mercredi 21 octobre 2026

L'éditorial de Lutte ouvrière de Nathalie Arthaud en vidéo : Une révolte légitime à laquelle les travailleurs peuvent donner une direction

17 octobre et après : le vandalisme du capital qu’on ne montre pas à la télé

Changer radicalement la société

 

 

Les petits commerçants victimes de la casse et des pillages du 17 octobre sont les victimes collatérales d’une rage sociale dont ils ne sont évidemment pas les responsables. Leur désarroi est légitime. Tout comme il pourrait s’exprimer contre les bien plus nombreuses faillites de petits commerces que la course au profit du grand patronat occasionne chaque année.

Quand des travailleurs sont mis à la porte, des familles expulsées de leurs logements, c’est aussi à cause du vandalisme capitaliste « ordinaire ».

La société pourrit sous les coups d'une guerre sociale qui écarte, marginalise et appauvrit des millions de familles populaires. Aux travailleurs d’amplifier la contestation enclenchée par la jeunesse, afin d’offrir la possibilité de changer radicalement la société.

 

Morts au travail : Une violence extrême qui ne dit pas son nom

Aller au travail pour gagner sa vie, pas pour la perdre

  


L'Assurance maladie a publié le chiffre des morts au travail pour 2025. C'est à nouveau un record avec 1 331 décès, en comptant les accidents de trajet. 783 travailleurs sont morts à leur poste et les victimes de moins de 25 ans sont surreprésentées par rapport à leur taux d'emploi dans les entreprises. La classe ouvrière paye dans sa chair, au sens propre, la course aux profits. Cette hécatombe a elle aussi de quoi attiser la colère.

 

En Italie, la jeunesse se mobilise également

 

« De l’argent pour l’école pas pour la guerre »

  

Eux, c'est le même monde d'en face 

La contestation a aussi gagné la jeunesse en Italie. D’importantes manifestations « contre la vie chère » ont eu lieu, organisés par les syndicats avec la participation de nombreux lycéens et étudiants dans une quarantaine de villes.

Leurs slogans font écho à ceux des jeunes en France : « de l’argent pour l’école pas pour la guerre » ou ne pas « devoir choisir entre les études ou le loyer ».

La réaction du gouvernement d’extrême droite de Meloni semble être calquée sur celui de Macron : des centaines d’arrestations et une propagande assimilant manifestants et casseurs en guise de réponse à la contestation sociale.

Le capitalisme n’a pas de frontières. La mobilisation contre les dégâts qu’il occasionne non plus.