Blog de Lutte Ouvrière d'Argenteuil
Dominique MARIETTE
dimanche 26 avril 2026
RN anti-ouvrier, à Liévin comme partout
Bête, méchant, mais surtout ennemi de classe
Le nouveau maire RN de Liévin, dans le Pas-de-Calais, a décidé d’annuler la cérémonie annuelle en hommage aux mineurs le 1er mai avec les syndicats. Il a déclaré que les syndicats « ne sont là que pour faire de la propagande », lui qui ne se gêne pas pour propager les idées réactionnaires.
Le RN a beau se prétendre le premier parti dans l’électorat ouvrier, il est avant tout contre toute forme d’organisation des travailleurs. En bon serviteur des intérêts patronaux, la classe ouvrière doit être à ses yeux docile et résignée. C’est un ennemi de classe !
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :
-dimanche 26 avril : et de 11 h. à midi marché Héloïse.
Aides familiales Somme : assez des salaires de misère !
Aides familiales Somme : assez des salaires de misère !
Mercredi 14 avril, les aides familiales employées par Valloires Domicile, dans la Somme, étaient en grève. Entre les horaires, les salaires et l’aide au carburant dérisoire qu’elles perçoivent, les raisons s’accumulent pour faire monter la colère.
Publié le 22/04/2026
Valloires Domicile, association financée par le conseil départemental, intervient auprès de personnes âgées ou malades. Les 80 aides, indispensables au maintien à domicile de ces personnes, font des kilomètres dans les villages autour de Crécy-en-Ponthieu dans leur véhicule personnel. L’explosion des prix du carburant rend cela de plus en plus dur. Tous les contrats sont à temps partiel, mais l’amplitude des horaires de travail fait que la journée peut commencer à 7 heures pour se terminer à 21 heures, avec de nombreuses coupures. Le tout pour des salaires qui ne dépassent pas les 1 100 euros.
Depuis des années, l’indemnisation est bloquée à 0,38 euro du kilomètre et à une somme bien insuffisante pour remplir le réservoir. D’autant que les trajets sont calculés au plus juste, du panneau de sortie d’une commune au panneau d’entrée dans l’autre, et tant pis pour celle qui doit se rendre dans un domicile à plusieurs kilomètres de là !
Par ailleurs, la direction, qui se donne beaucoup de mal pour payer le moins possible, imagine des plannings qui permettent de réduire encore une indemnisation déjà dérisoire. Lors du rassemblement, une travailleuse en a témoigné : « Les prix de l’essence augmentent, mais pas nos indemnités kilométriques ni nos salaires. Lundi, j’ai parcouru 54 kilomètres et seuls dix vont m’être payés ! »
À une vingtaine avec leurs soutiens, les grévistes se sont rassemblées pour réclamer l’augmentation des salaires et de l’indemnisation kilométrique ainsi qu’une organisation des horaires en deux équipes, 7 h-14 h et 14 h-21 h. La direction profite en effet des journées à rallonge imposées aujourd’hui pour rajouter des interventions au dernier moment, menaçant les employées de sanction disciplinaire si elles les refusent. La directrice a eu le culot de se justifier en disant que, si les travailleuses avaient un rendez-vous médical et présentaient un justificatif, on ne leur donnait pas d’intervention supplémentaire. Voilà ce qu’il en est de la « liberté » de ces travailleuses durant leurs temps de coupure !
Le président de l’association a fait étalage de son incompétence, se renseignant auprès des travailleuses pour connaître la différence entre le mode prestataire, où l’on est employé de la structure, et le mode mandataire, où elle n’est qu’un intermédiaire. Quant à la directrice, elle a affirmé être « à l’écoute » des salariées. Cette écoute ne remplira pas les réservoirs des salariées et elles réclament un conseil d’administration extraordinaire pour discuter sérieusement de leurs revendications.
Correspondant LO
Argenteuil, marchés forains, des marchands et des habitants pas toujours à la fête. Les élus regardent ailleurs.
Et leur manque à gagner, elle en fait quoi ?
Le nouvel adjoint au maire en charge des marchés forains a annoncé benoîtement que le marché hebdomadaire Héloïse du vendredi n’aurait pas lieu le vendredi 1er Mai. En cause, l’organisation de la Fête des berges. Ce monsieur évoque la sécurité, la fermeture du parking Jean Vilar et les travaux de l’avenue Gabriel Péri, mais rien sur la gêne pour la clientèle et surtout pour le manque à gagner des commerçants.
Ces derniers sont aussi populaires que leurs clients, et vivent avec la hausse du carburant et bien d’autres soucis liés à ce marché largement délaissé, une situation difficile. Ce n’est pas nouveau, mais cette annulation en rajoute à leurs difficultés.
Comme si le marché Héloïse ET la Fête des berges ne pouvaient pas se tenir en même temps.
C’est vrai, avec un peu de jugeote et d’empathie. DM
La fête de Lutte ouvrière 2026, les 23, 24, 25 Mai, une éclaircie fraternelle dans ce monde de brute
La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles
Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !
Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org
À Argenteuil :
MDommarie@aol.com
Demandez le programme
Plein les yeux, plein les neurones
Débats avec des auteurs et des militants
Au Chapiteau Karl-Marx :
- Jean-Jacques Marie : Les mutins du goulag et du quotidien
- Alain Faure : Les souvenirs de Léontine Oudot
- Amina Hassani : La justice du capital, quand les multinationales (dé)font la loi
- Marc Bélissa : La Révolution française et les colonies
- Marine Duros : Immobilier hors sol, comment la finance s’empare de nos villes
- Renaud Piarroux : Sapiens et les microbes
- Alain Ruscio : La première guerre d’Algérie
- Anne Steiner : Le temps des révoltes
- Pierre Mattei : La question ukrainienne et Christian Rakovski
- Pierre Chaze : J’ai allumé le feu
- Fanny Bugnon : L’élection interdite
- Benoit Trépied : Décoloniser la Kanaky-Nouvelle-Calédonie
- Juliette Sabbah et Emmanuel Blanchard, sur le livre de Michèle Audin : Berbessa, mes ancêtres colons
- Anne Deffarges : Allemagne 1918-1923, leçons d’une révolution fusillée
- Jean-Yves Mollier : Panama, un canal pour mémoire
- Colette Zytniki : Le cas Bugeaud, les violences de la conquête coloniale en Algérie
- Louise Tassin : Comme on les enferme : dans les centres de rétention de Paris à Lampedusa
- Marie-Laure Dufresne-Castets et Pascal Moussy : de la dénonciation des discriminations dans l’entreprise à la protestation contre la guerre
Au chapiteau Friedrich-Engels
nombreuses conférences sur des sujets politiques et sociaux ; débats sur les films et documentaires projetés aux cinémas
À l’espace Rosa-Luxemburg
conférences-débats présentées par des militants de Lutte ouvrière et de l’Union communiste internationaliste.
Du cinéma pendant trois jours
Deux salles de cinéma projetteront en continu des films et documentaires récents. Parmi eux :
Publié le 22/04/2026 Écouter la version audio
- Deux procureurs, de Sergei Loznitsa
- Les Musiciens, de Grégory Magne
- Left-Handed Girl, de Shih-Ching Tsou
- Ma frère, de Lise Akoka et Romane Gueret
- 7 jours, de Ali Samadi Ahadi
- Bons Baisers des grèves, de Philippe Baron
- Soundtrack to a coup d’État, de Johan Grimonprez
- Des Trotskystes à l’usine : le groupe Lutte ouvrière de la Snecma Gennevilliers (1971/2019) (Lutte Ouvrière).


