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dimanche 18 janvier 2026

Éducation : écoles ou casernes ?

Éducation : écoles ou casernes ?

Certains établissements scolaires n’ont pas attendu longtemps que Macron, les ministres et les généraux aient lancé le nouveau service militaire national pour que l’armée s’invite dans leurs locaux afin de recruter des élèves qui, plus tard, marcheront au pas.

Publié le 14/01/2026

 

Le journal Libération du 12janvier cite plusieurs exemples de séances d’entraînement dans les collèges et lycées. On y pratique le port d’uniforme et de tout le barda. Des élèves apprennent à réprimer une manifestation, tandis qu’ailleurs, transformés en matons, ils s’en prennent aux détenus. Sans aller jusqu’à ces extrémités, au lycée Jean-Monnet de Montpellier, des militaires sont venus dès le premier jour présenter le nouveau service dans le but d’y attirer les jeunes.

Cela fait en réalité des années que les gouvernements font appel aux militaires sous prétexte d’éduquer les jeunes. Déjà, en 1989, chaque académie s’était vu imposer un trinôme, composé de représentants de la Défense, de l’Éducation nationale et d’un institut, devant aider les enseignants à faire connaître les « enjeux de la défense » et à « promouvoir les valeurs de la République ». Sans beaucoup de succès, il faut bien le dire. En 2007, une circulaire demandait de diriger les élèves vers, entre autres, « les emplois civils et militaires offerts par les armées ». Même discours en 2013 dans Le livre blanc sur la défense, sans plus de résultats.

Maintenant, vu les menaces de guerre et le manque de perspectives offertes aux jeunes, l’armée s’invite de plus en plus dans les établissements scolaires, y compris chez les moins de 15 ans des collèges. Les militaires d’aujourd’hui retrouvent ainsi le rôle des agents recruteurs de l’ancien régime. Ils seront bientôt tout aussi haïs.

                                                   Marianne Lamiral (Lutte ouvrière n°2998)

 

jeudi 8 janvier 2026

Trump et le Trafic de mensonges

Trafic de mensonges

L’enlèvement de Nicolás Maduro, le président vénézuélien, a été mis en scène par le gouvernement américain comme la capture d’un chef de cartel de la drogue.

Publié le 07/01/2026

 


Déjà en 2020, sous le premier mandat de Trump, la justice américaine l’avait mis en examen pour trafic de drogue. Plus récemment, pour justifier ses multiples pressions sur le Venezuela, Trump et son gouvernement ont alourdi leurs accusations en prétendant que Maduro était à la tête du cartel « los soles » ; les soleils étant les étoiles des généraux vénézuéliens supposés être aussi des trafiquants.

Cette accusation est si ridiculement fausse que sitôt Maduro mis en prison à New York, l’accusation a laissé tomber cette histoire de cartel. Le reste de la procédure judiciaire lancée à son encontre est tout aussi grotesque : le juge à qui on l’a présenté, âgé de 92 ans, a été choisi on ne sait comment, et la ministre de la Justice américaine veut poursuivre ce chef de l’armée vénézuélienne pour possession d’armes automatiques… À ce titre Trump devrait être condamné pour possession de porte-avions et d’armes nucléaires.

Pour justifier le rapt de Maduro et de sa femme, les États-Unis l’accusent d’avoir provoqué la mort de centaines de milliers d’Américains par l’exportation de cocaïne. Mais l’essentiel de cette drogue est produit en Colombie, et non pas au Venezuela, et elle rentre illégalement sur le territoire américain via le Mexique. Le fentanyl, qui fait actuellement des ravages, vient surtout d’Asie. Quant aux overdoses massives qui ont fait récemment baisser l’espérance de vie aux États-Unis, elles ont été principalement provoquées par les opioïdes fabriqués et commercialisés légalement par des firmes pharmaceutiques américaines dans les décennies 2000 et 2010.

Pour ce qui est de la volonté de Trump de lutter contre le trafic de drogue, elle a pu aussi être mesurée il y a un mois lorsqu’il a gracié Juan Orlando Hernandez, ex-président du Honduras, qui purgeait une peine de 45 ans de prison aux États-Unis pour un trafic de drogue bien plus réel que celui imputé à Maduro. Conscient de la légèreté de son dossier, l’État américain a donc rajouté à l’accusation de trafic de narcotiques, celle de terrorisme, faisant de Maduro un dangereux « narcoterroriste ».

Chacun l’aura compris, le dossier judiciaire justifiant le raid sur Caracas n’est qu’un habillage pour la galerie de l’accentuation bien réelle des pressions que l’impérialisme américain exerce sur le Venezuela pour en faire sa chose.

                                                            Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2997)

 

samedi 3 janvier 2026

Macron : ses vœux ne sont pas les nôtres

Les travailleurs font fonctionner la société, ils doivent la diriger

 



31 décembre oblige, Macron s’est prêté à l’exercice des vœux. Les remerciements aux travailleurs essentiels qui font que le pays tient debout sont de pure forme. Le président doit penser qu’ils se contenteront de cette hypocrisie récurrente.

Les travailleurs font effectivement tourner toute la société. Alors ce que nous pouvons souhaiter pour l’année qui commence est de nous organiser pour les grandes luttes permettant de contester et de renverser le système capitaliste que Macron et ses semblables représentent et défendent.