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mardi 28 juillet 2026

֤Chez Stellantis comme dans les multinationales, le secret et le mensonge, une marque de fabrique

 

Fermeture Stellantis Douvrin : des années de mensonges

 


 

Stellantis a annoncé l’arrêt définitif de la production à Douvrin (ex-Française de Mécanique) pour fin octobre. Il reste environ 150 salariés en CDI ; ils étaient plus de 1 500 il y a cinq ans, et 6 000 dans les années 2000. Pendant cinq ans, la direction a fait miroiter une reconversion vers les batteries chez ACC, à côté : à peine 300 salariés y ont été repris, la plupart essuyant refus sur refus.

Tout en touchant des centaines de millions d’euros d’argent public au nom de la transition, le groupe a transféré les moteurs à essence en Pologne et en Hongrie, et fait tourner Trémery, en Lorraine, sept jours sur sept. La fermeture était programmée de longue date.

Ceux qui se sont mobilisés contre la fermeture à plusieurs reprises se rappelleront aussi qu’ils se sont défendus et ont décidé à chaque fois démocratiquement de leurs actions et de leurs revendications face au patron et à la direction de Stellantis.

mardi 14 juillet 2026

Volkswagen : la guerre aux travailleurs

 


Mais 100 000 travailleurs : une force énorme !

 


 

La direction du groupe Volkswagen a laissé entendre qu'elle visait la fermeture de quatre usines en Allemagne et 100 000 suppressions d'emplois d’ici 2030. Le deuxième constructeur automobile mondial a engrangé 6,9 milliards d’euros de profits l'an dernier et distribué 2,6 milliards aux actionnaires. L'objectif de la saignée à venir est d'augmenter le dividende par action et la direction de Volkswagen ne s'en cache pas.

Ce n’est pas joué : les centaines de milliers de travailleurs du groupe et des entreprises sous-traitantes sont une force qui peut balayer ce plan pour garantir à tous un emploi et un salaire.   

vendredi 26 juin 2026

Canicule : Stellantis – Poissy : les travailleurs font respecter les pauses

 Stellantis – Poissy : les travailleurs font respecter les pauses

Dans cette usine, durant la journée de travail de 7 heures, il n’y a habituellement que deux pauses de 20 minutes. C’est déjà intenable en général, ne serait-ce que pour manger. Mais avec la canicule, cela devenait insupportable.

Publié le 24/06/2026

Pour l’équipe du matin, qui démarre à 5 h 20, la première pause est à 8 heures et l’autre à 10 h 50. Lundi 22 juin, la direction a annoncé à la prise d’équipe qu’au lieu de donner une pause chaleur supplémentaire, elle avait décidé que celle de 8 heures serait découpée en deux fois dix minutes. Elle n’a pas été gênée d’expliquer que, selon elle, par ces temps de canicule, mieux vaut avoir plusieurs petites coupures de dix minutes plutôt que vingt minutes.

Mais la pause de 8 heures est le moment où tous les travailleurs mangent car ils sont debout depuis 3 heures ou 4 heures du matin. Alors, comment manger en dix minutes ? La direction n’y avait pas pensé ! Et surtout pour elle, seule compte la production, sa rentabilité, certainement pas les conditions pour les ouvriers. Perdre ne serait-ce que quelques minutes, aurait signifié perdre quelques voitures et donc quelques milliers d’euros de bénéfice. Ces décideurs ont à la place du cerveau une véritable calculatrice à profits.

Dans un secteur du Montage, des travailleurs ont refusé de prendre le poste, se déclarant en droit de retrait. D’autres ouvriers de différents secteurs les ont rejoints. Ils se sont retrouvés à 30, déterminés à faire respecter leur temps de pause. Au bout d’une heure, la direction a fait savoir qu’elle retirait son projet pour l’ensemble de l’usine. L’action collective a donc payé, au-delà même du simple respect de la pause. Le lendemain matin, comme par hasard, des ventilateurs arrivaient dans le bâtiment du Montage et la deuxième pause chaleur de dix minutes était accordée alors que les 36 degrés, condition décidée par la direction, pour son déclenchement n’avaient pas encore été atteints.

La satisfaction se lisait sur les visages de bon nombre de travailleurs et la fierté pour ceux qui avaient agi.

                                            Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3021)

dimanche 14 juin 2026

Restructurations chez Renault : travailleurs Renault et prestataires, à Villiers-Saint-Frédéric, prendre ensemble l’initiative

 

Renault Yvelines : Renault doit payer

 

 

Mercredi 10 juin, la direction de Renault du site de Villiers-Saint-Frédéric, dans les Yvelines, a organisé un comité social et économique pour le projet : « relocalisation des activités, moyens et équipes de Villiers-Saint-Frédéric ».  En fait, c’est la fermeture du site qui est prévue d’ici fin 2026 et 2027.

         Ce site comprend 800 travailleurs, dont 300 travailleurs prestataires. La direction veut transférer les travailleurs au Technocentre, à Aubevoye et Lardy. En revanche, elle ignore totalement les prestataires. Quid de leur avenir ?

         Cette situation est scandaleuse. Toutes ces réorganisations vont bouleverser la vie de tous : des trajets plus longs, des déménagements, les horaires décalés pour les conjoints, les conséquences pour les enfants, des frais supplémentaires.

         Des salariés ont pris l’initiative de faire des t-shirts protestant contre la fermeture du site. Mercredi matin, Ils ont apostrophé les délégués CFDT et CGC, en désaccord avec eux. Une trentaine de salariés se sont invités à la réunion de la direction. Ensuite ils lui ont tourné le dos en leur montrant leurs t-shirts, et ils sont sortis. Plus d’une centaine de travailleurs se sont rassemblés à l’entrée du site. Des prises de parole ont rappelé que ce sont les travailleurs qui doivent s’organiser eux-mêmes, pour se mobiliser et faire payer la direction.