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lundi 27 juillet 2026

Impérialisme des multinationales et des grandes puissances : un coût faramineux

 

L’urgence du renversement de ce système barbare

 

 

La guerre relancée par les États-Unis contre l'Iran, outre la paralysie partielle du commerce international, a fait d'innombrables victimes, ravagé des centaines d'immeubles d'habitations, d'écoles et d'infrastructures. Sur le plan financier, elle aurait déjà couté 37 milliards de dollars à l'État américain. Et combien, par ses conséquences, aux classes populaires du monde entier ? 

         La population américaine est également appelée à se sacrifier : le ministère de la Guerre réclame 70 milliards de rallonge, en plus de son budget annuel « ordinaire » de 1 000 milliards de dollars.

         Renverser le système capitaliste coûtera moins cher à l’humanité.

vendredi 17 juillet 2026

Iran – États-Unis : bras de fer inégal

 Iran – États-Unis : bras de fer inégal

Le 8 juillet, trois semaines après la signature du protocole d’accord censé mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran, les bombardements ont repris avec comme enjeu le contrôle du détroit d’Ormuz.

Publié le 15/07/2026


 

Sous prétexte que les Gardiens de la révolution ont attaqué des navires commerciaux qui emprunteraient le détroit sans respecter le couloir imposé par l’Iran, les États-Unis ont bombardé des dizaines de sites iraniens pendant plusieurs jours. Une nouvelle fois, la circulation dans ce détroit, par lequel transite un cinquième du pétrole consommé dans le monde et des produits essentiels comme les engrais ou l’hélium, est bloquée.

Les tirs de drones iraniens et les bombardements américains, qui menacent la vie des marins, tuent des civils en Iran et dans les pays voisins, font partie d’un bras de fer inégal. En acceptant de signer un accord, le 17juin à Versailles, Trump avait dû reconnaître que, malgré des destructions massives, la guerre israélo-américaine n’avait pas réussi à faire tomber la république islamique et qu’il devait négocier avec ce régime qui tient tête aux États-Unis depuis 47 ans. Cet accord ne signifiait pas la paix mais l’ouverture de discussions autour de la levée des sanctions économiques, de la fin de l’embargo, du dégel des avoirs iraniens bloqués dans divers pays, du programme nucléaire iranien et bien sûr des modalités de circulation dans le détroit. Le simple fait que les États-Unis soient obligés de négocier ces modalités, alors que la circulation était complètement libre avant la guerre, illustre l’échec de Trump.

Les discussions entre la première puissance impérialiste qui veut régenter le monde et les Gardiens de la révolution qui défendent leurs intérêts, c’est-à-dire ceux de la bourgeoisie iranienne, se déroulent avec des revolvers chargés sur la table. Comme l’a formulé un proche du guide suprême, le contrôle du détroit d’Ormuz « est plus important que des dizaines de bombes atomiques ». Les Gardiens de la révolution cherchent à imposer que tous les navires passent par un couloir proche de leurs côtes et paient une redevance sous prétexte qu’ils assurent leur sécurité. Trump, au nom d’une puissance qui n’a aucune proximité géographique avec ce détroit, fait exactement la même chose. Il crie à la prise d’otages, exige « la liberté de circulation » mais demande qu’en échange, chaque navire paie une taxe aux États-Unis.

Il est maintenant évident qu’il ne suffit pas d’avoir la plus grande puissance militaire au monde pour devenir « le gardien d’Ormuz ». Pour imposer une réelle liberté de navigation dans le fameux détroit, les États-Unis devraient neutraliser les forces militaires et la marine de l’Iran. Cela supposerait, à une échelle ou à une autre, la reprise d’une guerre coûteuse et peut-être le débarquement de troupes américaines au sol, avec toute l’impopularité que cela aurait aux États-Unis. Malgré ses rodomontades, Trump n’a pas, à quelques mois des élections de mi-mandat en novembre, les moyens politiques d’une telle offensive. Cela n’empêchera pas la poursuite d’un état de guerre qui plonge des dizaines de millions d’habitants du golfe Persique et du monde dans l’angoisse et prolonge les privations de la population iranienne.

