lundi 15 juin 2026

ArcelorMittal : le leurre de la nationalisation

Seule l’expropriation est à mettre à l’ordre du jour

 

 

L'Assemblée nationale a voté une nouvelle fois un texte en faveur de la nationalisation du groupe ArcelorMittal. Prétendant sauver l'emploi, PCF, LFI, PS et écologistes crient victoire, tout en sachant que ce texte n'a que peu de chances d'aboutir.

         Leur but, quitte à alimenter le nationalisme, c’est de tromper les travailleurs en prétendant que les nationalisations protègent des ravages du capitalisme. Or lorsque la sidérurgie était nationalisée, de 1982 à 1995, l'État a licencié en masse, fermé des sites, pris en charge les dettes des capitalistes et investi pour reprivatiser ensuite le tout.

         L’État intervient toujours pour le compte des capitalistes. C'est l'expropriation de la bourgeoisie par les travailleurs en lutte qu'il faut mettre à l'ordre du jour.

 

Mélenchon : un illusionniste en campagne

 Mélenchon : un illusionniste en campagne

Jean-Luc Mélenchon a réuni plusieurs milliers de personnes dans le centre de Saint-Denis, dimanche 7 juin, lors de son premier meeting de campagne pour l’élection présidentielle de 2027.

Publié le 10/06/2026

Le meeting, une réussite par l’affluence et son écho médiatique, était une opération pour s’imposer comme seul candidat de la gauche capable de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle. Ainsi, en conclusion de son intervention, Mélenchon a lancé : « La primaire est finie ! C’est nous qui avons gagné l’honneur de marcher en première ligne », pour bien signifier qu’à Saint-Denis, la messe était dite. Et de présenter ainsi le vote pour sa personne comme le vote utile pour faire barrage à l’extrême droite.

Comme les seules troupes de LFI ne suffiront pas, Mélenchon s’est fait rassembleur du « peuple » – mot sans cesse répété – en évoquant même à de multiples reprises les rois de France puisque Saint-Denis est aussi leur nécropole : « Voyez la basilique. Notre pays s’est inventé ici même ! » Sur la question du droit du sol, Mélenchon a même réussi le tour de force d’opposer au RN… le roi François 1er.

Bien sûr, dans la foule rassemblée, beaucoup ont retenu du discours du dirigeant de LFI ses charges contre le racisme, contre l’extrême droite, ces « obsédés de la race », l’appel à la solidarité avec les peuples opprimés et agressés par les États-Unis et Israël. Il a aussi mis en avant quelques promesses, peu nombreuses et somme toute assez limitées. Ainsi, une fois à l’Élysée, Mélenchon s’est engagé à fixer le smic à 1 700 euros net, un niveau vers lequel le salaire minimum se dirige de toute façon et qui restera bien insuffisant pour vivre correctement.

« Un grand changement est à portée de main », s’est exclamé Mélenchon, qui prétend ainsi que des bulletins de vote suffiront à s’opposer à la dégradation des conditions de vie, à la montée vers le pouvoir de l’extrême droite et à la marche à la guerre. Il n’a jamais évoqué le pouvoir des capitalistes auquel se heurte toute mesure remettant en cause leurs intérêts. Alors, comment croire qu’un grand changement soit possible sans s’en prendre à ce pouvoir et sans le renverser ? Pour son premier meeting, le candidat Mélenchon n’a fait que renouveler un de ces tours d’illusionniste dont la gauche réformiste a donné de nombreux exemples.

                                                              Boris Savin (Lutte ouvrière n°3019)

Licenciements en cascade dans le Nord de la France

Derrière ces licenciements, l’oubli des profits passés

  


Des licenciements sont prévus dans plusieurs entreprises dans le nord de la France. Le Furet du Nord est en redressement judiciaire, 290 suppressions de postes sont annoncées chez Okaïdi, plus d’une centaine d’emplois sont menacés à La redoute...

         Ces groupes prétendent qu'ils sont obligés de faire cela à cause de la baisse de la consommation ou à cause de la concurrence des plateformes comme Amazon, Shein ou Temu.

         Pourtant, le Furet du Nord a réalisé 150 millions de chiffres d'affaires en 2025 !

         Ils ont accumulé des bénéfices pendant des années, les travailleurs n'ont aucune raison d'accepter cela, c'est au patronat de payer !