lundi 28 septembre 2026

Discours de Nathalie Arthaud lors du meeting du 26 septembre à Paris 51 min 6. À écouter, réécouter, diffuser.

Pape : la messe n’est pas dite

 

Le changement ? Pour aujourd’hui et ici-bas !

 

 

Avec l’aide de l’État français et des techniques de communication modernes, le pape a rassemblé des foules lors de son passage à Paris.

         Des jeunes mal à l’aise avec un monde qui enfonce chaque jour un peu plus l’humanité dans la misère, la guerre, l’individualisme, etc., croient voir dans les religions un bol d’air humaniste et collectif. S’appuyant sur ces sentiments, le pape catholique en profite pour mener un combat réactionnaire contre les droits à la contraception, à l’avortement, à mourir de façon digne et choisie…

         Que ceux qui ne supportent pas les injustices de cette société ne se contentent pas d’attendre un au-delà mythique, mais la changent aujourd’hui et ici-bas.

Visite du pape : la communion des médias

 Visite du pape : la communion des médias

La visite du pape, du 25 au 27 septembre, de Paris à Metz en passant par Lourdes, a été aussi soigneusement montée en épingle par les médias, et toutes les voix autorisées du conformisme social, que les concerts de Céline Dion ou les Jeux Olympiques.

Publié le 23/09/2026

Là encore, les finances publiques, les fonctionnaires, les rues et les places sont gracieusement mis à la disposition d’intérêts privés. Si la dépense de l’État est encore inconnue, l’Église de France demande 27 millions d’euros à ses fidèles et la ville de Metz y va de 500 000 euros sur le budget municipal. L’occupation médiatique et urbaine est colossale : aéroports sécurisés, stations de métro fermées, stades et églises surveillés, service continu sur toutes les chaînes, etc. Bien des commentateurs habitués à protester au nom de la laïcité contre les « signes extérieurs », les prières publiques, la propagande religieuse lorsqu’il s’agit de l’islam, se précipitent pour baiser la mule du pape. Les plus hautes autorités de l’État, depuis le président Macron jusqu’au maire LFI de Saint-Denis, apporteront au chef de l’Église, en plus de leurs subventions, le salut de la République française indivisible et laïque. Les écoles catholiques feront du 25 septembre une journée banalisée obligatoire pour parler du pape et de sa religion. Tous les élèves, chrétiens ou non, sont tenus d’y participer, tous les enseignants, dont la plupart sont fonctionnaires, sont tenus de l’organiser.

Ce tintamarre célébrera trois jours durant une Église qui fut toujours du côté de l’ordre, bénissant les guerres et couvrant bien des ignominies, de l’esclavage à la colonisation. Il est vrai que ces derniers temps, les papes de Rome se donnent le visage d’apôtres de la paix. Cela détonne par rapport aux autres dirigeants du monde, ce qui n’est à vrai dire pas bien difficile vu l’unanimité de ceux-ci dans la folie guerrière. Il est donc probable que beaucoup viendront pour entendre une parole aux accents pacifistes. Mais il ne s’agit pas seulement d’une parole impuissante : elle sert au fond à couvrir d’un voile blanc la noirceur d’un monde et tend à le conserver tel qu’il est. Comme depuis deux mille ans.

                                                               Paul Galois (Lutte ouvrière n°3034)

Lycées bloqués : une jeunesse populaire en colère

 

Inégalité sociale, inégalité scolaire, se battre !

 

 

Depuis quelques jours plusieurs lycées de banlieue parisienne ont été bloqués par les lycéens. Ils dénoncent notamment des postes d’enseignants non pourvus, des classes surchargées, pas d’infirmière dans certains lycées, et voient ce manque de moyen comme du mépris social car les lycées de quartiers plus aisés sont bien souvent mieux dotés.

         Ces travailleurs de demain, qui feront fonctionner la société, apprennent dès aujourd’hui à défendre leurs intérêts.

Argenteuil, une vie associative et culturelle très sauvage à Argenteuil

 

Tant que les habitants ne prendront pas massivement la parole

 

Le 19 septembre dernier devant le complexe

C’est vrai, la municipalité n’en a eu ces derniers temps que pour la relique et pour Léon. Il y a donc beaucoup de sujets en attente. Ainsi, que devient le complexe des fêtes Jean Vilar ? Quand la municipalité d’Argenteuil compte-t-elle enfin s’en occuper ?

         Depuis des années, son utilisation a été abandonnée. Aujourd’hui, il est en déshérence pour ne pas dire plus. Peut-être la municipalité espère-t-elle qu’il pourrisse vite au point qu’il faille le démolir d’urgence.

         Une bien triste affaire. Une structure qui manque cruellement aux habitants et aux associations et partis de la Ville. Un exemple. Naguère, la salle Jean Vilar recevait une grande soirée Salsa qui accueillait plus d’un millier de participants. Aujourd’hui, c’est dans l’espace du « musée sauvage » qu’une telle soirée peut se tenir. Un équipement pouvant accueillir au plus 200 personnes en extérieur, totalement inadapté à ce genre d’évènement.

         Triste vie locale.

         Heureusement que le Comité Jean Vilar né du refus d’un tel gâchis sur tous les plans continue ses activités de protestation. La semaine passée, à l’occasion des journées du patrimoine, son action a été rappelée.

         Le combat continue donc. Mais une situation qui n’est vraiment pas à l’honneur des édiles d’Argenteuil. DM