Des conséquences économiques catastrophiques
Si, en France, le blocage du détroit d’Ormuz a eu pour conséquence une forte augmentation des prix des hydrocarbures, dans de très nombreux pays, notamment en Asie, c’est déjà la pénurie et le rationnement qui se mettent en place.
Publié le 01/04/2026
En Thaïlande, dans certains ports, les bateaux des pêcheurs ne sortent plus et c’est un cercle vicieux qui s’enclenche, raconte une femme interviewée à la télévision : la rareté du poisson le rend plus cher et il ne se vend pas parce que le pouvoir d’achat de la population est laminé par l’inflation. En Inde, les bouteilles de gaz sont rationnées et les petits vendeurs des rues n’en trouvent plus. En Égypte, les centres commerciaux ferment à 21 heures en semaine alors que, dans ce pays, l’activité commerciale se déroule habituellement jusqu’à des heures très tardives. Même en Corée du Sud, les menaces de pénurie de produits dérivés du pétrole, comme le plastique, ont poussé le gouvernement à annoncer l’éventualité d’un « ordre administratif économique d’urgence » qui introduira des restrictions pour la population.
Car les hydrocarbures ne servent pas uniquement de source d’énergie, ils sont à la base d’un nombre considérable de produits : des plastiques aux engrais en passant par une quantité énorme de produits chimiques, comme ceux pour la cosmétique par exemple. Et puis, par le détroit d’Ormuz passaient aussi des exportations importantes d’hélium, produit qui s’avère essentiel pour la fabrication des puces électroniques et dont le Qatar est un des principaux producteurs. Pour l’instant, le géant taïwanais de l’électronique TSMC, fournisseur d’Apple ou Nvidia, a annoncé qu’il avait des stocks pour faire face à la pénurie, mais jusqu’à quand ? Et les prix de l’hélium ont d’ores et déjà augmenté de 40 %.
Les évolutions de la situation économique mondiale et celle de la guerre au Moyen-Orient sont intimement liées. Les prix des hydrocarbures atteignent des sommets parce qu’à la pénurie s’ajoute l’effet démultiplicateur de la spéculation sur le pétrole comme sur ses produits dérivés, notamment les carburants, comme le diesel et l’essence. Et la guerre est en train d’aggraver la crise de l’économie mondiale. En un mois, les grandes Bourses, aux États-Unis, en Europe et au Japon, ont chuté de près de 10 %. L’absence de perspective de résolution du conflit pourrait entraîner des mouvements boursiers bien plus catastrophiques.
Pierre Royan (Lutte ouvrière n°3009)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :
-Aujourd’hui samedi 4 avril, de 10 heures à 10 h.30 au marché des Coteaux ;
-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;
-de 11h. à midi marché de la Colonie ;
-dimanche 5 mars :
-10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;
- et de 11 h. à midi marché Héloïse.
LUTTE OUVRIERE
RÉUNION PUBLIQUE
Jeudi 9 avril 2026 à 19 h.30
Espace Nelson Mandela
82, avenue du Gl Leclerc à Argenteuil
Se retrouver ensemble, les militants de Lutte ouvrière disponibles, les proches, ceux qui ont accepté de se retrouver sur notre liste lors des dernières élections, mais également d’autres militants et habitants secoués par bien des aspects de ces élections municipales à Argenteuil, calamiteuses, avec ses outrances, ses mensonges, ses illusions et ses manœuvres. Nous en discuterons et bien évidemment du contexte guerrier et de ses conséquences, car face à la guerre et la hausse des carburants, l’heure devrait être à la mobilisation du monde du travail pour la hausse générale des salaires et des pensions.


