lundi 24 août 2026

Cisjordanie : le terrorisme d’État israélien

 Cisjordanie : le terrorisme d’État israélien

Depuis plusieurs semaines, Qusra, village palestinien situé non loin de Naplouse, en Cisjordanie, est le théâtre d’une escalade meurtrière.

Publié le 19/08/2026

 


Des colons juifs ont pris d’assaut les abords du village, installant des tentes et des pâturages près des habitations, cherchant à faire fuir les habitants palestiniens. À partir du 9août, des familles palestiniennes ont été littéralement assiégées dans leurs maisons. Les colons leur ont coupé leau et l’électricité et empêchent lacheminement de nourriture.

Qusra n’est que le dernier village d’une longue liste. Depuis le 7octobre 2023, les raids, les actes de harcèlement et dintimidation sont devenus le quotidien des 3,5millions de Palestiniens de Cisjordanie. Des dizaines de milliers dentre eux ont été forcés de fuir et plus d’un millier ont été tués. L’armée israélienne y mène régulièrement des opérations militaires de grande ampleur sous prétexte de lutte « antiterroriste ».

À Qusra, l’armée israélienne est intervenue officiellement pour disperser les colons. Cette intervention, effectuée sous la pression des États-Unis, qui ont dénoncé « un acte de terreur horrible », ne remet pas en cause la politique du gouvernement de Benyamin Nétanyahou en Cisjordanie. Elle ne remet pas non plus en cause le soutien des États-Unis à Israël. Selon le quotidien Haaretz, les États-Unis ont pris cette position parce que le propriétaire de l’une des maisons assiégées possède la nationalité américaine. Il s’agissait en fait de défendre Trump, critiqué par certains pour son silence vis-à-vis du sort de ce citoyen américain.

Si, à Qusra, les colons ont été dispersés, les Palestiniens ont maintenant à subir l’armée israélienne, qui a imposé dans le secteur un véritable siège militaire.

Le gouvernement de Netanyahou qui s’appuie sur l’extrême droite cherche d’abord à montrer qu’il poursuit plus que jamais sa politique de colonisation de la Cisjordanie. À deux mois des élections législatives, les partis religieux et ultranationalistes se livrent à une surenchère. Ainsi le ministre d’extrême droite de la Sécurité nationale, Ben Gvir, a déclaré qu’il faudrait tuer 40 à 50 Palestiniens de Gaza chaque jour.

Le poids croissant de cette extrême droite colonialiste et raciste enfonce Palestiniens et Israéliens dans une guerre sans fin. Offrir aux peuples Palestiniens et aux Juifs israéliens une alternative à cette guerre permanente implique de rompre avec la politique d’oppression des Palestiniens et de combattre les fauteurs de guerre que sont Netanyahou, Trump et tous les dirigeants des puissances impérialistes.

                                                Serge Benham (Lutte ouvrière n°3029)

Ruptures conventionnelles : une attaque de plus

 Ruptures conventionnelles : une attaque de plus

À partir du 1er septembre, les salariés ayant perdu leur emploi suite à une rupture conventionnelle seront moins indemnisés.

Publié le 19/08/2026

La durée maximale d’indemnisation passe en effet de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, de 22,5 à 20,5 mois entre 55 et 56 ans, et de 27 à 20,5 mois pour les autres.

Le nouveau texte transpose un accord signé en février par le Medef et deux autres organisations patronales avec la CFDT, la CFTC et FO. En privant de deux à six mois d’indemnisation des dizaines de milliers d’anciens salariés, le Medef escompte une économie de près d’un milliard d’euros pour les caisses de l’assurance chômage.

Avec cette attaque, qui ne s’applique pas pour l’instant en outre-mer, le gouvernement prétend « favoriser le retour à l’emploi ». C’est une belle hypocrisie pour parler d’une loi qui pénalise les travailleurs, en particulier les plus âgés. En 2023, un quart des chômeurs de plus de 55 ans encore indemnisés, environ 100 000, avaient quitté l’entreprise par une rupture conventionnelle. Mais, à partir de 50 ans, il n’est pas si simple de retrouver un patron prêt à vous embaucher. Cela n’empêche pas gouvernement et patronat de dénigrer une fois de plus les chômeurs, et de mettre davantage de pression pour qu’ils acceptent tout type de conditions de travail et de salaire.

Une rupture conventionnelle est censée se faire d’un commun accord entre patron et salarié et permet à ce dernier de toucher les indemnités de chômage. Mais, bien sûr, il n’y a aucune égalité, car le patron peut refuser le départ du salarié quand il n’y a pas intérêt, et donc le contraindre à rester contre son gré ou à démissionner. Le dispositif existait depuis 2008 dans le secteur privé, et depuis quelques années il a été « expérimenté » pour les agents publics. Le 6 août, le gouvernement a publié les décrets d’application qui en pérennisent l’usage dans les trois fonctions publiques. Mais dans ces décrets, les montants minimum et maximum de l’indemnité spécifique de rupture (ISRC) ont été divisés par deux, sauf pour les salariés de moins de dix ans d’ancienneté pour lesquels la baisse est moindre.

Que ce soit par les indemnités chômage raccourcies ou par les indemnités de rupture divisées par deux, le grand patronat prive ces travailleurs de l’argent qui leur est dû. C’est la seule raison de ces mesures.

                                                                  C. L. (Lutte ouvrière n°3029)

Méta : cibler les enfants en toute impunité

 

Menez à moi les petites enfants

 

 

Le groupe Méta, propriétaire entre autres de Facebook et Instagram, est poursuivi par plusieurs États américains pour avoir délibérément ciblé des enfants afin de les rendre accros aux réseaux sociaux et de récupérer leurs données personnelles, tout en cachant les risques encourus pour leur santé mentale.

