jeudi 17 septembre 2026

Électriciens et gaziers : le gouvernement tombe sur un os

 

À généraliser : les salariés ne se laisseront pas plumer

  


 Mardi 15 septembre, les deux tiers des gaziers et électriciens ont fait grève, selon les chiffres patronaux. À EDF, GDF, GRDF, Engie, Enedis, etc., près de 100 000 travailleurs ont tenus à protester contre les projets du gouvernement de réviser le « tarif agent », synonyme de factures énergétiques allégées.

         La Cour des comptes évoque un manque à gagner de 381 millions d’euros par an pour ces entreprises, qui accumulent des milliards. C’est le point de vue patronal.

         Car pour les travailleurs, le « tarif agent » n’est pas un privilège, c’est une bien faible compensation alors que tant d’électriciens et de gaziers démarrent sous le SMIC et que leurs retraites n’ont rien de mirobolant. Sans compter ceux qui travaillent les week-ends, jours fériés ou de nuit.

         Cette grève massive démontre que les salariés ne se laisseront pas plumer.

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 18 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-de 17 heures à 18 heures : devant Auchan au Val-Sud ;

-samedi19 septembre, de 10 heures à 10 h.40 devant Intermarché du Centre,

- de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 20 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

Jean-Pierre Mercier sur BFM-TV le15.9 : "Le monde du travail doit reprendre confiance dans ses forces collectives" 10 min 12

Travail, durcissement de l’exploitation, dégradation de la condition ouvrière

 

La bourgeoisie mène la lutte de classe

 

 

Selon un rapport de la Dares, service du ministère du Travail, l’intensité du travail entre 2016 et 2024 a été très supérieure à ce qu’elle était entre 1980 et 2000. L’enquête souligne aussi l’augmentation des contraintes et des cadences dans le ménage, l’hôtellerie-restauration et les services à la personne. La moitié des employés les moins bien payés déclarent ne pas savoir s’ils tiendront dans leur poste jusqu’à la retraite, en particulier du fait des pressions de leur hiérarchie.

         Ce durcissement de l’exploitation est à la base de l’explosion des profits des grandes entreprises.

Urgences psychiatriques, folie d'une société

 

L’urgence gouvernementale est ailleurs

 

 

Le temps d'attente aux Urgences des malades psychiatriques est passé de 29 h 45 à 39 h 45 en moyenne sur un an. Les patients sont parfois attachés pendant des heures, voire des jours, sur des brancards. Il manque des lits et 30 à 40 % de soignants en psychiatrie. Ce constat fait par un récent rapport n'est pas un scoop. 

         Mais pour le gouvernement, l'urgence est de garantir des milliards à l'industrie d'armement et aux militaires