jeudi 2 juillet 2026

Brevet des collèges : les généraux prennent la plume

 Brevet des collèges : les généraux prennent la plume

La fusion école-armée avance à grands pas (cadencés) et, manifestement, le sujet de français proposé au brevet des collèges 2026 a été rédigé à l’état-major.

Publié le 01/07/2026

Il fallait d’abord analyser un texte autobiographique de Blaise Cendras décrivant une nuit oppressante de la guerre de 1914-1918, alors qu’il était seul dans le no man’s land. Les élèves devaient aussi commenter une photo extraite du film Les Sentiers de la gloire, montrant Kirk Douglas dans une tranchée. Le sujet n’éclairait toutefois pas les candidats sur le caractère violemment, et sainement, antimilitariste du film et le fait qu’il fut interdit de longues années durant en France.

Après une courte pause, les élèves devaient plancher sur un « sujet d’imagination ». Il leur fallait décrire, à la première personne, la nuit héroïque d’un caporal, telle qu’il la racontait à ses camarades « en masquant sa peur ».

Les militaires veulent clairement préparer la jeunesse à la prochaine guerre et les responsables de l’Éducation nationale les suivent dans cette voie. Les jeunes auraient donc aussi tout intérêt à s’y préparer. On pourrait, par exemple, mettre au sujet du brevet : visionner le film Les Sentiers de la gloire en entier, commenter le couplet de l’Internationale « Nos balles sont pour nos propres généraux » et imaginer, sur 35 lignes, un soldat dans une tranchée expliquant à ses camarades le sens du mot d’ordre de Lénine « transformer la guerre impérialiste en guerre civile ».

                                                  Paul Galois (Lutte ouvrière n°3022)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 3 juillet, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 4 juillet, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

 de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 5 juillet, de 10 h.40 à 11 h.40 au marché Héloïse.

Nathalie Arthaud 65 min 45 avec « Solution démocratique »

Chlordécone : nouvelles poursuites judiciaires

 

Pas question de s’incliner, le combat continue

 

 

Suite à la confirmation du scandale non-lieu pour empoisonnement des Antillais au chlordécone, plus de 500 parties civiles se pourvoient en cassation.

         Ce pesticide a été utilisé pour les plus grands profits des capitalistes de la banane et a contaminé plus de 80 % des adultes de Guadeloupe et de Martinique,

         Jusque-là, la justice a épargné la responsabilité des gros planteurs mais les travailleurs et la population, victimes de ce poison, continuent à se mobiliser pour faire payer les responsables.

« Plan canicule » en plan à Sanofi Vitry sur Seine (94)

 

Il est où, leur plan canicule ?

 

 

Les employeurs ont obligation de réaliser un "plan canicule" adapté à leur entreprise. Des contrôles réalisés par les pouvoirs publics montrent qu'un grand nombre d'entre eux ne sont pas en règle. Et visiblement Sanofi est dans ce cas, car de plan canicule, la direction n'en présenté aucun à ce jour.

Aux utilités du Biolaunch il fait chaud même en hiver, depuis le démarrage de l'atelier. Avec la canicule, la direction vient d'y installer en vitesse quatre climatiseurs portables pour toute cette surface en surchauffe. Imaginer que cela puisse suffire, il n'y a que la direction pour ça !

Au bâtiment Darcy du Centre de Production (CPV), il n'y a qu'une seule climatisation pour rafraîchir la salle de restauration des salariés d'entreprises extérieures. La salle est un four, comme l'année dernière : système D pour faire baisser la température mais le ras-le-bol grimpe, il est en surchauffe. À la petite cantine de ce même centre CPV, pas de répit. Entre fourneaux et cuisine les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles. La réponse du patron est : mouillez-vous et buvez de l'eau. C'est ça, comme si nous avions besoin de lui pour découvrir que la chaleur donne soif.

C'est sûr, l'eau coûte moins cher que la mise en place de bonnes conditions de travail.

(extrait du bulletin LO de l'entreprise)

Argenteuil, des arbres, des arbres, des arbres ! Contre la canicule, pour l’homme et la femme des villes, si faibles et si fragiles

Et si nous faisions de la Ville une véritable Canopée

 

Forêt des Cèdres de Dieu, au Liban Nord

         « Arbres des champs, arbres des villes. Dans les métropoles que le climat surchauffe et où la climatisation est un gouffre énergétique, l’arbre apparaît soudain comme un des tout premiers remèdes. Les embardées terrifiantes des pointes de chaleur dans une grande partie du monde fait passer le besoin d’ombre d’une notion de confort à un besoin vital. Les villes se tournent vers les arbres, il faut planter vite. Toutes adoptent des plans modestes ou grandioses, conscientes que l’arbre doit venir au secours de l’urbain, au bord des avenues et des rues, dans les cours, en terrasses, partout où c’est possible. Il faut plus d’espaces verts, plus de parcs, … »

         Conclusion : à quand un vaste plan « arbres » à Argenteuil.

         Je viens de terminer un livre magnifique acheté à la librairie du Chapiteau scientifique de la dernière fête de Lutte ouvrière à Presles : « Le parfum des forêts, l’homme et l’arbre, un lien millénaire » de Dominique Roques, Le livre de poche 2023, 7,90 euros. À commander d’urgence au Presse Papier de l’avenue Gabriel Péri.

         Bon pour les arbres, pour notre bien-être, et le commerce d’une librairie indépendante ! DM