samedi 7 mars 2026

États-Unis : l’affirmation d’une domination

 États-Unis : l’affirmation d’une domination

L’impérialisme américain a, peu après l’instauration du régime des mollahs en 1979, marqué son hostilité à un pouvoir iranien qui, aussi réactionnaire et dictatorial soit-il, refusait de s’aligner sans broncher derrière Washington et ses intérêts.

Publié le 04/03/2026

Au cours de ces 47 années, la politique américaine a pris des formes plus ou moins belliqueuses. Rien que dans la période récente, c’est le même Trump qui, avec son comparse israélien Netanyahou, a fait bombarder l’Iran en juin 2025, avant, cette année, d’ouvrir des pourparlers avec Téhéran sur la question de son programme nucléaire. C’était quelques jours à peine avant l’attaque américano-israélienne du 28 février, lancée au prétexte que ledit nucléaire iranien serait une menace pour l’ordre mondial dans une région capitale pour l’impérialisme.

Et n’oublions pas que c’est Trump, durant son premier mandat, et non pas le régime des mollahs, qui avait décidé en mai 2018 de se retirer de l’accord de Vienne. Signé par les États- Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine, cet accord avait pour tâche de neutraliser le volet militaire du programme nucléaire iranien !

Certains y voient un des habituels revirements, sinon une manifestation des propos souvent inconséquents de Trump. Certes, ce dernier peut paraître incohérent. Mais cela n’empêche pas l’impérialisme américain, ses dirigeants, son appareil d’État civil et militaire, de savoir ce qu’ils veulent et où ils vont.

Chasses gardées

Derrière le grand spectacle de l’enlèvement du président Maduro au Venezuela, il y avait un avertissement adressé à Cuba et au-delà à toute l’Amérique latine pour leur signifier qu’elle est et doit rester l’arrière-cour des États-Unis, et que la Chine, qui y a pris pied, doit en décamper. Même chose avec l’Iran : il n’est pas question de tolérer un régime qui ne respecte pas la domination américaine sur le Moyen-Orient, qui s’en prend aux alliés locaux de Washington, et qui, sanctions occidentales ou pas, reste le premier pourvoyeur en pétrole de la Chine.

Ce sont là autant de cas montrant que les États- Unis entendent reprendre la main dans ce qu’ils considèrent comme leur pré carré, qui peut s’étendre très loin, et y réaffermir leur domination militaro-politique et leur prépondérance économique. En Asie, on a ainsi vu de façon spectaculaire l’Inde s’aligner sur les États-Unis dès le début des bombardements sur l’Iran, alors que, ces dernières années, New-Delhi avait, comme d’autres, voulu se donner une certaine marge d’indépendance.

Washington adresse également cette démonstration de force à grande échelle aux autres puissances impérialistes. Il est vrai qu’il n’a fallu que quelques heures aux dirigeant français et britanniques pour se remettre d’avoir été placés devant le fait accompli et pour s’aligner derrière l’Amérique en l’assurant de leur soutien militaire.

La Chine dans le viseur

Dans cette reconfiguration de l’organisation mondiale entreprise par l’impérialisme, il lui reste le problème de deux puissances d’une certaine importance. S’agissant de la Russie, affaiblie sur le long terme suite à l’effondrement de l’URSS et, dernièrement, aux conséquences économiques, politiques et humaines de la guerre en Ukraine, Washington estime qu’elle ne représente plus un souci majeur. Reste la Chine. Certes, comme la Russie, elle s’est gardée de prendre une position marquée sur l’intervention contre l’Iran. Mais, si Washington s’efforce de reprendre la main dans toutes les grandes régions du globe et d’y conforter sa domination, la seule puissance susceptible de la contester reste Pékin, et pas seulement dans l’immense région dite indo-pacifique, ni parce que la Chine achète 90 % du pétrole iranien.

