samedi 14 février 2026

Chômage et fermetures d’usines : à la hausse !

 Chômage et fermetures d’usines : à la hausse !

Après les chiffres du ministère du Travail, ceux de l’Insee, confirment la tendance à la hausse du nombre de chômeurs.

Publié le 11/02/2026

 


D’après l’Insee, le taux de chômage a atteint 7,9 % au quatrième trimestre 2025 en France (hors Mayotte), en hausse de 0,4 % par rapport au début de l’année 2025.

Mettant en avant cette hausse relativement limitée – mais hausse tout de même –, le ministre de l’Économie a osé se féliciter d’avoir « remporté le combat contre le chômage à long terme » et d’être « sur un taux d’emploi qu’on n’a jamais eu ».

Derrière ce chiffre global, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans augmente nettement, pour atteindre 21,5 %.

L’Insee explique cette forte hausse par la mauvaise conjoncture du marché du travail, car les jeunes sont souvent les premières victimes en cas de ralentissement.

Une autre étude, celle du cabinet Trendeo, qui se veut un observatoire de l’investissement et de l’emploi, vient étayer ce que l’on peut constater au fil des annonces concernant Michelin, Brandt, Teisseire, Novasco, etc. : avec 179 contre 116, le nombre de fermetures d’usines a dépassé celui des ouvertures en 2025. Depuis juin 2024, près de 5 000 emplois industriels sont perdus chaque trimestre et la tendance devrait se poursuivre en 2026. Si l’étude se félicite du fait que les investissements battent des records, avec 125 milliards d’euros annoncés pour 2025, elle constate que ces investissements sont davantage réalisés dans des centres de données, qui pourraient rapporter gros mais ne créent presque pas d’emplois.

L’industrie automobile a subi les pertes les plus lourdes, avec plus de 50 000 emplois détruits entre 2009 et 2025. Seules l’industrie aéronautique et la construction navale s’en sortent mieux, sans doute stimulées par les commandes d’armement de l’État, qui augmentent fortement dans la perspective de ce que les militaires nomment « guerre de haute intensité » pour ne pas parler de la Troisième Guerre mondiale.

Le chômage, l’exploitation dans les usines d’armement, voire le « sacrifice » dans une guerre pour des intérêts qui ne sont pas les leurs, voilà la perspective que le système capitaliste en crise offre aux jeunes !

                                                        Valérie Fontaine (Lutte ouvrière n°3002)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-samedi 14 février : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 14 février, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Bien d’autres permanences peuvent être organisées dans le cadre de notre campagne.

 


 

ArcelorMittal Dunkerque : Macron a fait comme patron voulait

 ArcelorMittal Dunkerque : Macron a fait comme patron voulait

Macron s’est rendu le 10 février à Dunkerque, sur le site où ArcelorMittal a claironné la construction d’un four électrique. L’investissement peut sembler important, 1,3 milliard d’euros. En réalité, il est loin de ce qui était annoncé au départ, lorsqu’il était question de produire ce que la direction appelait de l’acier « vert ».

Publié le 11/02/2026

 

Dans le projet actuel, le principal haut-fourneau continuera de fonctionner au charbon, alors qu’il était censé être remplacé par une installation au gaz et à l’hydrogène. Le nouveau four électrique permettra seulement de recycler davantage de ferraille. Au départ, le but était de supprimer les rejets carbone très importants de l’usine, environ 15 % des rejets carbone de l’industrie en France. Finalement, il ne s’agit plus que de les réduire d’un tiers. D’ailleurs, ces derniers mois, de nombreux ingénieurs venus spécifiquement pour ce projet sont repartis du site.

Macron est donc venu fanfaronner à Dunkerque pour dire qu’il avait répondu à toutes les attentes d’ArcelorMittal. Il a notamment repris à son compte une expression très utilisée par la direction du groupe, selon laquelle il faut « dérisquer » l’investissement. Cela signifie que l’État se porte garant des profits du grand patronat, notamment par le fait que la moitié de l’investissement sera financée par l’argent public. Macron a également déclaré que la renationalisation d’EDF en 2022 avait été réalisée pour aider les industriels en leur fournissant une énergie abondante à des tarifs très bas. Et en effet, fin janvier, ArcelorMittal a signé avec EDF un contrat d’approvisionnement, pour une durée de 18 ans, à un tarif inconnu… pour cause de secret commercial.

