samedi 30 mai 2026

Migrants : Centres de rétention : il faut les fermer !

 Centres de rétention : il faut les fermer !

Plusieurs associations dénoncent l’augmentation de la durée d’internement dans un centre de rétention administratif (CRA), alors que le Sénat a approuvé le 20 mai un texte sur la possibilité de l’augmenter encore.

Publié le 27/05/2026

En 2025, les personnes enfermées dans les vingt-deux centres de rétention situés en France hexagonale ont été plus nombreuses (16 467) qu’en 2024 (16 228), selon le bilan annuel publié par Forum réfugiés, France terre d’asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte, des associations intervenant pour informer ces personnes sur leurs droits. Mais surtout, la durée moyenne d’enfermement s’est allongée : elle a été d’un peu plus de trente- trois jours, contre près de dix-sept jours en 2020.« Plus de quarante ans après l’ouverture des premiers centres de rétention administrative (1984), l’année 2025 s’inscrit comme l’une des plus préoccupantes pour les droits des personnes étrangères privées de liberté », estiment les associations.

Le texte discuté au Sénat, soutenu par le gouvernement, prévoit d’allonger de trois à sept mois (soit deux cent dix jours) la durée maximale en CRA pour les personnes condamnées par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes, et représentant une menace « réelle, actuelle et d’une particulière gravité » pour l’ordre public. C’est évidemment une façon particulièrement insidieuse et révoltante de mettre un trait d’égalité entre les migrants, les sans-papiers et les délinquants, voire les personnes dangereuses. Cette mesure pour laquelle Bruno Retailleau s’est agité lorsqu’il était au gouvernement avait pourtant été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l’avait jugée disproportionnée.

Le seul crime de ces prisonniers est de vouloir survivre en fuyant la misère de leur pays, misère dont l’impérialisme français fait partie des responsables. Il faut la fermeture de tous les centres de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers !

                                                            Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3017)

  

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 30 mai, de 10 h.15 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche, de 11 h à midi au marché Héloïse.

Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

 Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

Le 21 mai, le PDG Antonio Filosa a dévoilé son plan FastLAne 2030. Le seul mot d’ordre est : que les actionnaires continuent à s’enrichir.

Publié le 27/05/2026

 

Le trust automobile Stellantis a déjà fermé son usine de Douvrin dans le Nord et annoncé la fin de la fabrication de voitures dans celle de Poissy dans les Yvelines, ce qui veut dire sa fermeture.

Dans son nouveau plan, Stellantis a passé plusieurs accords avec deux groupes automobiles chinois, ses alliés de longue date. Avec Leapmotor, fabricant de voitures électriques, il a constitué une entité détenue à égalité par les deux groupes. Leapmotor peut ainsi récupérer les usines Stellantis de Saragosse et de Madrid pour y produire ses voitures. Ainsi Stellantis et Leapmotor ne devront pas payer de droits de douane pour des voitures considérées comme de conception « chinoise ».

L’usine Stellantis de Rennes, elle, a été vendue partiellement au groupe chinois Dongfeng qui y produira des voitures de sa marque ainsi que des voitures de marque Stellantis. Réciproquement, Dongfeng produira des Peugeot et des Jeep dans ses usines en Chine. Le but de ces partenariats est, comme disent les patrons, de « réduire les coûts » de « rester à la pointe de la technologie, augmenter la vitesse de développement des nouveaux modèles » – ce qui signifie faire travailler plus et plus vite les ingénieurs et techniciens sur la conception des voitures. C’était le cas quand, en 2019, PSA a fusionné avec Fiat, a acheté des usines Opel, à capital américain, en Allemagne et en Espagne, et a licencié à tour de bras. Et aujourd’hui, le Monopoly géant des capitalistes de l’automobile continue !

En général, les patrons, secourus par les politiciens de tout bord, invoquent le manque de compétitivité des usines en France, la concurrence chinoise et autres balivernes pour cacher ce qui est une course effrénée à l’enrichissement par l’aggravation de l’exploitation des travailleurs.

Mais là, l’argument de la « concurrence chinoise » ne tient évidemment plus quand il s’agit de permettre aux actionnaires d’amasser des milliards ! On voit alors que la vraie raison des licenciements et des fermetures d’usine est la recherche de toujours plus de profits, et rien d’autre.

