vendredi 29 mai 2026

Nathalie Arthaud, le 24 mai : “le Manifeste communiste, notre programme”

 Nathalie Arthaud, le 24 mai : “le Manifeste communiste, notre programme”

Publié le 27/05/2026

 

Notre programme reste celui que Karl Marx et Friedrich Engels ont donné aux travailleurs quand, en 1848, ils ont publié le Manifeste du parti communiste.

Le cœur de ce programme n’était pas la taxation des riches, le plafonnement de leurs profits et le partage des richesses. C’était l’expropriation de la grande bourgeoisie, la confiscation sans indemnité ni rachat de ses capitaux, la propriété commune des moyens de production et le passage au communisme. Nous n’avons pas une ligne à changer à ce programme !

Oui, nous voulons « l’expropriation » de la classe capitaliste, des Bernard Arnault, Mulliez, Peugeot, Dassault, Musk, Bezos... […] Sans l’abolition de la propriété des grands moyens de production, camarades, nous ne mettrons jamais fin aux inégalités, à l’exploitation, à l’impérialisme. Sans l’abolition de la propriété capitaliste, impossible de rationaliser et de planifier la production pour qu’elle réponde aux besoins de tous et préserve la planète. Impossible d’en finir avec la concurrence infernale, avec ses crises et ses guerres.

[…] Marx et Engels ont longuement décrit la lutte de classe opposant la bourgeoisie à la classe ouvrière, et elle reste la règle, même si actuellement c’est surtout la bourgeoisie et son État qui la mènent en s’attaquant aux travailleurs. […] Et, comme au 19e siècle, cette lutte de classe est recouverte par les mêmes mensonges bourgeois. Déjà, Marx et Engels mettaient en garde les travailleurs contre l’usage du mot liberté. Ils expliquaient que la bourgeoisie ne parle de liberté que pour défendre la sienne, sa liberté d’exploiter et de réduire toujours plus de travailleurs en esclavage.

Nous en avons eu la démonstration avec le 1er Mai où Attal, Lecornu et Bardella se sont précipités pour défendre ce qu’ils appellent la liberté de travailler. Il ne leur vient pas à l’esprit que tous ceux qui sont menacés de licenciement aujourd’hui, que les six millions de chômeurs recensés, rêveraient d’avoir « la liberté de travailler », la liberté de gagner leur vie, la liberté de choisir leur travail, la liberté d’avoir un salaire digne de ce nom. Pour eux, la liberté, c’est la liberté d’entreprendre, la liberté du commerce…

C’est au nom de ces libertés que la bourgeoisie, ses conquérants et ses États ont perpétré, à toutes les époques, les plus horribles massacres. Extermination des Indiens d’Amérique, déportation de plus de 12 millions d’Africains pour les réduire en esclavage, conquêtes coloniales et famines…

[...]

En plus de la lutte de classe, Marx et Engels ont exposé la mécanique aberrante des crises capitalistes. […] « Le système bourgeois est devenu trop étroit pour contenir les richesses créées dans son sein », écrivaient Marx et Engels, et aujourd’hui, c’est plus vrai que jamais. [...]

Tous les partis politiques prétendent avoir la solution contre ce trop-plein et la concurrence internationale féroce qui en découle : le protectionnisme, « le produire français », la souveraineté française. C’est la solution miracle, de l’extrême droite jusqu’à LFI et au PCF. Mais la bourgeoisie peut-elle se développer et prospérer sans acheter à l’étranger
et sans exporter ? Sans placer ses capitaux partout sur la planète ? Bien sûr que non, camarades !

Nous voyons ces jours-ci comment le blocage du détroit d’Ormuz renchérit le pétrole et le gaz dans le monde entier. C’est un coup de massue pour les travailleurs ici, mais c’est une crise terrible aux Philippines, au Sri Kanka, au Vietnam ou encore en Éthiopie. Parce que l’économie capitaliste est un seul et même organisme économique à l’échelle de la planète.

Le protectionnisme ne protège pas l’emploi ni les salaires, il est une arme de la bourgeoisie dans sa guerre contre d’autres capitalistes. Guerre dans laquelle les travailleurs servent déjà de chair à canon au patronat. [...]

La classe ouvrière, seule force sociale révolutionnaire

La classe ouvrière a fait ses preuves en tant que force politique capable de se défendre, mais aussi d’être à l’offensive pour transformer la société.