Quel que soit le résultat de cette procédure, il est déjà avéré que Meta a pu agir en toute impunité pendant près de quinze ans, en se comportant comme un vulgaire trafiquant de drogue.

Allocation de rentrée scolaire : pas besoin de calculatrice

 Allocation de rentrée scolaire : pas besoin de calculatrice

Mardi 18août, lallocation de rentrée scolaire a été versée par la Caisse nationale d’allocations familiales à près de trois millions de familles populaires. Cette aide et son montant varient selon les revenus des parents et l’âge des enfants.

Publié le 19/08/2026

Les familles perçoivent entre 426 et 466euros mais, en moyenne, elles dépensent 1 315euros par an pour la scolarité dun enfant. Pour certaines filières techniques ou professionnelles, ça peut être bien plus, quand il faut par exemple acheter du matériel et des vêtements spécifiques. C’est dire si cette allocation est loin d’être suffisante.

Cela n’empêche pas les patrons de la grande distribution de clamer que les prix des fournitures scolaires sont en baisse cette année, d’environ 2 %. Ils se gardent bien de dire que ces mêmes prix avaient augmenté de 2 % en juillet, sans parler des 10 % d’augmentation de la rentrée 2023, jamais résorbée. En fait, la hausse des prix, malgré quelques oscillations, qui servent surtout à faire de la publicité aux grandes surfaces, est continue depuis des années, sans que le montant de l’allocation ni, bien sûr, les salaires ne soient revalorisés d’autant.

Selon une étude commandée par Cofidis, organisme de crédit à la consommation, de nombreux parents restreignent les dépenses de rentrée au strict nécessaire, préférant les produits discount ou réutilisant le matériel qui peut l’être. Il faut dire qu’en plus des fournitures, il faudra encore payer en septembre la cantine, les activités sportives ou culturelles.

Cette aide, si elle est attendue avec impatience par les familles ouvrières, ne sert pourtant qu’à compenser de façon bien imparfaite l’insuffisance des salaires. Ce n’est pas d’une aide une fois par an dont ont besoin les travailleurs, mais d’un salaire décent pour faire vivre et éduquer convenablement leurs enfants.

                                                      Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°3029)

Argenteuil, action caritative et activité politique militante, quelle priorité pour la jeunesse ? Un débat utile à tous.

 

Priorité de l’action politique de conscience et de réorganisation

 

Octobre 2017, une collecte de soutien organisée par les espaces jeunesse de la Ville suite à l’ouragan Irma sur les Antilles

La rentrée scolaire aura lieu dans quelques jours. Dans ce cadre, des initiatives caritatives ont lieu sur la localité pour récupérer du matériel scolaire. L’une d’entre elles a particulièrement attiré notre attention, car elle est organisée par des jeunes. Au vue de la situation de nombre de familles que nous décrivons dans une brève précédente, ce qui sera récupéré trouvera facilement preneur. Tant mieux et c’est très bien.

         Que des jeunes se préoccupent des autres est une très bonne chose. Et si ce n’est du côté de la jeunesse que viennent l’empathie, la solidarité, et la colère vis-à-vis d’une société de plus en plus inégalitaire et dans l’impasse pour l’avenir de tous, de quelles forces peut venir l’espoir ? De tous temps, la jeunesse a joué le principal rôle dans les bouleversements sociaux -de la pensée aux révolutions- et dans l’histoire du dévouement et de l’engagement.

         Pour en revenir aux initiatives caritatives, bien sûr qu’aurait été le sort des personnes sans domicile cet été ? Nous pensons au rôle exceptionnel de Martine et de plusieurs associations quels que soient leurs profils. Cela est vrai pour tant et tant d’initiatives associatives qui grâce à la mobilisation de leurs bénévoles jouent un rôle extraordinaires pour limiter les conséquences des horreurs inacceptables de la société.

         Mais les questions que nous posons tout particulièrement à ces jeunes sont les suivantes. Ces horreurs insupportables sont-elles destinées à exister de toute éternité ? Et dans ce cas, faudra-t-il à jamais compter sur l’engagement bénévole pour les atténuer ? Ou, il n’y a-t-il pas une autre voie pour supprimer la source de ces horreurs et donc d’en supprimer les conséquences ?

         Certes vous connaissez ma réponse à ces questions. Mais c’est à ces jeunes sur lesquels reposent l’avenir d’y répondre.

         Pour cela, ils doivent réfléchir, se poser avant d’agir tête baissée, se mettre dans les livres et échanger avec ceux qui ont une expérience de la question, pour faire ensuite leur choix.

         Le débat est ouvert. DM


dimanche 23 août 2026

Or, l’exploitation minière au Sud, un aspect sanglant de l’impérialisme. Au moins 100 morts dans une mine en Centrafrique

 

Morts de la misère pour les profits

  

Une petite mine de ces mines artisanales

Au moins 100 personnes sont mortes, mardi 18 août, lors de l'effondrement d'une mine d'or artisanale dans l'ouest de la Centrafrique, à la frontière avec le Cameroun. Les éboulements sont fréquents dans ces mines dont les sols sont particulièrement riches et convoités.

Qu’elles soient exploitées d’une façon artisanale ou par des sociétés étrangères venues des États-Unis, du Canada, de Chine, de Russie, ou de France, elles alimentent le marché mondial en or, en uranium et en diamants, pour le plus grand profit de multinationales occidentales.

De l’argent taché du sang des mineurs d’Afrique !