vendredi 13 mars 2026

Municipales 2026 : Le 15 mars, votez pour les listes de Lutte ouvrière et de Combat ouvrier !

Municipales 2026 : Le 15 mars, votez pour les listes de Lutte ouvrière et de Combat ouvrier !

Publié le 12/03/2026

Dimanche 15 mars, des millions d’électeurs, en métropole, à La Réunion et en Guyane, auront la possibilité de voter pour une listes Lutte ouvrière dans 243 communes où elles sont présentes. Aux Antilles, ils pourront voter pour l’une des six listes de Combat ouvrier.

Les votes pour ces listes clairement identifiées comme communistes, révolutionnaires et internationalistes seront une protestation contre la guerre. Ils seront un cri de colère contre la domination catastrophique et toujours plus pesante du capital, contre la montée du chômage, le blocage des salaires, les licenciements, l’épuisement au travail, le sacrifice des services publics utiles à la population pour abonder les budgets militaires.

Ces votes seront aussi la preuve de la vitalité et de l’implantation de notre courant, ne serait-ce que par le rassemblement sur nos listes de plus de dix mille travailleuses et travailleurs et par les centaines de milliers de discussions dans les entreprises et les quartiers ouvriers qui en ont découlé. La constitution de ces listes, la campagne électorale et le scrutin lui-même sont autant d’étapes dans la construction d’un parti ouvrier capable de proposer des orientations claires aux travailleurs dans la période agitée qui s’ouvre devant eux.

Alors votez et faites voter Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs !

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

Aujourd’hui Vendredi 13 mars : de 10 h. à midi 30 marché Héloïse,

-de 15 heures à 16 heures 30, esplanade du Val-Nord et marché,

-toujours au Val-Nord, de 17 heures à 19 heures ;

Et de 17 h. à 19 heures carrefour Babou.

 

Le vote « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » : Affirmer le rejet du capitalisme et de la guerre

 Affirmer le rejet du capitalisme et de la guerre

Le déchaînement de la guerre en Iran et au Liban était dans toutes les discussions, les candidats des grands partis aux élections municipales ont continué à dérouler des programmes centrés sur le local.

Publié le 12/03/2026

 

Logement, école, santé, transport, tous ont présenté de prétendues solutions pour améliorer la vie des habitants, comme si ce qui se passait au niveau national et international n’avait aucune conséquence sur la situation locale. Rien d’étonnant venant de têtes de liste qui appartiennent à des partis qui ont été ou qui sont encore au gouvernement, et qui essaient de le faire oublier. Mais même venant de candidats n’ayant pas d’arrière-pensées politiciennes, prétendre permettre que tout aille bien à l’échelle d’une ville, prétendre échapper aux conséquences de la guerre, est une illusion.

Tout est lié. Il n’y a pas de bulle où l’on pourrait se réfugier. En France, nous ne sommes pas – pas encore – sous les bombes, mais la guerre, les travailleurs la paient déjà. Le gouvernement dépense des milliards pour le budget militaire. Il l’a augmenté de près de sept milliards. Il réserve dix milliards pour construire un autre porte- avions alors qu’il n’y a pas d’argent pour les infrastructures de santé, pas d’argent pour les écoles, pas d’argent pour construire ou rénover les logements, pas d’argent pour ce qui est essentiel pour la vie des travailleurs. Demain, il y aura moins de crèches, moins de transports, moins de services de santé accessibles, moins de profs et moins d’instituteurs, pour qu’il y ait plus de Rafale, plus de chars, plus de bombes, plus de munitions !

Et demain, c’est aux maires que le gouvernement demandera de mobiliser la population pour une guerre qui n’est pas la sienne. Le chef d’état-major, Fabien Mandon, s’est adressé en novembre dernier aux maires de France pour leur demander de contribuer à ce que « le pays soit prêt » en cas de guerre. Après avoir déclaré qu’il allait falloir « accepter le risque de perdre des enfants, de souffrir économiquement », il a demandé aux maires d’en parler dans les communes. « Les maires ont un rôle fondamental à jouer », a-t-il déclaré car ils seraient le « meilleur relais » auprès des concitoyens. Et de demander aux maires de se rapprocher de correspondants défense, de délégués militaires départementaux, de commandants de régiments et de bases navales pour expliquer la situation à leurs concitoyens. Le chef d’état-major a insisté pour que les maires facilitent l’installation des militaires dans leurs communes, permettent les entraînements et les grandes manœuvres que va effectuer l’armée de terre. « Nous avons besoin d’espaces. S’il vous plaît, essayez d’avoir un regard positif sur ces actions. Nous avons un réseau qui peut vous aider à préparer » la population, a-t-il martelé.

