Dette :
le parasitisme de la bourgeoisie
Le gouvernement a rendu public le
15 juillet un rapport sur l’état des finances à l’horizon 2030. La dette
représenterait plus de 130 % du PIB en 2030.
Publié le 22/07/2026
Selon ce document,
126 milliards d’euros « d’efforts » seraient nécessaires d’ici à
2032 pour stabiliser le taux d’endettement de la France et arrêter
l’envolée des intérêts de remboursement de cette dette. Mais, sans surprise,
c’est la population que le gouvernement rend responsable de cet endettement
pour justifier les sacrifices qu’il voudrait lui imposer.
La dette de l’État ne cesse
effectivement d’augmenter : en dix ans, sous les quinquennats de Macron,
elle est passée de 2 000 à 3 500 milliards d’euros ! L’État
doit emprunter, parce que son budget est en déficit, c’est-à-dire que le
montant de ses dépenses dépasse celui de ses recettes. L’État dépense trop.
Mais la question est : au profit de qui ?
Ce sont les capitalistes privés qui
bénéficient des 200 à 270 milliards - selon les sources - d’aides
publiques et d’exonérations diverses dépensées chaque année. C’est encore le
grand patronat qui a bénéficié des milliards que lui a versés l’État durant le
Covid, ou depuis le début de la guerre en Ukraine. Ce sont les Dassault, Thales
et autres industriels de la guerre qui s’enrichissent en vendant à l’État leurs
engins de mort.
Mais il ne faut pas oublier les
autres grands bénéficiaires de la dette que sont les banques et les financiers.
C’est en effet auprès de ces capitalistes privés que l’État emprunte, et c’est
à eux qu’il doit payer des intérêts faramineux. En 2026, l’État français devra
verser 74 milliards aux banques pour payer ces intérêts. Ce poste du «
service de la dette » est passé devant celui de l’Éducation nationale.
Ces grandes banques, ces
capitalistes qui possèdent des capitaux, prêtent à l’État en bon rentiers,
parce que dans cette période de crise, c’est le plus rentable, et le plus sûr.
Ils savent que l’État fera tout pour faire payer la population, quitte à
démolir complètement l’éducation, la santé, ou les transports publics. Ce
système est de plus en plus parasitaire, les travailleurs devront s’en
débarrasser.
Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3025)