dimanche 28 juin 2026

Climat et canicule. Le capitalisme : la racine du problème

 

Se préparer à se débarrasser de l’État de la bourgeoisie

 

Tout comme la lutte contre le capitalisme
 

Canicule après canicule, l’État a été incapable d’anticiper ni l’adaptation des bâtiments, ni la capacité des hôpitaux. Il n’est pas dans sa nature d’empêcher la bourgeoisie d’exploiter des travailleurs quand il fait plus de 40°C et encore moins de diriger l’économie de façon à faire face au changement climatique.

Par contre pour camoufler son impuissance, l’État donne des leçons de morale à la population, puis promulgue des interdictions (de baignade, de manifestation, d’achat d’alcool, etc.) et brandit des menaces d’amende de 135 euros. Tout comme à l’époque du Covid.

Pour que la société soit capable d’affronter le futur, il faudra enlever à la bourgeoisie sa direction de l’économie et se débarrasser d’un tel État.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-aujourd’hui dimanche 28 juin, de 11 h à midi au marché Héloïse.

L’extrême droite face à la canicule : elle transpire… le mépris

 L’extrême droite transpire… le mépris 

 

Dans le concert des avis sur la canicule, ces derniers jours, les voix d’extrême droite ont occupé plusieurs créneaux.

Publié le 24/06/2026

 


Du côté du RN, on veut faire mine de se soucier des classes populaires. Le député RN Jean-Philippe Tanguy a donc présenté, mardi 23juin, un « plan 100 % rénov’ » de 20milliards deuros d’ici 2030, censé couvrir les travaux d’isolation thermique « pour le chauffage, mais aussi la climatisation ». Mais quand il s’agit d’expliquer comment ce plan serait financé, le député s’en tire avec une pirouette sur le fait que l’investissement permettrait à terme des économies d’énergie… Autant dire que malgré la chaleur, les habitants des bouilloires thermiques auraient tort de croire à ce mirage.

Marion Maréchal, à la tête d’un mouvement concurrent du RN, Identité Libertés, interrogée dimanche 21juin sur la création d’un congé climatique en cas de canicule, a asséné que l’idée était « grotesque ». Bien installée dans les studios climatisés de BFM, elle a ajouté que ceux qui la défendent cherchent simplement à « en foutre le moins possible ».

Cette héritière en connaît un rayon sur le farniente. Pour ne pas risquer la surchauffe en écoutant ses opinions sur le travail et les travailleurs, mieux valait éteindre la télévision !

                                                         Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3021)

Dette de l’État : au grand patronat de payer

 

Il a largement de quoi payer

 

 

Les banques sont vraiment contentes


Les intérêts de la dette de l'État dépasseront les 77 milliards d’euros en 2026, soit 12 milliards de plus que l’an dernier. Ce poste devient le premier du budget de l’État, devant celui de l’Éducation. Il représente une manne pour les financiers qui pompent ainsi directement dans les caisses de l’État.

En dépassant les 200 milliards d’aides publiques, les cadeaux au grand patronat ont creusé le déficit et alimenté la dette.

La dette profite entièrement aux capitalistes. C’est à eux de payer, pas aux classes populaires.

Argenteuil, des vieux travailleurs à l’abandon au Foyer Adoma : Assez !

 

Cela concerne tous les travailleurs et la solidarité élémentaire

 


 

Nous nous sommes retrouvés le même nombre lors du rassemblement d’hier pour poser au sous-préfet la question de la situation des personnes sans domicile que lorsque nous nous retrouvions en 2023 pour tenter d’annuler la décision municipale de se débarrasser du Centre d’Hébergement d’Urgence qui fut pendant des années si utile. 60 à 80 personnes devant la sous-préfecture, c’est faible pour une question vitale.

         Les prises de parole ont permis aussi d’exprimer une autre situation également dramatique sur la Ville, celle des locataires du foyer Adoma du bout de l’avenue Karl-Marx près de la gare.

         Si les conditions caniculaires actuelles sont difficiles à supporter pour tous, elles le sont particulièrement pour ces vieux travailleurs qui en outre sont confrontés à la présence de squatters sans conscience qui font régner leur loi contre ces anciens. Comment peut-on vivre lorsque l’on ne peut plus cuisiner normalement dans les locaux idoines ? Comment prendre une douche lorsque la saleté et le manque d’hygiène dominent ? Un résident évoquait que pour pouvoir se laver correctement il achetait lui-même les produits nécessaires pour nettoyer les sanitaires.

         Certes, le maintien de conditions normales relève des prérogatives préfectorales et municipales. Et l’action de l’État ne peut se cantonner à des opérations ponctuelles de police. Mais la solution à cette situation inacceptable devrait être la préoccupation de tous les travailleurs et de leurs organisations, absentes aujourd’hui encore sur le sujet.

         Ces travailleurs ont sué souvent dans des métiers très durs durant des décennies. Ils doivent pouvoir bénéficier enfin d’une vieillesse au moins tranquille et sans crainte. DM