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dimanche 20 septembre 2026

Travailleurs d’EDF : Centrale Nucléaire de Gravelines : des travailleurs très largement mobilisés

 

Faire ravaler leur copie aux agents du capital

  


Mardi 15 septembre, 86 % des 1 800 travailleurs EDF de la centrale nucléaire étaient en grève. Ils étaient plusieurs centaines à se rassembler devant la centrale. Cela fait suite à deux Assemblées Générales de travailleurs, avec plus de 600 participants chacune.

         Ils sont unanimement écœurés de voir le rapport de la Cour des Compte, publié en juillet 2026, s’en prendre au tarif préférentiel sur l’électricité, au temps de travail, aux rémunérations, au compte épargne temps des salariés, en voulant les faire passer pour des privilégiés.

         Dans une centrale où dans tous les services, les travailleurs multiplient les astreintes et les heures supplémentaires, le travail de nuit et de weekend pour faire face aux nombreuses pannes et aux nombreux chantiers, ils ont été piqués au vif.

         Les travailleurs ne coûtent pas d’argent, ils fabriquent les richesses, et en l’occurrence ici, l’électricité. Et ils sont bien déterminés à faire ravaler sa copie à la Cour des Comptes.

vendredi 18 septembre 2026

Contre la vie chère, quelle mobilisation ?

 Contre la vie chère, quelle mobilisation ?

Face à la flambée des prix, et d’abord ceux du carburant qui frappent durement tous ceux qui utilisent chaque jour leur véhicule pour aller travailler, l’idée de « reprendre les ronds points » est dans l’air.

Publié le 16/09/2026

 

Ici ou là, d’anciens Gilets jaunes se sont retrouvés le 12septembre sur un rond-point. Des dates circulent sur les réseaux sociaux, en particulier celle du 17octobre qui évoque « lacte I » de la mobilisation du 17novembre 2018. À la différence de ce qui sest passé à cette époque, plusieurs dirigeants politiques se disent déjà solidaires d’une telle mobilisation encore potentielle.

Le mouvement des Gilets jaunes, déclenché il y a huit ans en dehors des syndicats et des partis politiques, avait mobilisé des centaines de milliers de femmes et d’hommes pendant des mois. Il a marqué les classes populaires, à la fois par sa spontanéité, sa détermination et sa durée mais aussi du fait de son échec souvent attribué à la répression violente mise en œuvre par Macron et son Premier ministre d’alors, Édouard Philippe.

Aujourd’hui, les raisons de se mobiliser sont encore plus nombreuses qu’en 2018. On ne peut que souhaiter que des millions de travailleurs, actifs ou retraités, trouvent le courage et la volonté de s’organiser et d’agir. Mais il faut aussi tirer les leçons de l’échec du mouvement de 2018-2019.

Pour être efficace la mobilisation ne doit pas être dirigée seulement contre le gouvernement ou contre Macron mais, aussi et surtout, contre le grand patronat. Face aux prix qui flambent, non seulement à la pompe mais aussi dans les supermarchés, sur la facture de gaz ou d’électricité ou concernant le logement, il faut arracher une augmentation des salaires et des pensions. Ceux qui ont le véritable pouvoir, ceux qui imposent les hausses de prix et bloquent les salaires sont les capitalistes, les Total, les Auchan ou les Danone, alors que les locataires de Matignon ou l’Élysée ne sont que leurs complices. Et pour les faire reculer, la force des travailleurs, ceux qui font tourner toute la société, n’est ni sur les ronds-points ni devant les préfectures ou l’Élysée, elle est dans les entreprises. Car c’est là qu’ils sont rassemblés chaque jour et qu’ils fabriquent les profits des capitalistes.

À l’heure où une nouvelle mobilisation est dans l’air, il est vital de discuter partout, des objectifs, des revendications et des moyens d’action à mettre en avant.

                                                    Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3033)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 18 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi19 septembre, de 10 heures à 10 h.40 devant Intermarché du Centre,

- de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 20 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

jeudi 17 septembre 2026

Électriciens et gaziers : le gouvernement tombe sur un os

 

À généraliser : les salariés ne se laisseront pas plumer

  


 Mardi 15 septembre, les deux tiers des gaziers et électriciens ont fait grève, selon les chiffres patronaux. À EDF, GDF, GRDF, Engie, Enedis, etc., près de 100 000 travailleurs ont tenus à protester contre les projets du gouvernement de réviser le « tarif agent », synonyme de factures énergétiques allégées.

         La Cour des comptes évoque un manque à gagner de 381 millions d’euros par an pour ces entreprises, qui accumulent des milliards. C’est le point de vue patronal.

         Car pour les travailleurs, le « tarif agent » n’est pas un privilège, c’est une bien faible compensation alors que tant d’électriciens et de gaziers démarrent sous le SMIC et que leurs retraites n’ont rien de mirobolant. Sans compter ceux qui travaillent les week-ends, jours fériés ou de nuit.

         Cette grève massive démontre que les salariés ne se laisseront pas plumer.

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 18 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-de 17 heures à 18 heures : devant Auchan au Val-Sud ;

-samedi19 septembre, de 10 heures à 10 h.40 devant Intermarché du Centre,

- de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 20 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

lundi 14 septembre 2026

Santé, affections longue durée, les attaques continuent

Armée ou santé de tous

  


Le gouvernement a décidé d’abaisser de trois à un an la durée d’indemnisation de certains patients en affection longue durée dite « non exonérante ». Ce sont majoritairement des patients atteints de dépression légère ou de troubles musculo-squelettiques (TMS). Les dirigeants de la Sécurité sociale comptent ainsi récupérer plusieurs centaines de millions d’euros en essayant de les obliger à reprendre le travail même s’ils ne sont pas guéris.

         Les patrons sont pourtant directement responsables des TMS et d’un certain nombre de dépressions, en imposant des conditions de travail toujours plus éprouvantes. Mais pour le gouvernement, il est hors de question de les faire payer. Il présente la note aux travailleurs malades en sous-entendant au passage qu’ils sont des tire-au-flanc et des profiteurs !