vendredi 17 avril 2026

TotalEnergies : profits gigantesques, impôts minuscules

TotalEnergies : profits gigantesques, impôts minuscules

L’Observatoire international de la fiscalité, dirigé par l’économiste Gabriel Zucman, vient de publier une étude qui pointe les méthodes d’optimisation fiscale des entreprises pétrolières.

Publié le 15/04/2026

 

Le groupe TotalEnergies a répondu par un communiqué pour expliquer que, s’il paie peu d’impôts en France, c’est parce qu’il n’y fait pas de bénéfices.

À croire que, s’il entretient un tel réseau de stations-service en France, c’est par pure charité pour les consommateurs de ce pays ! De fait, les comptes officiels du groupe affichent depuis de nombreuses années des pertes sur son activité en France. Pour cette raison, TotalEnergies n’a pas payé l’impôt sur les bénéfices des sociétés depuis 2019, sauf une faible contribution de 19 millions d’euros en 2022. Ce groupe, parmi les plus puissants du CAC 40 et qui a déclaré, à l’échelle mondiale, plus de 15 milliards de dollars de bénéfices sur la seule année 2025, a également échappé à la taxe sur les surprofits créée en 2024 et reconduite en 2025.

Selon les dirigeants de TotalEnergies, le groupe n’a rien à se reprocher, car il paie des impôts là où il réalise ses bénéfices, « très majoritairement dans les pays où l’entreprise produit de l’énergie » comme le Nigeria ou la Norvège. Ces honnêtes gens attirent moins l’attention sur la Suisse, pays où sont déclarés chaque année environ 30 % des bénéfices du groupe. Aucun puits de pétrole n’y a jamais été foré, mais le taux d’imposition des bénéfices y est particulièrement faible ; c’est dans ce pays que sont enregistrées les filiales de TotalEnergies spécialisées dans le négoce d’hydrocarbures, produits par d’autres filiales du groupe ou par d’autres entreprises.

Comme toutes les multinationales, TotalEnergies joue en fait sur des montages financiers et des échanges comptables entre les centaines de filiales qui constituent le groupe pour localiser ses profits là où ils sont le moins imposés, en particulier dans les paradis fiscaux. Cette gymnastique parfaitement légale permet au groupe d’échapper largement à l’impôt, tandis que les consommateurs, eux, paient des taxes sur le moindre litre de carburant.

Bien entendu, les autorités françaises n’y ont jamais vu de problème et TotalEnergies peut bénéficier du soutien diplomatique et militaire de l’État dans ses entreprises nationales et internationales sans pour autant avoir à mettre la main à la poche pour financer ledit État. C’est aussi cela, le paradis capitaliste !

                                                         Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3011)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 17 avril, de 15 heures à 15 heures 45, marché du Val-Nord,

Et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 18 avril, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 19 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

 

Gaza : une guerre sans fin

Gaza : une guerre sans fin

Publié le 15/04/2026

 


Dix personnes sont mortes le 14 avril dans des bombardements israéliens sur la bande de Gaza. Depuis le prétendu cessez-le-feu de la mi-octobre 2025, au moins 757 Palestiniens ont été tués par l'armée d'Israël sur ce territoire où, selon Médecins sans Frontières : « les conditions même de l'existence et de vie sont en sursis ».

      Des centaines d'autres Palestiniens de Cisjordanie ont été assassinés ces derniers mois par les tirs de colons ou des militaires. Les grandes puissances impérialistes, États-Unis mais aussi la France, par leur soutien actif ou plus distant de l’État israélien, sont les complices de ce massacre sans fin.

 

Argenteuil, Monaco des riches, Monaco des travailleurs. Ce dernier que nous aimons…

C’est vrai, à Argenteuil, la place devant la Basilique, conviendrait aussi pour les futurs rassemblements.

 

Monaco : journée de grève sur le rocher

Vendredi 10 avril, plus d’un millier de travailleurs ont débrayé et manifesté dans les rues de Monaco à l’appel de l’USM, le syndicat monégasque.

Publié le 15/04/2026

 

Car derrière les façades clinquantes des hôtels de luxe et les voitures de sport hors de prix, les dizaines de milliers de travailleurs de Monaco subissent eux aussi une dégradation rapide de leur niveau de vie.

Les revendications portaient sur la création d’un salaire minimum, évalué à 2 620 euros brut pour suivre l’évolution du coût de la vie. Aujourd’hui les salaires minimum par branche sont souvent en dessous de ceux pratiqués en France, alors que la région est particulièrement chère. Travailler à Monaco est un casse-tête : il est impossible de loger sur place à moins d’être milliardaire et les transports sont particulièrement déficients, le train, très utilisé, est tout le temps bondé.

Cette journée de grève s’opposait également à une réforme du système de retraites par points, qui vise à rendre l’acquisition du point plus difficile. Cela reviendra, de fait, à diminuer le montant des pensions ou à décaler l’âge de départ. Pourtant, l’argent coule à flots. Le PIB monégasque a dépassé les 10 milliards d’euros en 2024, en hausse de 8,8 %.

Les travailleurs ressentent bien le recul et face à l’étalage de luxe, les réactions se multiplient. Ces dernières semaines, les grèves se sont succédé à Carrefour, dans les parkings, les musées et même parmi les assistantes maternelles pour qui c’était une première. Dans les hôtels, la charge de travail a facilement doublé avec la saison des grands événements comme le Master de tennis et le Grand Prix automobile. Ceux et celles sans qui le monde des milliardaires ne tournerait pas se sont donc retrouvés dans la rue et, de l’avis de tous, c’était une journée réussie qui en appellera d’autres.

                                                 Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3011)