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jeudi 22 janvier 2026

Compagnies pétrolières : elles s’assoient sur l’environnement

Pour elles, seulement le profit est naturel

 

 

Une enquête journalistique, Fueling ecocide, dénombre plus de 7 000 aires naturelles protégées endommagées par les compagnies pétrolières dans le monde. Pollution de l’air, des sols et des eaux, déforestation, fuite des animaux : autour de la Grande barrière de corail comme des forêts tropicales latino-américaines ou africaines, la destruction est déjà en cours.

         De nombreuses entreprises sont impliquées, dont des « majors » européennes comme Shell et TotalEnergies.

         Face à la soif de profit capitaliste, la sauvegarde de l'environnement a autant de valeur que le prétendu « droit international » : aucune !

 

jeudi 8 janvier 2026

Venezuela : l’impérialisme veut un régime aux ordres

 Venezuela : l’impérialisme veut un régime aux ordres

Après le rapt du président vénézuélien, Trump a expliqué clairement son objectif : « Nous allons nous installer là-bas et gérer les affaires… nous allons installer nos plus grandes entreprises pétrolières et faire de l’argent pour le Venezuela. »

Publié le 07/01/2026

 

Selon l’Agence internationale de l’énergie, le sol vénézuélien renferme plus de 300 milliards de barils de pétrole, 17 % des réserves mondiales, de quoi effectivement attiser la convoitise de Trump. Les majors ont pu profiter de ce pactole pendant la plus grande partie du 20e siècle.

En 1975, bien avant Chavez et Maduro, le président vénézuélien de l’époque, dans la foulée d’autres États, comme la Libye, l’Algérie ou l’Irak, avait créé une compagnie nationale : Petróleos de Venezuela (PDVSA), qui prit possession des concessions et infrastructures. C’était un processus négocié, les compagnies américaines étant largement indemnisées, mais qui mettait fin à leur toute-puissance, alors qu’elles agissaient jusque-là dans le pays en maîtres absolus. Plus tard en 1999, quand Chavez prit le pouvoir, elles avaient largement repris leur place dans l’exploitation directe du pétrole, en particulier dans le bassin de l’Orénoque. Chavez voulut alors leur imposer un contrôle majoritaire de l’État, ce que refusèrent ConocoPhillips et ExxonMobil. Ces compagnies partirent en 2007 et leurs biens sur place furent expropriés, tandis que Chevron restait.

Chavez prit alors le contrôle politique de PDVSA et pour la première fois la manne pétrolière servit à l’État pour nourrir, soigner et éduquer la population la plus pauvre. Loin d’être une politique « socialiste » remettant en cause le capitalisme, celle de Chavez et de Maduro se bornait à affirmer une indépendance vis-à-vis de l’impérialisme américain. Le régime s’appuya pour cela sur une alliance avec Cuba, avec la Bolivie d’Evo Morales… puis dernièrement avec la Chine.

Pourtant, malgré le nationalisme des dirigeants chavistes, la présence américaine au Venezuela n’a jamais cessé. La compagnie Chevron, qui, malgré les sanctions, bénéficie d’une dérogation, y produit en ce moment 150 à 200 000 barils par jour sur quatre champs pétroliers et du gaz offshore, dans le cadre d’un partenariat avec la compagnie nationale PDVSA. Le groupe américain emploierait sur place 3 000 salariés.

Récemment, les officiels vénézuéliens ont fait des offres aux États-Unis leur proposant de renforcer leur présence. Mais Trump ne veut pas dépendre de la volonté et des décisions d’un État qui selon lui tient tête aux États-Unis depuis bien trop longtemps.

