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lundi 20 avril 2026

Argenteuil, Monoprix, face à la vente, le silence municipal, et pas seulement de la municipalité

Face à l’inacceptable, dire que l’on n’est pas d’accord, c’est déjà bon pour le moral

 

 

Il y a deux mois, le mensuel municipal « Ma Ville » consacrait un article sur les efforts du nouveau magasin Monoprix d’Argenteuil pour lui redonner vigueur et éclat. Dans le même temps pratiquement, les dirigeants du groupe Casino-Monoprix annonçaient la vente de ce magasin à une autre enseigne de la distribution, Lidl.

         On pouvait s’imaginer que la municipalité revienne sur cette décision contraire aux habitants du quartier du Temple et du secteur Jean Allemane en particulier. Mais rien pas d’article cette fois sur le sujet dans le numéro d’avril du magazine. Pas de déclaration lors du conseil municipal de mercredi dernier.

         Lorsque j’ai le temps de le faire, avec ma petite table, je continue à faire signer la pétition que j’ai initiée. Elle obtient des signatures. Des discussions ont lieu.

         À la fin du mois j’enverrai les feuillets des signatures recueillies au PDG de la multinationale.

         Je ne m’attends à ce que cela l’émeuve. Mais la pire des choses est de ne rien dire face à l’inacceptable.

         Cela vaut pour la fermeture de Monoprix, comme pour toutes les réalités ou décisions inacceptables. DM

 

samedi 11 avril 2026

Titres de séjour : le renouvellement rendu impossible

 Titres de séjour  : le renouvellement rendu impossible

Le ministre de l’Intérieur , Laurent Nuñez, a déclaré samedi 4 avril avoir présenté au Premier ministre Lecornu un plan d’embauche de 500 vacataires dans les préfectures, afin de réduire les délais de traitement des demandes liées aux titres de séjours.

Publié le 08/04/2026

Le problème n’est vraiment pas nouveau. Les délais pour la demande ou le renouvellement d’un titre de séjour, dont les travailleurs étrangers dépendent pour pouvoir continuer à avoir un emploi, vivre et faire vivre leur famille, se sont allongés. Même en s’y prenant des mois à l’avance, il n’y a aucune garantie que l’administration réponde avant l’expiration du titre de séjour précédent. Les préfectures délivrent des « attestations de prolongation d’instruction », qui arrivent elles-mêmes à expiration et qu’il faut donc tenter de renouveler… Par ailleurs ces attestations de prolongation ne permettent pas de sortir du territoire, rendant impossible à ces travailleurs de rendre visite à leur famille ou à leurs amis dans leur pays d’origine, même en cas de problème grave.

Des centaines de milliers de travailleurs étrangers voient donc arriver la date d’expiration de leur titre de séjour d’un, quatre ou même dix ans avec l’angoisse de ne pas arriver à le faire renouveler à temps et de perdre leur emploi. C’est une menace qui pèse sur toute une fraction du monde du travail, et qui se concrétise avec de plus en plus de contrats suspendus voire de licenciements, sous ce prétexte.

Amnesty International avait souligné le problème dans un rapport en novembre, et la CGT a organisé depuis près d’un an des actions pour dénoncer cette situation. Les préfectures font la sourde oreille, et encore, quand il y a des oreilles, car le plus souvent il est de toute façon impossible de les joindre. Les possibilités de rendez-vous physiques ont été réduites au minimum, les lignes téléphoniques également, l’essentiel se passe sur des plateformes internet où le dossier déposé peut rester des mois « en cours d’instruction », voire simplement « déposé », sans qu’il soit possible d’en savoir plus.

Le plan d’embauche de 500 vacataires, dont il n’est même pas dit qu’il sera validé par le Premier ministre, ne suffira pas à inverser la tendance. D’autant que les pouvoirs publics sont en permanence à l’offensive contre l’ensemble du monde du travail, et que s’en prendre aux travailleurs étrangers est de plus en plus à leur agenda.

                                                       Malik Rieux (Lutte ouvrière n°3010

 


mardi 3 février 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 2 février 2026 : Minneapolis : vive la résistance et l’organisation de la population !

Minneapolis : vive la résistance et l’organisation de la population !

2/02/2026

En envoyant sa police de l’immigration, la sinistre ICE, dans les villes dirigées par des Démocrates, Trump croyait pouvoir brutaliser et déporter les immigrés en toute impunité, et flatter sa base d’extrême droite. Il croyait pouvoir dresser les travailleurs les uns contre les autres et mettre tout le monde au pas. Cela ne se passe pas comme prévu, et c’est tant mieux !

Oh, les bandes de nervis masqués et armés jusqu’aux dents ont semé la terreur, et ce n’est pas fini ! À Minneapolis, les 3 000 policiers de l’ICE ont envahi les rues et multiplié les arrestations violentes. Portes de maison défoncées en toute illégalité ; vitres de voitures brisées ; personnes jetées à terre et molestées, femmes enceintes et personnes handicapées inclues ; descente dans un lycée ; arrestation d’un enfant de cinq ans… Les cow-boys d’ICE ont multiplié les exactions.

Ils ont tué à bout portant une mère de famille de 37 ans, Renee Good, et un infirmier du même âge, Alex Pretti, qui tentaient tous deux de s’interposer et de protéger les immigrés. Ils les ont assassinés pour briser toute volonté de résistance. Mais celle-ci est là, et bien là !

