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mardi 4 août 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 3 août 2026

 La menace ne vient pas des immigrés de Ceuta, mais de nos propres dirigeants !

 Publié le 03/08/2026

L’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de jeunes Marocains à Ceuta, enclave espagnole sur le continent africain, a immédiatement provoqué un déchainement de mensonges. Non seulement la droite et l’extrême droite, mais aussi la plupart des gouvernants européens rejoints par Trump aux États-Unis, ont brandi la menace d’une « invasion » dont il faudrait se défendre.

Le fait qu’il y ait eu une centaine de morts ne leur a pas tiré une larme. Pas plus le fait que les migrants soient restés dehors, avec les seuls vêtements qu’ils portaient pendant leur traversée, sans argent ni accès à un minimum d’hygiène, en butte aux violences des militaires et de certains habitants. « On croyait atteindre le paradis, et on s’est retrouvé en enfer », résumait l’un d’eux, avant de regagner le Maroc, comme l’ont fait la très grande majorité d’entre eux.

Liberté de circulation pour tous les travailleurs !

Ces jeunes, parmi eux de nombreux adolescents de moins de 15 ans, ont voulu fuir la pauvreté, le chômage, qui touche, au Maroc, près de la moitié de la jeunesse. Pouvoir travailler et réaliser ainsi leurs rêves était leur seul but, le même que tous les jeunes de leur âge dans le monde. La liberté de se déplacer et le droit de s’installer là où les travailleurs peuvent gagner leur vie devrait être un droit élémentaire. Que des jeunes soient obligés, pour cela, de risquer la mort est révoltant !  

Le Premier ministre espagnol Sanchez a annoncé l’envoi de policiers, de militaires et de blindés, évoquant « une attaque, une violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Mais que dire de l’intégrité du territoire marocain, alors que les enclaves de Ceuta et Melilla constituent des vestiges du colonialisme espagnol !  

Tous les dirigeants européens savaient très bien que ces milliers de jeunes ne pouvaient pas se rendre en Espagne ni dans l’Union européenne. En effet, Ceuta est soumis à un statut dérogatoire tel que l’accès au reste de l’Europe est aussi difficile qu’à partir du Maroc. Mais Macron a tout de même multiplié par cinq le nombre de policiers et de gendarmes à la frontière franco-espagnole.

Les mensonges des dirigeants européens

La palme du cynisme revient à la Première ministre italienne d’extrême droite Meloni, qui a 
annoncé la suspension de la libre circulation de l'espace Schengen à l'Espagne, avec laquelle l’Italie ne partage pourtant aucune frontière. La quasi-totalité des autres dirigeants de l’Union européenne lui ont emboité le pas. Tous ont délibérément menti car ils sont d’accord pour faire comme si l’immigration était aujourd’hui le danger principal. C’est une diversion ignoble, mais aussi dangereuse, utilisée par l’extrême droite, championne du repli sur soi, et par bien des politiciens. 

Tous veulent faire croire aux travailleurs que les immigrés constitueraient une menace et que les frontières pourraient protéger du chômage et de la pauvreté. Mais le responsable du chômage, de la précarité et des bas salaires est d’abord le patronat, et le faire reculer dépend exclusivement des luttes que le monde du travail est capable de mener pour s’opposer à sa rapacité. Ceux qui répètent qu’on ne peut pas « accueillir toute la misère du monde » nous prêchent en réalité la résignation et veulent nous faire accepter, comme une fatalité qu’on ne pourrait pas changer, l’état catastrophique des hôpitaux et de tous les services publics les plus vitaux… 

Combattre les vrais responsables de la misère

Les véritables responsables de la misère, en France comme dans les autres pays, ce sont les actionnaires des géants du CAC 40 dont les profits ont augmenté de plus de 44 % au premier semestre 2026, pour atteindre à 74,93 milliards d’euros. Une minorité de richissimes bourgeois, 153 familles milliardaires, accapare les richesses produites par des millions de travailleurs. Une minorité de capitalistes et les gouvernants à leur service organisent l’exploitation de tous les peuples et le pillage des ressources des pays pauvres. Avec leurs rivalités et leurs guerres, des régions entières du monde sont détruites et rendues invivables. 

