lundi 9 mars 2026

Mainmise impérialiste sur le Moyen-Orient : Des richesses que l’impérialisme veut contrôler

 Des richesses que l’impérialisme veut contrôler

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a insisté le 2mars sur le fait que les États-Unis « aimeraient » voir le peuple iranien renverser son gouvernement, mais que cela n’était pas l’objectif de la guerre.

Publié le 04/03/2026

Et il est vrai que, de la part des grandes puissances et surtout de la première d’entre elles, il saute aux yeux que l’objectif à court, à moyen et à long terme de leur mainmise sur le Moyen-Orient porte sur la richesse du sous-sol et les énormes possibilités d’investissements qui en découlent.

La région, pour le malheur d’une grande partie de sa population, regorge de réserves d’hydrocarbures. L’Iran, première cible des bombardements de l’heure, possède la troisième réserve mondiale de pétrole et la deuxième de gaz, sans parler de ses ressources minières en fer, cuivre, aluminium et zinc. L’Arabie saoudite est le deuxième pays possesseur de réserves pétrolières, après le Venezuela, récemment mis au pas par Trump. Puis viennent les champs pétrolifères de l’Irak, du Koweit, des Émirats, du Qatar… Israël exploite depuis 2019, avec la major américaine Chevron, l’immense champ gazier de Leviathan, en Méditerranée.

Cet or noir transite en partie dans le Golfe persique à bord de pétroliers passant par le détroit d’Ormuz, contrôlé par l’Iran. Plus de 20millions de barils de 160 litres chacun sont exportés chaque jour, dont le quart vers la Chine, dont l’économie nest actuellement pas en mesure de se passer. Le cinquième du commerce mondial de GNL, le gaz naturel liquéfié, provenant majoritairement du Qatar, transite également, vers l’Europe notamment, par ce détroit. On comprend donc l’énorme enjeu que représente le contrôle de cette voie maritime, bordée sur l’une de ses deux rives par l’Iran !

Grâce aux pétrodollars, les familles capitalistes régnantes des États du Golfe ont développé une énorme puissance financière, sous la forme de fonds souverains d’investissement. Ainsi, en Arabie saoudite, le Public Investment Fund avait placé, en 2025, plus de mille milliards de dollars dans des infrastructures portuaires et aéroportuaires, et dans les start-up de l’IA. Le Abu Dhabi Investment Authority, le plus gros fonds souverain mondial, a investi dans l’immobilier, à Paris et à Londres, dans les énergies renouvelables – un comble ! – et également dans l’IA. Le Qatar Investment Authority, de son côté, a investi dans le luxueux quartier d’affaires londonien de Canary Wharf, dans l’automobile européenne chez Volkswagen ou la banque Barclays. Dubaï offre une zone franche à 3 500 multinationales et assure 10 % du commerce maritime mondial. Les Émirats ont aussi en projet, depuis 2023, le corridor IMEC (Inde, péninsule arabique, Europe), destiné à concurrencer les routes de la soie chinoises, et auquel l’Iran est, outre la Chine, jusque-là fermement opposé.

La région du Golfe est ainsi aujourd’hui plus qu’une énorme réserve de richesses. Elle abrite une concentration de capitaux dont l’impérialisme veut s’assurer le contrôle, comme il veut s’assurer le contrôle des voies qui la desservent.

                                                    Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3005)

 

-Lundi 9 mars : de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,

-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,

-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;

-mardi 10 mars : de 10 à 12 h Joliot-Curie,

-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,

-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;

-Mercredi 11 mars, de 10 à 12 heures, Centre,

-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.

Mercredi 11 mars : 19 h. réunion à Bezons

Marche vers la guerre généralisée : Nathalie ARTHAUD à Lyon vendredi dernier : Quelles perspectives face à la généralisation de la guerre ? 12 min 13

Pétrole : du sang à la pompe

Là-bas les bombes, ici le racket

 

 

En réponse à l'attaque des États-Unis et d'Israël, l'Iran bloque la circulation des bateaux dans le détroit d'Ormuz par où passent 20 % des hydrocarbures mondiaux.

         Immédiatement, les cours du pétrole et du gaz ont quasiment doublé sur les marchés internationaux sous l’effet de la spéculation. Des fonds spéculatifs ont acheté les cargaisons de dizaines de bateaux remplis d'hydrocarbures et attendent que les prix montent pour livrer. Quant aux distributeurs, ils augmentent dès à présent le prix des carburants à la pompe chaque jour, alors que ce pétrole a été livré et raffiné bien avant la guerre.

