dimanche 19 avril 2026

Budget : encore des milliards pour l’armée

 Budget : encore des milliards pour l’armée

Le gouvernement a prévu une augmentation de 36milliards deuros des dépenses militaires dici 2030, venant sajouter aux 413milliards initialement prévus.

Publié le 15/04/2026

La loi de programmation militaire, adoptée en 2023, a prévu que l’État devait consacrer 413milliards deuros à larmée entre2024 et2030. Comme la fait remarquer une représentante de la Cour des comptes, une partie des dépenses publiques se trouvent ainsi « préemptées ». Mais, en plus, le chiffrage est « réactualisé » chaque année, autrement dit revu à la hausse en fonction des nouvelles dépenses, notamment des interventions militaires… Les besoins supplémentaires de l’armée ont donc été estimés : ce sera 8,5milliards pour les munitions, notamment pour remplacer celles qui ont été utilisées ces dernières semaines au Moyen-Orient ; 1,6milliard pour lentraînement des troupes ; le nombre de réservistes doit passer de 45 000à 80 000 dici 2030, et le coût du service national annoncé par Macron en janvier a été évalué à 2,5milliards deuros, casernes comprises Le total justifiait ainsi, selon Lecornu, cette rallonge totale de 36milliards deuros pour les cinq années à venir.

Interrogée par des députés réunis en commission le 9avril, une représentante du Haut Conseil des finances publiques, un organisme lié à la Cour des comptes, a averti le gouvernement que cette hausse nécessitera « un fort ajustement du reste des finances publiques ». En d’autres termes, ces milliards seront détournés des services utiles à la population, et les classes populaires paieront cet « ajustement », pour le bonheur des marchands d’armes.

                                                 Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3011

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 19 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

Chine : inquiétudes pour l’économie

 Chine : inquiétudes pour l’économie

Les officiels chinois ont multiplié les appels pour que les États- Unis cessent la guerre en Iran. C’est que cette guerre n’est pas sans conséquences pour leur pays.

Publié le 15/04/2026

La Chine extrait de son sol un peu plus d’un quart du pétrole qu’elle consomme, et elle achète le reste à l’étranger, notamment aux États du golfe Arabo-Persique, qui couvrent près de la moitié de ses besoins. Ce pétrole, en provenance des terminaux pétroliers d’Iran, mais aussi d’Arabie saoudite, d’Irak, des Émirats arabes unis, du Koweït et du Qatar passe par le détroit d’Ormuz. Cependant, et contrairement à ses voisins comme la Thaïlande ou les Philippines, qui ont déclaré l’état d’urgence énergétique, il n’y a pas en Chine de pénurie en vue car elle disposerait d’une centaine de jours de réserves. Elle a diversifié ses fournisseurs, la Russie étant devenue le principal d’entre eux. À ce jour, l’impact de la crise se mesure à une hausse des prix des carburants limitée à 20 %, car prix et gestion des stocks sont sous le contrôle de l’État. Il faudrait que les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient soient coupés pendant plusieurs mois pour poser un réel problème.

La guerre contre l’Iran affecte surtout la Chine, en raison de sa place dans le commerce des pays du Moyen-Orient, marché de choix en raison des richesses concentrées par les pétromonarchies et longtemps chasse gardée de l’impérialisme américain. Depuis 2024, la Chine est le premier partenaire commercial des pays du Golfe devant les États-Unis et l’Europe : elle y échange 257 milliards de dollars par an de marchandises et de capitaux. Au cœur de ces échanges, il y avait bien sûr l’Iran. 90 % du pétrole iranien est exporté vers la Chine, payé non en dollar mais en yuan, la monnaie chinoise. En retour, l’Iran s’approvisionne en Chine pour l’équivalent de plusieurs dizaines de milliards de dollars par an de toutes sortes de marchandises. Mais la puissance commerciale chinoise s’est développée bien au-delà de l’Iran, ayant investi dans tous les pays du Golfe. En Arabie saoudite, la Chine a dépensé en 2025 près de 20 milliards de dollars dans la construction immobilière. Les entreprises pétrolières chinoises ont investi dans le gaz du Qatar et développé des oléoducs et des sites de stockage un peu partout dans la région. En 2016, l’armateur chinois Cosco a investi près d’un milliard de dollars dans un port à conteneurs à Khalifa, aux Émirats arabes unis, un port qu’il pourra exploiter pendant 35 ans. En 2022, le Koweït a signé un contrat de 4 milliards de dollars avec une entreprise chinoise pour la construction et l’exploitation d’un port similaire. Aux Émirats arabes unis, plusieurs entreprises chinoises construisent le tout nouveau réseau ferroviaire. Toutes ces infrastructures sont autant de points d’appui pour les importations de marchandises chinoises. Si la guerre se prolongeait et s’étendait, ces investissements risqueraient d’être réduits en fumée.

