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vendredi 23 octobre 2026

Esclavage : les regrets tardifs n’effacent pas les révoltes

 

1685 ! Au train des sénateurs

 

 

Le Sénat vient d’abroger le Code Noir qui réduisait les esclaves à des « biens meubles » pouvant être achetés ou vendus au bon vouloir du propriétaire. 232 ans après la première abolition de l’esclavage, et 178 ans après la seconde, il était temps ! Il est vrai que le Sénat ne brille ni par son progressisme ni par sa diligence, et que le Code Noir a servi de base légale à l’enrichissement d’une bonne partie de la bourgeoisie française par la traite massive d’Africains.

         Souvenons-nous que l’abolition de 1848 par la seconde république bourgeoise a vu les propriétaires d’esclaves indemnisés et leurs descendants jouir jusqu’à aujourd’hui des richesses accumulées par cette exploitation terrible.

         Et souvenons-nous surtout des révoltes à Haïti, à la Guadeloupe, à la Martinique, à la Réunion et dans bien d’autres territoires colonisés, par lesquelles les esclaves se sont libérés eux-mêmes !

mardi 7 février 2023

Darmanin : abolitionniste… de l’histoire de l’esclavage

Une continuité d’État de la défense des esclavagistes

 


« Je rappelle que, contrairement à ce qu’on raconte, (…) c’est la République française qui a aboli l’esclavage » a affirmé Darmanin à propos de l’esclavage aux Antilles.

         Évidemment le ministre de l’Intérieur veut gommer le combat des esclaves pour briser leurs chaînes. À Saint-Domingue (l’actuelle Haïti) tout d’abord, où les Noirs se libérèrent en battant militairement leurs exploiteurs et les troupes françaises venues les défendre, et fondèrent la première république libre noire en 1804. En Guadeloupe et Martinique ensuite, où c’est la révolte des esclaves qui arracha à la République l’abolition de l’esclavage en 1848.

         Une république bourgeoise qui a indemnisé, non les anciens esclaves pour leur travail non payé, mais les esclavagistes au nom de la propriété et qui jusqu’à aujourd’hui défend la domination de leurs héritiers.

 

dimanche 14 juin 2020

Esclavage, colonisation, accumulation capitaliste… Renverser les statues… ou les exploiteurs d'aujourd'hui !


Rétablir surtout la vérité sur ce qui a conduit aux exploiteurs d’aujourd’hui



Statue de Colbert devant l'Assemblée nationale

En Angleterre, les manifestants du mouvement contre le racisme et les violences policières se sont attaqués aux symboles de la période coloniale et esclavagiste. Après avoir jeté dans la Tamise la statue d'un esclavagiste négrier célèbre, ils veulent maintenant s'en prendre à celle de Cecil Rhodes, ministre colonial du Cap en Afrique du sud et défenseur de la suprématie anglo-saxonne, qui trône encore devant une université britannique.
         En France, des associations dénoncent le rôle de Colbert, ministre de Louis XIV et instigateur du Code noir qui a donné une base juridique à l’esclavage. Elles demandent en particulier le déboulonnage de la statue de Colbert située devant l’Assemblée nationale.
         Dénoncer ces symboles et rétablir la vérité sur le rôle de ces hommes d’État permet de mieux comprendre comment et sur quelle base s’est construite la société dans laquelle nous vivons avec ses injustices et ses oppressions. Mais pour la mettre à bas, ce sont les exploiteurs d’aujourd’hui et leurs représentants politiques qu’il faudra renverser !