jeudi 22 octobre 2026

Les jeunes en lutte et une campagne de diversion

 Les jeunes en lutte

Une campagne de diversion

Après les destructions et les pillages qui ont frappé des commerces ou des mairies, une campagne a relayé la détresse des petits commerçants qui ont tout perdu et l’émotion devant les bâtiments publics détruits.

Publié le 21/10/2026

Les commerçants, dont le désarroi et la colère sont bien compréhensibles, sont des victimes collatérales de la rage sociale qui s’est exprimée le 17 octobre. Mais les responsables politiques de droite et d’extrême droite qui entretiennent cette campagne, et les médias qui les relaient, n’ont pas la même indignation quand des actionnaires décident de fermer des usines, plongeant ainsi des familles entières dans la gêne et ruinant parfois toute une région, y compris les commerces. En insistant sur les casseurs et les voleurs, ils cherchent à minimiser l’ampleur de la colère sociale, à faire peur aux millions de femmes et d’hommes qui restent encore observateurs de la mobilisation et même à les dresser contre celle-ci.

Si l’immense majorité des manifestants du 17 octobre a défilé sans casser, heureux d’être nombreux ou en colère parce qu’ils ne s’en sortent plus tout en travaillant dur, les mêmes ont été heurtés d’abord par la violence policière qui a usé et abusé des grenades et des gaz. C’est bien le gouvernement qui, pour toute réponse aux revendications des lycéens mobilisés depuis trois semaines, a placé près de 10 000 jeunes en garde à vue et en a blessé et mutilé plusieurs. Comment s’étonner que cette violence d’État pousse une partie des manifestants à répondre sur le même terrain ? Même s’il est évident que détruire des bâtiments publics et piller des magasins n’est pas le meilleur moyen d’entraîner les hésitants et d’approfondir la contestation, les principaux fauteurs de la violence sont au pouvoir.

La guerre sociale que mène la bourgeoisie aux classes populaires plonge des femmes et des hommes dans la précarité, transforme des quartiers en ghettos de pauvreté, marginalise des centaines de milliers de jeunes ou moins jeunes. Ceux qui travaillent dur n’arrivent pas à vivre décemment avec un salaire insuffisant quand tant d’autres doivent survivre avec des petits boulots. Des millions de personnes n’ont en général que le droit de regarder des vitrines inaccessibles, et pas seulement celles de produits de luxe. Comment s’étonner si, quand l’occasion se présente, certains jeunes et moins jeunes des quartiers populaires se sentent vengés en se servant ou en détruisant des magasins ?

Contrairement à ce que peuvent affirmer les militants Black bloc, qui étaient aussi présents le 17 octobre, les destructions d’agences bancaires, de magasins ou de mobilier urbain, même quand ils appartiennent à de grands groupes commerciaux, n’affaiblissent en rien la grande bourgeoisie et n’ébranlent pas l’État. Pour abattre la dictature du capital, il faut exproprier les actionnaires, prendre le contrôle des entreprises et les mettre au service de la collectivité. Ceux qui en ont la force, ce sont les travailleurs qui les font fonctionner, pas des petits groupes de manifestants dans la rue.

                                                         Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3038)

 

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 23 octobre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 24 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 25 octobre, de 11h à midi au marché Héloïse.

 

Un entretien sur un sujet qui nous est cher

14 novembre, 15 heures : entretien à la librairie du Presse-papier avec Rémy Adam pour son ouvrage « Le parti bolchévique ».

La vente des entrées pour le prochain banquet à Argenteuil du 16 janvier 2027 a commencé. 17 euros, et 8 pour les enfants de moins de 14 ans.

Petits commerçants, travailleurs licenciés, tous victimes de la même violence sociale du capitalisme. Jean-Pierre Mercier sur BFM TV édition spéciale " casseurs du 17 Octobre 2026"

Sardinières de Douarnenez (29) : Grève des sardinières et ouvriers chez Chancerelle

 

Une arête dans la politique de la direction

 

 


Chancerelle, une des dernières usines de conserverie qui subsiste à Douarnenez, emploie environ 500 travailleuses et travailleurs.