Dans la même veine, Stellantis a annoncé le lancement, en 2028, d’une petite voiture électrique reprenant un vieux modèle populaire : la 2 CV ! La production se fera en Italie, dans l’usine de Pomigliano près de Naples, qui fabriquait les Fiat Panda. Bien qu’un nouveau modèle soit prévu dans cette usine certainement depuis des années, Stellantis a fait signer aux syndicats l’acceptation de 350 suppressions de poste en 2025 avec des départs dits volontaires.

Même quand ils annoncent de nouvelles productions, les capitalistes ne manquent pas de prévoir de réduire les emplois !

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3017)

Samsung : les travailleurs se font craindre

 

La force des travailleurs

  


Sous la menace d'une grève agitée par les syndicats de Samsung en Corée du sud, l'entreprise a lâché une prime significative pour des travailleurs du secteur des puces électroniques. Ils toucheront cette année 36 000 euros, plus 254 000 euros sous forme d'actions

         Cette prime est regardée avec envie par bien des travailleurs et avec crainte par les autres capitalistes qui redoutent d’avoir à mettre eux aussi la main a la poche. Elle ne représente néanmoins que 12% du bénéfice annuel de Samsung Electronics à diviser entre les 80 000 salariés concernés.

         La menace d'une grève a permis qu'une partie des richesses reviennent à une partie de ceux qui la produise. Quand les travailleurs mobiliseront toutes leurs forces, ils pourront décider de l’usage de l'ensemble des richesses qu'ils produisent collectivement.

Abus de confiance : un connaisseur

 

Remplir sa tirelire avec l’argent des autres

  


42 000 euros d’une cagnotte en ligne ont « accidentellement » fini sur le compte du politicien d’extrême droite Jean Messiha, ex-porte-parole de la campagne de Zemmour.

         Messiha l’avait lancé pour les veuves des agents pénitentiaires tués le 14 mai 2024 lors de l’évasion d’un narcotrafiquant. Deux ans plus tard, la somme est toujours sur le compte de Messiha, qui clame n’avoir pas été au courant… Sans doute qu’une telle somme n’est pas grand-chose pour lui.

         Ce réactionnaire fait sa carrière en fustigeant la délinquance. On voit qu’il en connaît un rayon… de l’intérieur.

Argenteuil, points d’eau publics : Argenteuil joue son Arlésienne

 

Un manque cruel dans l’espace public

 


  

Promesse de la Canopée

 


 

Une fontaine, on l'aime déjà, mais toutefois plus modeste...

 

Qui s’en souvient, mais il y eut à Argenteuil des fontaines. Certes elles répondaient à des besoins lorsqu’il n’y avait pas l’eau courante partout. Il y eut aussi des zones qui humidifiaient l’air. Les anciens du Val-Nord se souviennent du bassin de la Bérionne. Certaines fontaines joignaient l’agrément et la possibilité de boire. La Fontaine Wallace de la rue Paul Vaillant Couturier ne donne plus d'eau. Les bassins d’anciennes fontaines ont été transformés en jardinières.

         Comme l’indique l’extrait de la brève sur le sujet qui inspire la présente et qui circule sur les réseaux sociaux, « La requalification de l'avenue Gabriel Péri en "Canopée" promettait ombre et fraîcheur, avec jets d'eau comme en atteste cette page 14 du magazine "Ma ville" N° 67, mars 2025, du Cabinet Michel Desvigne- Paysagiste.  Or c'est un paysage bien minéral qui s'offre aux sens dans la chaleur écrasante de cette canicule précoce. » (Il y a bien sur la placette Crédit Lyonnais un élément-fontaine, mais unique...) Et la brève poursuit :

         « L'été dernier, comme l'été précédent, les associations de soutien aux sans-abri étaient intervenues auprès de la Sous-Préfecture et de la Municipalité pour réclamer l'installation de fontaines...en vain. Or on sait que les personnes sans abri sont plus vulnérables aux grandes chaleurs qu'aux grands froids ! »

         Ce manque de points d’eau pour boire et pour se rafraîchir pèse certes d’abord sur la vie de ces personnes sans-abri fragilisées, mais il pèse sur tous.

         On nous annonce que les périodes de canicules vont se multiplier dans les cinq années à venir. Ce qui a été vécu ces dix derniers jours dans les établissements scolaires, dans les hôpitaux, les transports et l’espace public va se reproduire voire s’aggraver à l’avenir, si rien n’est fait… Il est urgent donc d’agir. Et la question de ces points d’eau a à ce niveau une importance toute particulière DM