lundi 29 juin 2026

Moyen-Orient : nouvelle escalade

Une paix et une sécurité impossibles

 

 

À l’annonce de la signature d’un protocole d’accord avec l’Iran Trump qui avait pourtant subi un échec majeur jubilait à sa façon habituelle : « J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! »

         Il y a quinze jours, Nathalie ARTHAUD écrivait de son côté : « Après avoir soutenu la fuite en avant génocidaire de l’État d’Israël, après avoir lui-même embrasé le Moyen-Orient en bombardant l’Iran, Trump promet « paix et sécurité à toute la région ». Comme si la paix pouvait se construire sur une montagne de cadavres et de destructions ! Comme si elle pouvait aller de pair avec la colonisation de la Cisjordanie, l’occupation militaire et la politique de terreur de l’État israélien ! »

         Elle ajoutait : « Si un accord donnait lieu à un véritable cessez-le-feu, ce serait évidemment un soulagement pour tous les peuples de la région qui ont tant à faire pour panser leurs plaies et reconstruire de quoi retrouver une vie supportable. Mais la poudrière qu’est le Moyen-Orient n’a fait que se charger de plus de matériel explosif. »

         Il n’aura pas fallu longtemps pour que ces paroles soient confirmées. Ces dernières heures, le monde assiste à une nouvelle escalade dans une région qui n’est effectivement qu’une poudrière.

 

Medef : le patronat sort ses cartes

 Medef : le patronat sort ses cartes

 

Medef : le patronat sort ses cartes

Tandis que les candidats déclarés ou potentiels à l’élection présidentielle multiplient les promesses pour attirer les électeurs, la feuille de route du futur élu est en préparation… dans les bureaux du Medef.

Publié le 24/06/2026

 

L’organisation patronale vient en effet de publier une brochure intitulée Cartes sur table, dans laquelle elle déroule ses exigences. Si l’on écoute son président, Patrick Martin, le seul objectif du Medef serait de « redonner du pouvoir d’achat, par le travail, pour l’emploi, de sorte que tout le monde ait la patate ». Et, pour cela, rien ne vaudrait les remèdes patronaux.

Des dizaines de pages de graphiques sont censées démontrer que les salariés français ne travaillent pas assez par rapport à ceux d’autres pays, qu’ils coûtent trop cher, que le soutien public au développement des nouvelles technologies est insuffisant ou encore que les riches financent massivement les aides sociales par l’impôt. Il faudrait aussi s’inquiéter d’un « rapport au travail qui se détériore », puisque seuls 8 % des salariés français se sentiraient « engagés dans leur entreprise », ce qui serait une cause majeure de la hausse continue des arrêts maladie.

Viennent ensuite les solutions qui sont, sans surprise, dans la continuité de la politique anti-ouvrière que tous les gouvernements mettent en œuvre : faire la chasse aux travailleurs en arrêt maladie, reculer l’âge de la retraite, supprimer complètement les impôts de production, déjà largement rabotés par Macron, diminuer les dépenses de santé et, bien sûr, réduire encore les cotisations sociales des entreprises. Celles-ci ont déjà été massivement réduites sur les bas salaires. Mais, déplorent les auteurs du livret, lorsqu’un patron verse un salaire de 1,5 smic, il paie encore des cotisations sociales ; dès lors, « le salarié ne perçoit qu’une fraction de l’effort consenti par l’employeur ». Comme si ce n’était pas l’effort des salariés qui nourrit les bénéfices des patrons, et non l’inverse ! Toutes ces mesures auraient, bien sûr, un effet vertueux sur la compétitivité et généreraient en retour la création de 260 000 emplois. C’est nettement moins que le million d’emplois promis en 2014 par un prédécesseur à la tête du Medef, et qui n’ont, bien entendu, jamais vu le jour.

Le livret appelle aussi à « évaluer systématiquement chaque politique publique, supprimer les dispositifs inefficaces et rendre visibles les résultats concrets obtenus pour chaque euro dépensé ». Gageons que cette exigence de transparence n’est pas censée s’appliquer aux quelque 200 milliards d’euros d’aides publiques, niches fiscales, exonérations et crédits d’impôt accordés chaque année aux entreprises, ni aux dispositifs qui permettent à des milliers de millionnaires de ne pas payer un euro d’impôt sur le revenu.

Le programme défendu par ce livret ne sera pas envoyé sur papier glacé aux électeurs au printemps prochain dans les enveloppes de propagande électorale. Mais les travailleurs auront bien à combattre les mesures qu’il contient, quel que soit le futur vainqueur de l’élection.

                                                 Claire Dunois (Lutte ouvrière n3021)

La brochure des militants de Lutte ouvrière : À lire, à discuter, à partager

  

 


Lutte ouvrière édite régulièrement une brochure expliquant notre combat. Elle est gratuite. Elle est actualisée régulièrement au fil de l’évolution de la conjoncture du monde. Le dernier numéro vient de l’être. Elle est disponible avec le lien :

 

https://www.lutte-ouvriere.org/medias/document/fichiers/2026/06/brochure_caravane_2026-01_-_couleur.pdf

Retailleau : la course au plus réactionnaire

 Retailleau : la course au plus réactionnaire

Parmi les espèces exotiques et microclimats divers à découvrir au Parc floral de Paris, certains ont pu observer samedi 20juin un Retailleau en fourrure de candidat à la présidentielle.

