samedi 8 août 2026

Pompiers : sous-équipement scandaleux

 Pompiers : sous-équipement scandaleux

Quatre pompiers sont morts en combattant les incendies de ces dernières semaines. Le fait qu’ils soient envoyés au front sans moyens suffisants pour les combattre a certainement joué un rôle dans ces drames.

Publié le 05/08/2026

Mais, même lorsque l’issue n’est pas aussi tragique, leurs équipements sont insuffisants pour les protéger correctement.

Depuis le début des incendies, 129 pompiers ont été intoxiqués en respirant des gaz et des particules fines chargées en hydrocarbures ou en pesticides. Ces chiffres ne prennent cependant pas en compte les problèmes respiratoires, neurologiques ou digestifs, et les cancers que ces substances pourront induire à terme.

Ces risques sont connus et les pompiers ont obtenu la reconnaissance d’au moins quatre types de cancers en tant que maladies professionnelles. Mais cela n’a pas empêché les autorités de les envoyer au feu, volontaires comme professionnels, sans l’équipement minimum permettant de limiter cette contamination, en les dotant le plus souvent seulement de cagoules thermiques bas de gamme, incapables d’arrêter les particules toxiques. Il existe pourtant un modèle, à 80 euros pièce, comportant un filtre efficace, préconisé par la Sécurité civile. Mais malgré son prix modéré, le budget des SDIS (services départementaux d’incendie et de secours), dont dépendent les pompiers professionnels et les volontaires, n’a manifestement pas permis d’en acheter suffisamment. Un autre équipement, qui ne protège pas de la chaleur des flammes mais permet au moins d’arrêter les particules, est le masque FFP3, dont le coût est encore bien plus faible. Mais là aussi, les pompiers ont pu constater que si les journalistes qui couvraient les incendies en étaient dotés, eux n’y avaient pas droit. Un syndicaliste a rappelé également qu’en 2022, les pompiers polonais venus en renfort sur les feux de Gironde avaient des détecteurs de monoxyde de carbone, ce qui leur permettait de se retirer lorsque leur alerte sonnait. Or, faute de ces matériels, six pompiers ont été hospitalisés suite à une intoxication grave par ce gaz inodore.

Comme le personnel hospitalier pendant le Covid, pompiers professionnels ou volontaires ont donc été envoyés en première ligne risquer leur santé faute de moyens suffisants. Depuis des années, ils revendiquent ces moyens, pour eux et pour combattre plus efficacement les incendies, mais la principale réponse des gouvernements successifs a été d’envoyer contre leurs manifestations une police bien mieux équipée et protégée, quant à elle, pour les gazer et les matraquer.

                                                          Serge Fauveau (Lutte ouvrière n°3027)

Incendies : pour l’État, le patronat prioritaire

Côté travailleurs, ils devront l’arracher

 

 

Le gouvernement a annoncé une aide exceptionnelle pour les patrons des petites et moyennes entreprises qui ont mis au chômage partiel leurs salariés lors des incendies en Gironde et dans les Landes. L’État prendra en charge l’intégralité des indemnités versées aux salariés alors que d’habitude, il n’en rembourse qu’une partie aux employeurs.

Par contre, pour les salariés concernés, ils n’auront pas d’indemnités supplémentaires et perdront environ un quart de leurs salaires par jour chômés. 



Les frontières, une arme pour les patrons

 Les frontières, une arme pour les patrons

Le drame de Ceuta révèle une réalité révoltante : les frontières ne protègent pas les êtres humains, elles les trient.

Publié le 05/08/2026

 

Elles laissent passer l’argent, les marchandises, les capitaux, les riches et les puissants. En revanche, elles arrêtent, emprisonnent et parfois tuent celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre.

Si des hommes, des femmes et des jeunes risquent leur vie pour franchir une frontière, ce n’est pas par plaisir. Ils fuient la misère, le chômage, la guerre, l’absence d’avenir. En général, on ne quitte pas ses proches de gaieté de cœur, mais si on est riche, on peut circuler librement, acheter villas, riads et même des terres là où l’on souhaite, notamment au Maroc. Sous le capitalisme, le compte en banque décide du droit de vivre.