Lundi 19 octobre, à 9 heures une centaine d’entre eux ont arrêté le travail en apprenant qu’un de leur camarade, sertisseur, avait été licencié « sur le champ » le vendredi précédent. La brutalité du procédé a beaucoup choqué dans l’usine, la direction s’appuyant sur une enquête sur le harcèlement pour justifier sa décision.

En effet, beaucoup sur le piquet de grève dénoncent le management toxique de la direction, dont deux membres sont nommés pour ces faits. En tentant de se débarrasser d’un travailleur qui n’a pas sa langue dans sa poche, la direction semble vouloir faire un exemple pour ceux qui seraient tentés de revendiquer.

Mardi, la grève a repris le matin et reçu le soutien de nombreux militants associatifs et politiques de Douarnenez. Le salarié visé s’est exprimé sur le piquet, les délégués de la CGT ont affirmé la volonté d’obtenir sa réintégration.

À 15H45, à l’issue de la rencontre entre la direction et les syndicalistes, il n’y avait aucune avancée. Pour les salariés, il reste clair que défendre un des leurs face aux patrons, c'est se défendre tous.

Service pédiatrie en lutte à l’hôpital de Seclin (59)

 

« L’argent, il faut le chercher là où il est »

 

 

Les puéricultrices et auxiliaires puéricultrices du service de Pédiatrie de l’hôpital de Seclin se sont massivement mises en grève lundi 19 octobre. Elles protestent contre la suppression de 9 postes (6 puéricultrices et 3 auxiliaires), avec toutes les conséquences que cela va entraîner, notamment sur leurs conditions de travail et sur la sécurité des enfants malades.

Déjà, au mois de mars, ce sont 10 lits qui avaient été supprimés en maternité, ainsi que 7 postes d’auxiliaires.

Les prétextes invoqués par la direction sont la baisse de la natalité et l’endettement de l’hôpital. Mais « l’argent, il faut le chercher là où il est » disait un slogan sur une pancarte. Elles ont mille fois raison ! Ce sont les financiers, les actionnaires des banques, qui s’enrichissent sur les dettes des hôpitaux. A eux de payer ! Pas aux soignants ni aux patients !

Argenteuil, trottinettes, un arrêté qui risque d’entraîner bien peu de résultat face à une utilisation débridée et une production très intéressée

 

Encore un aspect du capitalisme malfaisant

 

Ci-dessus, avec l’équipement, moins de risques

Le maire d’Argenteuil, toujours à l’avant-garde de l’arrière-garde a enfin pris une décision concernant les trottinettes. Heureusement que La gazette l’évoque, car cela nous avait échappé. Il est vrai que l’arrêté du maire d’Argenteuil signé le 30 septembre dernier n’a ni bénéficié de l’information nécessaire massive à la population ni qu’elle ait amené depuis, en tout cas d’une façon visible, à un début d’application dans la réalité au vue de l’expérience que vivent les habitants.

         Souscription obligatoire d’une assurance. Utilisation seulement autorisée aux personnes de 14 ans et plus. Obligation du port du casque... À défaut, une verbalisation est prévue.

         La municipalité entend « accompagner l’entrée en vigueur de ces règles par une démarche de prévention et de pédagogie, notamment auprès des plus jeunes utilisateurs. »

         Alors, comment compte-t-elle s’y prendre ? C’est tout de même l’essentiel.

         Certes, cette question des trottinettes ne relève pas en premier lieu des communes qui subissent des phénomènes au niveau de la société toute entière, donc de sa nature capitaliste, et des décisions prises ou non au niveau de l’État.

         Première étape, les constructeurs produisent. Le profit est juteux pour ce nouveau produit. La réglementation vient ensuite, et il y aurait beaucoup à dire sur les limites de celle-ci. Ainsi au  niveau des vitesses, de la puissance et de l’envergure de ces engins. C’est pourtant au niveau des constructeurs, que des limites pourraient être inscrites dans la nature même du produit.

         En tout cas, ces trottinettes sont devenues un danger public. D’abord pour ceux inconscients parmi leurs utilisateurs. Pour les conducteurs de voitures dont la conduite s’en trouve compliquée, et d’abord pour les piétons utilisant les trottoirs ou non.

         Grosso modo, le nombre de victimes liées à la trottinette est passé de 10 en 2019 à 80 six ans plus tard. Une preuve supplémentaire du capitalisme irresponsable et sur ce plan, de l’État à son service. DM