         Au Moyen-Orient, les populations sont sous les bombes. Ici, les profiteurs de guerre rackettent la population. La guerre et le pillage : voilà ce qu'est le capitalisme. 

 

AESH : le gouvernement les lanterne

 AESH : le gouvernement les lanterne

Publié le 04/03/2026

Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé le début de « travaux » concernant le statut des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap). Un groupe de travail serait créé auquel les syndicats pourraient s’associer pour examiner leur situation.

Comme disait Clemenceau, quand on veut noyer un problème, on crée une commission. Pourtant, les problèmes des 145 000 AESH, à 98 % des femmes, qui aident les enseignants à accueillir dans les classes des élèves autistes ou victimes d’autres handicaps sont bien connus. Cela fait des années qu’elles manifestent pour avoir un statut et un salaire corrects, contre l’aggravation de leurs conditions de travail qui les obligent à morceler leur temps entre plusieurs élèves, voire entre plusieurs établissements. Mais déjà, le 7janvier, le ministre avait appuyé la majorité de sénateurs qui s’étaient opposés à une proposition de loi du Parti socialiste visant à titulariser les AESH.

Après avoir brandi le Code de la fonction publique auquel, selon lui, elles ne pourraient pas avoir droit, le ministre avait déclaré qu’il était impossible d’inscrire au budget de l’État une nouvelle dépense pour leur assurer un salaire sur la base d’un temps complet et d’un emploi stable. Cela en dit long sur la considération qu’il porte à ces travailleuses et aux enfants handicapés dont elles se préoccupent. Il n’y a d’ailleurs pas non plus d’argent pour embaucher suffisamment d’AESH afin de répondre aux besoins réels. Près de 50 000 enfants sur 350 000 sont laissés sur la touche 21 ans après la loi « pour l’égalité des droits et des chances » qui proclamait la nécessité de traiter les enfants handicapés comme les autres.

Tenir de beaux discours sur l’école dite « inclusive » parce qu’elle inclut des enfants handicapés ne coûte rien. Dire que l’on va lancer des « travaux » pour se pencher sur le sort des AESH qui contribuent à leur prise en charge ne coûte rien non plus.

                                                           Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3005)

Argenteuil, journal de campagne : dans la nuit électorale argenteuillaise, finalement presque tous les chats sont gris… alors que des tâches beaucoup plus utiles sont nécessaires à poursuivre

 

Nous avions mieux à faire

 

Ce sont ces questions vitales que nous n’avons eu de cesse de discuter.

Il reste quelques jours de campagne électorale avant le premier tour de dimanche prochain. Les différentes listes, à part la nôtre, diffusent actuellement la synthèse de leurs projets, bouquet final de leur très copieuse production éditoriale. Cela représente plusieurs centaines de futures réalisations si ces listes l’emportent. En tout cas, c’est ce que l’on nous dit.

         À partir de ces synthèses, il serait possible de mettre au point un petit jeu intitulé « Promesses électorales, qui a dit quoi ? ».

         Vous prenez un haut-de-forme de prestidigitateur, vous y mettez des petits papiers, par exemple sur le thème « transports ». Vous avez sur ces papiers les différentes promesses mises au hasard dans l’ordre suivant :

         1.La RD311 (voie sur berges) transformée en boulevard urbain.

         2.Navette mobile de proximité.

         3.Améliorer la desserte de tous les quartiers.

         4.Faire respecter les horaires de bus.

         5.Des bus à l’heure.

         Etc.

         On procède de la même façon pour tous les autres thèmes évoqués de la vie sociale.

         Le jeu consiste chaque fois à dire : qui a proposé quoi des listes en présence au sujet de ces engagements ?

         Ce jeu donne une idée de la façon dont les dés sont pipés. Pour ma part, personnellement, chacune des propositions ci-dessus concernant les transports m’agrée, au point finalement que je me demande si une seule liste en présence, mêlant leurs auteurs, ne ferait pas l’affaire, au lieu de tout ce déballage de propositions et de papier. Cela d’autant plus que les candidats n’affichent pratiquement aucun lien avec des partis de l’arc politicien, et quand c’est le cas, de façon tout à fait anecdotique et marginale. Quant à l’évocation du contexte actuel, il n’y a rien.

         Si l’on cherchait bien, on retrouverait pratiquement dans les archives le même catalogue de propositions et autres promesses concernant les élections de… 2020, voir 2014, concernant Argenteuil.

         C’est pourquoi, le parti Lutte ouvrière ne s’est pas livré à ce petit jeu, en promettant « des bus à l’heure », de faire « respecter les horaires de bus », d’ « améliorer la desserte des quartiers », etc..