Les gouvernements, les patrons et leurs relais politiques voudraient faire croire qu’il n’y a pas assez de logements, de soins ou de travail pour tout le monde. C’est un mensonge, qu’ils entretiennent pour diviser et essayer de cacher que la cause des maux subis par les travailleurs provient toujours de leurs propres capitalistes, de leurs propres gouvernements et non de « l’étranger ».

De Le Pen à Mélenchon, les politiciens de la bourgeoisie parlent de « réguler les flux » et de « protéger les frontières ». Mais en quoi cela pourrait- il protéger les populations, et les travailleurs ?

Qu’ils fassent quelques centaines ou plusieurs milliers de kilomètres pour trouver un travail ou fuir la misère, ils le font pour trouver une vie meilleure. Les réglementations, les frontières, les passeports et les expulsions sont des armes dans les mains du patronat. La liberté de circulation et d’installation devrait être un droit élémentaire.

                                              Christian Chavaux (Lutte ouvrière n°3027)

Hôpitaux : protection thermique, climatiseurs, Le compte n’y est toujours pas

 

Pas de quoi se vanter !

 


 

Fin juillet, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, s’est félicitée d’avoir « tenu sa promesse » concernant l’équipement en climatiseurs des hôpitaux et des Ehpad, et même au- delà. En effet, alors que le 10 juillet 6 000 appareils seulement étaient livrés, désormais près de 33 000 climatiseurs d’appoint l’auraient été. Ils ont été achetés en urgence après que le gouvernement a promis pendant la canicule du mois de juin d’en fournir 30 000. Alors même que depuis 2003, date de la dernière grande canicule qui avait fait des milliers de morts en particulier parmi les personnes âgées, le nécessaire n’avait pas été réalisé dans les hôpitaux et les Ehpad.

Pour ce matériel jugé bien insuffisant en nombre et en qualité par les soignants eux-mêmes, le gouvernement aurait attribué une enveloppe de 100 millions d’euros, soit 3 000 euros par climatiseur. Cela semble cher pour un tel matériel, mais quoi qu’il en soit, l’enveloppe globale reste minable, un peu moins que le prix d’un seul avion Rafale.

Il n’y a vraiment pas de quoi se vanter !

Argenteuil, histoire d’Argenteuil, patrimoine, sous les pavés les pavés et tant d’autres vestiges utiles pour comprendre

 

Comprendre d’où nous venons

 


 

Les promeneurs curieux de l’avenue Gabriel Péri ont découvert ces derniers jours à l’occasion des travaux de la Canopée au carrefour avec la rue de la poste prolongée la présence d’anciens pavés de cette voie exhumés à l’occasion de ces travaux.

         Les nombreux travaux sur la Ville, la construction d’immeubles ou autres, pourraient donner l’occasion de découvrir partout de tels vestiges, certains particulièrement intéressants. Cela nécessite bien sûr des fouilles archéologiques menées par des spécialistes.

         Certes, les promoteurs et consorts n’aiment pas celles-ci qui retardent la réalisation de leurs projets, et pour les promoteurs, d’atteindre le grisbi. Mais c’est navrant parfois, comme cela a été le cas pour le travail préparatoire il y a quelques années aux fondations de l’immeuble reliant le début de la rue Antonin-Georges Belin et la rue Colas de l’école maternelle PVC. Les curieux d’alors ont pu voir disparaître ni vu ni connu les caves voutées qui s’y trouvaient.

         Argenteuil fut un gros bourg rural riche de vestiges médiévaux importants, intéressants, et éclairants sur le passé de la ville. Ces derniers ne laissent pas indifférents tous les amateurs qui veulent comprendre d’où nous venons.

         Les 19 et 20 septembre prochains auront lieu les « Journées du patrimoine ». Cela mérite que nous nous arrêtions sur la question dans les semaines qui viennent.

         Pour revenir aux anciens pavés de la rue de la poste prolongée, sous la merveilleuse Canopée que l’on nous promet, on peut cette fois les laisser de côté. Pas de fouilles à cet endroit ! Entre culture et existence des commerces de l’avenue Gabriel Péri, notre cœur ne balance pas. Priorité aux commerces ! Que les travaux, de grâce, finissent au plus vite. DM