vendredi 6 novembre 2026

5 novembre : des manifestations de très grande ampleur. Ce n’est qu’une étape, continuons la mobilisation

Une étape tellement encourageante pour développer la lutte

 

Coincés place de la République sociale
 

 Oui, oui, et oui

La mobilisation qui a eu lieu hier a été exceptionnelle dans de multiples villes du pays. Elle l’était en tout cas à Paris où les cortèges très denses avec une grande majorité de jeunes exprimaient leur joie et leur bonheur de se retrouver ensemble. À nouveau, de multiples pancartes faites d’inventivité et de créativité démontraient le caractère politique du mouvement et la politisation croissante de la jeunesse mobilisée.

         Combien étions-nous à Paris ? 150 000 ? 200 000 ? 250 000 comptés ? Davantage ? En tout cas, quatre heures pour le passage d’un flux interrompu de rangs serrés, et une circulation de même nature sur les trottoirs. Même chose en province. Alors, plus d’un million de manifestants au total à l’échelle du pays ?

         Le gouvernement va organiser dans les prochains jours une « conférence sociale » avec les organisations syndicales qui sont loin d’avoir mobilisé leurs organisations hier. Même s’il n’y a rien à en attendre pour la satisfaction des revendications de la jeunesse et du monde du travail, la crainte qu’elle manifeste de la part du gouvernement est à mettre à l’actif du mouvement.

         Comme le dit notre porte-parole Nathalie ARTHAUD : « Il faut continuer. Cette journée ne doit être qu’une nouvelle étape. Il faut augmenter la pression, et sur le gouvernement et sur le grand patronat. Profitons que l’on est nombreux pour organiser la suite, dans les entreprises aussi bien que parmi la jeunesse. Continuer de se rassembler, mettre sur la table tout ce qui ne va pas, formuler nos revendications, entraîner ceux qui restent observateurs… On ne lâche rien. »

             DM 

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

Aujourd’hui vendredi 6 novembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 7 novembre, de 10 heures à 10 heures 30 au marché des Coteaux,

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 8 novembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

 

 

Report au vu du mouvement

Vendredi 20 novembre

Cercle Léon Trotsky

« Les révolutionnaires et la démocratie bourgeoise »

À 20h00 Théâtre de la Mutualité 24, rue Saint-Victor, Paris 5e

Métro Maubert-Mutualité, Paris

(Participation aux frais 3 euros)

 

Un entretien sur un sujet important pour tous ceux qui militent pour la construction d’un parti révolutionnaire

14 novembre, 15 heures : Entretien à la librairie Le Presse-papier avec Rémy Adam pour son ouvrage « Le parti bolchévique ». Entretien animé par Dominique Mariette

 

La vente des entrées pour le prochain banquet à Argenteuil du 16 janvier 2027 a commencé. 17 euros, et 8 pour les enfants de moins de 14 ans.

 

L’augmentation des salaires : la première des revendications aujourd’hui. Jean-Pierre Mercier sur LCI hier pour le dire

Libertés démocratiques : le gouvernement s'assoit dessus

L’autoritarisme de l’État n’empêchera pas les mobilisations

  


Le gouvernement multiplie les intimidations pour tenter de freiner la mobilisation actuelle. À la veille de manifestations, des militants du mouvement ont reçu des interdictions de défiler et des assignations à résidence. Agriculteurs, enseignants, étudiants, militants associatifs ou politiques, avoir participé à des actions militantes ou à de simples manifestations suffit à prétendre qu’ils constituent une menace « terroriste ».

         Le ministre de l’Intérieur se sert de la loi sur la sécurité intérieure de 2015, adoptée par la gauche après des attentats islamistes. Elle permet au gouvernement de criminaliser tous les opposants à sa politique. L’autoritarisme de l’État est de plus en plus visible.

 

Le 5 novembre et après : des confédérations syndicales pas pressées

 Le 5 novembre et après : des confédérations syndicales pas pressées

Alors qu’elle était programmée fin septembre par la fédération CGT Métallurgie comme une journée visant à défendre « notre industrie », la date du 5 novembre est devenue une étape dans le mouvement initié par la jeunesse.