                                                     Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3024)

jeudi 16 juillet 2026

Gaza : une guerre sans fin

 

Un des chiens de garde de l’impérialisme en action

 

 


Le 12 juillet l’armée israélienne a bombardé un atelier de métallurgie causant la mort de quatre personnes et tué à la mitraillette une jeune fille dans un camp de réfugié. Depuis le prétendu cessez-le-feu entré en vigueur en octobre ce sont près de 1 100 palestiniens qui ont été tués dans la bande de Gaza.

         Tant que l’impérialisme domine le monde, l’État israélien, un de ses chiens de garde au Moyen-Orient, continuera de massacrer la population palestinienne.

samedi 11 juillet 2026

Cuba : sous la pression de l’impérialisme

 Cuba : sous la pression de l’impérialisme

Le 18 juin, l’Assemblée nationale cubaine a adopté à l’unanimité un arsenal de 176 mesures économiques visant à ouvrir le marché de l’île aux capitalistes locaux et étrangers.

Publié le 08/07/2026

Ces mesures permettront à des capitalistes d’acheter les entreprises étatiques une fois qu’elles seront devenues des sociétés commerciales et de développer des entreprises sans limitation du nombre des salariés. Les banques privées, nationales ou étrangères, pourront ouvrir et opérer sur l’île, mettant fin ainsi au monopole bancaire d’État. Par ces mesures, le régime cubain invite les capitaux étrangers, ceux de la diaspora, de la bourgeoisie cubaine émigrée aux États-Unis en particulier, à venir s’investir sur l’île, livrant l’économie cubaine à leur rapacité. Si les États-Unis décident sur la base de ces mesures de renouer des relations avec le régime cubain, elles entraîneront un vrai recul pour la population.

Parmi les autres mauvais coups annoncés, les subventions pour l’eau, l’électricité, les loyers, seront supprimées pour l’ensemble des Cubains et réservées uniquement aux plus pauvres. L’Assemblée nationale a aussi prévu que les entreprises publiques et les administrations puissent licencier. Si un salaire minimum est établi et indexé sur l’inflation, les entreprises seront ensuite libres de décider des rémunérations.

Le régime cubain espère avec cette ouverture sauver sa propre position alors que la pression impérialiste est de plus en plus forte. Depuis janvier, les États-Unis ont d’abord bloqué les importations de pétrole avec pour effet que seul un pétrolier russe a pu faire des livraisons. Toutes les entreprises rattachées directement ou indirectement à l’armée cubaine, ce qui représente la moitié de l’économie de l’île, sont menacées de perdre leurs avoirs ainsi que l’accès aux banques américaines, ce qui les couperait du marché mondial et dégraderait encore l’économie cubaine. Résultat de cette campagne menée pour provoquer l’effondrement économique de Cuba, trois chaînes hôtelières internationales et une banque traitant les transactions Visa et Mastercard pour le compte de la banque d’État se sont retirées du pays. Deux grandes compagnies maritimes, la française CMA CGM et l’allemande Hapag-Lloyd, ont annoncé leur intention de cesser leurs activités à Cuba. Pour les travailleurs cubains, le quotidien se résume bien souvent à la survie, sous la pression du chômage et de l’inflation galopante, sans électricité autrement que deux ou trois heures par jour, ni transports. Alors que Cuba était un modèle en matière de santé publique, les opérations dans les hôpitaux, les dialyses deviennent problématiques faute d’électricité ou de pétrole pour les groupes électrogènes.