[…] La classe ouvrière russe accompagnée de la paysannerie a renversé un tsar en février 1917 et mis fin à un régime qui régnait depuis quatre siècles, et elle a établi un pouvoir ouvrier en octobre 1917, à partir des travailleurs rassemblés en soviets dans les usines, les quartiers populaires et les villes.

L’État ouvrier a tenu le coup pendant la guerre civile que lui ont imposée tous les pays impérialistes coalisés pendant des années, mais il n’en est pas sorti indemne. Les travailleurs et les paysans se sont épuisés, laissant la bureaucratie gouverner à leur place. Et malgré le combat du courant trotskyste, cette bureaucratie a installé, avec Staline, une dictature de fer, imposant une caricature d’économie collective.

Cette bureaucratie stalinienne s’est peu à peu intégrée à l’ordre bourgeois. Elle est devenue une force contre-révolutionnaire en URSS comme à l’échelle du monde, et a discrédité pour des décennies l’idéal de millions de travailleurs. Alors, malgré les multiples assauts de la classe ouvrière, la bourgeoisie et sa propriété privée ont tenu. Le capitalisme a survécu et la société reste bloquée dans les mêmes contradictions, dans les mêmes crises et les mêmes guerres. [...]

C’est la répétition des mêmes impasses et des mêmes crimes parce que la classe ouvrière n’a pas réussi à vaincre et à transformer les structures de classe de la société. Ce n’est pas faute des luttes de la classe ouvrière. Elles ont existé dans tous les pays. Le problème c’est qu’elles ont manqué d’une direction révolutionnaire à la hauteur.

Alors, au moment où il est plus flagrant que jamais que ce n’est pas telle ou telle politique qui a failli, mais le règne tout entier de la bourgeoisie, il faut un parti révolutionnaire qui fixe pour but aux luttes des travailleurs le renversement de l’ordre bourgeois et la prise du pouvoir.

Il ne faut pas seulement viser un salaire équitable, ni seulement la réduction du temps de travail, il faut avoir pour but l’abolition du salariat, la fin des classes sociales, la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Ce qu’il faut inscrire sur notre drapeau, ce n’est pas de « bien voter » dans l’espoir que cela change la société, c’est de s’organiser et d’agir pour que les travailleurs redeviennent une force politique contre le grand patronat et le gouvernement et refondent la société sur des bases collectives !

Le seul rempart contre l’extrême droite

Je sais que vous êtes nombreux, ici, à craindre l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en 2027 et que beaucoup se disent qu’il faudra de nouveau faire barrage au Rassemblement national. Mais ce n’est pas en jouant le jeu du cirque électoral, qui est la principale source de désorientation politique des travailleurs, que l’on fera obstacle aux politiques d’extrême droite. [...] Le seul et vrai rempart contre l’extrême droite est dans la conscience et l’action de notre classe. Dans la conscience que dès lors que le patronat et le gouvernement s’attaquent à un travailleur en lui retirant des droits, ils s’attaquent à tous les travailleurs. C’est la conscience que l’on s’émancipera ensemble ou l’on ne s’émancipera pas.

Alors, […] à bas les barbelés, les traques, les expulsions ! À bas l’Europe forteresse ! Aujourd’hui comme hier, régularisation de tous les sans-papiers, liberté de circulation et d’installation pour chaque être humain de cette planète ! Union de tous les travailleurs ! […] Que l’on soit Algérien, Marocain, Ivoirien, Syrien, que l’on soit musulman, juif, chrétien ou athée… quand on est un travailleur, on appartient à l’armée des prolétaires, et chacun doit prendre sa place dans le camp des combattants pour renvoyer le
capitalisme dans les poubelles de l’histoire !

[…] Qu’elle en soit consciente ou pas, la classe ouvrière est porteuse du communisme, de la collectivisation de l’économie, de la planification et la gestion démocratique du pouvoir par les travailleurs eux-mêmes. […] Si les travailleurs parviennent à se saisir du pouvoir politique et prennent les rênes de l’économie, tout deviendra possible ! Il sera possible de produire pour répondre aux besoins de tous et non pour les profits. […] Possible aussi de mettre fin à cette concurrence destructrice et aux guerres ravageuses. [...]