C’est tout cela qu’on voudrait nous faire oublier avec l’épouvantail de l’immigration. Garantir à tous une vie à la hauteur des immenses possibilités que recèle la société ne sera possible qu’en renversant le capitalisme. Quelles que soient leur nationalité, leur origine et leur religion, les travailleurs doivent refuser les divisions pour pouvoir mener ce combat commun contre leurs exploiteurs. 

                                                                       Nathalie ARTHAUD

vendredi 31 juillet 2026

Argenteuil, travail des étrangers nos frères et sœurs de classe, une seule solution : la « régularisation de tous ces travailleurs ».

 

Papiers ou pas, une seule classe ouvrière ! Régularisation !

 

 

Le préfet du Val d’Oise vient de suspendre administrativement deux entreprises d’Argenteuil pour 60 jours, mesure assortie d’une amende. Des infractions de « travail illégal en récidive, liés à l’emploi d’étrangers en situation irrégulière et à du travail dissimulé » ont été constatées.

         Sans la fraction immigrée du monde du travail, quel que soit son statut, originaires de l’Union européenne comme d’ailleurs, l’économie du pays comme de tous les pays riches ne fonctionnerait pas. Fuyant la guerre, la misère, avec l’espoir d’une vie meilleure, des femmes et des hommes nous rejoignent avec courage et détermination.

         Mais au fait où est l’embauche par les services préfectoraux de travailleurs destinés à traiter les dossiers de ces travailleurs ? Où en est-on des délais pour obtenir un rendez-vous, ne serait-ce que pour le renouvellement de ces « papiers » ?

         Contre la démagogie anti-immigrée qui a contaminé à des fins politiciennes la politique au service des dominants, tous les travailleurs doivent affirmer : il n’y a qu’une classe ouvrière, régularisation de tous les sans-papiers ! DM

jeudi 30 juillet 2026

Argenteuil, travail des étrangers, nos frères et sœurs de classe, une seule solution : la « régularisation de tous ces travailleurs

 

Papiers ou pas, une seule classe ouvrière ! Régularisation !

 


 

Le préfet du Val d’Oise vient de suspendre administrativement deux entreprises d’Argenteuil pour 60 jours, mesure assortie d’une amende, pour des infractions de « travail illégal en récidive, liés à l’emploi d’étrangers en situation irrégulière et à du travail dissimulé ».

         Sans la fraction immigrée du monde du travail, quel que soit son statut, originaires de l’Union européenne comme d’ailleurs, l’économie du pays comme de tous les pays riches ne fonctionnerait pas. Fuyant la guerre, la misère, avec l’espoir d’une vie meilleure, des femmes et des hommes nous rejoignent avec courage et détermination.

         Mais au fait où est l’embauche par les services préfectoraux de travailleurs destinés à traiter les dossiers de ces travailleurs ? Où en est-on des délais pour obtenir un rendez-vous, ne serait-ce que pour le renouvellement de ces « papiers » ?

         Contre la démagogie anti-immigrée qui a contaminé à des fins politiciennes la politique au service des dominants, tous les travailleurs doivent affirmer : il n’y a qu’une classe ouvrière, régularisation de tous les sans-papiers ! DM

dimanche 12 juillet 2026

Airbus : Enfadados con Airbus ! En colère contre Airbus !

 

Notre langue internationale : celle de la lutte de classe

 

A Séville le 10 juillet

De nombreux travailleurs des sites de Getafe à Madrid et depuis jeudi d’Albacete à Seville se sont mis en grève. Ils réclament le rattrapage de leur pouvoir d’achat, en baisse de presque 12 % depuis 7 ans et la fin des attaques contre les accords de télétravail.

         Comme ici les travailleurs galèrent pendant que les actionnaires se gavent avec les 2,5 milliards d’euros de dividendes versés. Nos camarades de l’autre côté des Pyrénées se sont organisés en votant la grève en assemblée générale et en élisant leurs représentants. Ils ont voté pour un comité de grève qui organise la lutte. Ils utilisent les réseaux et soutenus par les syndicats, ils entendent négocier directement avec la direction pour obtenir satisfaction.

         Nos camarades espagnols parlent la seule langue internationale qui permet de se faire respecter : la lutte de classe !