dimanche 22 février 2026

Iran : l'impérialisme menace

 

La menace d’un nouveau conflit meurtrier

 

 

Les États-Unis ont déployé une puissante armada sur mer et mis en alerte leurs forces terrestres autour de l'Iran au point que des médias américains s’inquiètent d'une intervention militaire. Bluff ? Technique de négociation avec l'Iran pour contraindre celle-ci à abandonner jusqu'à tout droit d'accès à la technologie nucléaire même civile ?

         En tout cas, l'impérialisme américain n'a que faire des droits bafoués du peuple iranien, de l'oppression et de la répression qu'il subit, ni des dictatures en général. Mais il n'accepte pas un régime qui ne lui soit pas soumis, menaçant le Moyen-Orient et le monde d’un nouveau conflit meurtrier.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 22 février, de 9 heures 30 à 12 heures et de 14 à 16 h. au carrefour Babou.

-lundi 23 février, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 24 février : à partir de 17 h.30, activités à la cité Champagne ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

Lecornu : défenseur des massacreurs

Amalgame et bâillon

 

 

Lecornu vient d’annoncer que son gouvernement allait mettre à l’ordre du jour du Parlement le projet de loi contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme », reprenant une proposition de loi déposée fin janvier qui n’avait pas été examinée.

         Derrière cette formule, le gouvernement veut en fait criminaliser la critique du sionisme (le nationalisme juif) en l’assimilant à de l’antisémitisme. Cet amalgame vise à faire taire la critique de la politique de l’État israélien et des massacres de Palestiniens. L’État veut également placer un bâillon sur la bouche de ceux qui dénoncent l’impérialisme français qui n’a jamais cessé de vendre des armes à l’armée israélienne.

 

Migrants : noyés, sous les yeux de l’Europe

Migrants : noyés, sous les yeux de l’Europe

L’Ocean Viking, le navire armé par l’association SOS Méditerranée pour secourir les naufragés, a repris la mer au début de l’année. Il était immobilisé pour travaux depuis le mois d’août après avoir été pris sous le feu des garde-côtes libyens.

Publié le 18/02/2026

Dès sa première sortie, l’Ocean Viking a secouru des dizaines de migrants embarqués sur deux canots pneumatiques à la dérive et d’autres, mourant de soif sur un vieux cargo qui les avait recueillis. Mais les pays européens, non contents d’interdire leur sol aux migrants fuyant la misère, dressent devant leurs sauveteurs tous les obstacles possibles.

Alors que les lois de la mer, selon la tradition et même selon les accords en vigueur, stipulent que l’on doit sauver un naufragé, quel qu’il soit et quelles que soient les circonstances, les patrouilleurs européens ne le font qu’exceptionnellement. Au contraire, les États de l’Union européenne financent tout à fait officiellement les garde-côtes libyens pour poursuivre, arrêter ou couler les bateaux des migrants, puis pour enfermer les survivants dans des camps, les soumettant à des chantages ou pire encore.

Lorsque que des gens courageux arment un bateau comme l’Ocean Viking pour se porter au secours des migrants, l’Europe le laisse se faire mitrailler par ses hommes de main libyens. De plus, l’Italie contraint l’Ocean Viking à débarquer ses naufragés dans les ports les plus éloignés de sa zone d’intervention. En 2024, les sauveteurs avaient ainsi perdu 80 jours sur ces trajets inutiles.

L’Office des migrations internationales, une filiale de l’ONU, a calculé que 2 475 personnes se sont ainsi noyées en Méditerranée en 2025 et que 25 000 avaient été refoulées vers les camps libyens. Depuis 2016, les volontaires de SOS Méditerranée ont ramené à terre sains et saufs 42 708 personnes. Mais combien d’autres se sont noyés en tentant d’atteindre la forteresse Europe ? Plus que jamais il faut abattre les frontières, qu’elles soient terrestres ou maritimes.

                                                 Paul Galois (Lutte ouvrière n°3003)