         Nos petits bras avaient mieux à faire : discuter de la situation vécue par chacun, à Argenteuil comme partout dans le pays dans les villes et quartiers populaires, préparer l’avenir dans le cadre d’un contexte international de plus en plus à risques, comment recréer les outils de notre classe pour y faire face, se défendre et donner une issue pour la société face à l’impasse du capitalisme.

         Encore quelques jours pour le faire dans le cadre de cette campagne électorale, puis… nous le poursuivrons dans les temps qui suivront. DM

dimanche 8 mars 2026

8 mars : féminisme et émancipation sociale, des combats indissociables

 8 mars : féminisme et émancipation sociale, des combats indissociables

La journée du 8 mars est devenue aujourd’hui la Journée internationale des droits des femmes, mais elle a été initiée par le mouvement ouvrier socialiste, sous l’impulsion de la militante Clara Zetkin, il y a plus d’un siècle.

Publié le 04/03/2026

L’oppression des femmes est générale dans le monde. Elle peut prendre des formes plus ou moins brutales : salaires plus faibles pour des postes équivalents ; discriminations multiples ; relégation aux tâches domestiques ; statut de mineure à vie sous la tutelle d’un père ou d’un mari ; effacement total de l’espace public ; violences quotidiennes qui conduisent à des viols et des meurtres. En 2024 en France, près de 120  femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex- conjoint. Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, qui publie des statistiques à défaut de pouvoir agir, des dizaines de milliers de femmes meurent chaque année dans le monde à la suite d’un avortement clandestin qui tourne mal.

Le combat contre l’oppression des femmes est vital et il est indissociable de la lutte contre une organisation sociale basée sur l’exploitation. Le capitalisme entretient des divisions de toute nature pour tirer les salaires vers le bas, dégrader les conditions de travail et opposer une fraction des travailleurs à une autre. Il fait des femmes les plus exploitées parmi les exploités. Comme le formulait le socialiste allemand August Bebel, dès 1879, « Il ne peut y avoir d’émancipation humaine sans indépendance sociale des femmes et sans égalité des sexes. » Mais réciproquement, la pleine émancipation des femmes est impossible tant que l’humanité sera soumise à l’exploitation capitaliste.

Dans cette époque de montée des idées réactionnaires, des droits qui semblaient acquis pour les femmes sont menacés, comme le droit à l’avortement, remis en cause dans divers pays, à commencer par les États-Unis. En France, le féminisme est instrumentalisé par des organisations communautaristes ou identitaires. Ainsi des militantes d’extrême droite, hostiles à l’avortement, comme celles du groupe Némésis, se prétendent féministes pour désigner les hommes noirs ou arabes comme responsables des agressions. Ces provocatrices, à l’origine de la rixe qui a conduit à la mort d’un identitaire à Lyon, prétendent participer à la manifestation du 8 mars, ce que refusent, avec raison, les organisatrices.

Pour sa part, Lutte ouvrière participera aux manifestations du 8 mars pour affirmer qu’émancipation des femmes et émancipation sociale sont les deux faces du même combat et qu’il n’y aura pas de liberté durable pour les femmes sans que le capitalisme soit renversé et combattre pour le communisme, c’est lutter pour un avenir dans lequel toutes les oppressions auront disparu.

                                                     Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3005)

 

Paris : Manifestons le 8 mars !

à 14h00

Le 8 mars est une journée internationale de lutte pour les droits des femmes, lancée il y a plus d’un siècle à l’initiative du mouvement ouvrier socialiste.

Elle est aujourd’hui l’occasion de dénoncer non seulement les injustices faites à la moitié de l’humanité, mais le sort tragique que la société capitaliste réserve, trop souvent, aux femmes. Sans parler des combats courageux qu’elles mènent en Iran ou en Afghanistan, il n’est que de citer les 163 féminicides commis, ici en France, en 2025.

Des manifestations seront organisées dans le pays ce jour-là. À Paris, elle partira à 14 heures de Stalingrad. Lutte ouvrière y sera présente.

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

 

Aujourd’hui dimanche 8 mars : de 10 à 12 h. marché Héloïse,

-De 10 à 11 heures Intermarché,

-de 14 à 16 heures, Centre ;

-Lundi 9 mars : de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,

-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,

-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;

-mardi 10 mars : de 10 à 12 h Joliot-Curie,

-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,

-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;

-Mercredi 11 mars, de 10 à 12 heures, Centre,

-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.

Mercredi 11 mars : 19 h. réunion à Bezons