Le 29 septembre et après, faisons éclater notre colère !
28/09/2026
Mardi 29 septembre, une journée de grève est
organisée dans la fonction publique. Les pompiers s’y sont donné rendez-vous et
des syndicats du privé (chimie, métallurgie…) s’y sont joints.
D’autres appels inspirés des Gilets jaunes, comme
le 17 octobre, circulent. Eh bien, il faut en être car nous ne nous ferons
respecter qu’en nous battant le plus unis possible !
Halte au racket !
La hausse des carburants nous étrangle tous. Certains
travailleurs ont remplacé la voiture par la trottinette électrique. D’autres
dorment sur le parking de leur entreprise pour faire moins d’aller-retour. On
en est déjà tous à réduire nos déplacements au strict minimum.
Et combien va-t-il falloir débourser pour remplir
sa cuve de fioul ? Un salaire et demi, deux salaires ? Les sacrifices
ont des limites et nous les avons largement dépassées !
Macron et le gouvernement veulent nous endormir en
expliquant que nous n’y pouvons rien parce que nous serions victimes d’une
guerre non choisie. Quels menteurs ! La flambée du carburant est décidée
et voulue par les compagnies pétrolières qui profitent de la guerre pour
spéculer et vendre plus cher. Elles en profitent même pour faire exploser leurs
marges de raffinage !
En plafonnant ses prix, TotalEnergies joue au
grand seigneur. Mais la major annonce plus de 10 milliards de profits en six
mois, 72 % de plus que l’an passé. Preuve qu’elle pourrait parfaitement
bloquer ses prix bien plus bas et qu’elle se gave sur notre dos comme les
autres. La moindre des choses serait de réquisitionner ces surprofits pour
faire baisser le prix à la pompe. C’est le seul moyen de stopper ce racket et
d’endiguer l’inflation qui se généralise.
Indexer les salaires et
les pensions
Tous les prix augmentent, dans la chimie, la
construction, l’alimentation… Les plus grandes entreprises expliquent déjà
qu’elles sont obligées de répercuter leurs hausses de coût sur leurs prix. Et
nous salariés, nous serions les seuls, avec les petites entreprises, à devoir
subir ce racket ?
La seule façon de protéger notre pouvoir d’achat
est d’arracher des hausses de salaires pour rattraper l’inflation et d’obtenir
leur indexation sur les prix.
Les baisses de taxes ne seraient qu’un jeu de
dupes. Car qui serait censé compenser les pertes pour les caisses de
l’État ? Pas les profiteurs actuels, pas les actionnaires qui s’en mettent
plein les poches ! Car faire payer le grand patronat n’est pas du tout au
programme du gouvernement et même pas de ceux qui, comme Le Pen, plaident pour
de telles baisses. Alors, d’une façon ou d’une autre, cela retomberait sur
nous.
Il n’y a pas d’autre solution. Il faut, pour
l’ensemble du monde du travail, l’indexation de ses revenus sur l’inflation.
C’est vital pour nous tous, pour les salariés du privé comme du public. Ça
l’est pour les retraités qui ne sont certainement pas des privilégiés. Et ça
l’est pour ceux qui sont obligés de vivre d’allocations parce qu’ils ont été
licenciés ou parce qu’ils sont handicapés.
Non aux attaques
gouvernementales !
Au lieu de cela, le gouvernement prévoit de geler
les salaires de la fonction publique au prétexte de la dette. Comme si
l’Éducation nationale, les hôpitaux, les collectivités territoriales n’étaient
pas déjà les royaumes des bas salaires et des emplois de plus en plus
précaires !
Lecornu veut aussi faire payer « les
retraités aisés ». Mais il ne s’agit pas de Bernard Arnault. Selon le
premier ministre, on commence à être « aisé » avec une pension de
2 000 €. Il fallait oser.
Ce n’est ni aux travailleurs, ni aux retraités, ni
aux malades ou aux locataires de payer pour la dette de l’État ! Et ne
croyons pas le gouvernement quand il parle « d’efforts
partagés » !
Est-ce que les capitalistes acceptent de réduire
leurs profits et leurs dividendes parce que les guerres s’étendent et que la
crise s’approfondit ? Est-ce qu’ils sont prêts à payer un peu plus
d’impôts à cause de la dette ? C’est le contraire, ils veulent toujours
plus !
Le grand patronat, les plus riches parasites et
assistés du pays imposent leurs intérêts égoïstes à toute la population. Il
faut que les femmes et les hommes qui triment dur, et sont indispensables au
fonctionnement de la société imposent les leurs.
De meilleurs salaires et pensions et plus de moyens
pour les pompiers et les services publics ne sont pas des dépenses mais un
progrès pour la société ! Alors, soyons nombreux en grève et en
manifestation !
Nathalie Arthaud