Blog de Lutte Ouvrière d'Argenteuil
Dominique MARIETTE
mercredi 1 juillet 2026
Loyers encadrés... sur le papier
Une loi inappliquée… comme tant d’autres
Selon une association de défense des locataires, plus d’un tiers des annonces locatives à Paris et en Seine-Saint-Denis ne respectent pas l’encadrement des loyers.
Présenté par le gouvernement comme un moyen de faire baisser les loyers, ce dispositif s’ajoute aux nombreuses lois qui restent inappliquées. Tant que la pénurie de logements permettra aux propriétaires d’imposer leurs prix et qu’aucun plan de construction de logements à bon marché ne sera engagé, les locataires continueront à être rackettés.
Volvic : 100 % baratineur
Condamné ?... Une bulle de condamnation
Volvic a été condamné pour « pratiques commerciales trompeuses », pour avoir inscrit sur les étiquettes de ses bouteilles « 100 % recyclée » et « neutre en carbone ». Pour la justice, ces indications relèvent du « greenwashing ».
Il faut être un sacré menteur pour prétendre que commercialiser des millions de bouteilles en plastique n’a aucune conséquence environnementale.
Mais, après quatre années de procédure, la marque, propriété du richissime groupe Danone, a été condamnée à seulement 75 000 euros d’amende. Visiblement, la justice, elle, n’est pas neutre.
Argenteuil, commerce Centre-ville, encore un échec, et celui-là majeur
Et ce n’est pas La Canopée qui risque d’être le prochain succès
Les Dahlias, à l’angle de la rue de l‘Abbé Fleury
Le restaurant « Le bout du bar » cherche un nouveau restaurateur. Cette annonce interpelle.
Il y eut pourtant dans cet espace de la rue Paul-Vaillant-Couturier un espoir, celui de la mise en place d’une dynamique commerciale. La proximité des salles de spectacle du Figuier blanc et de La cave en était le fondement. Les fleurs de chez Dahlia avec son espace où l’on pouvait prendre le thé en fut le premier complément. L’ouverture du « Bout du bar » marqua une étape. Il y eut même la tentative de l’ouverture d’un magasin de matériels destinés aux artistes. Cerise sur le gâteau, la Maison de quartier occupa la place de l’agence EDF. Ce dernier point était essentiel. Elle attirait la circulation des habitants vers ce petit centre dynamique en construction. C’était dans les années 2010.
Puis le magasin de matériels de peinture a fermé. La fleuriste Dahlia comme les habitants de l’immeuble AB Habitat à l’angle de la rue de L’abbé Fleury subit la situation d’un bâtiment menacé d’effondrement. Elle allait devoir déménager vers les hauts de l’avenue Gabriel Péri. Auparavant, en 2014, la nouvelle municipalité décida le transfert de la Maison de quartier du Centre rue des Gobelins en grignotant la MJC dans un espace-mort hors de la vie du quartier. Puis le « Bout du bar » connut des aléas, avec ce dernier en date…
Les questions du commerce ne sont pas simples à Argenteuil, pour des questions géographiques et sociales évidentes. Mais l’affaire de la désarticulation de ce centre géographique commercial prometteur que je décris ci-dessus est un incontestable échec.
Ce que l’on peut reprocher d’essentiel à la municipalité actuelle est qu’il n’y a jamais eu véritablement de réflexion globale sur le sujet sous la forme par exemple d’États généraux du commerce ou autre, abordant cette question du commerce à l’échelle de la Ville. Pour tenter au moins de faire partager le problème par l’ensemble des habitants, à défaut de pouvoir y donner une solution simple. DM


