Dassault : le mirage
des Rafale
Publié le 19/11/2025
L’accord portant sur l’achat par Zelensky d’une
centaine de Rafale Dassault, en plus des Gripen suédois et F16 américains, met
en lumière qu’au-delà des bonnes affaires pour les marchands de canons, chacun
fourbit ses armes pour un conflit que tous envisagent dans la durée.
Reste que la centaine de Rafale à livrer à
l’Ukraine ne sont pas près d’être fabriqués... loin de là ! Dassault, comme
tous les patrons, a toujours maximisé ses profits en réduisant le nombre de
travailleurs… quitte à ne pas pouvoir répondre à la commande quand elle arrive.
Ainsi les avions commandés depuis belle lurette ne
sortiront des chaînes de production que dans quatre ans.
Aujourd’hui, à Cergy, Dassault fait par exemple
appel à plus d’une dizaine de prestataires pour combler les manques.
L’entreprise se dit prête à recruter et former une nouvelle génération de
travailleurs, et en appelle au travail du samedi.
Qu’il s’agisse d’avions de guerre, de savonnettes
ou de n’importe quelle autre production, produire plus avec moins de
travailleurs, moins payés est la seule vraie boussole du patronat. Au-delà des
grands mots guerriers, patriotiques ou sur l’intérêt de l’entreprise, la
famille Dassault cherche d’abord son profit immédiat aux dépens des salaires et
des conditions de travail.
Correspondant
LO (Lutte ouvrière n°2990)