Aussi, les travailleurs doivent avoir les yeux grands ouverts sur la situation, être conscients de ce que la bourgeoisie prépare s’ils veulent pouvoir l’empêcher de faire de la jeunesse de la chair à canon. Face à cette situation, les travailleurs doivent ne compter que sur leurs combats, leur conscience, leur organisation pour changer le cours des choses. Les candidatures de Lutte ouvrière ont permis d’affirmer cette vérité alors que la plupart des autres candidats cherchaient avant tout à cacher la réalité de la crise et de la marche à la guerre.

                                                      Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3006)

Argenteuil : Voter « travailleuses et travailleurs », affirmer la force politique du monde du travail en votant à Argenteuil comme partout où nos listes se présentent « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs ».

 

Marquer électoralement notre camp, celui du monde du travail

 

 

Le monde se dirige à l’échelle de la planète vers des affrontements de plus en plus vifs et sanglants. Tôt ou tard, ils se transformeront en guerre généralisée. C’est le prix que paiera l’humanité du maintien du capitalisme, et de la folle concurrence exacerbée des multinationales et des États à leur service. L’issue est dans les mains des producteurs, des travailleurs du monde, à condition qu’ils retrouvent le chemin de la conscience, de l’union, et de l’organisation. Les travailleurs font fonctionner la société, ils doivent la diriger.

         Durant cette campagne que nous avons menée à Argenteuil, c’est de cela que de nombreux habitants des classes populaires étaient prêts à discuter. Ils étaient heureux souvent d’entendre un langage qui réponde à leurs préoccupations et à leurs inquiétudes. Heureux d’entendre des militants s’intéressant au recul de la condition ouvrière, et des moyens d’inverser la situation. L’offensive contre l’Iran, et son produit, la hausse scandaleuse des carburants qui va nourrir l’inflation ont été l’objet à point nommé de nombreux échanges.

         Loin des programmes des uns et des autres que le contexte risque vite de transformer en fadaises, nos perspectives de reconstruction de l’organisation et de la nécessaire affirmation politique de la classe ouvrière a été largement écouté et souvent entendu.

         Quel que soient les pourcentages que nos listes obtiendront, ils marqueront l’existence politique de notre classe. Faisons qu’ils soient, certes sans doute encore très minoritaires, qu’ils soient les plus élevés possibles.

Votons pour les intérêts des travailleuses et des travailleurs

Votez et faites voter à Argenteuil pour notre liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs »

Conduite par moi-même et Valérie SUAREZ

                                                                              Dominique MARIETTE

Disparition d’un militant : quand les militants de Lutte ouvrière rendent un bel hommage à un de leurs camarades qui vient de décéder

 Les nôtres

Notre camarade Perrin

Publié le 12/03/2026

 

 

Notre camarade, Richard Percevault, que nous appelions Perrin, est décédé le dimanche 1er mars, des suites d’une maladie neurologique qui l’avait fait basculer dans un monde inaccessible, éprouvant pour lui et ses proches. Il allait avoir 76 ans.

C’est au tout début des années 1970, à la Thomson CSF, en banlieue parisienne, que Perrin a croisé le chemin de Lutte ouvrière. Il y avait été repéré par un militant dont il était le chef, comme un gars bien, solidaire des travailleurs. De fait, Perrin intégra vite la petite équipe qui publiait un bulletin politique régulier dans l’entreprise. C’était parti pour toute une vie de militant ouvrier.

Jusqu’en 2004, où Thomson, devenue Alcatel entre- temps, ferma ses portes, Perrin fut de tous les combats avec les travailleurs de l’entreprise et sur tous les fronts pour faire vivre Lutte ouvrière et défendre ses idées.

