Blog de Lutte Ouvrière d'Argenteuil
Dominique MARIETTE
jeudi 15 octobre 2026
Mobilisation des travailleurs, mobilisation de la jeunesse : agenda militant
Manifestons !
Vendredi 16 octobre à Argenteuil
Samedi 17 octobre
Manifestations à 14h00
Lutte ouvrière se joindra aux manifestations organisées le 17 octobre qui prolongent le mouvement de la jeunesse. Nous exprimerons aussi la colère des travailleurs confrontés à la baisse de leur pouvoir d'achat : les salaires doivent suivre la hausse des prix !
“Des moyens pour l’éducation” : une question politique
“Des moyens pour l’éducation” : une question politique
Des centaines de milliers de lycéens poursuivent un mouvement commencé pour obtenir des moyens dignes de ce nom dans les secteurs abandonnés de l’Éducation nationale.
Publié le 14/10/2026
Sans surprise, le manque de moyens touche davantage les collèges et lycées des quartiers populaires, des petites villes déjà frappées par le chômage et, tout particulièrement, les lycées professionnels.
Le mouvement s’est depuis élargi à toute la jeunesse, y compris étudiante, et aux travailleurs de l’Éducation.
Il a aussi élargi ses revendications, tout en chiffrant à dix milliards d’euros l’augmentation nécessaire du budget consacré à la jeunesse.
La question n’est pas de savoir si cette somme suffirait à embaucher le personnel manquant et à le payer correctement, à rénover ou construire les établissements scolaires, stades, piscines et bibliothèques pour accueillir correctement quinze millions d’élèves. En admettant, et en militant pour que le mouvement devienne suffisamment puissant pour faire reculer le gouvernement, la question est de savoir où ce dernier prendrait dix milliards ?
Il ne s’agit évidemment pas de les prendre sur les budgets utiles, comme la santé, la protection sociale, le logement populaire, les infrastructures urbaines etc.
Malgré la propagande réactionnaire permanente, les jeunes en mouvement, qui ont tous des grands-parents, ne peuvent pas croire que les retraites des travailleurs sont un privilège exorbitant.
Il reste donc les budgets consacrés, sous diverses formes, aux capitalistes, à commencer par les 270 milliards d’aides aux entreprises, qui tombent dans les coffres des plus riches. Il faut y ajouter les 91 milliards versés aux banques pour payer la dette de l’État, qui n’a certainement pas été creusée par la jeunesse et, last but not least, les 70 milliards du budget militaire qui enrichissent les Dassault et autres marchands de mort.
L’approfondissement du mouvement, son élargissement populaire, le 17 octobre par exemple, pourraient donc se faire sous le mot d’ordre : « Des fonds pour l’Éducation, pas pour les milliardaires, pas pour les militaires ».
Un mot d’ordre qui, outre sa logique comptable, conteste radicalement l’ordre social.
Paul Galois (Lutte ouvrière n°3037)
Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :
-vendredi 16 octobre, de 17 h.15 à 17 heures 45, carrefour Babou (permanence raccourcie pour se retrouver à 18 heures à la gare, départ de la manifestation) ;
-samedi 17 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,
-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;
-dimanche 18 octobre, de 11h à midi au marché Héloïse.
6 877 jeunes placés en garde à vue, bilan en début de semaine : Gouvernement et police incendiaires
La jeunesse ne se laissera pas bâillonner
@Roger Joly
Après qu'un lycéen de 15 ans a eu une main arrachée, le ministre de l'Intérieur a annoncé le retrait d'un type de grenade utilisé contre la jeunesse. Mais ni le gouvernement, ni la police, ne désarment devant la mobilisation légitime de la jeunesse. En plus de plusieurs jeunes mutilés, 6 877 jeunes ont été placés en garde à vue en trois semaines, bien plus que de gilets jaunes en un an.
Le gouvernement a peur de la colère lycéenne et se sert de la matraque pour effrayer et bâillonner. Visiblement, il a ainsi plus contribué à étendre l'incendie social qu’à l’éteindre, et c’est tant mieux.
Argenteuil, la jeunesse, le sondage et l’expression de la réalité vraie
L’avenir de la jeunesse sera fait d’espérance et de joie
Nous attendons avec impatience les résultats du sondage OpinionWay auprès des jeunes Argenteuillais de 11 à 25 ans commandé par la municipalité qui disait vouloir connaître les aspirations de la jeunesse de la Ville. Amusant, si l’on peut dire, ses résultats ont été présentés avant-hier à des "acteurs de l’enseignement secondaire", comme si ces jeunes consultés eux-mêmes n’auraient pas dû avoir la primeur de ces résultats.
Mais sans sondage dispendieux et toujours discutable, la jeunesse et en partie celle d’Argenteuil s’est exprimée bien davantage et continue à le faire depuis plusieurs semaines à travers le mouvement lycéen et étudiant, avec son degré de conscience et d’organisation actuel.
On peut toujours regretter les petits feux de poubelles et les tirs de mortier, mais la jeunesse des quartiers populaires exprime à sa façon l’histoire de ce qu’elle a vécue depuis le début de sa scolarité, souvent loin de ce qui devrait être un véritable service public d’éducation, et qui ne l’a été de moins en moins depuis quatre décennies. Une expression faite de frustration et de manque de points de repère que les anciens ne leur ont pas donnés.
Mais ce mouvement, y compris à Argenteuil, ne s’est pas réduit à l’expression aux jeunes de ces quartiers. Bien des jeunes des quartiers moins modestes et des établissements privés ont été solidaires du mouvement, en agissant ou simplement en réfléchissant. Un mouvement qui n’exprime pas seulement la dénonciation criante de manque de moyens dans les établissements publics, mais un malaise face à une société en crise profonde, qui va dans le mur, anxiogène pour les adolescents à qui les dominants promettent l’avenir des champs de bataille et des monuments au mort.
Nous ne comptions pas sur la municipalité dont l’attitude depuis plusieurs semaines sur le sujet a été de ressentir une peur bleue nécessitant la fermeture des parcs et des dépenses onéreuses et superflues d’agents de sécurité en nombre à la mairie, mais tout de même.
En tout cas, loin de là, la jeunesse fera ses expériences de la réalité sociale, et d’une façon ou d’une autre, trouvera son chemin, celui de l’espoir et de l’avenir qu’elle construira. Pour notre part, nous discuterons avec elle, en espérant qu’elle nous entende. Mais le plus important est qu’elle trouve consciemment son chemin. DM