Publié le 24/06/2026

 

« Maboul et gaulliste » est, paraît-il, ce que Retailleau revendiquait sur les mugs publicitaires vendus, allusion à une critique lancée par son ex-patron Macron quand, ministre de l’Intérieur, il reprochait au gouvernement algérien de refuser les ressortissants renvoyés sous OQTF.

Gaulliste, sans doute, maboul, peut-être, arriviste, sûrement, le chef des LR joue des coudes pour revendiquer la place que libérera Macron en 2027. Et si Retailleau se targue de « radicalité », s’il affirme qu’il « ira jusqu’au bout », c’est sans doute que la concurrence est rude à droite et à l’extrême droite. Alors, dans le registre antitravailleurs, anti-immigrés et servilement propatronal, la surenchère est ardue.

Après avoir déclaré que « après 10 ans d’En marche, rien ne marche », Retailleau a fait du Retailleau en prétendant dénoncer « une immense injustice : on prend aux Français qui travaillent pour donner à ceux qui ne travaillent pas ». Il ne parlait évidemment pas des 270milliards de cadeaux annuels faits aux grands patrons ! À l’égard de ces derniers, les promesses étaient limpides : leur restituer « 40milliards de prélèvements obligatoires », « sortir la tronçonneuse pour couper dans les normes », et même, concession à la canicule, « une écologie de droite, de bon sens, qui ne punira pas, qui ne dénoncera pas, qui n’interdira pas ».

Après cela, les menaces envers les travailleurs coulent de source. Fier d’avoir durci les conditions de régularisation des travailleurs migrants, combattu l’Aide médicale d’État, Retailleau promet – s’il est élu – de baisser les dépenses publiques, de plafonner toutes les prestations familiales à 70 % du smic, de valoriser le « travailler plus ».

Retailleau s’est aussi engagé à « mettre [ses] tripes, [son] cœur sur la table ». Mais qui veut-il séduire, alors que ces dernières années, la corporation des tripiers a pratiquement disparu ?

                                                  Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3021)

Argenteuil, naissances, mariages, décès, les habitants veulent être au courant. Un carnet dans Ma ville !

 

Le devenir des uns et des autres intéresse chaque habitant

 

Ce qui est possible à Courbevoie ne le serait pas à Argenteuil ?

 

Cette évocation de Miles Davis aurait plu à Pascal Lacues

Hasard de Facebook, mystère des algorithmes, j’ai lu par hasard un post de sa femme. Pascal Lacues, un habitant des Coteaux, est décédé le 9 juin dernier. Une ballade en vélo comme il aimait les faire. Je l’avais même rencontré deux fois dans les semaines précédentes sur son vélo dans la Ville. Une ballade, un malaise, la disparition.

         Pascal n’était pas un militant. Il avait été syndicaliste à la RATP qui l’avait quelque peu déçu. Mais il gardait un très bon souvenir de Martine, membre de ce syndicat, militante de Lutte ouvrière, qui, elle ne l’avait pas déçu.

         Je l’ai connu au marché des Coteaux du samedi où je me rends normalement une semaine sur deux. Pour moi, il fallait que les idées de « gauche » n’abandonnent pas ce terrain qui ne nous est pas favorable.

         Il n’était pas d’accord avec nous, mais nous avons sympathisé. Et une interview de Nathalie Arthaud l’avait avant les dernières élections municipales marqué. Il avait décidé de voter pour la liste que j’y ai conduite. Il était tout heureux de me le dire.

         C’était un bon vivant, sympa, et puis fan de jazz et trompettiste.

         Adieu donc Pascal, et merci du hasard Facebook qui m’a fait savoir que je ne te rencontrerai malheureusement plus.

         Alors, ce carnet dans Ma Ville, c’est pour quand, nom de nom ? DM

dimanche 28 juin 2026

Climat et canicule. Le capitalisme : la racine du problème

 

Se préparer à se débarrasser de l’État de la bourgeoisie

 

Tout comme la lutte contre le capitalisme
 

Canicule après canicule, l’État a été incapable d’anticiper ni l’adaptation des bâtiments, ni la capacité des hôpitaux. Il n’est pas dans sa nature d’empêcher la bourgeoisie d’exploiter des travailleurs quand il fait plus de 40°C et encore moins de diriger l’économie de façon à faire face au changement climatique.

Par contre pour camoufler son impuissance, l’État donne des leçons de morale à la population, puis promulgue des interdictions (de baignade, de manifestation, d’achat d’alcool, etc.) et brandit des menaces d’amende de 135 euros. Tout comme à l’époque du Covid.

Pour que la société soit capable d’affronter le futur, il faudra enlever à la bourgeoisie sa direction de l’économie et se débarrasser d’un tel État.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-aujourd’hui dimanche 28 juin, de 11 h à midi au marché Héloïse.