samedi 10 octobre 2026

Le gouvernement craint les mobilisations des travailleurs. Un recul important pour les travailleurs des Industries électriques et gazières à mettre à l’actif de la mobilisation des lycéens

Industries électriques et gazières : le recul du gouvernement

En juillet, le gouvernement avait annoncé vouloir réformer « le tarif agent » des travailleurs des industries électriques et gazières.

Publié le 07/10/2026

 


Instauré depuis 1946, celui-ci leur permet de payer moins cher l’électricité et le gaz qu’ils consomment à domicile. Le ministère vient de reculer face à leur mobilisation.

Le 15 septembre, les travailleurs de l’ensemble de ces industries, bien qu’aujourd’hui divisés en plusieurs entreprises distinctes, répondaient par une grève massive, suivie à 77%. Ce succès montrait que l’attaque ne passait pas et ne passerait pas.

Les quatre syndicats du secteur appelaient à entrer en grève et durcir le mouvement à partir du 6 octobre. C’était aussi le jour où des manifestations de lycéens et étudiants allaient déferler dans le pays. Le gouvernement, impuissant à juguler le mouvement de la jeunesse, préférait visiblement ne pas courir le risque d’une extension à un secteur du monde du travail.

Le 2 octobre, le gouverne- ment a donc reculé. Dans une lettre aux syndicats, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, et la ministre déléguée à l’énergie, Maud Brégeon, assuraient que : « Aucune remise en cause, aucune réforme du tarif agent, n’est envisagée ni ne sera conduite par l’exécutif. »

À juste titre, nombre de travailleurs de l’énergie n’en souhaitaient pas moins participer aux manifestations et aux grèves le 6 octobre et continuer la lutte. Les raisons du mécontentement, en particulier sur les salaires, sont toujours là. Et il est évident, au- delà de la question du « tarif agent », que l’ensemble des travailleurs est visé par l’offensive gouvernementale et qu’ils doivent y réagir ensemble,

Ce premier recul du gouvernement montre qu’il craint les mobilisations des travailleurs. C’est bien cette voie qu’il faut suivre.

                                              Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3036)

 

Pour discuter les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-samedi 10 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 11 octobre, de 11h à midi au marché Héloïse.

 

Mouvement lycéen : tentative d'enfumage gouvernemental

 

C’est dans la rue que les lycéens obtiendront satisfaction

  


Édouard Geffray, le ministre de l’Education nationale, a institué hier une demi-journée banalisée dans les lycées au nom de la « démocratie interne au sein du lycée». Il s’agissait selon lui de lister les revendications des élèves et d’en discuter avec la direction de l’établissement.

         Comme si le gouvernement ne les connaissait pas ! À croire qu’il n’a lu aucune des milliers de pancartes brandies dans les manifestations !

         C’était une piètre tentative de faire passer la contestation de la rue à des salles de réunion, comme Macron l’avait tenter à l’époque du mouvement des gilets jaunes avec une série de grands débats. Il en était sorti des cahiers de doléances qui, une fois le mouvement terminé, avaient rejoint la poubelle sans qu’aucune revendication n’ait été satisfaite.

 

 

De nombreuses initiatives vont avoir lieu dans les jours qui viennent. Une est déjà à noter à Argenteuil, même si elle est lointaine : une grande manifestation le 16 octobre. Conditions à définir.

Jeunesse d’ici et de Belgique : mêmes maux, même révolte

Jeunesse de tous les pays, mobilisons-nous !

 

 

Le mouvement des jeunes s’étend également en Belgique où des manifestations ont eu lieu ces derniers jours à Liège, Mons ou Charleroi.

         Une partie de la jeunesse scolarisée est inquiète de l’avenir que lui promet la société capitaliste et refuse de subir. Elle montre l’exemple. Et il est à souhaiter qu’à sa colère, se joigne la révolte de l’ensemble du monde du travail, par-delà les frontières !