lundi 17 août 2026

Transport aérien : le prix du low cost

 

À terre ou dans l’air, la grève est l’arme des travailleurs

 

 

Le week-end du 15 août, les salariés de la compagnie Easyjet étaient en grève. Celle-ci a dû annuler une centaine de vols. 

Cette compagnie est une pionnière du low cost, "bas coût" en anglais. Mais ces bas coûts ont un prix, les coups bas contre les salariés : salaires inférieurs à ceux de la profession, complétés éventuellement par des pourcentages sur les ventes à bord, horaires plus longs et multiples contraintes : asteintes à peine payées, disponibilité exigée avec réponse rapide du salarié en cas de besoin, horaires variant au gré des besoins, et tâches supplémentaires comme le nettoyage des avions par le personnel de bord lui-même. 

         C'est à ce prix que les avions font davantage de rotations, restant deux fois moins longtemps sur le tarmac et payant donc moins de droits aux aéroports.

         Et en plus, la compagnie doit être vendue ces jours-ci à un autre groupe financier, sans que les salariés aient eu d'information sur les changements éventuels pour eux. Face à toutes ces menaces, ils ont trouvé la bonne réponse : la grève, car quel que soit le coût, sans le travail de tous le personnel, un avion ne vole pas ! 

Argenteuil, quartiers populaires, cité Joliot-Curie, quand l’août est difficile

 

Quand tout ferme et que l’on reste à Argenteuil-plage

 

Quand les abords du marché retrouvent un petit air « les Puces 1930 » de la misère

Ce matin, c’est moi qui ait assuré la permanence Lutte ouvrière du samedi (on m'a même apporté eau et café) dans le centre commercial de la cité, puisque j’étais là. Le bonheur de retrouver les copines-copains, et de parler aussi de la cité où j’ai vécue près de 40 ans et que j’ai défendue bec et ongles avec quelques autres.

         Si certains commerçants n’assurent pas leur étal dans le marché, d’autres sont là pour le bonheur des nombreux habitants du quartier qui sont présents en ce mi-août.

         Temps difficiles avec cette 5ème période de canicule, dans des appartements surchauffés inadaptés.

         Pas de lieu pour se retrouver. Le café du centre commercial bien utile est fermé, tout comme le Chiquito de la rue d’Épinay, tout comme le café du petit centre commercial des Raguenets de Saint-Gratien. Je me souviens des terrasses d’été qui furent installées plusieurs années de suite devant la maison de quartier, animée par des jeunes. Si compliqué à mettre en place quand tous les cafés ferment ?

         Mes interlocuteurs se plaignent également de la faiblesse des animations proposées cet été aux jeunes en particulier.

         Nous discutons. La police municipale fait évacuer les petites « puces » genre Puces des Fortifs 1930, qui ont pris de l’ampleur ces derniers temps, le signe indiscutable de la montée de la misère. Quand la société va en arrière…

         Cité populaire, là vit le monde du travail, certes sa fraction la plus modeste mais qui reste attachée à un quartier où la fraternité et la solidarité n’ont pas disparu. DM

dimanche 16 août 2026

Îles Kouriles : un des nombreux barils de poudre

 

La multiplication des points chauds

  


Le passage de Poutine dans une poissonnerie d’une île de l’archipel des Kouriles a déclenché la colère du gouvernement japonais, qui a convoqué l’ambassadeur russe.

         Ce petit archipel du Pacifique nord-ouest, qui était une colonie japonaise, est passé sous contrôle soviétique à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale.

         Depuis la guerre en Ukraine et les sanctions appliquées par le Japon à la Russie, le ton n’a cessé de monter entre les deux États à propos de l’archipel.

         Cet objet de crispation entre l’actuelle Russie et l’État japonais est un des nombreux points chauds d’une planète que les grandes puissances se partagent et repartagent à coup de guerres destructrices pour l’humanité.