lundi 27 avril 2026

Nathalie Arthaud aux 4V sur France TV samedi 25 avril, 7 min 30

Livreurs : l’esclavage moderne

 

Enchaînés aujourd’hui, brisant leurs chaînes demain

 


 

Des associations d’aide aux livreurs de repas ont porté plainte contre Deliveroo et Uber Eats, les deux principales plateformes du secteur, pour « traite d’êtres humains ». Les livreurs sont très majoritairement des travailleurs immigrés, et 64 % d’entre eux n’ont pas de papiers. Une situation dont les patrons se servent pour leur imposer des conditions de travail et des rémunérations indécentes : 63 heures par semaine en moyenne, pour 1 480 euros bruts par mois.

         Enchaînés à leur vélo et à leur téléphone, ces forçats 2.0 sont ainsi des dizaines de milliers – entre 70 000 et 100 000 en France – à faire la fortune des plateformes qui les exploitent.

Stellantis – Poissy : la direction signe la fermeture de l’usine

 Stellantis – Poissy : la direction signe la fermeture de l’usine

Jeudi 16avril, Stellantis a annoncé larrêt de la fabrication de voitures dans son usine de Poissy, proche de Paris. Pour l’écrasante majorité des travailleurs, cela veut dire à terme la fermeture.

Publié le 22/04/2026

 

Cette annonce n’a pas surpris grand monde dans les ateliers : depuis juin 2024, les militants de SUD avaient dénoncé le projet de la direction et avaient cherché à réunir les travailleurs pour les préparer à riposter. Pendant ces deux ans, la direction a menti effrontément, expliquant qu’il n’était pas question de fermer. Elle a même promis qu’il pourrait y avoir une nouvelle voiture après l’Opel Mokka produite actuellement, si les ouvriers travaillaient plus et mieux et que l’activité pouvait encore durer vingt ans, trente ans…

La direction est donc maintenant obligée de reconnaître qu’il n’y aura plus de voiture produite à Poissy. Mais elle continue de mentir en prétendant que l’arrêt de la fabrication de voitures ne signifiera pas la fermeture de l’usine. Le 16 avril, le directeur a même osé déclarer à la presse que ses annonces étaient « une très bonne nouvelle pour les salariés ». Il affirme que 100millions deuros vont être consacrés pour créer de « nouvelles activités industrielles », dont il dresse une liste à la Prévert, tout en refusant évidemment de donner le détail des emplois correspondants. Il suffit de savoir que le patron donne en exemple la création d’un atelier… de fabrication par imprimantes 3D pour comprendre que ces projets sont plus illusoires les uns que les autres.

Quant à la promesse la plus concrète, elle est révoltante, consistant à transférer une ligne d’assemblage de moteurs du site de Vesoul vers Poissy… ce qui se traduirait par la suppression de 190 emplois à Vesoul !

Dans leur immense majorité, les travailleurs de Poissy voient que tout cela est de la poudre aux yeux, d’autant plus que les négociations continuent pour vendre les terrains de l’usine Stellantis au Qatar en vue d’y construire le futur stade de son club, le Paris-Saint-Germain. Ils en sont d’autant plus convaincus qu’un long travail de discussion a été mené depuis deux ans par les militants les plus combatifs, accompagné d’actions collectives menées dans l’usine pour exiger des garanties. Stellantis prépare une véritable saignée de l’emploi à l’usine Stellantis elle-même, dont les 2 000 travailleurs embauchés sont menacés, mais aussi chez les milliers de travailleurs des équipementiers qui fournissent les pièces, comme Forvia à Méru dans l’Oise, Lear à Herblay dans le Val-d’Oise, ou MC Synchro à Chanteloup-les-Vignes, près de Poissy.

Une minorité est bien consciente que la direction a déclaré la guerre à l’ensemble des travailleurs et qu’il ne faut plus perdre de temps pour se mobiliser. Car il faut imposer à tous ces patrons et aux pouvoirs publics les garanties nécessaires pour qu’aucun d’entre eux ne se retrouve à la rue et sans salaire avec la fin de la fabrication de voitures.

Une manifestation était organisée le jeudi 23avril à Poissy, avec un appel à la grève. Elle représente une nouvelle occasion pour les travailleurs de dénoncer le projet de fermeture de l’usine et de se faire entendre.

                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2012)

Migrants : France et Grande Bretagne alliées pour réprimer

 

Pour réprimer, le budget n’est jamais un problème

 

 


Les États français et britannique viennent de renégocier leurs accords de répression migratoire avec un budget en augmentation de 40 %, soit près de 760 millions d'euros. Sur les côtes françaises, les effectifs policiers seraient doublés d'ici 2029 pour atteindre 1 400, équipés de matériel dernier cri. La Grande-Bretagne financera une partie de ce déploiement ainsi que la construction d'un centre de rétention et de renvoi de migrants dans leur pays d'origine, qui sera situé près de Dunkerque.

         Pour la répression des travailleurs qui essaient de trouver une vie meilleure, le budget n’a jamais l’air d’être un problème.

Argenteuil, marchés forains : une priorité municipale non prioritaire, en tout cas pour certains quartiers

 

Mais la « cohésion » de tous les quartiers est-elle une de ses préoccupations ?

 


 

Lors du dernier conseil municipal, la décision de mettre en branle le marché pour une nouvelle concession en délégation de service public de 5 ans des marchés forains a été votée. La municipalité est revenue donc à cette occasion sur la décision aventureuse d’une délégation d’une durée de 20 ans qu’elle avait votée il y a quelque temps.

         S’il y a six marchés forains à Argenteuil, ils ne sont pas traités de la même façon. Deux marchés animés par une clientèle petite-bourgeoise bénéficient depuis deux décennies d’un certain nombre d’égards, celui des Coteaux et celui de la Colonie. Il faut faire un cas à part pour ce dernier qui, s’il a bénéficié d’une aide municipale, est tout de même le résultat de la volonté associative d’habitants du quartier. Je ne m’en plains pas, j’y suis présent chaque samedi, et pas seulement pour y vendre aux abords notre journal.

         Mais les marchés si utiles des quartiers populaires sont dans un sale état. C’est mieux pour le marché de la cité Joliot-Curie qui bénéficie de sa halle classée. Pour le marché du Val d’Argent-Nord, justement, il aurait bien besoin d’une halle, l’espace est disponible pour la construire. Pour les deux autres marchés, celui des Champioux et Héloïse, il y a bien des aménagements à faire. Celui des toilettes est prioritaire. Ils sont dans une situation inqualifiables, nous le répétons depuis des années Pour celui du marché Héloïse et sa dizaine de milliers de visiteurs le dimanche, il y a certes le jardin de l’espace jean Vilar en déliquescence  …

         Si la municipalité voulait démontrer son véritable intérêt pour l’avenir de ces deux marchés populaires, elle devrait commencer par faire sur ce plan une petite démonstration.

         Il est vrai, que pour cette question comme pour le reste, c’est à la population elle-même d’accélérer la dynamique de décision de la municipalité qui n’est, paraît-il, que la « représentante » des intérêts des habitants. DM