mardi 19 mai 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 18 mai 2026

 Le cirque présidentiel est lancé

 Publié le 18/05/2026

Les guerres continuent de faire rage. Après une pluie de drones et de missiles sur l’Ukraine, des centaines de drones ukrainiens ont frappé la Russie, Trump a de nouveau menacé de réduire à néant l'Iran s'il refuse de plier, Israël poursuit son offensive au Sud-Liban... Mais qu'est-ce qui agite le petit monde politicien en France ? L'élection présidentielle qui aura lieu dans un an !

Les uns après les autres, les candidats se dévoilent, s’étripent en coulisses, rodent leur sourire et leur programme pour attirer l’électeur. Les sondages sur le premier et le second tour se multiplient, même si personne ne sait qui sera finalement sur la ligne de départ. 

Comme à chaque fois, le cirque électoral promet son lot de numéros plus ou moins affligeants et de promesses en l’air. 

Une comédie dont il ne faut rien attendre

Il y a toujours des élections pour nous faire patienter et espérer que les choses seront moins pires avec un autre président, un autre gouvernement, un autre maire, un autre président de région… Et d’année en année, voire de génération en génération, les choses empirent. 

Nos parents pensaient que leurs enfants auraient une vie meilleure, que le progrès les soulagerait d’une vie d’exploitation et qu’ils en profiteraient davantage. Mais on n’en finit pas avec les crises, le chômage et la précarité. C’est même le retour de l’inflation galopante et des guerres. 

Parce qu’indépendamment de ceux qui prétendent gouverner le pays, le système capitaliste a ses propres règles. Il est construit sur la base de l’exploitation. Et, en plus de la lutte de classe incessante qu’il nous mène, il nous condamne aux guerres, qui sont le prolongement de la concurrence acharnée à laquelle tous les capitalistes se livrent. Le capitalisme est un système où la grande bourgeoisie a le droit de mettre toute la société en coupe réglée pour ses profits exclusifs. 

Les capitalistes ont le pouvoir de nuire…

Preuve en est la politique du groupe Total. Les peuples d’Afrique et du Moyen-Orient n’ont pas fini de souffrir pour que l’or noir continue de l’enrichir. Et nous ici, il nous rackette et nous force à laisser une partie de plus en plus grande de notre salaire à la pompe. 

Mais comme, grand seigneur, il a bloqué la hausse des prix autour de deux euros, la plupart des dirigeants politiques, dont l’extrême droite, nous enjoignent de lui en être reconnaissants. Rendez-vous compte, Total nous laisse respirer un peu quand il pourrait complètement nous étrangler ! Et attention, nous menace-t-on, ne taxez pas ses superprofits, car il pourrait quitter la France ! 

Même la mesure de justice la plus basique est repoussée d’avance, parce qu’il ne faudrait pas fâcher les actionnaires de Total et son PDG, payé des centaines de milliers d’euros par mois. 

Qu’il s’agisse de Stellantis ou de Renault, de Sanofi ou de Lactalis, de Carrefour ou de Leclerc, de la BNP ou de LCL, on nous chante la même chanson. Les capitalistes, parce qu’ils dominent toute l’activité économique et contrôlent, de fait, des centaines de milliers d’emplois, sont intouchables. Leur pouvoir s’impose à toute la société.  

… et tous les politiciens sont à leurs pieds

La droite et les macronistes se prosternent devant le pouvoir du capital et ils l’assument en reprenant tous les désirs patronaux à leur compte. Le RN, qui s’est développé sur une image anti-système, défend désormais ouvertement le pouvoir et les intérêts des milliardaires. Quant au PS et ses alliés, ils se sont systématiquement couchés devant les ultimatums des capitalistes quand ils étaient au gouvernement. 

Même s’il arrive à Mélenchon de tonner contre les grands actionnaires milliardaires, il n’est pas pour les exproprier. C’est pourtant le seul moyen de les mettre hors d’état de nuire et de construire, enfin, une économie organisée rationnellement dans l’intérêt des travailleurs. 

Alors, plutôt que de chercher à nouveau un sauveur qui viendrait d’en haut, plutôt que de nous diviser en choisissant entre des programmes qui, au fond, servent tous ce système, les travailleurs doivent se tourner vers l’unique solution : s’organiser pour mener la lutte de classe. 

Pour imposer nos intérêts de travailleurs et stopper l’évolution inégalitaire et destructrice de la société, il faut s’affronter avec la classe capitaliste. Pour cela, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous devons reprendre conscience de la force que constitue le monde du travail et reconstruire un mouvement ouvrier digne de ce nom.                                     

                                                                      Nathalie ARTHAUD

Nouvelle-Calédonie : mépris colonial persistant

La volonté de l’impérialisme français de garder ses positions

  


Le gouvernement veut faire adopter en urgence la réforme du corps électoral en Nouvelle-Calédonie avant les élections provinciales du 28 juin. Son but est de rendre les Kanaks minoritaires dans le corps électoral pour aider les partis non-indépendantistes de l’archipel à assurer leur domination sur les institutions locales.

         Ce projet avait déclenché la colère de la population en 2024. Mais le gouvernement passe en force : l’impérialisme français tient à ses possessions dans le Pacifique et se moque bien de la volonté des peuples.

 

Culture : pour la bourgeoisie, l’argent fait la loi, et c’est le grand patron qui décide

La volonté que l’argent tienne le haut de l’écran

 

 

Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a annoncé que son groupe ne travaillerait plus avec les 600 acteurs, réalisateurs, techniciens et producteurs signataires d’une pétition dénonçant l’emprise grandissante du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré sur le cinéma français.

         À la tête d’un vaste empire médiatique, dont Canal+ fait partie, Bolloré et son employé Saada rappellent que, pour les capitalistes, la culture est un domaine comme un autre : l’argent fait la loi, et c’est le patron qui décide ! 

 

Programme et indications sur la fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai à Presles dans le Val d’Oise (J-4)

 

Pour tout savoir :

https://fete.lutte-ouvriere.org/caroussel

  


 

 

Cela fait plusieurs semaines que nous connaissons une situation météo où la fraîcheur rivalise avec les gouttes de pluie. Pas bon pour le moral !

Mais rassurez- vous, on va en sortir selon les prévisions météo grâce à la… fête de Lutte ouvrière. Assurément, dès la veille de cette fête des 23, 24, et 25 mai, dès jeudi, le temps se met au beau, et nous gagnons 10 degrés !

Le prix de l’entrée pour les trois jours est de 25 euros. Gratuité pour les enfants jusqu’à 14 ans accompagnés.

Un fabuleux programme à retrouver sur :

https://fete.lutte-ouvriere.org/pratique

Le dimanche, un car gratuit part même d’Argenteuil à 9 heures de la mairie, retour départ de Presles à 19 heures.

Il reste des places. Pour réserver :

MDommarie@aol.com et 0699499864