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lundi 27 avril 2026

Stellantis – Poissy : la direction signe la fermeture de l’usine

 Stellantis – Poissy : la direction signe la fermeture de l’usine

Jeudi 16avril, Stellantis a annoncé larrêt de la fabrication de voitures dans son usine de Poissy, proche de Paris. Pour l’écrasante majorité des travailleurs, cela veut dire à terme la fermeture.

Publié le 22/04/2026

 

Cette annonce n’a pas surpris grand monde dans les ateliers : depuis juin 2024, les militants de SUD avaient dénoncé le projet de la direction et avaient cherché à réunir les travailleurs pour les préparer à riposter. Pendant ces deux ans, la direction a menti effrontément, expliquant qu’il n’était pas question de fermer. Elle a même promis qu’il pourrait y avoir une nouvelle voiture après l’Opel Mokka produite actuellement, si les ouvriers travaillaient plus et mieux et que l’activité pouvait encore durer vingt ans, trente ans…

La direction est donc maintenant obligée de reconnaître qu’il n’y aura plus de voiture produite à Poissy. Mais elle continue de mentir en prétendant que l’arrêt de la fabrication de voitures ne signifiera pas la fermeture de l’usine. Le 16 avril, le directeur a même osé déclarer à la presse que ses annonces étaient « une très bonne nouvelle pour les salariés ». Il affirme que 100millions deuros vont être consacrés pour créer de « nouvelles activités industrielles », dont il dresse une liste à la Prévert, tout en refusant évidemment de donner le détail des emplois correspondants. Il suffit de savoir que le patron donne en exemple la création d’un atelier… de fabrication par imprimantes 3D pour comprendre que ces projets sont plus illusoires les uns que les autres.

Quant à la promesse la plus concrète, elle est révoltante, consistant à transférer une ligne d’assemblage de moteurs du site de Vesoul vers Poissy… ce qui se traduirait par la suppression de 190 emplois à Vesoul !

Dans leur immense majorité, les travailleurs de Poissy voient que tout cela est de la poudre aux yeux, d’autant plus que les négociations continuent pour vendre les terrains de l’usine Stellantis au Qatar en vue d’y construire le futur stade de son club, le Paris-Saint-Germain. Ils en sont d’autant plus convaincus qu’un long travail de discussion a été mené depuis deux ans par les militants les plus combatifs, accompagné d’actions collectives menées dans l’usine pour exiger des garanties. Stellantis prépare une véritable saignée de l’emploi à l’usine Stellantis elle-même, dont les 2 000 travailleurs embauchés sont menacés, mais aussi chez les milliers de travailleurs des équipementiers qui fournissent les pièces, comme Forvia à Méru dans l’Oise, Lear à Herblay dans le Val-d’Oise, ou MC Synchro à Chanteloup-les-Vignes, près de Poissy.

Une minorité est bien consciente que la direction a déclaré la guerre à l’ensemble des travailleurs et qu’il ne faut plus perdre de temps pour se mobiliser. Car il faut imposer à tous ces patrons et aux pouvoirs publics les garanties nécessaires pour qu’aucun d’entre eux ne se retrouve à la rue et sans salaire avec la fin de la fabrication de voitures.

Une manifestation était organisée le jeudi 23avril à Poissy, avec un appel à la grève. Elle représente une nouvelle occasion pour les travailleurs de dénoncer le projet de fermeture de l’usine et de se faire entendre.

                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2012)

lundi 20 avril 2026

Arrêts maladie : les mauvais coups continuent

 Arrêts maladie : les mauvais coups continuent

Jeudi 9avril, le gouvernement a présenté un nouveau plan visant à diminuer le nombre d’arrêts maladie, en renforçant les contrôles et en facilitant les signalements à l’Assurance maladie des cas jugés suspects par les employeurs.

Publié le 15/04/2026

Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a dénoncé l’augmentation du nombre d’arrêts de travail, chiffrés à 9millions par an. Ce nest pas la mauvaise santé des travailleurs qui l’inquiète, mais son coût de 18milliards deuros. Et pour faire des économies, il compte sen prendre une fois de plus aux travailleurs malades, désignés comme des fraudeurs potentiels.

Parmi les mesures envisagées, le ministère a prévu sur son site Internet un « bouton d’alerte » sur lequel, en un clic, les patrons peuvent demander à la Sécurité sociale un contrôle des arrêts maladie de leurs salariés. Ce signalement est déjà possible, mais demandait jusque-là de remplir un papier ou un formulaire en ligne, procédure que le gouvernement juge trop lourde. Le nombre de contrôles devrait ainsi augmenter de 6 % dès 2026.

Le ministre vise en particulier les arrêts maladie de plus de 18 mois, les accidents du travail ou les maladies professionnelles de plus de trois ans, qui concernent des salariés dont les patrons voudraient bien pouvoir se débarrasser en les licenciant. Les arrêts prescrits par téléconsultation, ou le « nomadisme médical », c’est-à- dire le fait d’avoir plusieurs arrêts de travail prescrits par des médecins différents, sont aussi dans le viseur. Un comble, alors que la téléconsultation a été encouragée par le gouvernement, incapable de résoudre le problème de la pénurie de médecins !

Cette nouvelle campagne anti-ouvrière vise encore une fois à désigner les malades comme des fraudeurs et des profiteurs. Pour le patronat, un travailleur même sur son lit de mort devrait pouvoir encore rapporter du profit. À quand un bouton pour que les travailleurs puissent signaler les infractions à la sécurité, les cadences qui cassent le dos ou les heures non payées ?

