Prix de l’alimentation : faire passer les grands groupes à la caisse !
Le gouvernement a réuni, lundi 11 mai, des dirigeants des filières agricole, agro-alimentaire et de la distribution. Alors que les négociations commerciales entre ces filières se sont clôturées fin février, plusieurs grands groupes agro-industriels réclament de pouvoir augmenter leurs prix.
Publié le 12/05/2026
Face à la crise provoquée par l’envolée des prix du pétrole et des productions qui en découlent, le gouvernement est à l’écoute de toutes les difficultés, surtout quand elles viennent du monde patronal. C’est sans doute pour cela qu’il a convoqué cette réunion, alors que le président de l’Ania, l’Association nationale des industries alimentaires, se lamente sur les difficultés des entreprises de son secteur « dont les marges sont déjà réduites au plus bas » et d’être « la dernière roue du carrosse ».
On retrouve au conseil d’administration de l’Ania la directrice générale de Mars Wrigley, premier producteur mondial de confiseries, le directeur de Danone France, celui de Lactalis… mais c’est bien entendu au nom du petit charcutier étranglé par la hausse des prix du plastique d’emballage que tout ce beau monde réclame le droit d’augmenter les prix, sous peine de provoquer sa faillite. Jean-François Loiseau, le président de l’Ania, l’assure : les hausses seraient « très ponctuelles », et d’ajouter : « D’ailleurs, quand le prix du pétrole augmente ou baisse, il y a des hausses et des baisses à la pompe mais personne ne s’en soucie, personne n’en parle. Je demande la même chose ». En somme pour ce monsieur, puisque « personne ne se soucie » des prix à la pompe, personne ne sera non plus trop regardant sur le prix de son chariot de courses à la caisse !
Comme d’habitude lors de ces discussions, du côté des patrons de la grande distribution, on freine des quatre fers sur la réouverture éventuelle de négociations. La représentante de la Fédération du commerce et de la distribution défend les intérêts des patrons d’Auchan, Carrefour et autres Leclerc, en faisant mine de se battre pour « le pouvoir d’achat des consommateurs, qui regardent particulièrement les prix ».
Quoi qu’il en soit des tractations entre ces requins pour savoir qui accaparera la plus grosse part des profits et des aides que le gouvernement mettra sur la table, l’addition pour les classes populaires grimpera. Car les plus gros du secteur n’ont pas attendu que le gouvernement les y autorise pour augmenter à nouveau leurs prix. Ainsi la marque Président, propriété de Lactalis, a déjà répercuté les augmentations liées, dit- elle, à la guerre au Moyen-Orient.
Depuis des années, les salaires et les pensions sont à la traîne tandis que toutes les dépenses de la vie quotidienne augmentent, en même temps qu’augmentent les profits des grands groupes. C’est eux qu’il faut faire passer à la caisse !
Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3015)
Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :
-vendredi 15 mai, de 15 h.45 à 16 heures 30 au marché du Val Nord,
-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;
-samedi 16 mai, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;
-de 11h. à midi marché de la Colonie ;
-dimanche 17 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;
-et de 11 h. à midi au marché Héloïse.



