jeudi 25 juin 2026

Canicule : les discours ne rafraîchissent personne

Canicule : les discours ne rafraîchissent personne

Pour la deuxième fois, le Premier ministre a réuni, mardi 23juin, une « cellule interministérielle de crise » consacrée à la canicule.

Publié le 24/06/2026

 


Cette réunion s’est conclue par la recommandation de Lecornu à ses ministres de renoncer à leurs déplacements « pour des raisons de sobriété » et afin que l’État puisse se consacrer à la canicule. Cela ne donnera pas beaucoup de moyens supplémentaires !

Lecornu a aussi annoncé un « renforcement de la mobilisation du système de santé ». Mais cela se fera notamment en déprogrammant des opérations et au détriment de nombreux soins repoussés à plus tard.

Dans tous les domaines, le gouvernement adopte des solutions d’urgence qui ne lui coûtent rien : annulation d’examens, fermetures d’écoles… « Si vous êtes dans un bâtiment qui ne dispose d’aucun espace rafraîchi […], vous fermez l’école pour la journée ou la demi-journée », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray le 17juin, à la veille de l’épisode de chaleur. Cela en dit long sur sa façon de considérer celles et ceux qui connaissent la surchauffe au travail, dans les transports, dans leurs logements transformés en bouilloires, après avoir été des passoires thermiques l’hiver. Et ils devraient en plus récupérer leurs enfants quand l’école déclare forfait !

Les propriétaires viennent d’être autorisés à remettre en location des logements sans effectuer de travaux d’isolation durant plusieurs années. Les HLM voient leurs moyens réduits par l’État, ce qui limite la rénovation des bâtiments.

Le bien-être des travailleurs et des usagers des transports n’est pas non plus une priorité : 71 trains ont été supprimés lors des quatre premiers jours de la canicule dans les liaisons Intercités du fait du non-renouvellement du matériel roulant qui, devenu vétuste, n’aurait sans doute pas supporté ces conditions. En Île-de-France, de nombreux bus, métros, RER et locaux où les travailleurs sont censés pouvoir prendre quelques instants de repos sont laissés-pour-compte, leur adaptation se faisant au goutte- à-goutte, avec 2035 comme échéance.

De nombreux responsables se succèdent dans les médias pour tenir des propos moralisateurs, appellent à rester chez soi, à diminuer les activités sportives, comme si le problème de la canicule se limitait à des comportements individuels. Ce sont au contraire la faillite et l’impréparation d’une organisation sociale qui sont mises en lumière par ce nouvel épisode de chaleur, pourtant annoncé. Ces responsables expliquent qu’il coûterait trop cher d’adapter les bâtiments scolaires, les hôpitaux et tous les équipements publics à ces périodes de canicule. Les mêmes n’ont aucun état d’âme à augmenter le budget militaire, à justifier la construction d’un porte-avions et autres armements.

Au-delà, cette gestion désastreuse révèle la faillite d’un système social et économique qui a pour seul fondement la recherche du profit individuel. En effet, il est impossible de résoudre une telle crise climatique sans organiser et planifier l’activité des hommes, en mettant au centre des priorités la satisfaction de leurs besoins, tout en tenant compte de tous les impacts sur l’environnement. Une telle organisation est impossible dans le cadre du capitalisme.

                                                             Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3021)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 26 juin, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 27 juin, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 28 juin, de 11 h à midi au marché Héloïse.

 

Lutte ouvrière-Argenteuil

« Nationalisme de la bourgeoisie, internationalisme des travailleurs »

« Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! »

 

La bourgeoisie a besoin d’unir à elle l’autre classe fondamentale de la société capitaliste, le monde du travail, celle des prolétaires, la classe qui produit, la classe ouvrière. L’histoire du développement de l’ « union nationale » autour de la bourgeoisie est déjà longue. Elle en a besoin pour assurer la continuité de sa domination à l’intérieur du pays. Mais cela lui est également nécessaire dans la concurrence qui l’oppose pour la conquête des marchés commerciaux et financiers aux bourgeoisies des autres pays. Cette concurrence finit toujours par aboutir à la guerre et à la destruction de gigantesques moyens qui auraient pu être utiles à l’humanité. C’est la nature même du capitalisme.

            Ce capitalisme avec ses bourgeoisies nationales concurrentes et ses frontières doit être renversé pour aboutir à la maîtrise de la production à l’échelle du monde. La propriété privée des moyens de production devra être abolie. L’économie mondiale finira pas être organisée rationnellement. Les Etats-Unis socialistes du monde sont à l’ordre du jour.