Publié le 04/11/2026

Ce n’est que le 5 octobre, après le succès de la mobilisation du 29 septembre, que poussée par l’explosion de colère lycéenne, une intersyndicale CGT, FO et CFDT s’est emparée de la date du 5 novembre pour appeler les salariés du privé et du public à en faire une journée de grève et de manifestation « pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ». Alors que la jeunesse en était déjà à sa deuxième semaine de mobilisation, l’intersyndicale n’affichait de perspective pour les travailleurs que dans un délai d’un mois… Pendant tout le mois d’octobre, les confédérations se sont donc contentées du minimum : déclarer leur soutien aux lycéens et appeler aux manifestations des samedis. Dans la plupart des entreprises, elles ont de plus maintenu le silence radio, la parole restant le monopole du gouvernement, de BFMTV et de CNews.

Après trois samedis de mobilisation réussie, les 17, 24 et 31 octobre, le 5 novembre est finalement devenu de fait une perspective pour bien des lycéens et des étudiants, leur permettant de relancer leur mouvement après les congés. Les confédérations syndicales ont pu aussi apparaître comme voulant donner une perspective, une direction au mouvement de protestation. Pas plus qu’en octobre, les confédérations syndicales ne cherchent vraiment à faire que les travailleurs s’engouffrent dans la brèche ouverte par les manifestations lycéennes pour défendre leurs intérêts de classe. Elles se placent même en retrait. Ainsi, quand Sophie Binet s’est adressée par lettre aux syndicats CGT le 26 octobre, c’était pour leur fixer l’objectif, non de lutter pour de véritables augmentations, mais de préparer l’ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO) ! Or ces dernières visent surtout à étouffer les mobilisations des travailleurs sur les salaires dans des discussions sans fin entre patrons et syndicats autour d’un tapis vert.

La politique de la direction de la CGT va même encore plus à l’encontre de la mobilisation des travailleurs quand Sophie Binet déclare que « l’enjeu de la mobilisation dépasse la simple satisfaction des revendications, mais déterminera la dynamique des élections présidentielle et législatives ». C’est vouloir déplacer la lutte sur le terrain électoral.

Les confédérations syndicales ont des objectifs propres, notamment la reconnaissance du rôle de leur appareil dans le cadre de ce système capitaliste. Elles ne défendent que bien partiellement les intérêts matériels du monde du travail. Si la grève du 5 novembre ou une autre journée ouvrait la voie à une véritable mobilisation de la classe ouvrière, les travailleurs ne pourraient se fier à leur direction. Dès le début de leur mobilisation, ils devraient chercher à se donner leur propre direction, élue et contrôlée par la base dans chaque entreprise, autour de comités de grève décidant démocratiquement de leurs propres revendications et des moyens pour les obtenir.

                                                    Serge Benham (Lutte ouvrière n°3040)

Argenteuil, ouverture en vue d’une structure pour les personnes sans-abri, une initiative bénéfique mais pas à la hauteur des nécessités

 

Solidarité alliée à la volonté de renverser le capitalisme

 

Le Centre d’Hébergement d’Urgence bénéficiait de tout autres moyens

 

Un accueil pour les personnes sans abri devrait ouvrir dans les jours qui viennent à Argenteuil. Promis depuis des mois et des mois, son ouverture a tardé, et cela est bien dommage. Cela l’est doublement parce que ce sera uniquement un accueil de jour, géré par la grande association Emmaüs avec deux personnes salariées et des bénévoles.

         Certes, c’est mieux que rien. Il sera situé entre la gare et le centre commercial Côté Seine, avenue Foch, une localisation stratégique pour les personnes sans abri nombreuses dans ce quartier d’Argenteuil. Mais ce n’est ni à la hauteur des besoins ni à celle des moyens d’un pays riche où l’État sait être dispendieux à milliards à l’égard de la classe qu’il sert, celle des dominants, la bourgeoisie (réapprenons à appeler les choses par leur nom).

         D’année en année, la pauvreté gagne, conduisant à la gêne extrême voire à la misère pure et simple. Cette tendance est en rapport direct avec la hausse du nombre des personnes sans-abri. La crise de la société accroit celles du logement, des relations humaines avec leurs ruptures…, des addictions…. Personne n’est à l’abri, lui-même ou ses proches. Soutenons bien sûr toutes les initiatives qui vont dans le sens du soutien des plus fragiles, mais aidons au remplacement de cette société dure avec les opprimés.DM