lundi 10 août 2026

Le chômage en hausse continue

 

Réduire les postes, c’est augmenter les profits

 

 

En un an, les statistiques officielles annoncent 62 000 travailleurs privés d’emploi supplémentaires, pour atteindre 2 700 000 chômeurs (en catégorie A). Concernant les jeunes entre 15 et 24 ans, plus de un sur cinq est sans emploi.

Les capitalistes, obnubilés par l’augmentation frénétique de leurs profits, multiplient les suppressions d’emplois afin d’augmenter l’exploitation des travailleurs. Pour les patrons, le chômage est un outil de gestion indispensable.

Pour se débarrasser du chômage, il faudra se débarrasser du capitalisme.

CAC 40 : le ruissellement… vers le haut

 CAC 40 : le ruissellement… vers le haut

Les plus grandes sociétés françaises ont publié leurs bénéfices du premier semestre, en augmentation de plus de 40 % pour celles du CAC 40.

Publié le 05/08/2026

 

À un pôle de la société, l’immense majorité de la population vit de plus en plus durement une crise économique marquée par les hausses de prix, les plans de licenciements, les salaires qui stagnent et les annonces régulières d’économies sur les services publics. De l’autre côté, une poignée de riches actionnaires affichent tous les ans de nouveaux records de bénéfices.

TotalEnergies a donc accumulé plus de 9,5 milliards de bénéfices en six mois, une hausse de 72 % sur un an. Pour Safran, c’est 21 % de plus, 1,9 milliard, et 2,6 milliards pour CMA-CGM, en hausse de 31 %. Un total de plus de 74 milliards d’euros a été encaissé par les entreprises françaises cotées en Bourse. Ce beau pactole permettrait de résoudre bien des problèmes brûlants de cet été, de rénover les hôpitaux, les écoles, d’équiper les pompiers en matériel récent, camions et Canadair, et de recruter largement pour compléter leurs effectifs insuffisants.

Mais dans la société actuelle c’est inenvisageable car les capitalistes ont la main sur ces sommes et ont d’autres objectifs. Une part de cette richesse créée par le travail ira directement sur les comptes des grandes fortunes au travers des dividendes, et le reste leur servira à préparer des bénéfices encore plus faramineux au prochain semestre.

La recette pour réaliser ces bénéfices est simple : elle est de faire produire plus, à moins nombreux et moins cher, autrement dit d’aggraver l’exploitation. Le chiffre d’affaires de Stellantis par exemple, a été de 81,6 milliards d’euros au premier semestre 2026. Ce qui n’empêche pas le groupe de continuer à fermer des usines comme celle de Douvrin, dans le Nord, transférant une partie de sa production sur Trémery. Il a aussi pris prétexte cette année du lancement d’une petite voiture à Pomigliano, en Italie, pour y négocier 350 suppressions de postes, et ce ne sont que quelques exemples.

Ces milliards sont le fruit du travail réalisé par des millions de travailleurs ici et ailleurs. Qu’ils s’accumulent dans les caisses des capitalistes représente un immense gâchis pour toute la société.

                                                   Antoine Stein (Lutte ouvrière n°3027)

Sites Seveso : capitalisme = danger

 Sites Seveso : capitalisme = danger

Environ 30 000 personnes ont été confinées le 2 août lors de l’incendie d’un entrepôt contenant des produits toxiques sur un site classé Seveso à Gandrange, en Moselle.

Publié le 05/08/2026

La France compte environ 1 300 établissements classés Seveso, dont plus de la moitié sont classés seuil haut et, pour beaucoup, sont construits au centre ou à la lisière d’agglomérations. Ainsi les 24 et 25 juillet, la progression de l’incendie de Saumos en Gironde avait menacé trois sites industriels classés Seveso « seuil haut » sur les trente-six sites Seveso que compte le département. Dix-sept sont concentrés dans la métropole de Bordeaux.

