LFI :
nouvelle formule, vieux nationalisme
Dans la course électorale à la présidentielle,
les petites phrases et les « nouveaux concepts » s’enchaînent, chaque
prétendant essayant de se différencier de ses futurs concurrents. Du côté de
Mélenchon et de LFI, parler de « nouvelle France » a suffi à déchaîner
les accusations.
Publié le 01/04/2026
Au cours de plusieurs réunions
publiques, Mélenchon a apostrophé les participants en demandant : «
Qui, dans la salle, a un grand- parent étranger ? » pour souligner la
diversité des origines des habitants du pays et se réjouir de cette «
nouvelle France ». À droite et à l’extrême droite, on s’est ému devant
cette « créolisation » revendiquée. Retailleau a décrété : « La
nouvelle France, c’est la mort de la France ». Quant à ceux qui, à gauche,
souhaitent obtenir un certificat de politiciens responsables et mesurés, ils se
sont empressés de regretter les divisions qu’une telle définition pouvait
nourrir : « Être président, c’est précisément vouloir réconcilier les deux
visions de la France » affirme-t-on au PS.
Les travailleurs d’origine immigrée,
confrontés à la montée des préjugés et du racisme, aux discours suggérant que
leur couleur de peau ou leur religion font d’eux des criminels ou des
terroristes en puissance, se sentent sans doute mieux représentés et compris
par ceux qui vantent cette « nouvelle France ». Paul Vannier, dirigeant LFI, en
fait d’ailleurs une ligne de démarcation politique : « Sur une barricade, il
n’y a que deux côtés et on construit des camps ».
C’est indiscutable, mais la
barricade ne sépare pas les tenants d’une « nouvelle France » et ceux d’une
France plus rance ! Les dirigeants politiques savent d’ailleurs très bien
passer d’un côté à l’autre, suivant le contexte et la démagogie électorale
utile. Ainsi de Jacques Chirac qui, en 1991, parlait du « bruit et de l’odeur
» des étrangers et qui, sept ans plus tard, devenu président, vantait les
mérites de la « France black-blanc-beur » dans le sillage de la victoire
de l’équipe de football au Mondial.
Les travailleurs viennent des
quatre coins du monde et se retrouvent sur les mêmes chaînes de production,
dans les hôpitaux, les transports et les services. Ce sont eux qui font tourner
la société, qu’ils aient ou non la nationalité française, avec ou sans papiers.
Ce n’est pas la nouvelle France,
c’est le camp des travailleurs, et c’est sur cette base qu’il peut se
rassembler et défendre ses intérêts, à l’opposé du grand patronat et de ses
représentants politiques, qui n’ont que la souveraineté ou les intérêts de la
France à la bouche.
Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3009)
LUTTE OUVRIERE
RÉUNION
PUBLIQUE
Jeudi 9
avril 2026 à 19 h.30
Espace
Nelson Mandela
82,
avenue du Gl Leclerc à Argenteuil
Se retrouver ensemble, les militants de Lutte
ouvrière disponibles, les proches, ceux qui ont accepté de se retrouver sur
notre liste lors des dernières élections, mais également d’autres militants et
habitants secoués par bien des aspects de ces élections municipales à
Argenteuil, calamiteuses, avec ses outrances, ses mensonges, ses illusions et
ses manœuvres. Nous en discuterons et bien évidemment du contexte guerrier et
de ses conséquences, car face à la guerre et la hausse des carburants, l’heure
devrait être à la mobilisation du monde du travail pour la hausse générale des
salaires et des pensions.
La Fête
de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles
Les 23,
24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière
dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de
débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de
découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des
d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des
scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter
sans modération !
Renseignements,
billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org