mardi 21 avril 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 20 avril 2026

 Les emplois et les salaires avant les profits !

 Publié le 20/04/2026 

 


Entre deux émissions spéciales sur la guerre, nous avons appris, la semaine dernière, l’arrêt de la fabrication de voitures à l’usine Stellantis de Poissy. C’est donc la fermeture programmée de la dernière usine d’assemblage automobile de la région parisienne. 

L’annonce de la direction de Stellantis, à peine répercutée par les médias, est révoltante. Le groupe a engrangé 54 milliards de profits sur les cinq dernières années, et il menace 2000 emplois à Poissy et des milliers chez les sous-traitants. 

Dans la même veine, Renault a annoncé sabrer dans ses postes d’ingénieurs. Un millier d’emplois encore supprimés ! Bien sûr, nous sommes habitués aux annonces de ce genre. Les fermetures et plans de licenciements – ArcelorMittal, Brandt, Vencorex, Arkema, Domo, Teisseire, Auchan, Casino… – sont sans fin et touchent tous les secteurs. Mais chacune de ces annonces est une raison de plus de se mettre en colère.

Le droit à un salaire est un droit vital

Dans cette société d’exploitation, le seul droit sérieux des travailleurs, le droit de gagner sa vie, est piétiné en permanence, plongeant toujours plus de femmes et d’hommes dans le besoin. 

Les travailleurs ne sont pas des machines que l’on peut brancher, débrancher et mettre à la casse selon les aléas de la production, du marché et de la concurrence. Pour vivre, il faut à tous un salaire qui tombe tous les mois parce que les loyers ou les remboursements de crédits, c’est tous les mois qu’il faut les payer. Parce que les enfants d’ouvriers, comme les enfants de bourgeois, ont besoin de manger tous les jours. 

La crise a bon dos !

Les défenseurs patronaux présentent ces fermetures de sites comme inéluctables du fait de la crise, de la guerre ou de la concurrence chinoise. Ces prétextes n’ont qu’une raison d’être : faire en sorte que les travailleurs se résignent à voir leurs conditions de vie sacrifiées. 

Mais quelles que soient les raisons avancées, les actionnaires, eux, sauvent leurs millions. Mieux, d’année en année, ils sont toujours plus riches car si les grands groupes subissent les aléas des marchés et de la concurrence, ils en sont les acteurs et les profiteurs. 

L’augmentation des prix, à commencer par la flambée du carburant, n’est pas une loi de la nature, ce sont les dirigeants des grands groupes qui la décident. Et ce sont eux qui organisent la guerre économique dans laquelle ils ne risquent rien puisqu’elle se mène avec le salaire et l’emploi des travailleurs, qu’ils soient embauchés, intérimaires ou salariés de sous-traitants. 

Alors, laissons les perroquets du grand patronat pérorer sur la crise de l’énergie, de l’automobile, de la chimie ou du commerce et les bouleversements engendrés par la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient. Ce sont les affaires de la grande bourgeoisie, et occupons-nous des nôtres ! 

Défendre notre droit à l’existence

Nous, travailleurs, nous sommes plus que jamais confrontés à une guerre sociale, à une offensive générale du grand patronat qui s’intensifie dans cette période de crise et de guerre. 

Elle prend la forme de tous ces licenciements auxquels s’ajoute le racket du prix de l’essence qui est en train de se transformer en racket généralisé car, par ricochet, tous les prix sont en train d’augmenter sans que les salaires ne suivent. Et dans cette guerre-là il n’y a aucun cessez-le-feu à attendre de la part du grand patronat.

Les travailleurs doivent défendre leur droit au travail et à un salaire digne. Il faut qu’ils s’organisent et trouvent le chemin de la lutte collective, dans leur entreprise d’abord, puis en s’adressant aux autres travailleurs dans le pays.

Une lutte d’ensemble est nécessaire

Nous sommes tous attaqués d’une façon ou d’une autre. L’offensive du grand patronat est générale, et c’est à cette échelle que nous pourrons vraiment nous faire craindre et respecter. 

Ne laissons pas le patronat s’octroyer un droit de vie ou de mort sur la classe ouvrière ! C’est la grande bourgeoisie qui dirige ce système capitaliste et qui est responsable de son évolution. Et c’est elle qui en profite. C’est aux actionnaires, présents ou passés, de payer pour garantir le droit de vivre dignement aux seuls et véritables producteurs que sont les travailleurs. Les conditions de vie de la classe laborieuse doivent passer avant les fortunes de ces milliardaires qui ne sont que des parasites ! 

