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lundi 17 mars 2025

Licenciements chez Valéo, Michelin... Contre les licenciements, un combat qui concerne tous les travailleurs

Valéo Limoges : une mobilisation contre les licenciements

 

 

Jeudi 13 mars, de 11h30 à 15h30, plusieurs dizaines de travailleurs de Valéo Limoges se sont rassemblés devant l’entrée de l’usine à l’appel de la CGT. De nombreux militants ou travailleurs d’autres entreprises étaient venus les soutenir.

         En novembre, la direction de Valéo annonçait la suppression de 868 emplois sur ses 8 sites français avec la fermeture de l’usine de La Suze sur Sarthe et plusieurs centaines d’emplois supprimés en Allemagne, République Tchèque et Pologne.

         A Limoges 83 emplois vont être supprimés dont une cinquantaine de licenciements secs. Pour l’instant, les négociations avec les syndicats sont en cours et les travailleurs des secteurs visés ne connaissent pas encore la liste de ceux que la direction compte licencier !

         La direction fait état de « la crise de l’automobile », mais la guerre économique féroce que les trusts se livrent entre eux n’est pas celle des travailleurs ! Crise ou pas, depuis des années, les actionnaires engrangent des dividendes sur le dos des travailleurs. Alors il faut leur mener la guerre pour prendre un maximum sur leurs profits !

 

vendredi 21 février 2025

Michelin : l’obstination des travailleurs futurs licenciés pour obtenir des indemnités à la hauteur du préjudice subi

 Michelin – Cholet : “Même si Michelin le veutpas, nous on est là !”

Jeudi 13 février autour de midi, une trentaine d’ouvriers de l’usine Michelin de Cholet, dans le Maine-et-Loire, ont organisé une opération « péage gratuit » pour s’adresser à d’autres travailleurs.

Publié le 19/02/2025

 

 

Pendant une heure et demie, ils ont maintenu levées les barrières du péage autoroutier entre Cholet et Angers, afin de discuter de leur combat avec un maximum d’automobilistes. L’accueil a été chaleureux, et pas seulement parce que leur action faisait baisser le coût du voyage ! Bien des travailleurs ont exprimé leur soutien, et aussi le sentiment qu’une lutte plus générale serait la bienvenue vu l’offensive patronale contre le monde du travail. La distribution de tracts s’est poursuivie en début d’après-midi sur un rond-point proche de l’usine, où les travailleurs ont mesuré une fois de plus la popularité de leur cause.

En lutte depuis le 5 novembre 2024 contre la fermeture de leur usine et de celle de Vannes, et contre les 1 250 licenciements qu’elles impliquent, ils cherchent à multiplier les occasions de faire parler de leur combat – pour tenter de contrer la direction du groupe qui, au contraire, voudrait que cette destruction massive d’emplois se fasse sans vagues et au moindre coût pour les actionnaires.

Le bilan des « négociations » entre représentants des syndicats et du patron, qui se répètent depuis la mi-décembre, est maigre pour l’immense majorité des futurs licenciés : Michelin ne propose toujours pas plus de 40 000 euros d’indemnité de licenciement, alors que les assemblées générales de travailleurs ont fixé leur objectif à 120 000 et que l’intersyndicale, dans un premier temps, visait 70 000 euros.

Il y a deux semaines, les 25 membres de l’intersyndicale (dont neuf seulement issus des sites de Cholet et de Vannes) ont revu leur revendication à la baisse, à 50 000 euros. Cela n’a fait que renforcer chez les travailleurs en lutte la conviction que, comme dit le slogan, c’est pas dans les salons qu’on obtiendra satisfaction.

Mardi 18 février, les syndicats appelaient à faire grève et à se rassembler à Cholet pour soutenir les négociateurs réunis au siège de Michelin à Clermont- Ferrand. Mais au rassemblement de 10 heures, pas un délégué de Solidaires ou de la CFDT n’était présent, seuls ceux de la CGT étaient là. Une fois de plus, le comité de lutte élu par les travailleurs eux- mêmes, syndiqués ou pas, a eu à son actif d’être à l’initiative de l’action, à savoir le blocage de l’usine dès 5 heures du matin. Dans la journée, des travailleurs de Wibaie – actuellement en lutte pour une augmentation des salaires – sont passés apporter leur soutien au piquet, et une action commune a été envisagée la semaine suivante.

Michelin vient de dévoiler ses bénéfices avant impôts pour 2024 et, malgré un tassement des ventes, ils sont confortables : 3,37 milliards d’euros, contre 3,57 milliards en 2023 et 3,39 milliards en 2022. La valeur du dividende va même augmenter, à 1,38 euro par action contre 1,35 en 2023 et 1,25 en 2022. Oui, ces vautours peuvent et doivent lâcher beaucoup plus que des miettes !

                                                      Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2951)

Airbags défectueux : la Takata tactique de Citroën

 

Justice et constructeur guère pressés

 


 

Après avoir mené une politique de rappels en raison du scandale, révélé en 2014, des airbags Takata défectueux, responsables de dizaines de morts et de centaines de blessés, Citroën ordonne désormais à plus de 236 000 clients du nord de la France d'immobiliser leur voiture. 

Des procédures judiciaires ont été engagées contre Stellantis pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « pratiques commerciales trompeuses ». Mais la justice ne semble pas plus pressée que les constructeurs. À moins qu'elle ne leur serve d'airbag de protection ?

 

lundi 17 février 2025

Porsche : la saignée continue

Autant de production, mais par moins de travailleurs

 

Usine Porsche de Zuffenhausen, près de Stuttgart

Porsche, filiale du groupe Volkswagen, annonce vouloir supprimer 1900 emplois d’ici à 2029 dans ses usines allemandes, alors que le groupe a déjà mis fin à 1500 CDD en 2024 et s’apprête à ne pas en renouveler 500 cette année.

         Un porte-parole patronal a déclaré : « Porsche est toujours dans une situation relativement bonne » mais qu’il restait « des défis à relever ». Avec le décodeur, on comprend que, dans un marché rétréci, la production de ces voitures de luxe reste profitable pour les actionnaires… à condition de faire produire les voitures par moins de travailleurs exploités plus durement.