L’appel
aux armes de Macron : ce n’est pas notre guerre
Mercredi 5 mars, Macron est
venu solennellement exprimer à 20 heures à la télé que « la menace russe est
là et touche les pays d’Europe, elle nous touche ». Alors que Trump a donné
une leçon d’impérialisme au monde entier en exigeant le contrôle des richesses
du sous-sol ukrainien, Macron veut encore faire croire au mythe de la guerre
pour la défense de la patrie.
Publié le 12/03/2025
La guerre en Ukraine n’a rien à
voir avec la défense de la paix, de la démocratie et du peuple ukrainien. Elle
est le produit du bras de fer entre la bourgeoise américaine et les oligarques
russes pour le contrôle des minerais, des terres fertiles, et du colossal
marché de la reconstruction d’un pays ravagé par trois ans de guerre.
L’impérialisme de troisième zone qu’est la France est largement tributaire de
ce que lui laisseront ou pas les États-Unis. Cela n’empêche pas l’État français
et ses trusts de revendiquer leur part du pillage.
Mais pour défendre les appétits
de ces requins, en Ukraine ou ailleurs, il faut des moyens. Et
l’intensification de la concurrence entre grandes puissances nécessite
d’augmenter encore et encore les moyens militaires. Le budget des Armées a déjà
doublé en presque dix ans, et il faudrait encore l’augmenter, avec « de
nouveaux choix budgétaires ».
En même temps, il faut faire
accepter à l’opinion les sacrifices économiques, avant celui de la vie des
soldats. C’est à ça que servent les discours sur l’union nationale pour la
défense de la France.
Loin de toutes ces fadaises
nationalistes, seuls les intérêts des géants capitalistes sont protégés dans
les guerres. Des millions de travailleurs à travers le monde connaissent déjà
les malheurs de la guerre pour garantir aux grands trusts l’accès aux richesses
de ces pays. Dans les dernières décennies, il y a eu six millions de morts dans
la République démocratique du Congo, par suite des guerres incessantes qui s’y
déroulent pour le pillage des richesses que contiennent ses sous- sols.
« Prolétaires de tous les pays
unissez-vous » reste le cri de guerre des travailleurs qui
refusent d’être soumis à l’esclavage capitaliste et aux guerres qu’il engendre.
Charles Legoda (Lutte ouvrière
n°2954)
Cercle
Léon Trotsky
Après
la révolte en Nouvelle-Calédonie et les ravages du cyclone Chido qui ont révélé
au grand jour le mépris colonial de l’État français, le prochain Cercle Léon
Trotsky aura pour thème :
De
Mayotte à la Nouvelle-Calédonie, l’impérialisme français contre les peuples
Samedi
15 mars à 15 heures,
Théâtre
de la Mutualité,
24,
rue Saint-Victor, Paris 5e
Métro
Maubert-Mutualité
(Participation
aux frais : 3 euros)
RDV collectif : 13 h.30 gare d’Argenteuil, devant le
café des 2 gares, sortie Orgemont
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
Aujourd’hui vendredi 14 mars, de 15 h.30 à 16 h.15,
marché du Val ;
-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour
Babou » ;
Samedi 15 mars : de 10 heures 30 à midi, centre
commercial de la cité Joliot-Curie ;
-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;
Dimanche 16 mars, de 10 h.15 à 10 h.55 devant
Intermarché du Centre ;
-et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;
Lundi 17 mars, de 18 à 19 heures, centre cl des
Raguenets à Saint-Gratien.