L’avertissement guerrier que lance l’impérialisme au monde entier avec son intervention contre l’Iran, qui suit de peu celle contre le Venezuela, et les propos récurrents de Trump sur le besoin que l’Amérique a de mettre la main sur le Groenland, sinon sur le Canada, tout cela est bien loin de l’image du « faiseur de paix » candidat au prix Nobel que Trump se flattait d’incarner. Si contradiction il y a, elle n’est que dans les apparences, car dans la société capitaliste à l’âge de l’impérialisme, il n’y aura jamais de paix qu’en tant qu’intermède entre des conflits plus ou moins généralisés.

                                                   Pierre Laffitte (Lutte ouvrière n°3005)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

 

Aujourd’hui Samedi 7 mars à 8.30 au café Le départ, gare d’Argenteuil, pour organiser les activités Jolio-Curie, centre, Colonie, Champioux ?

-de 14 à 16 heures : dans le centre, Intermarché ;

Dimanche 8 mars : de 10 à 12 h. marché Héloïse,

-De 10 à 11 heures Intermarché,

-de 14 à 16 heures, Centre ;

-Lundi 9 mars : de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,

-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,

-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;

-mardi 10 mars : de 10 à 12 h Joliot-Curie,

-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,

-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;

-Mercredi 11 mars, de 10 à 12 heures, Centre,

-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.

Mercredi 11 mars : 19 h. réunion à Bezons

Mort de Nahel : la justice protège la police

 

Les juges et l’assassin

 

 

Le policier qui avait abattu le jeune Nahel, en juin 2023 à Nanterre, a vu son dossier requalifié « d’homicide volontaire » à « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », moins puni. Il avait tiré dans la poitrine du jeune homme à un mètre de distance, mais pour la justice cela ne semble pas constituer une intention de donner la mort…

         Une fois l’émotion retombée trois ans après de meurtre qui avait provoqué une vague d’émeutes dans de nombreuses villes du pays, il se trouve des juges pour protéger un assassin parce qu’il est policier, plutôt que de rendre justice à la victime et sa famille.

Élections municipales : Liste Combat Ouvrier - le camp des travailleurs, à Point-à-Pître (Guadeloupe) menée par Marie-Agnès Castrot : renverser le capitalisme

Argenteuil, élections municipales, liste "Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs", journal de campagne : notre second tract du 7.3.26.

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« LUTTE OUVRIÈRE-LE CAMP DES TRAVAILLEURS » conduite par Dominique MARIETTE ET Valérie SUAREZ

Affirmons les intérêts du monde du travail, discutons-en pour qu’ils s’imposent demain

Argenteuil est une ville populaire. Les millionnaires et milliardaires n’y vivent pas, à la différence du monde du travail que l’on voit en particulier tous les jours transiter matin et soir aux gares de la Ville.

         Certes, il y a bien des différences au sein de notre classe. Mais nous sommes tous unis par l’exploitation et l’offensive à nos dépens des dominants, ces milliardaires de plus en plus nombreux, et de plus en plus riches. Cela se traduit par le recul de la condition ouvrière, tant au niveau du salaire, des revenus et de l’emploi, qu’à celui des conditions de travail et des services publics qui sont utiles à tous : santé, éducation transports…

         Ces élections municipales des 15 et 22 mars prochains arrivent alors que ce recul, évident pour tous, s’accompagne de la montée de l’inquiétude face aux conséquences des rivalités croissantes au niveau de la concurrence entre les multinationales et leurs États. Les tensions internationales augmentent, les foyers de guerre se multiplient. L’Iran sous les bombes, l’impérialisme prépare une guerre généralisée.

         La priorité dans ces élections est d’évoquer cette situation du monde du travail, d’Argenteuil comme ailleurs, de répondre à ces inquiétudes, et d’y défendre la seule perspective qui vaille, celle de la reprise de l’organisation politique des travailleurs, pour aller vers la reconstruction d’un parti ouvrier révolutionnaire, communiste et internationaliste.