États-Unis-Iran : gros bâton et poker menteur

 États-Unis-Iran : gros bâton et poker menteur

Le 26 mai, alors qu’il avait annoncé deux jours plus tôt qu’un accord de paix était « en cours de finalisation », Trump faisait bombarder des sites militaires dans le sud du pays.

Publié le 27/05/2026

 

Trump et les dirigeants américains se sont lancés dans une aventure dont ils cherchent à se sortir tout en présentant ce revers comme une victoire. Forts de leur puissance militaire quasiment sans limite, considérant qu’aucune parcelle de la planète ne doit échapper au contrôle de leurs groupes capitalistes, les dirigeants impérialistes pensent pouvoir soumettre n’importe quel régime par la seule puissance de leurs bombes. Mais quarante jours de bombardements et de destructions méthodiques des infrastructures et des sites industriels de l’Iran, suivis d’un semblant de trêve n’ont pas réussi à faire tomber le régime.

Depuis qu’il est revenu à la Maison Blanche, Trump met en œuvre une politique du gros bâton, prêt à utiliser tous les moyens pour soumettre les pays qui résistent aux États-Unis. S’il a pu imposer des droits de douane aux États qui n’avaient pas les moyens de prendre des mesures de rétorsion, s’il a pu kidnapper le président du Venezuela, s’il peut étrangler la petite île de Cuba, il n’a pas réussi à soumettre un pays de 90 millions d’habitants à grand renfort de bombes et de missiles. Pour y parvenir, quitte à y installer un chaos permanent comme son prédécesseur Georges Bush Junior l’a fait en Irak après 2003, il lui faudrait envoyer des centaines de milliers de soldats américains dans une offensive terrestre. Confrontés à une population américaine hostile à cette guerre et au coût extraordinaire qu’un tel débarquement impliquerait, Trump, et derrière lui l’appareil d’État américain, ne semble pas, en tout cas pour l’instant, prêt à s’y lancer. Alors, il pose des ultimatums et bluffle, tout en négociant en coulisse.

Selon les médias, les États-Unis semblent prêts à débloquer quelques dizaines de milliards de dollars iraniens gelés dans des banques au Qatar ou dans d’autres pays ; à lever tout ou partie des sanctions qui étranglent l’Iran et qui restreignent l’exportation de ses hydrocarbures, depuis que Trump a rompu, en 2018, l’accord sur le nucléaire qu’avait signé Obama. Aujourd’hui Trump fanfaronne en répétant qu’il veut obtenir un meilleur accord, mais son secrétaire d’État Rubio préfère affirmer que cette question du nucléaire « ne se réglera pas en 72 heures », justifiant ainsi qu’elle soit écartée du futur accord. Quant à la réouverture du détroit d’Ormuz, si les modalités d’un accord restent inconnues, elle est le sujet principal des négociations.

En même temps, pour ne pas sembler céder aux exigences iraniennes et pour déguiser un revers en victoire, Trump noie le poisson. Le 26 mai, en même temps qu’il bombardait, sommait les dirigeants des pays du Golfe de se joindre aux accords d’Abraham avec Israël. Discutés lors du premier mandat de Trump, ratifiés par quatre pays arabes, ces accords visaient à renforcer les relations entre ceux-ci et Israël. C’est aussi pour éviter que d’autres États arabes ne signent ce texte qui fait disparaître la question palestinienne, que le Hamas avait lancé son attaque contre Israël, le 7 octobre 2023. Les dirigeants saoudiens et qatari accepteront-ils de laisser la place de leader régional à ceux d’Israël ? Rien n’est moins sûr.

Malgré les conséquences dramatiques du blocage du détroit d’Ormuz, la partie de poker menteur entre dirigeants américains et iraniens peut encore durer. Comme la guerre, elle est payée par les classes populaires, en Iran comme dans tous les pays du monde.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3017)

Canicule : les riches boivent frais, les pauvres trinquent

 Canicule : les riches boivent frais, les pauvres trinquent

La canicule qui touche le pays, la plus sévère pour un mois de mai de mémoire de météorologue, est tout sauf une surprise.

Publié le 27/05/2026

 

Les scientifiques ont en effet depuis longtemps averti que ces phénomènes de dômes de chaleur, avec des températures allant bien au- delà des trente degrés plusieurs jours de suite, allaient non seulement se multiplier mais être de plus en plus précoces, et engendrer des catastrophes comme celle d’août 2003.

