, fut accusé à tort de haute trahison, envoyé au bagne et qui, même gracié, ne dépassa pas le grade de colonel.

         Pour essayer de camoufler qu’il applique tous les jours une large part du programme de l’extrême droite, le clan de Macron met en scène des « actes de réparation ». Dans cette pantomime, l’attitude de la droite et de l’extrême droite n’est pas plus ragoûtante : leurs députés ont préféré s’abstenir que de donner tort à l’armée française, même plus d’un siècle plus tard.

         Hier et aujourd’hui, tous derrière l’armée : là-dessus, ils tous bien d’accord !