jeudi 20 août 2026

Lecornu en Gironde : un mépris de classe

 Lecornu en Gironde : un mépris de classe

Dimanche 16 et lundi 17 août, Lecornu était en Gironde pour faire état des mesures prises par le gouvernement après les incendies de fin juillet.

Publié le 19/08/2026

 

Il était particulièrement attendu au Porge par les habitants sinistrés, un rendez-vous était même annoncé en mairie lundi matin. Les sinistrés en ont été pour leurs frais. Lecornu, qui avait affirmé le 1er août que la douleur des sinistrés était «instrumentalisée par des complotistes sur les réseaux sociaux», en a rajouté une couche dans son mépris en faisant tout pour ne pas les rencontrer.

Lecornu a sans aucun doute eu peur de la réaction des habitants du village, qui ne demandaient pourtant que des réponses à leurs questions. Au Porge, où habitent 3 500 personnes, 183 habitations ont été détruites par les flammes, et un collectif de plus de 1 000 personnes s’est constitué pour exiger, à juste titre, la transparence sur les décisions de la préfecture pendant les incendies, les habitants ayant le sentiment d’avoir été abandonnés pour d’autres priorités, comme celle de protéger les sites industriels d’ArianeGroup et de Dassault ou le camp militaire de Souge, ou de protéger la presqu’île du Cap-Ferret et ses résidences secondaires pour riches.

Lecornu, pensant peut-être prendre à revers les habitants, s’est d’abord rendu dimanche après-midi dans le village, mais uniquement pour rencontrer le maire hors caméra et journalistes. Il n’a sans doute pas été assez discret car la colère a commencé à monter dans le village : «Ils font ça en douce, sans nous voir, parce qu’ils savent qu’on avait envie de se faire entendre», a-t-on pu entendre alors. Courageux mais pas téméraire, Lecornu s’est finalement bien rendu, lundi matin, au Porge, mais à la caserne des pompiers, et non à la mairie comme annoncé, et pour discuter avec seulement quelques personnes triées sur le volet. Il a soigneusement évité tout contact avec les 200 manifestants habillés en noir venus demander des comptes, un cordon de gendarmes les maintenant à distance. L’écœurement des habitants était à son comble.

Lecornu est reparti comme il est venu, derrière ses vitres fumées et encadré de policiers. De quoi se faire, légitimement et copieusement, huer.

                                                      Serge Benham (Lutte ouvrière n°3029)

Ebola : épidémie meurtrière dans un pays en guerre

 

2325 personnes mortes… officiellement

 

 

La République du Congo connaît actuellement l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière de ces dernières années. Selon le dernier bilan des autorités congolaises, sur les 4 945 cas de contaminations confirmées, 2 325 personnes sont mortes.

La maladie est particulièrement meurtrière dans les camps accueillant les populations fuyant la guerre qui ravage le pays. La baisse des aides internationales est aussi en cause avec, en premier lieu, les coupes dans les programmes américains sciemment décidées par l’administration Trump.

Rentrée : la vie étudiante toujours plus chère

 

Étudiant, un état de plus en plus difficile

  



D’après une enquête du syndicat étudiant Unef, le coût de la vie étudiante a augmenté de 1,66 % sur un an, et de plus de 35 % depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017.

Étudier coûte deux fois plus cher pour les étudiants venant de pays hors Union européenne, tandis que les étudiants des outre-mer déboursent entre 314 et 408 euros de plus par an que les étudiants de l’Hexagone. Cette augmentation résulte de celle des loyers, des prix de l’alimentaire et des transports mais aussi de la politique du gouvernement qui a obligé les universités à augmenter les frais d’inscription ; en particulier pour les étudiants étrangers.

Kinésithérapie : restrictions en vue

 Kinésithérapie : restrictions en vue

L’Assurance maladie trouve que les dépenses de kinésithérapie coûtent trop cher et veut « changer ce modèle », estimant qu’il est « coûteux » et que l’offre est mal répartie sur le territoire.

Publié le 12/08/2026

 

Que l’offre de soins soit mal répartie est évident : en 2024, pour 100 000 habitants, on comptait 47 kinésithérapeutes en Seine-Saint- Denis et plus de 200 en région PACA ou en Nouvelle-Aquitaine, résultat de la libre installation des praticiens qui favorise les « beaux quartiers ». En outre, cette offre de soins est aussi, en effet, « coûteuse » pour les malades dont une bonne partie subit un reste à charge.

Ce que propose le directeur de l’Assurance maladie n’améliorera pas la situation : il envisage d’inciter les kinés à suivre davantage de patients et à faire moins de séances. C’est dans le même esprit que le déremboursement de médicaments, la fermeture de centres de soins ou de services hospitaliers, etc. Au contraire, il faudrait que chaque maison de retraite ait un poste de kinésithérapeute à demeure, qu’existent dans les quartiers des centres de santé comportant tous les types de services, accessibles à tous les patients.

Ce sont eux qu’il s’agit de soigner, et non de ponctionner une fois de plus, au nom du prétendu déficit de la Sécurité sociale.

                                                           Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3028)

Argenteuil, quartier du Val-Nord, médiathèque Robert Desnos, quand on ne peut plus emprunter ni livres ni autres…

 

Pour la solution d’un problème : selon que vous serez édile ou simple lecteur…

 

 

Il paraît que la médiathèque Robert-Desnos du Val-nord à Argenteuil qui a bénéficié d’une rénovation profonde a été primée au palmarès 2026 de la construction durable du Val-d'Oise. « Cette distinction récompense son excellence architecturale et écologique… ».

         Ce genre de distinction fait partie des multiples du même genre. Si celle-ci fait plaisir à la municipalité qui s’en vantera sans aucun doute, tant mieux. Elle n’a pas de quoi vivre tant de moments de satisfaction depuis sa réélection.

         En tout cas, nous aimerions connaître l’avis des travailleuses et travailleurs eux-mêmes de la médiathèque, en particulier sur les conditions thermiques et surtout phoniques de la construction. Nous croyons savoir qu’ils ont à s’en plaindre, mais les a-t-on questionnés sur la question ?

         En attendant, la médiathèque accumule des avaries très importantes ces derniers mois. Ainsi suite à un incendie dans un parking en proximité, elle a subi des dommages. Et tout à fait malencontreusement, lors de leur réparation, c’est au tour de l’alimentation internet et autre qui a été endommagée à son tour ces dernières semaines. Résultat : si la médiathèque est restée ouverte, il était impossible d’emprunter des livres et autres documents. Au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas si le dommage a été résolu, mais apparemment non ; hier, impossible de joindre la médiathèque pour le savoir. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir insisté pour la solution du problème de la part des travailleurs communaux.

         Il y a de quoi rager, alors que ce service d’emprunt de livres est un bienfait durant les vacances dans un quartier encore plus déserté durant l’été par les services publics utiles à la population.

         Ah si la fibre avait un problème au troisième étage de la mairie où logent la municipalité et les dirigeants des services de la Ville, pour sûr, nous serions pas là à décrire une situation rageante. DM