         La solution des problèmes des habitants d’Argenteuil ne relève pas de ces élections municipales. Mais, lors de ces élections, il s’agit de diffuser l’essentiel : seule la remontée de la combativité et des exigences du monde du travail peut donner une solution au recul de la condition ouvrière et de la société toute entière.

         Cette solution n’est pas à l’échelle de la Ville, mais à celle de tous les travailleurs du pays. Les municipalités, même avec les meilleures intentions, se heurtent à la réalité générale, celle de la dictature des banques, des choix gouvernementaux, des promoteurs, des multinationales qui comme dans l’affaire du Monoprix d’Argenteuil peuvent faire ou défaire un élément de la vie de chaque jour des habitants.

         Dans notre campagne, nulle promesse locale donc, mais des discussions et un programme pour que le monde du travail sorte de l’impasse actuelle et relève la tête.

                                                                                                    Argenteuil, le 6.3.2026

Notre liste est composée totalement de travailleurs, avec un majorité d’actifs mais aussi une forte proportion de travailleurs retraités. Ils habitent dans tous les quartiers d’Argenteuil. Actifs ou retraités, ils subissent les conséquences du recul de la condition ouvrière, au niveau des revenus, du logement, et des services publics qui leur sont nécessaires. De toutes origines, de toutes catégories, ils ont en commun d'appartenir au "camp des travailleurs", et d'en vivre la condition.

         Ouvriers, techniciens, agents territoriaux à la retraite, formatrices, ingénieurs, travailleurs du spectacle, enseignants, agents des hôpitaux, conducteur de bus, étudiant, AESH, agents commerciaux, employés, livreurs, agent de lycée, agent de propreté, monitrice en ESAT… notre liste est à l’image du monde du travail de la Ville et du pays.

Notre liste à Argenteuil "LUTTE OUVRIÈRE-LE CAMP DES TRAVAILLEURS"

 



Blog « lo argenteuil » Tout contact : MDommarie@aol.com 

Sur Facebook : dom mariette

Argenteuil, la disparition de Monique et Daniel HOCHET, une disparition qui nous peine

  


 

Jeudi matin, j’ai retrouvé Magali HOCHET dans le centre commercial de Joliot-Curie. Je l’avais vue pour la dernière fois il y a quelques années. Le temps file…

         Magali m’a annoncé le décès en novembre 2024 de son père Daniel, décédé à l’âge de 80 ans. Il n’avait survécu à sa femme Monique que de quelques mois, disparue, elle, au mois d’août précédent.

         Daniel a soutenu jusqu’à sa retraite l’activité politique Lutte ouvrière que nous menions au centre Renault d’Éragny-sur-Oise qui a fermé en 2022. Il a été candidat sur nos listes Lutte ouvrière à Argenteuil.

         Lui et Monique qui habitaient une maison à la Cité jardins d’Orgemont étaient très solidaires de notre combat. Daniel était conscient d’appartenir à la classe sociale des travailleurs, la classe ouvrière. Toujours joyeux, surmontant avec sa femme les difficultés de la vie auxquelles nous sommes peu nombreux à échapper dans les milieux populaires, c’était toujours un plaisir de boire un café et d’échanger avec eux.

         Monique et Daniel s’étaient repliés en Mayenne pour connaître une retraite heureuse.

         Un bon souvenir donc, une pensée à leur mémoire, et un signe d’amitié pour leurs enfants, Magali en particulier. Dominique MARIETTE

vendredi 6 mars 2026

Iran : sous les bombes impérialistes et la dictature

 Iran : sous les bombes impérialistes et la dictature

Il faut le grossier cynisme des dirigeants impérialistes pour présenter les bombardements qui visent les villes d’Iran, sous l’appellation « Furie épique », comme pouvant permettre une libération de sa population.

