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lundi 16 mars 2026

France et États du Golfe : Des amitiés très intéressées

 Des amitiés très intéressées

Les rapports entre la France et les États du Golfe vont bien au- delà de la simple nécessité de se fournir en pétrole et en gaz. Leurs échanges commerciaux dépassent les 20milliards deuros et concernent toutes les grandes entreprises du CAC 40 et une multitude d’autres.

Publié le 12/03/2026

Il y a évidemment les armes : les pays du Golfe ont acheté 171 des Rafale exportés par Dassault, Naval Group entretient et équipe une bonne partie de la flotte des amis locaux qui sont aussi clients pour des chars, des blindés, des radars, etc. Ce marché est estimé à 25milliards d’euros, depuis 2020.

Il y a aussi la présence des entreprises françaises dans la construction, les services, la banque, les transports, le luxe, etc., et les investissements directs dans les deux sens. Le seul Qatar, le meilleur ami semble-t-il, a promis d’investir 30milliards deuros en France dici à la fin de la décennie. Accor, par exemple, est le premier groupe hôtelier du Golfe et on se souvient de la place prépondérante des groupes français du BTP dans la construction des stades de football pour la Coupe du monde.

L’inévitable CMA CGM a une concession pour trente-cinq ans dans le terminal portuaire d’Abou Dhabi et transporte bien d’autres choses que le pétrole et le gaz. Les métropoles nouvelles qui ont jailli de terre et leur population ont en effet besoin d’être ravitaillées. De plus, le Golfe est devenu depuis deux décennies une vaste concentration industrielle. Des sous-produits du raffinage, comme les engrais, y sont désormais fabriqués et des industries grosses consommatrices de courant électrique, comme la production d’aluminium et les aciéries, s’y sont développées.

Cette coopération économique est facilitée par une coopération dite culturelle, avec l’installation du Louvre et de la Sorbonne à Abou Dhabi, la scolarisation de milliers d’élèves dans les lycées français, les festivités diverses et les réceptions en grande pompe des chefs d’État dans leurs divers palais, à commencer par l’Élysée. On ne sait si le coup de pouce de la France, et nommément de Sarkozy, pour l’attribution de la Coupe du monde au Qatar et pour la valorisation du PSG fait partie de l’amitié culturelle ou de la pure et simple corruption.

Évidemment, pour sécuriser les investissements et fluidifier les ventes d’armes, il y a la coopération militaire, avec l’installation de plusieurs bases, la formation des militaires alliés sur place, l’instruction de cadets de marine ou de futurs aviateurs dans la patrie de Dassault. Pour sceller le tout, des accords de défense mutuelle ont été signés qui garantiront s’il le faut l’intervention de l’armée française aux côtés de ses alliés.

Ainsi, de jeunes soldats et marins sont envoyés là-bas et pourraient tuer ou être tués pour protéger les intérêts d’une mince coterie de capitalistes français et de leurs amis et alliés des dynasties pétrolières.

Pour finir, comme toujours et comme partout, ces milliards qui garnissent les palais princiers et les comptes en banque des bourgeois ne sont pas un cadeau de la nature, mais le produit du travail de millions de prolétaires dont l’écrasante majorité vient d’Asie, sont férocement exploités et n’ont d’autre droit que celui de se taire ! Voilà à quoi se réduit la défense du droit vue par Macron, ses généraux et ses commanditaires du CAC 40.

                                         Paul Galois (Lutte ouvrière n°3006)

Soudan : une boucherie loin des caméras

 

Non loin, les « engagements » de Macron

  

Crédit photo : Zuma Press

Au Soudan, dans la région du Kordofan, les Forces de soutien rapides (FSR), en guerre contre l’armée régulière, ont fait 40 morts dans l’attaque d’un camion. Les FSR y avaient fait 17 morts la semaine précédente, dans une attaque de drone sur une école et un centre médical, et 33 morts dans celle d’un marché.