                                                                Nathalie ARTHAUD

Rassemblement contre la guerre à Paris le 17 avril : la prise de parole de Lutte ouvrière

Amiante : quand la justice disculpe. Ateliers SNCF de Saintes (Charente-Maritime)

La seule vraie condamnation sera l’expropriation des grands groupes responsables

 

 

La justice vient de relaxer l’ex-directeur de l’EIMM (technicentre) de Saintes, 25 ans après un dépôt de plainte contre X de Sud-Rail et de trois cheminots pour mise en danger de la vie d’autrui.

         Le plus scandaleux est que seul ce directeur – lui-même malade de l’amiante, ce qui a pesé dans sa relaxe – ait été mis en examen : cela permettait de ne juger qu’une « négligence », le retard de 14 mois dont il s’est rendu responsable, et pas les profiteurs de l’amiante.

         L’amiante est dénoncé comme mortel depuis 1906 mais n’a été interdit qu’en 1997, et a enrichi entre-temps les industriels qui l’ont utilisé dans la construction, comme Saint-Gobain, ou dans les trains, comme Alstom, avec la complicité de la direction de la SNCF. Aucun des responsables de ces derniers n’était dans le box.

         Une autre plainte, déposée par la famille d’un travailleur de l’EIMM de Saintes mort de l’amiante en 2008, avait débouché sur un non-lieu. C’est une démonstration de la nécessité que les travailleurs exproprient les grands groupes capitalistes et contrôlent eux-mêmes les entreprises même publiques.

 

Argenteuil, espace mémoriel Gabriel Péri, quand on ne veut pas comprendre, on ne comprend pas

Espace mémoriel ou simple statue ?

 


                                                   Et ne marchez surtout pas sur la pelouse !

À ma dernière brève portant sur le saccage de l’espace mémoriel Gabriel Péri de la placette éponyme, un commentateur Facebook a donné lui-même un élément apportant de l’eau à mon moulin si je puis dire, alors qu’il visait le contraire. Cela, sous la forme d’une image construite par l’IA sans doute (voir ci-dessus).

         C’est lisse, c’est joli si l’on peut dire, mais cela est autre chose que ce que l’on peut imaginer avoir été la volonté des concepteurs de ce lieu de recueillement. Dorénavant, une simple statue dont on se demande même la signification, comme il en existe tant à Paris avec un intérêt souvent nul et n’incitant ni à la réflexion ni à l’éducation.

         Si je m’acharne à échanger sur le sujet, c’est seulement pour que l’on progresse à se comprendre, et que l’on accepte en tout bien tout honneur d’avoir tort et surtout de comprendre pourquoi cette destruction entraîne récriminations et colère, d’autant plus que la construction de cet espace mémoriel est lié à l’histoire politique d’Argenteuil et aux initiatives d’un parti qui l’a marqué en son temps.

         Pour finir, avant-hier dimanche, j’ai pris la photo ci- dessous. Tout n’est donc pas détruit. Cela donne de la marge pour revenir en arrière. DM

 



 

 

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

À Argenteuil :

MDommarie@aol.com



Demandez le programme !

 

Les spectacles au grand podium

 

  • Matthieu Boré trio (Rhythm and blues from New Orleans)
  • Que Tengo (Musiques afro-latines et urbaines)
  • Sidi Wacho (Cumbia et hip-hop à la sauce orientale)
  • Le Mange Bal (Bal électro-folk)
  • Zarhzä  (Chanson urbaine aux accents balkaniques et latinos)
  • À contre-courant, par la Compagnie Jolie Môme  (Chansons de lutte)
  • The Moonlight Swampers (Reprises rock)

 

La Cité des Arts

 


L’art sous toutes ses formes de façon abordable et ludique.

Des spectacles qui sont en même temps des conférences : sur l’opéra avec des chanteurs professionnels, dont la cantatrice Marlène Assayag, sur le théâtre avec la comédienne Nouch Papazian.

Des ateliers de danse moderne, de dessin, de peinture sur toile, de chant, de modelage ou de de sculpture sur pierre, de musique ou de techniques cinématographiques.