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lundi 16 mars 2026

Soudan : une boucherie loin des caméras

 

Non loin, les « engagements » de Macron

  

Crédit photo : Zuma Press

Au Soudan, dans la région du Kordofan, les Forces de soutien rapides (FSR), en guerre contre l’armée régulière, ont fait 40 morts dans l’attaque d’un camion. Les FSR y avaient fait 17 morts la semaine précédente, dans une attaque de drone sur une école et un centre médical, et 33 morts dans celle d’un marché.

         Depuis 2023, cette guerre a fait 10 millions de déplacés et au moins 40 000 tués. Les deux généraux responsables de cette boucherie se fournissent en armes de plus en plus sophistiquées, notamment auprès de bons amis et clients de la France comme l’Égypte d’un côté et les Émirats-arabes-unis de l’autre. Tels sont les alliés auprès de qui Macron est si fier d’« honorer nos engagements » !

lundi 21 juillet 2025

Sénégal : départ en trompe-l’œil

 

L’impérialisme toujours

 

 

L'armée française a quitté les deux dernières des six bases militaires dont elle disposait au Sénégal depuis des décennies et qui lui servaient de base arrière pour ses interventions armées sur le continent.

Avec ce départ, le président Ousmane Sonko se pose à peu de frais en défenseur de la souveraineté africaine et sénégalaise. Mais dans les faits, l'accord entre les deux pays prévoit que la France continuera à former des officiers de l'armée sénégalaise.

Quant à l'emprise économique des entreprises françaises, elle ne s'en trouvera pas écornée, les deux gouvernements étudiant même « les perspectives de renforcement » de leurs « liens économiques ». Seuls les travailleurs pourront en finir avec la Françafrique.

jeudi 3 juillet 2025

Togo : un bain de sang signé Françafrique.

Silence ici, on tue pourtant

 

Lors d'une révolte antérieure - 19 août 2017 (crédit photo : VOA/Kayi Lawson)

Lomé, capitale du Togo, a connu fin juin trois jours de révolte populaire au cours desquels au moins sept personnes ont été tuées par les forces de répression. Elles ont aussi fait des dizaines de blessés. L’explosion de colère visait la vie chère ainsi que le président Faure Gnassingbé. Au pouvoir depuis deux décennies, il a fait adopter en 2024 une réforme de la constitution qui lui permet de prolonger encore son règne honni.

         Contre ce régime qui terrorise sa propre population, on n’entend pas un mot de condamnation de la part de Macron ni de ses ministres, et pour cause : le dictateur en place est un fidèle allié de l’impérialisme français. Comme disait Kissinger en son temps, « c’est peut-être un salaud, mais c’est notre salaud ».