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lundi 7 juillet 2025

États-Unis : toujours plus dans la chasse aux migrants

Toujours plus de barbarie

 

En 2018, sous Trump 1 : manifestation contre la chasse aux migrants

Dans sa surenchère anti-migrants, l’administration américaine ne fait pas relâche. Après la promotion par Trump d’un nouveau centre de détention pour migrants illégaux dans les Everglades en Floride, où il promet aux éventuels fugitifs d’être la proie des alligators, c’est l’armée américaine qui est annoncée en renfort.

         Quatre zones frontalières avec le Mexique sont désormais soumises aux règles militaires d’accès restreint après l’élargissement de « zones de défense nationale » sur des centaines de kilomètres le long de la frontière, surveillées par 8 500 soldats, depuis la Louisiane jusqu’au Nouveau-Mexique, pour épauler la police fédérale de l’immigration.

         Qu’elle soit en costume cravate de démagogue raciste ou en treillis de Marine surarmé, c’est la barbarie qui progresse.

 

lundi 16 juin 2025

États-Unis : manifestations contre la chasse aux migrants

États-Unis : manifestations contre la chasse aux migrants

Donald Trump a donné un coup d’accélérateur à sa politique de chasse aux migrants. De véritables opérations commando ont été récemment organisées, lors desquelles la police fédérale, masquée, en tenue militaire, roulant en blindés, est venue arrêter des travailleurs sans papiers sur leur lieu de travail.

Publié le 11/06/2025

À San Diego fin mai, puis à Los Angeles le 6 juin, la cible était des employés de restaurant, des employés d’un entrepôt de textiles et des ouvriers du bâtiment attendant sur les parkings des magasins de matériel de construction qu’un petit patron les embauche à la journée. Ces raids étaient conçus pour être spectaculaires et pour embarrasser les politiciens démocrates qui dirigent ces villes, qui les présentent comme des « sanctuaires » à l’abri de la xénophobie d’État qui règne à la Maison Blanche.

Ni la maire de Los Angeles, ni le gouverneur de Californie, tous deux démocrates, n’ont empêché l’arrestation de dizaines de travailleurs sans papiers. Mais des réseaux d’aide aux travailleurs immigrés se sont interposés, ont tenté d’arracher leurs camarades des griffes de la police fédérale et ont ensuite encerclé les locaux où ils étaient détenus. Des centaines de manifestants se sont joints à eux, affrontant des policiers brandissant des fusils d’assaut et tirant des gaz lacrymogènes.

Les autorités démocrates ont ensuite dépêché la police locale pour contenir les protestations, qualifiées de violentes, et arrêter des manifestants, sans avoir besoin pour cela de l’armée que Trump a mobilisée spectaculairement.

Des gardes nationaux et des marines ont été envoyées à Los Angeles par Trump. Ils protègent des bâtiments que personne ne menace, et servent surtout à renforcer la posture d’homme à poigne de Trump. Il a d’autant plus besoin de faire du bruit en mobilisant l’armée, qu’il tâche au même moment de faire passer beaucoup plus discrètement dans le budget des dispositions qui priveront 11 millions de pauvres de couverture médicale et d’accès à l’aide alimentaire.

Supportant mal le fait que ses prédécesseurs démocrates, Obama puis Biden, ont fait arrêter et renvoyer plus de sans-papiers que lui jusqu’à présent, Trump veut faire du chiffre en prétendant s’en prendre aux criminels étrangers. Or, il est plus facile d’arrêter un lycéen se rendant à un entraînement de volley et des ouvriers sur leur lieu de travail que de mettre derrière les barreaux de véritables gangsters dont le métier est de se cacher de la police.

Trump mène une politique de division des travailleurs qui, si elle peut gêner ponctuellement quelques petits patrons employant des sans-papiers, permet à bien d’autres de profiter de l’insécurité dans laquelle l’État plonge une partie de la classe ouvrière. Le patronat s’en sert pour tirer vers le bas les salaires, y compris ceux des travailleurs américains.

Ce ne sont pas les procédures judiciaires contestant la légalité douteuse des ordres et décrets de Trump – spécialité du Parti démocrate – qui l’empêchent de frapper des travailleurs. Mais les arrestations d’ouvriers sans papiers à Los Angeles ont provoqué des manifestations de protestation dans plusieurs autres villes. Il est à espérer qu’elles seront une étape dans la prise de conscience du véritable contenu de la politique de Trump.