Tous les gouvernements ont depuis lors juré, la main sur le cœur, qu’ils œuvraient pour adapter le pays au changement climatique. Pourtant, en 2025 encore, la Fondation pour le logement des défavorisés (anciennement Emmaüs) notait que 35 % des logements n’offraient pas suffisamment de protection face aux températures élevées. Cela conduit, selon elle, au lourd bilan des morts liés à la chaleur chaque année. Pour des millions de familles, évidemment les plus pauvres, habitant dans les logements les moins bien conçus et les plus mal entretenus, la passoire thermique de l’hiver s’est transformée en bouilloire thermique dès la fin mai. L’État se désintéresse du logement populaire dont il réduit continument les financements et daigne, tout au plus, conseiller aux mères de familles résidant en HLM de fermer leurs volets et de rafraîchir leurs enfants.

Le ministère de l’Éducation nationale a lui aussi abreuvé, si l’on ose dire, les enseignants d’excellents conseils sur la conduite à tenir dans les jours qui viennent. Il faut donner à boire aux enfants et aux adolescents, les rassembler dans des endroits frais, éviter les exercices physiques en plein soleil. Sans blague ? Le silence est en revanche total sur le problème de fond : les bâtiments scolaires, inoccupés l’été, ne sont que très rarement adaptés aux temps caniculaires. Depuis que le réchauffement climatique et ses conséquences sont évidents, les associations de parents d’élèves et les syndicats de travailleurs de l’enseignement réclament un plan canicule. Il n’y a eu aucune réponse officielle. La Cour des comptes estime pourtant qu’il faudrait 40 milliards d’euros pour rénover le bâti scolaire, entre autres pour faire face au réchauffement. Si la somme manque au ministre de l’Éducation, qu’il regarde donc du côté de son collègue des Armées !

Malgré les travaux et les décisions prises après le désastre de 2003, la Fédération hospitalière de France (FHF), estimait l’an passé que près de 60 % des bâtiments hospitaliers avaient plus de 25 ans, sans rénovation thermique suffisante. Dans de nombreux services, les fenêtres restent bloquées, les volets absents, la climatisation inexistante ou réservée aux blocs opératoires. Comme toujours, les malades et les résidents ne pourront compter que sur le dévouement du personnel et ce dernier ne pourra compter que sur sa détermination et sa débrouillardise. Gouvernement et administration déploreront les morts, féliciteront les « personnels en première ligne » et attendront que la température redescende.

C’est à propos des conditions de travail que la nonchalance étatique s’étale le plus ouvertement. Le ministère a édité une liste de recommandations, certes de bon sens, mais dont aucune n’est obligatoire pour les employeurs. Ces derniers sont d’ailleurs chargés d’évaluer eux-mêmes les risques que prennent les salariés. Et le ministre de recommander aux travailleurs, si la situation devient insupportable ou dangereuse, de s’adresser à l’Inspection du travail ou à un délégué au CSE ! La canicule est prévisible, le fait que des travailleurs en mourront l’est tout autant, mais ce n’est visiblement pas le souci des pouvoirs publics.

Si l’État ne se préoccupe pas de trouver le moyen de protéger la population d’une catastrophe prévisible et attendue, c’est, tout simplement, parce qu’il n’est pas là pour ça.

                                                          Paul Galois (Lutte ouvrière n°3017)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 29 mai, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 30 mai, de 10 h.15 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche, de 11 h à midi au marché Héloïse.

Sophie Binet accusée : Tefal n’aime pas la critique

 Sophie Binet accusée : Tefal n’aime pas la critique

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a été mise en examen pour diffamation après une plainte déposée par l’entreprise Tefal.

Publié le 27/05/2026

Celle-ci lui reproche d’avoir dénoncé publiquement la répression menée contre une militante CGT de l’usine de Rumilly, en Haute- Savoie.

Cette militante, Ouria Belaziz, a été sanctionnée pour avoir demandé des informations sur les risques encourus par les travailleurs manipulant des PFAS, ces « polluants éternels » utilisés dans la fabrication des poêles antiadhésives. Son affaire doit passer prochainement devant les prud’hommes. Et comme les propos de Sophie Binet ont été tenus lors de la Fête de L’Humanité en septembre 2025, le directeur du journal, Fabien Gay, est lui aussi poursuivi.

