jeudi 13 août 2026

Fruits et légumes : à prix d’or

 Fruits et légumes : à prix d’or

Publié le 12/08/2026

La ministre de l’Agriculture a annoncé un plan pour qu’aucun agriculteur ne soit « laissé seul ». Dans l’immédiat, c’est devant les étals de fruits et légumes que l’on se sent un peu seul.

Le kilo de tomates en grande surface atteint facilement 4euros et, en pleine saison, le melon va de 1,60 à 2 ou 3 euros. Les haricots verts ont augmenté de 25 % en un an. Dans l’ensemble, les légumes ont tous augmenté de 10 % sur la même période.

La sécheresse et les fortes chaleurs affectent le développement des jeunes plants. Selon les professionnels, les légumes d’automne ou d’hiver subiront le même sort pour les mêmes raisons : les choux seront rares… et chers.

L’évidence de la situation climatique n’explique cependant pas tout. La tendance à l’augmentation du prix des fruits et légumes existe depuis au moins dix ans : elle se chiffre à 62 % sur cette période, tandis que l’inflation générale est de 21 %. Des observateurs attribuent une partie de cette tendance à la grande distribution, dont les propriétaires sont tentés de justifier la valse des étiquettes par la crise climatique.

Quoi qu’il en soit, pour pouvoir consommer les cinq fruits et légumes par jour que recommandent les autorités sanitaires, à défaut d’être Bernard Arnault ou une autre grosse légume, il faudra imposer de véritables augmentations des salaires et des pensions.

                                                     Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3028)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 14 août, de 11 h. à midi, carrefour Babou.

-samedi 15 août, de 10 h. 30 à midi centre cl cité Joliot-Curie.

Hébergement d'urgence : l'État hors sa propre loi

 

Qu’en est-il à Argenteuil ?

 

 

La justice vient de condamner l'État à verser près de 540 000 euros à la ville de Strasbourg.

Cette somme correspond aux frais engagés par la municipalité pour héberger dans un gymnase des sans-abris chassés d'un campement. L'État, lui, avait laissé des familles entières à la rue. Aujourd'hui encore, des enfants, des femmes et des hommes dorment dehors par centaines.

En matière d'hébergement d'urgence, comme pour tout ce qui touche, de près ou de loin, aux intérêts de la population, le gouvernement ne respecte même pas les obligations que la loi lui impose. La preuve par le tribunal administratif.

EasyJet : vautour capitaliste

 

Entre les pirates capitalistes et les autres : du papier à cigarettes

 

 

Le syndicat des pilotes de lignes (SNPL) dénonce le recrutement par EasyJet de pilotes sous statut d’auto-entrepreneurs à Marrakech. Ils seraient recrutés via une société d'emploi aéronautique établie en Irlande et mis à la disposition d'EasyJet. Le statut est celui de « contractor », un terme anglophone employé pour désigner les prestataires indépendants.

Économiser sur les salaires, quel que soit le poste, est une des sources du profit capitaliste.

Inde : les étudiants contestent les autorités

 

Quand de « cafards » la jeunesse deviendra lions

 

 

Depuis plusieurs semaines, la jeunesse de l'État du Jharkhand, dans le nord-est de l'Inde, est en révolte. Confrontée à un chômage massif, elle dénonce les fraudes massives aux concours de la fonction publique, confiés à une entreprise privée. Six étudiants sont en grève de la faim depuis plus d'une semaine.

Cette révolte s'inscrit dans le sillage du mouvement des « cafards », né sur les réseaux sociaux, qui a déferlé sur tout le pays et déjà fait tomber le ministre de l'Éducation.

Au Jharkhand les gouvernants ont envoyé leurs policiers gazer les jeunes et les arroser au canon à eau. Mais la contestation ne faiblit pas.