                                                       Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2967)

 

jeudi 10 avril 2025

Droits de douane : l’irresponsabilité d’un système et de ses dirigeants

 Droits de douane : l’irresponsabilité d’un système et de ses dirigeants

La guerre commerciale déclarée par Trump au monde entier provoque de multiples réactions, tant dans les pays visés par les énormes droits de douane, qu’aux États-Unis, où certains grands patrons ont critiqué ces annonces.

Publié le 09/04/2025

 

Les dirigeants de plusieurs grandes banques se sont démarqués, inquiets de l’instabilité entraînée par la brutalité avec laquelle Trump a décidé d’agir. Pour Larry Fink, le patron du puissant fonds BlackRock, « c’est une grave erreur politique », tandis que le PDG de JP Morgan redoute « l’impact sur les investissements et les flux de capitaux ». En réponse, Trump leur demande de garder le contrôle de leurs nerfs devant la chute des Bourses en leur jetant « Ne soyez pas faibles ! » et en leur faisant la leçon : « C’est le bon moment pour devenir riche. »

Depuis des années, des tendances au protectionnisme existent dans une économie mondiale marquée par la crise, les marchés limités et saturés alors que les capitaux s’accumulent en quantité toujours plus grande. Dans ce contexte, tous les gouvernements ont pris au coup par coup des mesures protectionnistes pour défendre leurs capitalistes nationaux contre leurs rivaux. L’Union européenne, victime aujourd’hui des taxes américaines, a instauré par exemple une taxe de 35 % sur les voitures électriques chinoises.

Mais Trump et la fraction de la bourgeoisie américaine qui lui a permis d’accéder au pouvoir semblent avoir décidé d’amplifier et d’accélérer cette évolution. Lorsque le chef de l’État le plus puissant décide qu’il imposera arbitrairement des droits de douane de 20, 30 voire 50 % et plus à l’entrée de produits sur le marché américain, c’est une façon d’imposer à tous de nouvelles règles du jeu.

Cela peut paraître surprenant car la bourgeoisie américaine est déjà la plus puissante et la méthode employée pourrait provoquer un krach boursier. Visiblement, Trump et ceux qui l’entourent sont prêts à prendre de tels risques. Ils savent que le capitalisme américain est dominant et que dans ce système économique fou, dans les crises, les soubresauts et les guerres économiques, les plus gros absorbent les plus petits. Ils estiment que leur protectionnisme agressif, comme leur détermination à prendre le contrôle de ressources ou de voies commerciales stratégiques, vont leur permettre d’établir de nouveaux rapports de force sur le long terme avec leurs rivaux.

Bien sûr, ce faisant, Trump et ceux qui le soutiennent jouent les apprentis sorciers. Ils prennent le risque de déclencher une crise plus grave encore et peut-être une guerre mondiale. Ils savent que cela va plonger des millions de travailleurs, aux États-Unis et ailleurs, dans la pauvreté avec l’envolée des prix et les fermetures d’usine. Ils savent que les droits de douane imposés à des pays comme Madagascar ou le Bangladesh provoquent la faillite de milliers d’entreprises, le chômage et la misère pour des centaines de milliers de familles. Mais de tout cela, ils se contrefichent.

L’irresponsabilité à l’égard de la société et la devise « après-moi le déluge » caractérisent toutes les décisions des dirigeants de la société capitaliste dans tous les domaines. Les grands patrons qui font aujourd’hui la leçon à Trump, ceux de BlackRock ou de JP Morgan, sont tout aussi irresponsables quand ils spéculent sur le cours des denrées alimentaires ou qu’ils manœuvrent sur tous les continents pour accéder à telle ou telle ressource naturelle. Ces cannibales applaudiront si Trump réussit son coup.

Dans tous les cas, que Trump persiste dans sa politique ou qu’il l’atténue sous la pression d’une fraction de la grande bourgeoisie américaine, cette intensification de la guerre commerciale sera payée par les travailleurs du monde entier et marque un pas de plus vers la guerre tout court.

                                                           Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2958)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Vendredi 11 avril, de 15 h.45 à 16 h.30, marché du Val ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 12 avril : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 13 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 14 avril, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

mercredi 9 avril 2025

Trump : un milliardaire au service des milliardaires

Uniquement pour le petit peuple… des milliardaires !

 

 

Trump prétend mener la guerre commerciale pour le peuple. Mais non content de déverser une propagande raciste contre les travailleurs immigrés, il a aussi chargé l’homme le plus riche du monde, Musk, de licencier des dizaines de milliers de travailleurs de l’État fédéral, employés des transports, du secteur médical, enseignants...

         Tout cela pour que l’État américain réserve ses milliards exclusivement au profit de milliardaires comme Musk et Trump. Trump, c’est le président des riches, comme les autres.