dimanche 12 avril 2026

Éducation nationale : à l’heure de l’austérité

 Éducation nationale : à l’heure de l’austérité

Les salariés de l’Éducation nationale étaient en grève mardi 31mars contre la suppression de 4 000 postes denseignant. Le nombre de grévistes était important, tant le mécontentement est grand, dans le premier comme dans le second degré. De nombreuses écoles sont restées fermées.

Publié le 08/04/2026

En Seine-Saint-Denis, ces suppressions de postes se traduisent par la fermeture de 296 classes, contre seulement 115 ouvertures. Pour la seule ville de Saint-Denis, 34 fermetures de classes sont projetées. Ce département est pourtant déjà sinistré puisqu’un élève y perd en moyenne une année d’études par rapport à la moyenne nationale, faute de remplaçants. Ces élèves sans professeurs pourront continuer à s’entasser dans des classes surchargées.

Le ministre de l’Éducation nationale prétend répondre ainsi à la baisse démographique mais c’est un gros mensonge. En dix ans, les gouvernements successifs ont supprimé 10 000 postes dans le secondaire alors que le nombre de collégiens et de lycéens augmentait de 25 000. Les différents ministres manipulent l’argument démographique toujours dans un seul but : retirer des moyens à l’éducation.

Dans les classes, la situation s’aggrave. Dans le primaire, les effectifs qui avaient un temps diminué dans les zones d’éducation prioritaire augmentent de nouveau, et c’est pire dans les autres secteurs. Faute d’enseignants, de nombreuses classes de niveaux différents sont regroupées, détériorant encore les conditions d’apprentissage. Dans les collèges et les lycées, les principaux et proviseurs se tournent vers les équipes pour leur demander de tailler dans les projets pédagogiques : doit-on supprimer le soutien en français ? Enlever une heure de langue ? Renoncer à dédoubler des travaux pratiques en physique- chimie ? C’est pour refuser ce type d’arbitrage que les enseignants se mettent en grève.

À cela s’ajoute la pénurie de personnel indispensable, comme les AESH, les infirmières et les assistantes sociales. Dans les banlieues populaires, elle est parfois dramatique : des élèves en grande précarité, sans logement, ne savent plus à qui s’adresser ; d’autres, dyslexiques par exemple, ne parviennent pas à monter des dossiers d’aide faute d’infirmière.

Toutes ces économies faites sur le dos des jeunes permettent notamment d’alimenter le budget des armées. Le gouvernement n’a pas pour priorité d’éduquer une jeunesse qu’il veut habituer au son du canon.

                                                            Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3010)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 

MDommarie@aol.com

 


 

Liban : le terrorisme d’Etat israélien à l’œuvre

 

Terrorisme d’État pratiqué à grande échelle

 

 

Crédit photo : swiss-image.ch (WEF)

Mercredi 8 avril, alors qu’un cessez-le-feu venait d’être déclaré dans la guerre contre l’Iran, l’opération « Obscurité éternelle » menée par l’armée israélienne au Liban a causé le pire bain de sang depuis le 28 février : plus de 300 morts et 1000 blessés.

         Au nom de la lutte contre le Hezbollah, Netanyahou continue de terroriser la population libanaise, ordonnant l’évacuation d’un quartier de Beyrouth où se trouve le plus grand hôpital du pays – et donc des malades qui ne peuvent bouger.

         Ce terrorisme d’Etat pratiqué à grande échelle n’apportera aucune sécurité à la population israélienne. Bien au contraire, en semant la haine, il ne fait que préparer les conditions de nouveaux conflits, toujours plus meurtriers.

SNCF Lyon : Ras le bol de la course au profit

La SNCF en veut toujours plus sur le dos de tous

 

 

Ce vendredi 10 avril, la grève au TER dans toute la région a été un succès. À Lyon Perrache et Lyon Part-Dieu, la quasi-totalité des contrôleurs étaient en grève pour protester contre le passage en EAS (Équipement Agent Seul) de la ligne Mâcon – Lyon – Valence. Concrètement, il s’agit pour la SNCF de faire rouler les trains sans contrôleur systématique à bord, avec à la clé 25 suppressions de postes.

         Ce plan est une attaque brutale contre les contrôleurs qui seront mutés d’office, contre les conducteurs qui se retrouveront seuls pour gérer les incidents, contre les voyageurs qui devront se débrouiller sans personne à qui s’adresser.

         Les 80 grévistes rassemblés en assemblée générale ont réaffirmé leur refus de ce plan. Une prochaine journée de grève a été votée pour le jeudi 23 avril. Une quinzaine de grévistes sont ensuite partis tourner dans la gare pour discuter et entraîner dans la mobilisation des collègues d’autres secteurs.

         La SNCF a fait 1,8 milliard de bénéfice en 2025 mais, comme toute entreprise capitaliste, elle en veut toujours plus. C’est bien la mobilisation la plus large et la plus déterminée des travailleurs, tous secteurs confondus, qui peut la forcer à retirer son projet.