En invitant la diaspora cubaine, anticastriste, à revenir faire des affaires dans l’île et à exploiter ses travailleurs, le gouvernement cubain espère amadouer l’impérialisme américain pour qu’il relâche sa pression tout en lui permettant de rester au pouvoir. Il n’est pas dit que cela suffise à l’impérialisme, qui a d’ores et déjà répondu en qualifiant ces réformes d’« écran de fumée superficiel ». Il est donc probable qu’il maintienne sa pression car, au fond, ce qu’il reproche au régime cubain est simplement d’exister depuis 1959 comme un régime indépendant, qu’il ne contrôle pas, un caillou dans la chaussure des États-Unis.

                                             Serge Benham (Lutte ouvrière n°3023)

lundi 6 juillet 2026

Nouvelle-Calédonie : l’extrême droite colonialiste renforcée

Nouvelle-Calédonie : l’extrême droite colonialiste renforcée

Le 28 juin, avec deux ans de retard, se sont déroulées les élections provinciales de Nouvelle-Calédonie.

Publié le 01/07/2026

 


Initialement prévues en 2024, les élections avaient été annulées après que la jeunesse kanake et océanienne eut embrasé l’archipel pour protester contre l’élargissement du corps électoral, décidé à Paris.

Celui-ci favorisait encore une fois la droite anti- indépendantiste, rendant les Kanaks toujours plus minoritaires dans leur propre pays. Les élections provinciales consistent à élire tous les cinq ans au scrutin proportionnel trois assemblées, une pour la province Sud, traditionnellement dominée par la droite anti- indépendantiste liée à la bourgeoisie française et caldoche, une pour la province Nord et une pour les îles Loyauté, très largement dominées par les partis kanaks. Ces assemblées désignent à la proportionnelle les élus qui constituent le Congrès, qui lui-même détermine le gouvernement de l’archipel. Le nouveau Congrès, comme le précédent, est sans majorité, la droite anti-indépendantiste ayant 24 élus, les partis kanaks 26 et l’Éveil océanien, un parti qui veut représenter la communauté océanienne, quatre.

Le fait marquant est l’abstention de l’électorat kanak. C’est un reflet de la crise qui pèse sur les plus pauvres, les Kanaks et les Océaniens, qui ont été mis par milliers au chômage après les évènements de 2024 et qui n’ont toujours pas retrouvé de travail. Quant à ceux qui se sont déplacés, ils ont tenu à désavouer dans les trois provinces l’UNI-Palika, qui s’est désolidarisée de la jeunesse insurgée en 2024 et qui a approuvé l’accord de Bougival qui entendait verrouiller l’appartenance de la Nouvelle-Calédonie à la France. Au Congrès, l’UNI-Palika passe de douze élus à sept, tandis que l’UC-FLNKS, le parti de Christian Tein, qui a fait des mois de prison en France, passe de treize à dix-neuf. Ceux qui ont voté UC-FLNKS ont voulu revendiquer fièrement la mobilisation de la jeunesse en 2024.

Mais le fait qui pèsera dans les mois à venir est la radicalisation vers l’extrême droite de l’électorat caldoche et immigré en provenance de France. La liste dite loyaliste emmenée par Sonia Backes, la présidente sortante de la province Sud, celle qui appelait à faire de sa province un régime d’apartheid contre les Kanaks et soutenait les milices armées caldoches, y a ainsi fait 41 300 voix, 50 % des votants, contre 38 % en 2019. Et cela sans compter 3 200 voix se réclamant de courants ouvertement d’extrême droite. La droite dure et l’extrême droite ont ainsi bénéficié de l’effondrement du parti dit du centre, qui appelait au compromis avec les Kanaks, ainsi que de la réforme du corps électoral décidée par Lecornu en mai dernier et qui leur a amené 6 400 électeurs de plus.

En Nouvelle-Calédonie, l’impérialisme français est prêt à tout pour se maintenir en place, y compris à s’appuyer sur les politiciens les plus nationalistes et racistes.

                                            Serge Benham (Lutte ouvrière n°3022)