Pour organiser le rapt de Maduro, Trump a pu parier sur l’impopularité de son pouvoir, de plus en plus dictatorial. La presse évoque sans cesse la corruption du régime. Celle-ci est bien réelle, mais est du même ordre que dans les régimes voisins alliés des États-Unis. Dans un pays où le pétrole représente 90 % des recettes de l’État, ce sont surtout la chute des cours mondiaux en 2014, puis les sanctions américaines, instaurées en 2015 et accentuées par Trump en 2017, le quasi-embargo et le gel des actifs de PDVSA qui ont eu des conséquences catastrophiques, provoquant en particulier l’hyperinflation et l’explosion de la pauvreté.

« Nous contrôlerons le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition soit possible », a déclaré Trump. Mais, à la surprise générale, il a écarté la politicienne d’extrême droite et récent Prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, son principal soutien politique. Il a évoqué un accord avec la vice-présidente chaviste Delcy Rodriguez, qui aurait d’après lui accepté de collaborer. Après avoir dans un premier temps dénoncé « l’agression, une violation de la souveraineté », et affirmé que Maduro restait le seul président du pays, elle a modéré son discours, parlant d’un « agenda de coopération », appelant à une relation « équilibrée et respectueuse » avec les États-Unis.

Arrêter Maduro s’est avéré possible, mais après ? Dominer à distance un pays comme le Venezuela est bien moins simple et, pour le moment, Trump semble avoir choisi, faute de mieux, de se servir de l’équipe dirigeante déjà en place tout en lui braquant un revolver sur la tête. Delcy Rodriguez pourrait avoir le soutien de la couche de privilégiés qui soutenait jusque-là le régime de Chavez et Maduro. Les militaires haut gradés en particulier, placés par eux aux postes-clés de PDVSA, des circuits de distribution et d’entreprises privées garderaient ainsi leurs privilèges en échange d’une collaboration.

La bourgeoisie vénézuélienne, mais aussi une partie des près de 8 millions de Vénézuéliens qui ont quitté le pays, se réjouissent sans doute du rapt de Maduro. Mais la majorité de la population, qui subissait pourtant une dictature de plus en plus dure, ne peut guère s’attendre à une quelconque amélioration de son sort venue des États-Unis, alors que déjà Trump menace le gouvernement de gauche de la Colombie voisine et Cuba de nouvelles interventions militaires.

                                                Antoine Ferrer (Lutte ouvrière n°2997)

 

Les prochaines permanences à Argenteuil :

-vendredi 9 janvier : au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 10 janvier : de 10 h.30 à midi centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 11 janvier : de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 12 janvier : de 18 à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.

vendredi 2 janvier 2026

Venezuela : vers l'invasion ?

Toujours la même politique de la canonnière impérialiste

 

 

Trump s’est vanté d’avoir fait bombarder une installation portuaire au Venezuela. Après avoir coulé des dizaines de bateaux et confisqué des pétroliers, Trump semble envisager une intervention terrestre dans le pays.

La lutte contre le trafic de drogue n’est qu’un prétexte servi à l’opinion publique. L’impérialisme américain supporte de moins en moins le régime de Maduro qu’il n’arrive pas à contrôler comme il le souhaiterait, et surtout, il lorgne sur les réserves pétrolières gigantesques du pays. Quitte à fomenter une guerre.

 

vendredi 19 décembre 2025

Venezuela : étranglé par l'impérialisme américain

Rien de nouveau sous le ciel sanglant de l’impérialisme

 

Capture d'écran CBS : frappe américaine en septembre

Trump vient d'ordonner un blocus total des navires pétroliers sous sanction entrant et sortant du Venezuela. Le pays subit depuis 2019 un embargo américain sur ses exportations de pétrole. Cette décision intervient après la saisie d'un pétrolier chargé de pétrole vénézuélien, et une série de frappes américaines sur des embarcations accusées sans la moindre preuve de transporter de la drogue.

         Trump a l'audace d'affirmer que chaque bombardement sauve 25 000 vies américaines, et que le régime de Maduro est une organisation terroriste. Mais c'est bien l'impérialisme américain qui sème la terreur sur la planète, pour assurer les profits de ses capitalistes.