Tefal est coutumier de la répression et de l’intimidation de ceux qui contestent les conditions de travail dangereuses pour les salariés. Déjà, en 2013, l’entreprise s’en était prise à l’inspectrice du travail Laura Pfeiffer, qui dénonçait des heures supplémentaires non payées ainsi que la collusion entre la direction de l’usine et des responsables locaux de l’inspection du travail.

Sophie Binet en est à sa deuxième mise en examen en quelques mois, après une procédure engagée en décembre par une organisation de patrons qui s’étaient sentis visés par ses propos qualifiant de « rats qui quittent le navire » les dirigeants qui délocalisent leurs entreprises.

Les procédures judiciaires font partie de l’arsenal patronal, aux côtés des sanctions disciplinaires et des pressions quotidiennes, pour intimider les militants. Derrière eux, c’est l’ensemble des travailleurs qu’il s’agit de faire taire.

Binet a appelé les parlementaires à voter une loi pour « protéger la liberté d’expression et la liberté syndicale ». Il est bien illusoire d’espérer qu’une telle loi, si tant est qu’elle puisse être votée, protège les militants de la répression patronale. Celle-ci se fait déjà au mépris des lois existantes, et combien d’articles du code du travail sont bafoués chaque jour dans les entreprises ?

Face à ces méthodes patronales, la meilleure protection reste le rapport de force collectif. C’est la solidarité entre travailleurs et leur mobilisation qui peuvent empêcher ces attaques de se multiplier, et qu’il faut opposer aujourd’hui à Tefal et à tous ceux qui utilisent les tribunaux pour museler les militants syndicaux.

                                                            Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3017)

Argenteuil, l’avenir de la salle des fêtes municipales Jean Vilar, il devrait être débattu par tous, dans une transparence imposée par la population et les travailleurs de la Ville

 

En attendant, bravo à ceux qui ont empêché la catastrophe

 

Actuellement, par temps de canicule, elle ne pourrait pas être utile ?

  

Les détracteurs : des bulles qui circulent, bulles comme zéro. Un joli dessin pour un mauvais dessein. Mais que fait la cellule anti-terroriste ?

 

À part la déclaration du maire d’Argenteuil, dans l’euphorie de sa réélection le 22 mars dernier, toujours rien du côté de la municipalité à propos de l’avenir du complexe des fêtes Jean Vilar.

         Premier petit rappel : sans la réaction d’habitants, la création et l’action du Comité Jean Vilar, la catastrophe du projet pharaonesque (sans la qualité de l’œuvre des bords du Nil) de bunkérisation de l’espace Jean Vilar aurait été réalisée, avec les conséquences que l’on peut heureusement seulement imaginer par simple raisonnement.

         Second petit rappel : le maire d’Argenteuil s’était engagé à faire estimer le coût de la rénovation du complexe Jean Vilar et de revenir devant les habitants d’Argenteuil pour engager la concertation sur le sujet. Un engagement et puis plus rien.

         Le complexe est à ce jour toujours debout, mais neutralisé, il manque cruellement aux écoles, aux associations, aux partis politiques, à tous.

         Il serait possible d’engager une rénovation, une réhabilitation profonde, en gardant non seulement la structure mais aussi certaines caractéristiques très utiles de l’équipement.

         Les habitants intéressés qui devraient devenir un plus grand nombre attendent toujours l’ouverture du débat. DM

jeudi 28 mai 2026

Meeting de Nathalie Arthaud sur la situation internationale lors de la Fête de Lutte ouvrière 2026

Transparence : ce que les sénateurs ne veulent ou ne peuvent faire, les travailleurs le peuvent s’ils le veulent

 

En avoir seulement la volonté

  


Selon un rapport sénatorial, sur 100 euros dépensés à la caisse, 40 vont au supermarché, et seulement 8 aux agriculteurs, le reste allant aux industriels et à l’importation.

         Les sénateurs appellent à « faire la transparence », mais ne disent pas comment. La solution est simple : que les travailleurs mettent leur nez dans les comptes de toutes les entreprises du secteur, des industriels aux distributeurs en passant par les transporteurs.

On mesurera ainsi à quel point les petits producteurs sont étranglés et les consommateurs rackettés pour enrichir une poignée de parasites !

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 29 mai, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 30 mai, de 10 h.15 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche, de 11 h à midi au marché Héloïse.