vendredi 24 avril 2026

Liban : une guerre sans trêve

 Liban : une guerre sans trêve

En dépit de l’annonce par Trump lui-même, jeudi 16 avril, d’un cessez-le-feu de dix jours au Liban, l’armée israélienne a poursuivi ses opérations de ratissage et de destruction de maisons à l’explosif dans le sud du pays.

Publié le 22/04/2026

 

Pour faciliter les négociations avec l’Iran, Trump a certes obligé Netanyahou à accepter une trêve au Liban, alors que celui-ci ne cessait de proclamer que la guerre se poursuivrait jusqu’à « l’éradication du Hezbollah ». Les membres du gouvernement israélien ont appris la conclusion de l’accord par les réseaux sociaux, comme le reste du monde. Mais si le président américain avait besoin d’afficher un succès diplomatique, il n’entendait pas pour autant obliger son partenaire à respecter un véritable cessez-le-feu. Le texte de l’accord lui-même reconnaît d’ailleurs à l’armée israélienne le droit d’user de tous les moyens pour « se défendre ». Quant à l’occupation du Liban, il n’en est même pas fait mention.

Dès le 17 avril, des centaines de milliers de Libanais qui avaient fui les combats ont cependant tenté de regagner le sud du pays. Ils se sont heurtés à l’armée israélienne, qui a annoncé avoir établi une « ligne jaune » de démarcation, s’étendant de la Méditerranée à l’ouest jusqu’à la frontière libano-syrienne à l’est et délimitant une zone tampon large de 10 à 30 kilomètres le long de la frontière avec Israël.

À l’intérieur de cette zone, les soldats israéliens détruisent les infrastructures et les habitations dans le but de la rendre inhabitable, utilisant les mêmes méthodes que dans la bande de Gaza. Pendant ce prétendu cessez-le-feu, l’armée israélienne continue de mener des attaques et des bombardements, et tous ceux qui s’approchent de trop près de la « ligne jaune » sont pris pour cible. Depuis le 2 mars, l’offensive israélienne au Liban a fait près de 2 500 morts, plus de 7 600 blessés et contraint au total plus de 1,2 million de personnes à prendre le chemin de l’exode. Du côté israélien, 15 soldats ont trouvé la mort.

Des négociations se poursuivent en principe pour parvenir à une prolongation de la trêve mais, quelle qu’en soit l’issue, il est clair que, bénéficiant d’un soutien indéfectible de l’impérialisme américain, Netanyahou pourra poursuivre ce qui est une politique de conquête coloniale ; une politique payée au prix fort par tous les peuples de la région, y compris le peuple israélien, engagé dans une guerre sans fin.

                                                     Marc Rémy (Lutte ouvrière n°3012)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 24 avril, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 25 avril, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 26 avril :  et de 11 h. à midi marché Héloïse.

Armement américain : nouvelle inflation… de profits

 

Production… destruction… production… destruction…

 

 

Le fabricant d’armes Lockheed Martin a obtenu un contrat de 4,7 milliards de dollars pour produire toujours plus de missiles pour l’armée américaine.

La guerre contre l'Iran coûte cher à l’État américain. Mais elle profite aux capitalistes de l’armement.

Volkswagen : la saignée continue

 

Un seul objectif : protéger les milliards de profit

 

 

Le groupe automobile allemand vient d’annoncer la suppression de 50 000 emplois. Après avoir fermé deux usines à Dresde et en Belgique en fin d’année dernière, le patron vise des dizaines de milliers de postes chez Volkswagen, ainsi que chez Audi et Porsche.

         Ce groupe capitaliste fait peser les « surcapacités » par rapport au marché uniquement aux travailleurs en les précipitant dans le chômage pour protéger les milliards de profit.

         Il n’est pas dit que les travailleurs du groupe et des sous-traitants se laisseront faire : ils sont en droit de demander des comptes aux actionnaires.

Budget : dérapage ciblé

 

Défense des services publics utiles à la population

 

 

Le gouvernement a annoncé le gel de 4 milliards d'euros de dépenses prévues dans le budget 2026 de l’État. Deux autres milliards pourraient aussi être amputés du budget de la Sécurité sociale.

Le gouvernement parle d’éviter un dérapage budgétaire à cause de la guerre au Moyen-Orient et des aides prévues sur les carburants.

Mais c’est surtout pour financer une augmentation du budget militaire de 35 milliards jusqu'en 2030, soit 7 milliards par an. Mais pour la guerre, il ne se soucie pas de dérapage.