Publié le 04/03/2026

 

Les médias occidentaux ont diffusé des scènes de liesse provoquées par la mort de l’ayatollah Khamenei, qui avait été conspué aux cris de « Mort au dictateur » par des millions de manifestants iraniens lors des révoltes qui ont secoué le pays depuis 2017. Mais ils ont caché le désespoir des parents des 160 fillettes tuées dans leur école par une bombe américaine dès le début de l’offensive. Les commentateurs s’appuient sur les immenses files de voitures qui ont quitté Téhéran pour affirmer que la ville a été évacuée par ses habitants. Mais la manipulation est grossière : si les plus riches ont pu se réfugier à la campagne, l’immense majorité des neuf millions d’habitants de la capitale n’a d’autre choix que de continuer à y travailler pour pouvoir manger. Les travailleurs des usines, des centres pétroliers, ceux de la télévision publique ou les voisins des immeubles officiels sont la cible des bombes.

L’association Iran Human Rights rapporte que les prisonniers de la sinistre prison d’Evin à Téhéran, dans laquelle sont enfermés des milliers de manifestants arrêtés en janvier, ainsi que des milliers de prisonniers politiques plus anciens, ont été abandonnés, enfermés par leurs geôliers qui fuyaient les frappes voisines. Ainsi les principaux opposants au régime, ceux qui ont survécu aux massacres du 8 au 10janvier puis à la torture des sbires du régime, pourraient être tués par les bombes de leurs prétendus libérateurs !

Jamais avare d’une énormité, Trump a lancé aux Iraniens : « Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire. Cela sera probablement votre seule chance pour des générations à venir. » Le même Trump avait encouragé la population à manifester en janvier, promettant « de venir à son secours » avant de détourner les yeux pendant que le régime organisait une tuerie de masse. Trump, comme ses prédécesseurs à la tête des États-Unis, craint plus que tout que les peuples s’emparent eux-mêmes du pouvoir. En 1979, c’est avec la bénédiction des États-Unis que l’ayatollah Khomeini, prédécesseur de Khamenei, avait été ramené d’exil pour canaliser la révolte populaire qui venait de chasser le chah, dictateur pro-américain haï par son peuple, tout cela pour empêcher que l’appareil d’État ne s’écroule.

Ce que Trump n’accepte pas, ce n’est pas le caractère dictatorial de la république islamique, c’est le fait que ce régime ne lui obéisse pas au doigt et à l’œil. L’émancipation des exploités d’Iran ne pourra venir que des exploités eux-mêmes. Ces derniers ont montré à plusieurs reprises qu’ils avaient le courage nécessaire.

                                                           X.L. (Lutte ouvrière n°3005)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

 

Aujourd’hui Vendredi 6 mars : de 10 h. à midi marché Héloïse,

-de 17 à 19 heures, esplanade du Val-Nord,

Et de 17 h. à 19 heures carrefour Babou.

Samedi 7 mars à 8.30 au café Le départ, gare d’Argenteuil, pour organiser les activités Jolio-Curie, centre, Colonie, Champioux ?

-de 14 à 16 heures : dans le centre, Intermarché ;

Dimanche 8 mars : de 10 à 12 h. marché Héloïse,

-De 10 à 11 heures Intermarché,

-de 14 à 16 heures, Centre ;

-Lundi 9 mars : de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,

-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,

-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;

-mardi 10 mars : de 10 à 12 h Joliot-Curie,

-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,

-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;

-Mercredi 11 mars, de 10 à 12 heures, Centre,

-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.

Mercredi 11 mars : 19 h. réunion à Bezons

Forfait hospitalier : quand la santé déclare forfait !

Quand l’État au service de Big Pharma nous fait les poches

 

 

Au 1er mars, le forfait hospitalier journalier va passer de 19 à 23 euros pour un passage aux Urgences, de 15 à 17 euros en hôpital psychiatrique, de 24 à 32 euros pour les soins coûteux. Cela revient à faire les poches des malades, qui seront donc encore plus nombreux à retarder des soins ou à y renoncer. C’est plus facile que de faire payer les groupes pharmaceutiques, les cliniques privées et les grands laboratoires qui pillent les caisses de la Sécurité sociale.