C’est un grave accident industriel, une explosion suivie d’une émanation de dioxine, dans la commune de Seveso, au nord de Milan, en 1976, il y a cinquante ans, qui a entraîné à partir de 1982 des directives européennes sur les procédures pour prévenir de telles catastrophes. Mais le classement en sites dits Seveso n’a rien réglé, comme l’ont montré l’explosion de l’usine AZF de Toulouse en 2001 et l’accident chimique à l’usine Lubrizol à Rouen en 2019, et bien d’autres depuis. Ainsi depuis 2003, des mesures sont censées éviter la présence d’habitations à proximité de ces sites, mais les récents événements montrent qu’en pratique on en est loin. Rien n’est vraiment fait pour diminuer les risques, alors que les accidents dans ces usines dangereuses sont fréquents. De plus, la population elle-même n’a aucun moyen de contrôle.

L’irresponsabilité de nombreux patrons, et la complicité de l’État qui ne veut en rien les contraindre, font que la menace de nouvelles catastrophes continue de peser sur les travailleurs de ces entreprises et toute la population.

                                            Aline Rétesse (Lutte ouvrière n°3027)

Casino, le jeu capitaliste. Ouvrez un casino et il sera construit en un temps record, en Guyane comme ailleurs

 

Quand l’État ou de puissants intérêts privés le veulent…

 

En revanche, un pont, celui du Larivot en attente - photo France Guyane

C’est la presse qui a annoncé la nouvelle : le Casino de Cayenne va ouvrir en septembre. Il aura fallu un petit peu plus d'un an pour voir sortir de terre ce bâtiment. Il ne va rien apporter à la population, mais, en revanche, il va beaucoup rapporter à ses propriétaires, espèrent-ils !

Comme quoi, quand il y a de l’argent à faire, les travaux avancent vite en Guyane comme ailleurs. Et quand on voit le nombre d’infrastructures qui manquent, ou qui sont en retard dans la construction, on ne peut qu’être choqué que ce casino soit construit en si peu de temps.

Peut-être que si on pariait sur la fin des infrastructures nécessaires prévues , celui-ci se construirait plus vite ?

Argenteuil et sa jeunesse, la connaître d’abord, et avoir quelque chose à lui dire ensuite. Des moyens municipaux à mettre d’abord à contribution.

 

A-t-on vraiment besoin d’Opinionway pour cerner la question ?

 


 

C’est en pleine page sur le bilan des 100 premiers jours de la municipalité napoléonienne d’Argenteuil. Une pleine page pour ce genre d’annonce, alors que nous, militants de Lutte ouvrière, aurions pu l’utiliser à tout autre usage bien plus intéressant pour revenir sur les problèmes qui taraudent les habitants d’Argenteuil, anciens, entre deux âges, et jeunes.

         Mais bref, la municipalité veut donc sonder la jeunesse de la Ville en septembre. La sonder, mais est-ce vraiment si nécessaire ? Elle ne l’a connaît donc pas ? Elle qui dirige la Ville depuis 19 ans, qui dispose d’un important service jeunesse, qui a un rôle dans deux structures en rapport avec le sujet, la Structure Information Jeunesse (SIJ) pour les 12-30 ans et la Mission Locale d'Argenteuil Bezons pour les 16-25 ans. Elle chapeaute même un Conseil Municipal des Jeunes destiné aux adolescents jusqu’à 18 ans. Alors qu’est-ce qui lui faut de plus ?

         Au lieu de se lancer dans des dépenses importantes et une usine à gaz, nous aimerions bien davantage, puisque la municipalité aime notre jeunesse, qu’elle informe actuellement sur deux questions la concernant directement en cet été 2026 : l’augmentation du chômage déjà important des jeunes, et le nombre inacceptable de jeunes bacheliers qui n’ont toujours pas obtenu à ce jour de place pour la rentrée à l’issue de la première phase de Parcoursup.

         Sans avoir besoin de faire appel à Opinionway, que l’on me permette d’aborder dans les jours qui viennent quelques aspects de la question de la jeunesse, concernant Argenteuil of course ! DM