dimanche 3 mai 2026

Moyen-Orient : un bras de fer inégal

 Moyen-Orient : un bras de fer inégal

Trois semaines après le début du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le détroit d’Ormuz est bloqué par les deux pays, asphyxiant l’économie iranienne et entretenant la crise économique et pétrolière mondiale.

Publié le 28/04/2026


 

Si les discussions entre les deux pays n’ont pas repris, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a multiplié les rencontres diplomatiques. Le 25 avril, il s’est rendu au Pakistan, le pays voisin qui abrite les négociations, le 26 à Oman, le sultanat qui partage avec l’Iran le détroit d’Ormuz, et le 17 à Moscou où il devait rencontrer Poutine. Loin d’être des jusqu’au-boutistes, les dirigeants iraniens, dont le pays a été attaqué par les États-Unis, se disent prêts à rouvrir le détroit d’Ormuz « en coordination avec la partie omanaise » et « en élaborant un nouveau régime juridique ». Mais ils refusent de se soumettre aux exigences américaines et conditionnent cette réouverture à un cessez-le-feu durable qui inclurait l’Iran et le Liban. Sur la question du nucléaire, ils veulent que les discussions soient reportées à une période où la paix sera rétablie.

De son côté, Trump a continué de lancer des formules à l’emporte-pièce telles que « nous avons toutes les cartes en main, nous avons fait du très bon boulot et nous allons gagner ». Ce triomphalisme masque un relatif échec : malgré les rodomontades de Trump, le régime iranien a résisté à 40 jours de bombardements avec pour conséquence de faire flamber le prix du pétrole, jusqu’aux États-Unis, et de frapper l’économie mondiale en bloquant les transports dans le détroit d’Ormuz. Pour autant, le blocus américain, qui empêche l’Iran d’exporter son pétrole et de s’approvisionner par la voie maritime – 38 navires auraient été contraints de faire demi-tour vers des ports iraniens en dix jours – a de très lourdes conséquences dans le pays. En plus des infrastructures et des usines détruites, du chômage forcé sans indemnité, la population iranienne subit une forte inflation. Quant au régime, il ne peut plus encaisser les milliards de dollars de ses ventes de pétrole à la Chine et à d’autres pays d’Asie.

On ne peut savoir quelles seront les prochaines étapes du bras de fer en cours. D’un côté, Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu après l’échec du premier round de négociations. Il montre ainsi qu’il ne souhaite pas reprendre tout de suite la phase militaire de la guerre, à cause du coût financier de celle-ci et de son impopularité aux États-Unis, à quelques mois des élections de mi-mandat. Mais, de l’autre, il ne renonce pas à se prévaloir d’une victoire contre l’Iran. Trump a aussi dû admettre que des bombardements aériens, si cruels soient-ils pour la population iranienne, n’ont pas suffi à faire tomber le régime, sans même parler de provoquer le soulèvement populaire que certains de ses proches ou conseillers lui avaient abusivement promis.

Au-delà du personnage de Trump et de ses frasques, l’impérialisme américain est déterminé à affaiblir coûte que coûte les régimes qui ne lui obéissent pas au doigt et à l’œil. Le pouvoir iranien reste une cible du fait de son histoire, du soutien militaire qu’il a jusqu’à récemment accordé au Hezbollah libanais, au Hamas de Gaza ou aux houthis du Yémen, comme des alliances économiques et politiques qu’il entretient avec la Russie ou la Chine. Que cela aggrave le chaos au Moyen-Orient, provoque une crise économique et crée les conditions d’une guerre générale n’arrêtera pas les dirigeants de l’impérialisme.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3013)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 3 mai : de 10 h.15 à midi 15 au marché Héloïse ;

-lundi 4 mai : gare du Val, de 6 h.45 à 8 h.15 ;

- de 17 à 19 heures 30 devant Intermarché ;

-mercredi 6 mai : de 6 h.30 à 8 h.15 entrée de l’hôpital d’Argenteuil ;

-jeudi 7 mai : de 7 h. à 8 h.30 : gare d’Argenteuil.

À suivre

Géants pétroliers : profiteurs de guerre XXL

 

Confisquer les bénéfices des profiteurs de guerre

 


 

TotalEnergies annonce une explosion de 51 % de son bénéfice pour les trois premiers mois de l’année. Elle est directement liée à d’autres explosions… celles des missiles occidentaux sur l’Iran !

De janvier à mars, TotalEnergies a empoché 5,8 milliards de dollars de profits et sa rivale britannique BP a multiplié son bénéfice par cinq, à 3,8 milliards de dollars. Leur racket fait flamber tous les prix car les autres capitalistes, industriels et financiers, répercutent ces hausses. Au final, ce sont les travailleurs qui paient.

Il faut confisquer les bénéfices des profiteurs de guerre, pour augmenter les salaires et les indexer sur les prix.


Licenciements : 470 licenciements directs, un patron milliardaire parti avec la caisse chez Domo Polytechnyl (Saint-Fons et Valence)

 

Surmonter l’obstacle d’une loi du côté des exploiteurs

 

 


Un an après les 155 suppressions de postes à l’usine chimique de Belle-Etoile à Saint-Fons, la société Polytechnyl qui regroupe l’usine de Saint-Fons et celle de Valence, vient d’être mise en liquidation. Sur les 547 empois en CDI, le repreneur Lone Star ne garde que 72 emplois à Saint-Fons et aucun à Valence. Il récupère les brevets mais arrête la production.

Le milliardaire belge De Clerck, patron de Domo, qui avait repris l’entreprise en 2020, s’est débrouillé pour gratter le maximum de bénéfices sans investir un euro pour entretenir les sites. Depuis la mise en redressement judiciaire en janvier, il n’est plus responsable de rien : envolés les millions qu’il aurait dû provisionner pour payer le plan social de l’an dernier, envolés les jours mis par des travailleurs sur des comptes épargne temps, et finalement envolés les emplois et les salaires dont les travailleurs ont besoin.

La justice n’a rien à y redire car la loi est du côté des exploiteurs. Les travailleurs ne peuvent compter que sur leur force collective et leur organisation.

Argenteuil, espace mémoriel Gabriel Péri, la municipalité doit revenir en arrière

Si c’est une erreur, il suffit de la réparer !

  


Lundi 4 mai, à 18 heures, la section d’Argenteuil du PCF organise un rassemblement devant la statue de Gabriel Péri, avenue éponyme, dont la destruction de l’espace mémoriel a commencé à être détruit il y a plusieurs semaines.

         Cette mémoire n’est pas celle d’un fait simple fait historique ancien mais une partie du patrimoine politique local, en particulier pour le PCF, dont ce parti continue à se réclamer, au-delà du caractère dramatique de la mort du député Gabriel Péri, au vue de quelques commentaires sur ce que j'ai écrit.

         Ce que nous reprochons à la municipalité d’Argenteuil, c’est qu’elle n’ait pas eu l’idée de ce que représentait cette mémoire toujours vivante, et ait sans apparemment se poser trop de questions commencé la destruction de cet espace mémoriel. Si j’avais été présent ce jour-là à Argenteuil, personnellement, j’aurais été solidaire sur ce plan, de l’initiative du PCF.

         Passant hier dans le secteur, j’ai pu constater que la démolition de l’espace ne s’était pas poursuivi et que la photo prise dix jours plutôt ci-dessus était toujours valable.

         La municipalité se pose peut-être des questions, et considère aujourd’hui qu’elle a agi avec précipitation dans cette affaire. Qu’elle le reconnaissance simplement publiquement, et qu’elle tire les conclusions aujourd’hui de son erreur. DM