jeudi 29 octobre 2026

5 novembre : en grève et dans la rue !

5 novembre : en grève et dans la rue !

Le 5 novembre, les principales confédérations syndicales appellent à une journée de grève et de manifestations.

Publié le 28/10/2026

Cette journée devra être l’occasion pour tous les travailleurs, en activité ou non, d’unir leur colère à celle des jeunes, tant il est clair que leur revendication, le droit à vivre dignement d’un salaire correct, 2 200 euros au moins, rejoint les problèmes dénoncés jusqu’à présent par les lycéens, les étudiants et les autres manifestants.

Les galères de logement, de transport, et surtout de fins de mois problématiques portent un nom : le déficit du pouvoir d’achat, pris en étau entre la hausse insupportable des prix et les salaires insuffisants. Pendant que les 500 plus grosses fortunes patronales du pays ont grossi de 17 % en un an, bénéficiant de 270 milliards d’aides publiques, les salaires n’ont en moyenne progressé que de 1,9 %. La hausse des prix – de 3,4 % selon l’Insee sur la même période – a donc rogné considérablement un pouvoir d’achat déjà malmené par des années d’inflation.

Depuis mi-septembre, les manifestations se succèdent à un rythme serré, regroupant des centaines de milliers de personnes. Le 29 septembre, c’étaient 300 000 manifestants dans les rues autour des travailleurs du secteur public. Puis ce furent de multiples manifestations de lycéens, d’étudiants et de travailleurs dans les grandes et petites villes, avec les deux impressionnantes journées des 17 et 24 octobre. Celle annoncée pour le 31 octobre devrait voir la mobilisation se poursuivre, tant le mépris du gouvernement est révoltant, dans l’indigence de ses réponses aux jeunes comme dans la poursuite de ses attaques contre les classes populaires. L’étalage de forces de répression, la violence policière n’ont pas eu raison de la colère des manifestants.

Il appartient aux travailleurs de renforcer le mouvement en lui apportant une force qui pourra être déterminante, celle de la grève. Et, partout où c’est possible, il est vital de commencer à se regrouper et à s’organiser pour faire face à la guerre sociale menée par le patronat et le gouvernement à son service.

                                                 Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3039)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 30 octobre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 31 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 1er novembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

 

Samedi 07 novembre

Cercle Léon Trotsky

« Les révolutionnaires et la démocratie bourgeoise »

À 15h00 Théâtre de la Mutualité 24, rue Saint-Victor, Paris 5e

Métro Maubert-Mutualité, Paris

(Participation aux frais 3 euros)

 

Un entretien sur un sujet important pour tous ceux qui militent pour la construction d’un parti révolutionnaire

14 novembre, 15 heures : Entretien à la librairie Le Presse-papier avec Rémy Adam pour son ouvrage « Le parti bolchévique ». Entretien animé par Dominique Mariette

 

La vente des entrées pour le prochain banquet à Argenteuil du 16 janvier 2027 a commencé. 17 euros, et 8 pour les enfants de moins de 14 ans.

Lycées : mesurettes d’un gouvernement affaibli

 

C’est le moment d’y aller tous ensemble !

  


Mis sous pression par un mois de contestation lycéenne, Lecornu a été contraint de faire des annonces : réforme de Parcoursup… mais pour 2028 ; effectif des classes limité à 28… mais dans une partie des secondes seulement ; ou encore 15 000 places supplémentaires en BTS alors que les lycéens mobilisés chiffrent à 250 000 le nombre de places nécessaires. 

         Sans moyens financiers supplémentaires, les annonces gouvernementales sont du vent. Mais elles sont à mettre au compte de la mobilisation de la jeunesse et doivent être un encouragement à la poursuivre et l’étendre. Au-delà des problèmes de l’Éducation, les manifestants dénoncent la vie chère, le mépris social, l’avenir incertain. C’est le moment d’y aller tous ensemble !

Serbie : défaite électorale d’un ami des multinationales françaises

 

Colère contre un gouvernement corrompu et autoritaire.

 

 

Le président Aleksandar Vucic a été battu au profit de la « liste des étudiants ». Constituée d’universitaires, de chercheurs, d’artistes et de sportifs, cette liste composite a été portée par la contestation qui secoue le pays depuis plus de deux ans. La participation électorale a été très importante, reflet de la colère contre un gouvernement corrompu et autoritaire.

         Dans les années passées, le gouvernement Vucic a signé de nombreux contrats avec des capitalistes français, Vinci, Suez, Crédit Agricole, Lactalis… La construction du métro de Belgrade est dans les mains d’un consortium franco-chinois comprenant Alstom. En août 2024, Macron a rendu visite à Vucic, pour vendre douze Rafales afin « d’arrimer la Serbie à l’Union européenne ».

         Cela explique le silence permanent de la France sur la répression de la contestation qui a eu lieu.