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jeudi 18 juin 2026

Nappes phréatiques et pollutions diverses

 

Eaux troubles et soif de profits

  


Le réchauffement climatique entraîne une baisse des débits dans les cours d’eau en été et les nappes phréatiques voient leur niveau en-dessous de la moyenne. Mais une étude montre que depuis 1980, 14 300 captages ont été fermés dont 4 600 pour des raisons de dégradation de l’eau par des pollutions diverses : contamination en pesticides, déversement de déchets chargés de PFAS, etc.

         Pour le reste, des défauts d’approvisionnement, la vétusté des installations, les fuites non réparées sont largement en cause. C’est particulièrement le cas en Guadeloupe.

         Bilan : en 2023, 189 communes se sont retrouvées totalement à sec. Pas étonnant, dans une société où règne la soif du profit.

lundi 1 juin 2026

Michelin : Un "projet d'adaptation" contre les travailleurs

« Adapter les dividendes » par la lutte de classe

 

Mais sans les travailleurs, il n’est rien

C'est par e-mail, et pour beaucoup par les médias, que les travailleurs de Michelin ont appris ce jeudi 28 mai le "projet d'adaptation des effectifs" prévoyant jusqu'à 1 500 suppressions de postes d'ici 2029 en France.  C’est doublement révoltant ! 

         Lors de l'assemblée générale des actionnaires qui s'est tenue la semaine dernière, non seulement il n'en fut pas fait mention, mais Michelin a annoncé 2,7 milliards d’euros de bénéfices dont un milliard de dividendes pour les actionnaires. 

         Depuis des années le groupe supprime des milliers d’emplois et ferme des usines dans le monde pour maintenir ces profits. Quelles que soient les pseudo raisons avancées par le patron, les travailleurs n’ont pas à en faire les frais. 

         Ce qui est vital pour les travailleurs, c’est d’avoir un salaire qui permette de vivre.  Pour cela, il faudra imposer un "projet d'adaptation" des dividendes pour garder tous les emplois et augmenter les salaires !

 

Grande distribution : la jungle des profits

Grande distribution : la jungle des profits

Le 19 mai, la commission d’enquête sénatoriale a publié son rapport sur les marges des producteurs agricoles et industriels et celles de la grande distribution, qui pointe les différentes responsabilités des hausses de prix.

Publié le 27/05/2026

Après 189 auditions de représentants des filières agricoles, de l’industrie et des distributeurs, le constat est en fait déjà connu : la grande distribution tire l’essentiel de son profit de méthodes de négociation « assises sur la menace, l’intimidation et les contraintes ».

Trois grandes centrales d’achat, Leclerc- Eurelec, Aura-Everest et Concordis, font face à 400 000 exploitations agricoles et 23 000 entreprises industrielles, dont 98 % de PME. Dans toutes les négociations commerciales, elles utilisent la menace de diminution de commandes, de déréférencement, « instaurent un climat de peur intolérable », selon le rapport, et pour certains « des pertes de produits parfois périssables s’élevant à plusieurs millions d’euros ». Elles imposent la facturation de remises, ristournes et autres prétendus services commerciaux appelés « marges arrière ». Mais les fournisseurs ont intérêt à payer s’ils veulent continuer à vendre leurs produits. Évidemment, dans chacun des secteurs agricoles ou industriels, ce sont les plus petits fournisseurs qui sont les plus maltraités. Les trusts de l’agroalimentaire comme Nestlé, Lactalis et Bigard ont davantage les moyens de se faire respecter par les distributeurs.

Quant aux clients, la grande distribution leur offre parfois des prix défiant toute concurrence, mais sur des produits dont la qualité est régulièrement épinglée par les associations de consommateurs.

La commission aligne un certain nombre de propositions pour mettre, paraît-il, un peu de réalité et d’équité dans la formation des prix, de régulation de la concurrence pour la satisfaction des producteurs et des consommateurs.

Une démarche vouée à l’échec dans une économie où dominent les rapports de force, où les plus gros distributeurs ont imposé leur domination grâce à la fermeture des petits commerces, le licenciement de milliers de salariés, et où la seule morale est celle du profit.

                                                    Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3017)