mercredi 22 juillet 2026

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo : Contre le réchauffement, lutter contre le capitalisme 4 min 27

Guerre en Ukraine : l'UE participe au sale boulot

 

Contribution supplémentaire des amis

 


 

Les 27 États de l'Union européenne viennent d'exclure du statut de protection temporaire les personnes fuyant la guerre en Ukraine qui ne se seraient pas acquittées de « leurs obligations militaires ». Autrement dit, ces pays, soi-disant défenseurs de la paix, aident le gouvernement et la police de Zélensky dans leur chasse à tous les adultes de 23 à 60 ans qui refusent d'aller au front et de mourir pour les oligarques, et surtout pour les multinationales européennes et américaines.

Faire du profit avec la peau de la population est dans l'ADN du capitalisme.

Budget de l'Etat : priorités de classe

 

Sans surprise…

 

 

Dans le cadre de la préparation du budget 2027, le Premier ministre a indiqué aux ministères les plafonds de dépenses.

Tous les ministères sont priés se serrer drastiquement la ceinture, sauf... le ministère des Armées avec 6,4 milliards d’euros supplémentaires, celui de l’Intérieur avec 1 milliard de plus, et les financiers qui toucheront 12,3 milliards en plus au titre des intérêts de la dette.

L’État se réduit de plus en plus à ses fonctions de base nécessaires à la bourgeoisie : une pompe à fric et un instrument du maintien de son ordre.

RDC : les soignants d’Ebola protestent

 RDC : les soignants d’Ebola protestent

Autour du 10juillet, les soignants de la région dIturi, épicentre de l’épidémie dEbola en République démocratique du Congo (RDC), se sont mis en grève pour recevoir leurs salaires et dénoncer leurs conditions de travail.

Publié le 15/07/2026

La nouvelle épidémie a démarré fin avril dans l’est de la RDC, en Ituri, dans le Nord et le Sud Kivu, et menace l’Ouganda et le Soudan du Sud, voisins.

Ces régions connaissent une guerre depuis 30 ans, où différentes factions, armée congolaise comprise, se disputent le contrôle de minerais pour le compte de grands groupes occidentaux. La ville de Mongwalu, d’où est partie l’épidémie, abrite pour sa part d’importantes mines d’or où des mineurs artisanaux accourus d’autres régions et des pays voisins tentent leur chance. L’exploitation y continue aujourd’hui du matin au soir, comme si de rien n’était.

L’épidémie a fait à ce jour plus de 600 morts recensés, et certainement bien plus. Elle se propage vite. Les soignants manquent de moyens pour prendre en charge les malades. Leur suivi et celui des cas contacts se fait sur papier, ce qui complique la circulation des informations, et les tests de diagnostic prennent plusieurs jours car les laboratoires sont débordés. La plupart des centres médicaux ne sont pas équipés pour recevoir les malades, et les ambulances pour les transférer manquent. Dans les débuts de l’épidémie, les soignants manquaient d’équipements de protections. Certains ont même été contaminés et 35 en sont morts.

Dans ces conditions, soigner les malades d’Ebola signifiait non seulement risquer sa vie, mais aussi devenir un vecteur de l’épidémie. Il n’y avait pas d’eau de Javel dans les centres de soin, ni même d’eau potable. Sans doute en est-il encore de même aujourd’hui dans bien des centres de secours.

La population, habituée aux exactions des autorités, se méfie des soignants, ce qui ne fait bien sûr qu’ajouter une difficulté à la lutte contre l’épidémie. Les soignants font face à des malades qui se cachent, qui fuient les hôpitaux, à des cas contacts qui se dissimulent, par ignorance ou par peur. Ils ont même subi des agressions, l’un d’entre eux explique avoir perdu une dent pendant une intervention, son véhicule ayant été attaqué à coups de pierres. Et pour couronner le tout, les soignants d’Ituri n’ont pas reçu de salaire depuis mi-mai et l’émergence de l’épidémie.