            Les classes ouvrières du tous les pays sont la force capable de réaliser ce programme. Elles doivent opposer à la politique d’union nationale de la bourgeoisie et au nationalisme, l’union internationale des travailleurs et l’internationalisme. Prolétaires de tous les pays unissons-nous !

 

C’est sur ce thème qu’aura lieu le prochain débat de libre échange organisé par Lutte ouvrière-Argenteuil

Jeudi 25 juin 2026

19 h.30 à l’espace Nelson Mandela

82 boulevard du Gl Leclerc à Argenteuil

                                                               Entrée libre

 

Chaleur insupportable dans les ateliers : débrayage à Stellantis Interview de Jean-Pierre Mercier et Salah Keltoumi - 19 min 44

Congé climatique : Un congé oui, mais payé par les patrons !

 

Et si l’on prenait au plus vite congé du capitalisme ?

 

 

Les écologistes et LFI proposent la création d’un congé climatique, jusqu’à cinq jours par an.

         En période de canicule, limiter les activités qui ne sont pas vitales pour la collectivité serait une mesure de santé publique élémentaire. Mais un congé financé par l’État ou la Sécurité sociale serait en fait à la charge de la population, par le biais des impôts et cotisations sociales.

         Pour préserver la santé des travailleurs, il faut puiser dans les profits capitalistes, pas dans les poches des classes populaires !

SNCF Gare de Nantes : une canicule ? Quelle canicule ?

 SNCF Gare de Nantes : une canicule ? Quelle canicule ?

En pleine canicule, c’est à plus de 40 degrés qu’il faut travailler en gare de Nantes. Les cheminots posent donc une question simple à la direction : que prévoit-elle ?

Publié le 24/06/2026

La réponse, de l’aveu même de dirigeants de l’accueil, est : « Rien de prévu. » Ou : « La canicule ? On verra, ce n’est pas sûr qu’elle arrive… » On croit rêver ! Alors, lundi 22 juin, les cheminots présents ont pris les choses en main. L’expédition des TER s’est faite la plupart du temps à distance. Les contrôles des billets TGV ont été arrêtés dès le début de l’après-midi. Les équipes ont organisé des rotations pour les arrivées et les départs des TGV et des Intercités, afin que chacun puisse bénéficier de pauses plus longues. De l’eau a également été distribuée aux voyageurs, y compris directement sur les quais.

Ces initiatives ont été prises par les agents eux-mêmes, ceux qui connaissent la situation. Dans l’encadrement, certains ont donné un coup de main. D’autres, en revanche, ont essayé de faire reprendre le travail « normalement ». Leur grande inquiétude n’était ni la santé des cheminots ni celle des voyageurs, mais : « Ce que vous faites va faire baisser les statistiques d’embarquement ! Ce ne sera pas bon pour vos primes… » À plus de 40 degrés, les agents peuvent bien cuire sur place, mais gare aux chiffres ! Et attention aux menaces…

Reste que les cheminots présents ont démontré qu’ils sont, eux, responsables et que, quand ils discutent entre eux, ils savent parfaitement faire tourner la gare tout en protégeant leur santé et celle des voyageurs. Ceux qui font le travail sont les mieux placés pour savoir comment l’organiser. C’est vrai pendant la canicule et c’est vrai partout le reste de l’année.

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3021)

Argenteuil, marché Héloïse, une panne électrique à l’image de la situation d’abandon de ce marché

 

Ils ont manqué une sombre expérience

 

 

Dimanche 21 juin, 10 heures 

Dimanche dernier au matin, à dix heures, lors de ma tournée dans la halle du marché Héloïse, une panne électrique avait lieu. Elle durait depuis une demi-heure m’a-t-on dit.

         Chacun espère que les systèmes de refroidissement des étals qui le nécessitent pouvaient continuer à fonctionner normalement, au moins un certain temps…

         Ce marché est dans le viseur des services municipaux et préfectoraux qui y font de fréquentes visites.

         Comme on rêve que le viseur n’épargne ni l’état des systèmes électriques, la question de l’eau, et bien sûr l’état lamentable des toilettes.

         Au fait, des nouvelles, à propos du futur concessionnaire retenu pour la poursuite de la concession de délégation de service public des marchés d'Argenteuil ? DM