                               Hélène Comte (Lutte ouvrière n°3011)

lundi 13 avril 2026

Arrêts-maladie : campagne anti-ouvrière

Un virus à éradiquer : le capitalisme

 

 

Le gouvernement a présenté un plan pour renforcer les contrôles des arrêts maladie et faciliter le signalement par les employeurs des cas jugés suspects auprès de l’administration. Il y aura, sur le site du ministère du Travail, un « bouton d’alerte » afin de dénoncer ses salariés « en un clic » à l’Assurance-maladie qui prévoit d’augmenter les contrôles de 6 % en 2026.

         Or si les arrêts ont augmenté ces dernières années, c’est suite au Covid, au vieillissement des salariés suite à la hausse de l’âge du départ en retraite, et surtout à l’exploitation et aux cadences qu’impose un patronat assoiffé de profits.

         Non à toutes ces mesures et à toute la propagande qui vise à culpabiliser les travailleurs !

 

dimanche 12 avril 2026

Éducation nationale : à l’heure de l’austérité

 Éducation nationale : à l’heure de l’austérité

Les salariés de l’Éducation nationale étaient en grève mardi 31mars contre la suppression de 4 000 postes denseignant. Le nombre de grévistes était important, tant le mécontentement est grand, dans le premier comme dans le second degré. De nombreuses écoles sont restées fermées.

Publié le 08/04/2026

En Seine-Saint-Denis, ces suppressions de postes se traduisent par la fermeture de 296 classes, contre seulement 115 ouvertures. Pour la seule ville de Saint-Denis, 34 fermetures de classes sont projetées. Ce département est pourtant déjà sinistré puisqu’un élève y perd en moyenne une année d’études par rapport à la moyenne nationale, faute de remplaçants. Ces élèves sans professeurs pourront continuer à s’entasser dans des classes surchargées.

Le ministre de l’Éducation nationale prétend répondre ainsi à la baisse démographique mais c’est un gros mensonge. En dix ans, les gouvernements successifs ont supprimé 10 000 postes dans le secondaire alors que le nombre de collégiens et de lycéens augmentait de 25 000. Les différents ministres manipulent l’argument démographique toujours dans un seul but : retirer des moyens à l’éducation.

Dans les classes, la situation s’aggrave. Dans le primaire, les effectifs qui avaient un temps diminué dans les zones d’éducation prioritaire augmentent de nouveau, et c’est pire dans les autres secteurs. Faute d’enseignants, de nombreuses classes de niveaux différents sont regroupées, détériorant encore les conditions d’apprentissage. Dans les collèges et les lycées, les principaux et proviseurs se tournent vers les équipes pour leur demander de tailler dans les projets pédagogiques : doit-on supprimer le soutien en français ? Enlever une heure de langue ? Renoncer à dédoubler des travaux pratiques en physique- chimie ? C’est pour refuser ce type d’arbitrage que les enseignants se mettent en grève.

À cela s’ajoute la pénurie de personnel indispensable, comme les AESH, les infirmières et les assistantes sociales. Dans les banlieues populaires, elle est parfois dramatique : des élèves en grande précarité, sans logement, ne savent plus à qui s’adresser ; d’autres, dyslexiques par exemple, ne parviennent pas à monter des dossiers d’aide faute d’infirmière.

Toutes ces économies faites sur le dos des jeunes permettent notamment d’alimenter le budget des armées. Le gouvernement n’a pas pour priorité d’éduquer une jeunesse qu’il veut habituer au son du canon.

                                                            Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3010)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 

MDommarie@aol.com

 


 

mercredi 8 avril 2026

Argenteuil, agents du service des écoles en colère hier, en grève, et rassemblés aux portes de la maison soit disant « commune »

Une première réaction salutaire réussie

 


 


Cela faisait des années qu’un tel rassemblement ne s’était pas produit devant l’hôtel de ville. En cause, la difficulté à se mobiliser, la désorganisation du monde du travail, le recul militant. Mais nous savons que tout cela pourra s’inverser, et profondément, du jour au lendemain.

         La situation l’exige. La hausse des carburants et l’inflation qu’elle entraîne sont en train de pomper le pouvoir d’achat. Et il y a les multiples attaques pour dégrader les conditions de travail, en imposant toujours davantage de tâches et de pression, quitte à ce que cela entraîne une vie impossible et l’usure.

         C’est le cas partout au sein du monde du travail. Cela l’est pour les agents territoriaux à l’encontre desquels la municipalité nouvellement réélue veut faire payer le recul drastique des moyens alloués par l’État qui se profile.

         À côté de tous les problèmes récurrents qui pèsent dans ce service des écoles sur les épaules des personnels ATSEM, ASEL, et du périscolaire (plusieurs dizaines de points revendicatifs sur le tract syndical), la municipalité aimerait bien imposer que les ATSEM, à la place d’agents du périscolaire prennent la charge de l’accueil des jeunes enfants à partir de 7 heures !

         À l’appel des organisations syndicales des agents territoriaux d’Argenteuil, CGT et FSU, une centaine de manifestants, des travailleuses essentiellement, se sont retrouvés durant toute la matinée d’hier pour crier leur colère.

         C’est un point de départ. Chacun était heureux d’y avoir participé, dans une atmosphère de renouveau. Un premier pas qui doit être suivi vite par d’autres, en allant crescendo. DM