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lundi 4 mai 2026

Argenteuil, la fête des Berges, un beau succès… mais à déplacer dans le futur au 8 mai !

 

Une fête populaire des quartiers populaires d’Argenteuil

 

 

Bravo pour les agents de la Ville qui ont organisé l’édition 2026 de la Fête des berges le 1er Mai. Avant que l’orage ne termine la festivité dans la pluie en fin de journée, le beau temps avait été au rendez-vous, et bien sûr, le public avant tout très présent en nombre. Un public populaire des quartiers populaires de la Ville, mais aussi venus d’ailleurs et qui sont repartis avec une belle image de la commune. Des enfants aux anges, se pressant aux manèges de très grande qualité.

         Deux remarques. La première est que l’entrée n’était pas adaptée pour la gestion des flux des entrants et des sortants. À améliorer radicalement, d’autant plus que les bambins avec leurs poussettes étaient très nombreux.

         La seconde, sur la date. À moins que la municipalité ne partage la déclaration ridicule du sieur Darmanin pour qui le Premier mai est « le noël des travailleurs », organiser cette belle fête ce jour-là pose un gros problème. Pourquoi les travailleuses et travailleurs des milieux populaires présents doivent-ils choisir entre la manifestation de leur classe et une belle fête pour les enfants ? Oui, un choix cornélien !

         La solution est simple puisqu’une autre date fériée s’y prêterait : le 8 Mai.

         Alors, va pour le 8 Mai ? DM

lundi 27 avril 2026

Argenteuil, marchés forains : une priorité municipale non prioritaire, en tout cas pour certains quartiers

 

Mais la « cohésion » de tous les quartiers est-elle une de ses préoccupations ?

 


 

Lors du dernier conseil municipal, la décision de mettre en branle le marché pour une nouvelle concession en délégation de service public de 5 ans des marchés forains a été votée. La municipalité est revenue donc à cette occasion sur la décision aventureuse d’une délégation d’une durée de 20 ans qu’elle avait votée il y a quelque temps.

         S’il y a six marchés forains à Argenteuil, ils ne sont pas traités de la même façon. Deux marchés animés par une clientèle petite-bourgeoise bénéficient depuis deux décennies d’un certain nombre d’égards, celui des Coteaux et celui de la Colonie. Il faut faire un cas à part pour ce dernier qui, s’il a bénéficié d’une aide municipale, est tout de même le résultat de la volonté associative d’habitants du quartier. Je ne m’en plains pas, j’y suis présent chaque samedi, et pas seulement pour y vendre aux abords notre journal.

         Mais les marchés si utiles des quartiers populaires sont dans un sale état. C’est mieux pour le marché de la cité Joliot-Curie qui bénéficie de sa halle classée. Pour le marché du Val d’Argent-Nord, justement, il aurait bien besoin d’une halle, l’espace est disponible pour la construire. Pour les deux autres marchés, celui des Champioux et Héloïse, il y a bien des aménagements à faire. Celui des toilettes est prioritaire. Ils sont dans une situation inqualifiables, nous le répétons depuis des années Pour celui du marché Héloïse et sa dizaine de milliers de visiteurs le dimanche, il y a certes le jardin de l’espace jean Vilar en déliquescence  …

         Si la municipalité voulait démontrer son véritable intérêt pour l’avenir de ces deux marchés populaires, elle devrait commencer par faire sur ce plan une petite démonstration.

         Il est vrai, que pour cette question comme pour le reste, c’est à la population elle-même d’accélérer la dynamique de décision de la municipalité qui n’est, paraît-il, que la « représentante » des intérêts des habitants. DM

dimanche 12 avril 2026

Éducation nationale : à l’heure de l’austérité

 Éducation nationale : à l’heure de l’austérité

Les salariés de l’Éducation nationale étaient en grève mardi 31mars contre la suppression de 4 000 postes denseignant. Le nombre de grévistes était important, tant le mécontentement est grand, dans le premier comme dans le second degré. De nombreuses écoles sont restées fermées.

Publié le 08/04/2026

En Seine-Saint-Denis, ces suppressions de postes se traduisent par la fermeture de 296 classes, contre seulement 115 ouvertures. Pour la seule ville de Saint-Denis, 34 fermetures de classes sont projetées. Ce département est pourtant déjà sinistré puisqu’un élève y perd en moyenne une année d’études par rapport à la moyenne nationale, faute de remplaçants. Ces élèves sans professeurs pourront continuer à s’entasser dans des classes surchargées.

Le ministre de l’Éducation nationale prétend répondre ainsi à la baisse démographique mais c’est un gros mensonge. En dix ans, les gouvernements successifs ont supprimé 10 000 postes dans le secondaire alors que le nombre de collégiens et de lycéens augmentait de 25 000. Les différents ministres manipulent l’argument démographique toujours dans un seul but : retirer des moyens à l’éducation.

Dans les classes, la situation s’aggrave. Dans le primaire, les effectifs qui avaient un temps diminué dans les zones d’éducation prioritaire augmentent de nouveau, et c’est pire dans les autres secteurs. Faute d’enseignants, de nombreuses classes de niveaux différents sont regroupées, détériorant encore les conditions d’apprentissage. Dans les collèges et les lycées, les principaux et proviseurs se tournent vers les équipes pour leur demander de tailler dans les projets pédagogiques : doit-on supprimer le soutien en français ? Enlever une heure de langue ? Renoncer à dédoubler des travaux pratiques en physique- chimie ? C’est pour refuser ce type d’arbitrage que les enseignants se mettent en grève.

À cela s’ajoute la pénurie de personnel indispensable, comme les AESH, les infirmières et les assistantes sociales. Dans les banlieues populaires, elle est parfois dramatique : des élèves en grande précarité, sans logement, ne savent plus à qui s’adresser ; d’autres, dyslexiques par exemple, ne parviennent pas à monter des dossiers d’aide faute d’infirmière.

Toutes ces économies faites sur le dos des jeunes permettent notamment d’alimenter le budget des armées. Le gouvernement n’a pas pour priorité d’éduquer une jeunesse qu’il veut habituer au son du canon.

                                                            Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3010)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 

MDommarie@aol.com

 


 

Démarches auprès des services publics : Droits en miettes

Des droits non acquis si nous ne les défendons pas

  


Le nouveau rapport annuel de la Défenseure des droits pointe l’aggravation des difficultés rencontrées par la population pour effectuer ses démarches auprès des services publics.

         De moins en moins de guichets ouverts, un accueil physique ou même téléphonique de plus en plus inaccessible, et ce sont des milliers de familles plongées dans la gêne financière ou menacées de voir un titre de séjour non renouvelé au risque d’y perdre emploi et logement.

         Pour reprendre les mots de la Défenseure elle-même, loin de considérer « leurs droits pour acquis », les travailleurs doivent « continuer à les défendre ». Pour ça, rien de tel que la lutte collective.