Les patrons de la sidérurgie ont également obtenu que des taxes soient imposées aux frontières de l’Europe, essentiellement pour se protéger de l’acier fabriqué en Chine. ArcelorMittal communique continuellement sur la nécessité d’être abrité de la concurrence mondiale, ce qui ne manque pas de piquant pour un groupe qui possède des usines et des mines sur tous les continents.

Avec sa modestie habituelle, Macron est donc venu annoncer qu’il avait sauvé la sidérurgie française. Mais, comme on pouvait s’y attendre, il n’a pas dit un mot sur les centaines d’emplois que le groupe supprime en ce moment, ni sur les 5 600 emplois qu’il envisage de supprimer en Europe dans les mois à venir ; rien non plus sur les bénéfices qui ont été multipliés par 2,5 en 2025 par rapport à l’année précédente. Macron a bien travaillé pour les actionnaires d’ArcelorMittal et il tenait visiblement à ce que cela se sache.

                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3002)

Madagascar : le sous-développement tue

« Naturelles », vraiment qu’en partie

 

Capture d'écran

La ville de Toamasina a été dévastée par un cyclone. Le bilan provisoire s'élève à 31 morts. Toamasina est le plus grand port maritime de Madagascar, par où transitent les ressources du pays : vanille, cobalt, nickel, qui enrichissent des capitalistes. Mais la majorité des habitations y sont construites en terre et en tôle.

         C'est le sous-développement, résultat du pillage impérialiste, qui aggrave les conséquences meurtrières des catastrophes naturelles.

 

Nouvelle Ariane, vieux capitalisme

 

Profits en orbite, danger !

 

 

Ariane fait décoller son lanceur 64, nouvelle version d'Ariane 6. Il constituerait un progrès notable, emportant la plus lourde charge jamais emmenée par une fusée.

         Mais ce sera pour mettre en orbite d'un coup 32 satellites Amazon dans un ciel où il y a déjà 12 500 satellites actifs. La concurrence entre Amazon et Starlink devrait porter leur nombre à 100 000, multipliant les risques de collision et de débris dangereux.

         Tant que la société restera dominée par le profit, les progrès scientifiques et techniques seront mal utilisés.

La disparition du magasin Monoprix d’Argenteuil : un mauvais coup et une démonstration des immenses limites de l’action municipale

 

L’action marginale des municipalités. Les actionnaires ont la main.

 

Photo LO
 

La vente du Monoprix de la Ville et son remplacement par un magasin Lidl ont été annoncés il y a quelques jours.

         D’abord une pensée pour la trentaine d’employés du magasin qui doivent être inquiets sur leur avenir, comme en pareil cas.

         C’est un coup dur ensuite pour le quartier de Monoprix. Depuis un demi-siècle il était le lieu de commerce pour ce quartier en particulier pavillonnaire. Un commerce multi commerces, avec entre autres des vêtements de qualité. Certes les prix tout en étant modérés étaient ceux de bourses relativement remplies. Mais Monoprix servait à tous.

         C’est le résultat des spéculations hasardeuses des actionnaires du groupe Casino en déconfiture.

         Cette fermeture annoncée dans cette période électorale est enfin une démonstration. À ceux qui prétendent qu’il est possible de faire d’Argenteuil un petit La-Garenne-Colombes par exemple, ils doivent constater aujourd’hui qu’ils ne sont que des petits joueurs dans un stade où d’autres dominent. Le quartier Monoprix a vu depuis une décennie de nouvelles constructions au prix d’achat élevé destinées à accueillir des couples assez argentés. Ces immeubles sont sortis de terre, mais le commerce correspondant va disparaître.

         Ce sont les capitalistes qui sont les maîtres du jeu. Les municipalités pour l’essentiel voient les trains passer. En conséquence, durant cette campagne électorale, loin de semer des illusions sur ce que nous pourrions faire, nous discuterons de la façon d’aider à la disparition demain de ce capitalisme dévastateur. Dominique MARIETTE