jeudi 5 février 2026

Gaza : nouvelle phase du massacre

Gaza : nouvelle phase du massacre

Le point de passage de Rafah, rouvert le 1er février entre la bande de Gaza et l’Égypte, n’apporte qu’une maigre respiration à une infime partie des Gazaouis, qui tentent de survivre dans le territoire écrasé par l’armée israélienne.

Publié le 04/02/2026

En principe, la deuxième phase du « plan de paix » de Trump était censée débuter après la restitution du corps du dernier otage israélien. La réouverture d’un point de passage vers l’Égypte est donc effective… sur le papier. Le 2 février, seules une vingtaine de personnes ont pu franchir la frontière, des malades tentant d’obtenir des soins en Égypte et, dans l’autre sens, une poignée de Gazaouis autorisés à retrouver les leurs au milieu des ruines. Les deux gouvernements, celui de Netanyahou comme celui d’al-Sissi, n’autorisent qu’un nombre infime de passages. C’était un trajet « humiliant », ponctué de fouilles « minutieuses », raconte l’une des voyageuses à un journaliste. « Les Israéliens nous ont interrogés, ils nous ont tout confisqué. Ils ne nous ont laissé que des vêtements. […] Tout est interdit, la nourriture, l’eau, les parfums. Nous n’avons pas pu rapporter le moindre cadeau pour nos enfants ».

Mais si la nécessité d’obtenir des soins, alors que toutes les structures de santé ont été détruites à Gaza, contraint de nombreuses familles gazaouies à tenter d’obtenir une autorisation de passage, les autorités égyptiennes elles-mêmes ont, à de multiples reprises, affirmé qu’elles s’opposaient à toute arrivée massive de Palestiniens.

Pourtant, la situation de ces derniers reste invivable sur moins de la moitié du territoire, entre la « ligne jaune » et la mer, sur laquelle l’armée israélienne les enferme, en occupant et en leur interdisant l’autre partie. À la rudesse de l’hiver, au dénuement total des familles sous les tentes ou les abris, à l’absence de vivres, d’eau et de médicaments, s’ajoutent les tirs et bombardements quasi quotidiens de l’armée israélienne. Elle a tué environ 500 habitants depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. À titre d’avertissement, à la veille de la réouverture du poste- frontière de Rafah, le 31 janvier, dix personnes ont été tuées dans la ville de Gaza, d’autres encore dans le Sud à Khan Younès, dont sept membres d’une famille dans leur tente. Près de la côte, où se sont réfugiés nombre de déplacés, une bombe a été lâchée sur un abri habité. Un organisme de premiers secours chiffre à 32 le nombre de morts de cette seule journée.

Devant l’évidence et les preuves documentées du massacre auquel elles se sont livrées après le 7 octobre 2023, les autorités israéliennes ont fini par reconnaître avoir tué plus de 71 000 Gazaouis. C’est cependant sans compter le nombre des corps encore ensevelis dans les ruines, sans compter non plus les victimes « indirectes » de blessures et de maladies non soignées, et de sous-nutrition.

Le gouvernement Netanyahou maintient aussi son interdiction d’exercer à l’ONG Médecins sans frontières, sommée d’avoir cessé toute présence à la fin du mois. Comme il bloque presque totalement l’aide humanitaire aux frontières, y compris au poste de Rafah, le pouvoir de Netanyahou et son complice, l’agent immobilier Trump, pressé de bâtir sa « riviera » à Gaza, préparent méthodiquement l’asphyxie de toute une population.

                                                     Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3001)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 6 février au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

 

"Protectionnisme" : leur guerre commerciale n’est pas la nôtre !

La politique du grand patronat n’est pas la nôtre

 

 

1141 grands patrons européens ont signé une tribune appelant à la « préférence européenne » dans les marchés publics. Ils demandent plus de protectionnisme et encore plus d’aides publiques pour faire face à leurs concurrents.

         Ils prétendent défendre l’intérêt général et les emplois de tous. Mais parmi les signataires, on trouve les PDG de groupes comme Michelin, Air France, Valeo ou Sanofi, qui ont supprimé des dizaines de milliers d’emplois ces dernières années. Leur « préférence européenne », c’est uniquement la préférence pour leurs profits.

 

Lait infantile contaminé : alertez les bébés !

Lait infantile contaminé : alertez les bébés !

Après Nestlé (Guigoz, Nidal), c’est maintenant au tour de Danone (Dumex, Blédilait), Lactalis (Picot) et Vitagermine (Babybio) d’être suspectés d’un nouveau scandale sanitaire dans le lait en poudre pour bébés.

Publié le 28/01/2026

En effet, une toxine, la céréulide, présente dans ce lait, serait à l’origine de graves intoxications et de la mort de deux nourrissons en France début janvier.

Cette contamination concerne désormais plus de 50 pays dans le monde. Les dirigeants de ces grands groupes pleurent, disant qu’ils ont fait le maximum pour retirer massivement et rapidement les lots infectés dès qu’ils ont connu le problème. C’est complètement faux : d’après la cellule investigation de Radio France, il s’est passé onze jours entre la détection de lots contaminés de lait Guigoz et leur rappel, et cinq jours pour le lait Picot du trust Lactalis. En plus, profit oblige, « Nestlé a effectué les rappels au compte-gouttes, et même des “retraits silencieux” dans certains pays, sans informer les consommateurs », selon l’association Foodwatch.

Ce scandale souligne aussi que l’État n’a jamais voulu mettre en place un dispositif sanitaire et une réglementation dignes de ce nom, Comme d’habitude, il laisse les capitalistes de l’agroalimentaire faire des profits sans avoir à rendre le moindre compte. La céréulide est pourtant une toxine dangereuse. Elle est susceptible de provoquer des nausées, des vomissements et des complications pouvant aller jusqu’à la mort. Selon Santé publique France, la bactérie responsable de la céréulide est à l’origine d’un quart des toxi-infections alimentaires collectives en France.

Toujours selon Radio France, personne ne connaît la quantité réelle de toxine qui aurait été ingérée par des nourrissons depuis des mois car les tests réalisés jusqu’à présent l’ont été par les seuls industriels et sans aucun contrôle de l’État, et ils portent uniquement sur la poudre de lait. Or la toxine ne se libère que lors du contact de la poudre avec l’eau, permettant alors seulement d’en mesurer la dose réelle.

De plus, un seul laboratoire public en France est capable de détecter cette toxine dans les échantillons de lait en poudre destinés à des enfants pour lesquels des familles ont constaté des symptômes, et celles-ci ne peuvent le saisir directement. Pire encore, aucun centre national n’est en mesure de repérer cette toxine dans les selles humaines, ce qui rend difficile d’établir le lien biologique entre la consommation du produit et une pathologie. Cela arrange bien les trusts de l’agroalimentaire, qui peuvent tranquillement prétendre qu’il n’y a pour l’instant aucune preuve que la cause du décès des nourrissons soit le lait qu’ils ont ingéré.

Le vrai poison, pas seulement pour les nourrissons, est le capitalisme assoiffé de profit.

                                           Arnaud Louvet (Lutte ouvrière n°3000)