         Depuis 2023, cette guerre a fait 10 millions de déplacés et au moins 40 000 tués. Les deux généraux responsables de cette boucherie se fournissent en armes de plus en plus sophistiquées, notamment auprès de bons amis et clients de la France comme l’Égypte d’un côté et les Émirats-arabes-unis de l’autre. Tels sont les alliés auprès de qui Macron est si fier d’« honorer nos engagements » !

vendredi 13 mars 2026

Iran : Ni Trump, ni Pahlavi, ni Khamenei !

 

Iran : Ni Trump, ni Pahlavi, ni Khamenei !

Au dixième jour de la guerre, les bombes israélo-américaines tombaient chaque jour en Iran, non seulement sur des casernes et des installations militaires mais aussi sur des immeubles d’habitation et des infrastructures.

Publié le 12/03/2026

 


À l’angoisse que son immeuble soit visé ou ses proches tués, s’ajoutent pour la population les difficultés pour s’approvisionner alors même que le pays est frappé depuis des années par l’embargo américain et l’hyperinflation. À Téhéran, le bombardement de plusieurs dépôts de carburant, le 8mars, a provoqué d’immenses incendies, suivis de pluies noires acides qui brûlent la peau, asphyxient les habitants et polluent les sols et les nappes phréatiques. Deux jours plus tard, le secrétaire américain à la Guerre annonçait que le pire était à venir : « Le 11mars sera le jour le plus intense de frappes. »

Voilà comment les dirigeants de l’impérialisme entendent « libérer » le peuple iranien de la dictature des mollahs ! Si, parmi les témoignages qui parviennent d’Iran, la haine du régime est toujours présente, on ne voit plus les scènes de liesse qui avaient suivi la mort de l’ayatollah Khamenei, le 28février. Seuls les partisans en exil de Pahlavi, le fils de lancien chah, complaisamment relayés dans les médias et qui prétendent sans gêne parler au nom de tous les Iraniens, osent voir dans ce tapis de bombes une entreprise de libération ayant l’assentiment de la population.

Loin de s’effondrer après l’élimination du premier cercle dirigeant, le régime a continué à organiser sa riposte militaire, frappant des bases et des installations américaines et d’autres cibles dans les pays du golfe Persique, en Israël, en Irak, en Jordanie ou en Azerbaïdjan. Un nouveau Guide suprême a été désigné en la personne de Mojtaba Khamenei, le fils du précédent. Ali Laridjani, rejeton d’une riche famille, proche des Pasdarans et chef du Conseil suprême de sécurité, tient en main l’appareil d’État. Sans surprise, les bombardements israélo-américains ont pour effet de renforcer le sentiment national iranien et de redonner de la légitimité à un régime pourtant discrédité après le massacre perpétré en janvier contre des millions de manifestants désarmés.

En Iran, mais aussi parmi les exploités de nombreux pays, cette nouvelle agression israélo- américaine a pour effet de faire apparaître les mollahs et les Pasdarans comme des résistants face à la domination impérialiste. C’est une terrible impasse car, si Trump et Netanyahou sont sans conteste les agresseurs, les dirigeants de la République islamique se cachent depuis 47 ans derrière les slogans anti-impérialistes pour piller l’Iran, accumuler des fortunes et exploiter leur propre peuple. Les classes populaires, la jeunesse et plus encore les millions de travailleurs d’Iran ont montré leur courage et leur force à de nombreuses reprises dans le passé proche ou lointain. Pour se libérer, à la fois du régime des mollahs et de la domination impérialiste, ils ne peuvent compter que sur leurs propres luttes et les liens qu’ils sauront établir avec les opprimés du monde entier.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3006)

jeudi 12 mars 2026

Guerre contre l'Iran : Pseudo libérateurs et vrais meurtriers

 

Le seul espoir contre ces frères-jumeaux : la révolte

 

 


Des enquêtes de journalistes prouvent que c’est bien un bombardement américain qui a détruit l’école de Minab, en Iran, tuant plus de 160 enfants.

         Trump prétend intervenir pour libérer les Iraniens et dit même qu’ils n’ont « plus qu’à » se soulever contre le régime. La réalité est que son armée n’a pas plus de respect pour la vie humaine que les mollahs. La population iranienne avait déjà son État pour ennemi. L’impérialisme qui veut prendre le contrôle du pays en est un autre. Le seul espoir est dans une révolte contre ces frères jumeaux.