Mis à la retraite à 54 ans, il profita du temps dont il disposait pour épauler les camarades de plusieurs entreprises et pour prendre en charge d’autres tâches indispensables. Il fut l’un des accompagnateurs d’Arlette Laguiller dans ses déplacements, veillant à ce que tout se passe bien pour elle.

Il prit également part au travail nécessaire à l’entretien du parc de Presles, où se déroule la fête annuelle de Lutte ouvrière. Ses compétences en maçonnerie font d’ailleurs école aujourd’hui.

Qu’il s’agisse de couler une dalle en béton, d’assurer la tranquillité d’Arlette, de trouver la meilleure façon de rédiger un écho pour la presse d’entreprise ou de défendre ses idées sur un marché ou dans les campagnes électorales, Perrin était solide, ouvert et doux, toujours disponible et prêt à aider du mieux qu’il pouvait. Cela faisait de lui un camarade, un ami, un compagnon précieux. Il a vécu une belle vie de militant et nous sommes heureux et fiers de l’avoir partagée avec lui.

Iran : Ni Trump, ni Pahlavi, ni Khamenei !

 

Iran : Ni Trump, ni Pahlavi, ni Khamenei !

Au dixième jour de la guerre, les bombes israélo-américaines tombaient chaque jour en Iran, non seulement sur des casernes et des installations militaires mais aussi sur des immeubles d’habitation et des infrastructures.

Publié le 12/03/2026

 


À l’angoisse que son immeuble soit visé ou ses proches tués, s’ajoutent pour la population les difficultés pour s’approvisionner alors même que le pays est frappé depuis des années par l’embargo américain et l’hyperinflation. À Téhéran, le bombardement de plusieurs dépôts de carburant, le 8mars, a provoqué d’immenses incendies, suivis de pluies noires acides qui brûlent la peau, asphyxient les habitants et polluent les sols et les nappes phréatiques. Deux jours plus tard, le secrétaire américain à la Guerre annonçait que le pire était à venir : « Le 11mars sera le jour le plus intense de frappes. »

Voilà comment les dirigeants de l’impérialisme entendent « libérer » le peuple iranien de la dictature des mollahs ! Si, parmi les témoignages qui parviennent d’Iran, la haine du régime est toujours présente, on ne voit plus les scènes de liesse qui avaient suivi la mort de l’ayatollah Khamenei, le 28février. Seuls les partisans en exil de Pahlavi, le fils de lancien chah, complaisamment relayés dans les médias et qui prétendent sans gêne parler au nom de tous les Iraniens, osent voir dans ce tapis de bombes une entreprise de libération ayant l’assentiment de la population.

Loin de s’effondrer après l’élimination du premier cercle dirigeant, le régime a continué à organiser sa riposte militaire, frappant des bases et des installations américaines et d’autres cibles dans les pays du golfe Persique, en Israël, en Irak, en Jordanie ou en Azerbaïdjan. Un nouveau Guide suprême a été désigné en la personne de Mojtaba Khamenei, le fils du précédent. Ali Laridjani, rejeton d’une riche famille, proche des Pasdarans et chef du Conseil suprême de sécurité, tient en main l’appareil d’État. Sans surprise, les bombardements israélo-américains ont pour effet de renforcer le sentiment national iranien et de redonner de la légitimité à un régime pourtant discrédité après le massacre perpétré en janvier contre des millions de manifestants désarmés.

En Iran, mais aussi parmi les exploités de nombreux pays, cette nouvelle agression israélo- américaine a pour effet de faire apparaître les mollahs et les Pasdarans comme des résistants face à la domination impérialiste. C’est une terrible impasse car, si Trump et Netanyahou sont sans conteste les agresseurs, les dirigeants de la République islamique se cachent depuis 47 ans derrière les slogans anti-impérialistes pour piller l’Iran, accumuler des fortunes et exploiter leur propre peuple. Les classes populaires, la jeunesse et plus encore les millions de travailleurs d’Iran ont montré leur courage et leur force à de nombreuses reprises dans le passé proche ou lointain. Pour se libérer, à la fois du régime des mollahs et de la domination impérialiste, ils ne peuvent compter que sur leurs propres luttes et les liens qu’ils sauront établir avec les opprimés du monde entier.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3006)