Face à cette situation catastrophique, ceux de la ville de Buna étaient en grève, réclamant d’être payés pour le travail qu’ils font, mais aussi d’avoir de quoi soigner sans risquer leur vie. Ils ont été rejoints par d’autres travailleurs, notamment ceux qui organisent les enterrements sécurisés, et la grève s’est étendue à la ville de Rwampara.

Le gouvernement congolais, à 1 700km de là, affirme avoir pris la mesure de la situation, mais cette grève pourrait bien l’obliger à changer son discours et à cacher le mépris manifesté envers ceux qu’il a envoyés au front. Dans son arrogance et celle de toutes les autorités, gouverneurs, chefs militaires, corrompus jusqu’à la moelle et coutumiers des détournements de fonds, on retrouve celle des grandes puissances qui se disputent les richesses du sous-sol.

                                                         Antoine Stein (Lutte ouvrière n°3024)

Argenteuil, art et culture. Le "quadrilatère de l'ancienne mairie et sa raison d'être culturelle"

 

Des erreurs successives dont elle a bien du mal à se dépêtrer

 

 

Savoir que tout est question de rapport des forces, à Argenteuil comme ailleurs, entre les partisans de décisions municipales et leurs opposants, ne nous empêche pas de réfléchir, d’approfondir les sujets, même lorsque la prise de conscience du plus grand nombre et leur organisation demeurent les éléments essentiels. Je tenais à le rappeler. Des idées donc, mais en convaincre dans les profondeurs de la population.

 

         La municipalité, au cœur de l’été, quand une partie des Argenteuillais ont la tête ailleurs, a annoncé la liquidation de la présence de la MJC rue des Gobelins pour la fin de l’année. Élégant ? Démocratique ? Normal ? Nous y reviendrons.

         La municipalité a un problème avec la Maison de quartier du Centre comme elle en a un autre avec l’enjeu de la situation de la jeunesse. Nous y reviendrons également.

         Avenir de la Maison de quartier de la rue des Gobelins et question de la jeunesse sont au cœur de l’annonce brutale concernant la présence de l’association MJC dans un bâtiment qui lui fut naguère destiné à l’époque du maire PCF Fernand Dupouy.

         Les choses pourraient être pourtant tellement simples.

         Cela concerne un espace qui fut celui de la villa et de ses jardins qui devint pour un temps, boulevard Héloïse, celui de la mairie d’Argenteuil. Une bibliothèque lui fut adjointe dans les années 1930. La villa elle-même devint le conservatoire d’Argenteuil lorsque la mairie s’installa dans les années 1970 boulevard Léon Feix. Ce fut l’époque où ce qui devait devenir un véritable espace culturel avec la fresque d’Édouard Pignon fut construit, en même temps que le bâtiment de la MJC. Dans un angle restant de l’ancien espace, la résidence Croizat pour les anciens fut ajoutée.

         L’ensemble de cet espace a donc une fonction culturelle évidente. L’intégration de la Maison de quartier y est une énigme dont la municipalité actuelle porte l’entière responsabilité. Et la municipalité a doublé sa mise d’erreurs en y installant un service de l’emploi pour les jeunes qui était installé auparavant au sein de la mairie, et dont la localisation ne peut pas attirer les foules… de jeunes.

         Il n’y a aucune raison pour que l’association MJC qui se bat depuis des années pour sa pérennité en fasse les frais. La municipalité doit revoir sa copie pour une installation correcte ailleurs d’une véritable Maison de quartier. Quant à l’installation d’une véritable maison de la jeunesse, nous lui en transmettons amicalement l’idée. Cela aurait mieux valu que les 20 millions de ladite Canopée.

         Conservatoire, Centre artistique, MJC, cela suffit pour ce "quadrilatère de l'ancienne mairie et sa raison d'être culturelle". DM