En réalité, le Moyen-Orient est devenu un terrain d’affrontement économique majeur entre les États-Unis et la Chine, et cela a commencé bien avant la guerre contre l’Iran. Cette guerre et les moyens militaires qu’ils déploient dans la région, montrent que les États-Unis veulent y garder toute leur place.

                                                      Serge Benham (Lutte ouvrière n°3011)

Stellantis : la guerre aux travailleurs

 

Le mensonge est congénital au fonctionnement du capitalisme

  


Après avoir juré l’inverse, la direction de Stellantis vient d’annoncer que l’usine de Poissy en région parisienne ne produira plus de voitures dès 2028. Une telle décision va avoir des conséquences catastrophiques sur les emplois de cette usine et des alentours.

         Quelques soient les raisons, assaisonnées de mensonges, de Stellantis, avec les 55 milliards d’euros de bénéfices accumulés depuis 2020, le groupe aurait largement de quoi maintenir les emplois et surtout les salaires.

Cosmétiques : attention danger

 

Y’en vraiment marre de risquer le cancer

 

 

La Commission européenne, et derrière elle les gouvernements, a cédé devant les capitalistes et autorisé les industriels à utiliser pour au moins les cinq prochaines années des substances cancérigènes dans les cosmétiques.

         Une fois de plus les profits de quelques-uns passent avant notre santé.

         Des apprentis-sorciers, voire des assassins.

 

Argenteuil, Gabriel Péri, les justes raisons du mécontentement voire de la colère

 

Il lui reste au moins à faire amende honorable

 

Pas de référence à la transformation de l'espace mémoriel. Détracteurs de ce que nous écrivons, qu'en pensez-vous ?
 

On ne peut que constater que les réactions ont été très nombreuses à propos de l’espace mémoriel Gabriel Péri de la placette de la rue des Gobelins dont la destruction en tant qu’espace mémoriel particulier a été vécu par de très nombreux habitants comme un saccage.

         La question est de comprendre comment la municipalité a-t-elle pu ne pas anticiper l’affaire et y mettre le holà ?

         Pour en avoir le cœur net, je suis retourné analyser les panneaux certes difficilement lisibles et profondément anti-pédagogiques expliquant les travaux, qui se trouvent en haut de l’avenue Gabriel Péri près de la mairie.

         La partie concernant notre sujet (ci-dessus) y est extrêmement vague pour ce qui est du futur aménagement du square Gobelins-Péri. Des pictogrammes d’arbres, la statue vaguement, mais rien de concret explicitant que l’espace mémoriel va être supprimé. On suppose qu’il va être conservé, d’autant plus que la notice n’évoque rien sur l’espace en question et sur sa disparition.

         Oui, comment la municipalité n’a-t-elle pas anticipé pour expliquer et pour éviter ce cruel impair ? Il est vrai que ce n’est guère l’habitude des élus de suivre ce genre d’affaire. On l’a constaté à différentes reprises lors de la première phase de la réalisation de la première phase de la réalisation de la Canopée.

         Il reste au moins maintenant à la municipalité de faire amende honorable. Elle pourrait même décider de reconstruire ce qui a été détruit et de modifier en conséquence ce qu’elle avait prévu. Il n’est jamais trop tard pour faire ce qui doit être fait de la bonne manière. DM