samedi 28 mars 2026

Élections municipales : dérisoires victoires

 Élections municipales : dérisoires victoires

Au soir du deuxième tour des élections municipales, dimanche 22mars, les responsables politiques des diverses formations parlementaires se sont succédé sur les plateaux de télévision. Et chacun daffirmer que son écurie avait triomphé.

Publié le 25/03/2026

Après avoir, pour la plupart, passé leur temps à déclarer que les élections municipales n’étaient pas politiques, responsables et commentateurs ont consacré leur soirée à tirer des urnes des pronostics pour la prochaine échéance, la présidentielle de 2027. Mais malgré les efforts méritoires des spécialistes habituels, la perspective n’a pas varié avec cette élection, si ce n’est que le dégoût de la politique politicienne a encore augmenté dans la population.

Cela se mesure avec le haut niveau de l’abstention, qui s’est confirmé lors du deuxième tour. Plus de 42 % des électeurs se sont abstenus, bien plus encore dans les quartiers populaires. C’est un record pour ce type d’élection. Si l’on compte les millions de travailleurs étrangers, avec ou sans papiers, l’écrasante majorité de la population travailleuse est exclue, volontairement ou non, de ce que les médias appellent le « débat » ou la « compétition électorale ». Comment illustrer plus clairement que ceux qui font tout n’ont en fait pas voix au chapitre ? L’usure provoquée par la succession des partis au pouvoir, le fait de les voir appliquer chacun son tour la politique exigée par le grand patronat, les conséquences terribles de cette politique sur la vie quotidienne des travailleurs et des petites gens ont, à ce jour, suscité plus de dégoût et de repli sur soi que de révolte. Des millions de travailleurs et leur famille ne voient pas pourquoi ils participeraient à un jeu où ils ne prennent que des coups.

La période d’instabilité politique, engendrée par l’usure des vieux partis, poursuivie par la déconfiture rapide de Macron, illustrée par la succession accélérée des gouvernements, n’est pas terminée. Le résultat des élections municipales n’y a rien changé. Sa cause profonde en est le mensonge permanent consistant à parler de justice dans une société qui ne fonctionne visiblement que pour enrichir les plus riches et où, contrairement aux discours de ceux qui gouvernent, la situation des travailleurs ne cesse d’empirer.

Dans ces conditions, les savants coupages de cheveux en quatre sur les possibilités de tel ou tel poulain d’accéder à la mangeoire ont un intérêt très relatif.

                                            Paul Galois (Lutte ouvrière n°3008)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-samedi 28 mars, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 1er mars :

-10 h. 15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

Liban : Terrorisme d’État

 

Chaos et barbarie

 

Intervention israélienne au Liban en 1993

Depuis le début de la guerre, parmi les 1 000 tués au Liban figurent 42 secouristes, qui aidaient des victimes. 

         L’armée israélienne pratique la double frappe : après un premier bombardement, un deuxième suit quelques minutes plus tard en frappant toute personne venue porter secours aux victimes. Cette terreur vise à faire fuir toute la population. 

         Chaos et barbarie, c’est le visage de la guerre menée par l’État d’Israël et ses soutiens occidentaux. 

Gauche : éclatée façon puzzle

Gauche : éclatée façon puzzle

À peine les urnes rangées, le petit monde politique et médiatique s’est relayé pour expliquer que les accords conclus entre des listes de gauche et LFI avaient conduit à l’échec et même repoussé un électorat hostile au « radicalisme » de La France insoumise.

Publié le 25/03/2026

 

Depuis des mois, la droite au sens large, du gouvernement à Retailleau en passant bien évidemment par le RN, fait campagne pour mettre à l’index LFI, accusée d’encourager la violence politique et d’être antisémite. Cela lui a permis de réintégrer le RN dans la « grande famille des droites » et de diviser la gauche, bien sûr dans le sens de ses intérêts électoraux.

Les dirigeants du PS ne se sont pas fait prier pour emboîter le pas à la droite et stigmatiser LFI, même si l’entre-deux-tours a contraint Olivier Faure à quelques contorsions, refusant tout accord national mais acceptant en fait des accords locaux et des fusions « techniques » avec un parti qu’il qualifie d’antisémite. Retailleau a pu alors dénoncer des « accords de la honte » et Bardella s’est payé le luxe d’appeler, depuis « l’arc républicain », à faire « barrage à la gauche, alliée de l’extrême gauche ».

Au lendemain du deuxième tour, qui a vu de grandes métropoles rester aux mains de la gauche mais plusieurs villes importantes, comme Brest ou Clermont- Ferrand, basculer à droite, la cacophonie règne chez les dirigeants de gauche. Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, a affirmé : « La France insoumise nous a fait perdre », tandis que le secrétaire du PS, Olivier Faure, accusait LFI d’être le « boulet de la gauche ». Quelques voix timides s’élèvent pour faire remarquer que, s’il faut avoir la peau de LFI, il faudrait quand même réussir à attirer ses électeurs en vue de la présidentielle de 2027. Or LFI a effectivement attiré des électeurs dans les quartiers populaires et séduit une partie de la jeunesse touchée par les injustices et la montée du racisme et révoltée par le sort des Palestiniens.

Mélenchon n’est pourtant pas un révolutionnaire et son parti se défend d’être d’extrême gauche. Il vient d’ailleurs de saluer en Jospin « l’homme de l’alliance rouge, rose, vert ». Le fait que la droite parvienne à faire de LFI, qui revendique son réformisme, un épouvantail révolutionnaire que les notables du PS considèrent avec effroi, marque l’évolution droitière de tout un personnel politique au service du patronat grand et petit. Ce dernier, par la voix de représentants locaux du Medef, a d’ailleurs pris position, à Toulouse, Poitiers ou Limoges, contre les listes de gauche fusionnées avec LFI, expliquant qu’il craignait la mise en place de « laboratoires de décroissance » et une « explosion de la fiscalité ».

Pour le patronat, il n’est pas question de laisser, même un mitterrandien revendiqué comme Mélenchon, dire qu’une miette d’argent public pourrait être consacrée à autre chose qu’aux « projets structurants », c’est-à-dire aux dépenses pouvant lui profiter. Il y a là de quoi déboussoler un Parti socialiste fort attentif à son image de parti de gouvernement soucieux de bien servir la bourgeoisie, y compris en y sacrifiant ses intérêts électoraux.

                                                 Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3008)

 

Jeux vidéos : des patrons pas du tout virtuels

Et la soif de profit n’est vraiment pas un jeu

 

 

Epic Games, le créateur des jeux vidéo en ligne Fortnite, a annoncé la suppression de 1 000 postes. Il en avait déjà annoncé 830 en 2023. Au total, c’est un tiers des effectifs de l’entreprise qui sont supprimés en trois ans. Ce plan fait suite à ceux annoncés chez Ubisoft, Electronic Arts ou Microsoft.

         Les patrons du secteur du jeu vidéo pleurent sur les ventes en berne et surtout les profits en baisse. Pourtant, rien que Fortnite aurait généré plus de 35 milliards de dollars de revenus depuis sa sortie en 2017.

         Tous les profits accumulés pendant des années dans ce secteur très lucratif doivent servir à maintenir les emplois !