La résistance qui gêne Trump et ses brutes racistes ne provient pas de la justice ou des autorités démocrates. Elle ne vient pas non plus des entreprises qui n’ont pas de scrupule à mettre à la disposition de l’ICE. Un des fleurons français des services informatiques, Capgemini, a ainsi signé un contrat de plusieurs millions via sa filiale américaine pour donner la localisation des immigrés aux gros bras de Trump !

La résistance vient de la population elle-même, des habitants, du voisinage, de femmes et d’hommes qui pourraient continuer leur vie en fermant les yeux, mais ne supportent pas tant d’inhumanité.

Pour discréditer Renee Good et Alex Pretti abattus par les policiers, Trump les désigne comme des « activistes et des professionnels de la rébellion » et même comme « de dangereux terroristes ». C’est grotesque et les images de ces meurtres filmés en direct le prouvent.

La réalité que le milliardaire de la Maison Blanche veut cacher, c’est que la solidarité, ça existe ! Le racisme, le mépris et l’individualisme crasse sont revendiqués en haut de la société et donnent le ton sur les plateaux télé. Mais dans les quartiers populaires où les travailleurs vivent toutes origines mélangées, des liens de voisinage, d’amitié et de solidarité se tissent au jour le jour. Et ces liens-là sont plus forts que la propagande xénophobe.

Les manifestations contre l’ICE se multiplient aux États-Unis, et elles rassemblent de plus en plus de jeunes. Mais la mobilisation va au-delà du fait de manifester. Ce sont des voisins qui se serrent les coudes et qui se protègent mutuellement, quelles que soient leurs origines et leur situation, malgré la peur.

Au quotidien, les habitants font le guet, avertissent du passage de la police à coups de sifflets, s’interposent, filment les arrestations, manifestent devant les centres de rétention. Ils vont rassurer et réapprovisionner ceux qui se terrent de peur d’être arrêtés et déportés à des milliers de kilomètres de leur famille. Cela ne met pas un terme aux arrestations d’immigrés, mais cela rend les rafles massives bien plus difficiles.

Pour nous ici, c’est la démonstration de ce que peuvent faire des femmes et des hommes ordinaires à partir de leurs propres moyens. Oui, face à l’arbitraire de l’État, à l’autoritarisme grandissant et aux coups patronaux, bien des choses sont en notre pouvoir, à condition de ne pas rester isolés et de nous organiser !

Il y a dans la société, bien plus de solidarité et de conscience que ce que l’on veut nous faire croire.

Aux États-Unis, mais ici aussi, de nombreux travailleurs ont compris que le racisme et les discours contre les étrangers et les musulmans n’ont qu’un but : diviser et affaiblir le monde du travail dans son ensemble. Les violences exercées contre les travailleurs immigrés servent à intimider tout le monde, à commencer par ceux qui auraient envie de revendiquer et protester contre toutes sortes d’injustices et contre l’exploitation.

C’est cette conscience d’être tous visés et de devoir réagir de façon unie qui peut nous protéger de l’évolution réactionnaire de la société. Car nous avons aussi ici, avec Retailleau, Le Pen et Bardella, nos propres petits Trump.

N’attendons rien de la justice ou des dirigeants politiques. Tout dépend de notre capacité d’agir.

Alors, partout dans le monde, mais aussi dans nos entreprises et nos quartiers populaires : vive la solidarité et le courage de ceux qui résistent à l’autoritarisme, au racisme, à l’exploitation !

                                                                     Nathalie Arthaud

 

samedi 22 mars 2025

Argenteuil, cafés et restaurants, des lieux de sociabilité. Un petit nouveau, le Bistrot Picolo

 

Le rêve, qu’ils soient accessibles à toutes les bourses

 

                                           Photo Tam Tam Colonie

Les Deux gares

J’aime les cafés, et mon petit péché mignon, j’apprécie aller au restaurant. Bien sûr je me restreins. Quant aux cafés, en prendre un au bar j’apprécie. Merci à ceux que je fréquente avec assiduité, Le Départ devant la gare et Les Deux gares auquel je suis fidèle depuis des lustres. Et puis, il y a le petit nouveau, le Bistrot Picolo, sur l'avenue Gabriel Péri.

         Une belle découverte de qualité. Les échanges se multiplient à son propos sur Facebook.

         L’aide de la mairie ? Peut-être. S’il y en a, comme pour d’autres commerces, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, le seul souci est celui de la transparence. Mais, cela étant dit, il n’y a rien à redire à ce qu’une commune aide artisans et petits commerçants, que ces derniers soient commerces de bouche, bistrotiers, libraires et autres.

         Le prix d’un bistrot parisien ? Oui, c’est à la portée de ma bourse, c’est-à-dire de notre bourse, celle de deux enseignants retraités où nous pouvons nous permettre d’aller au moins une fois au restaurant chaque semaine. Notre espoir est celui qu’un jour, demain, il en aille de la même pour tous les habitants. Un salaire de 3000 euros mensuels pour une personne seule, pour un couple, 2500 euros chacun. C’est à la portée d’un pays riche, une fois bien sûr que nous nous serons débarrassés de ces Arnault et Bettencourt aux patrimoines, aux revenus, et aux décisions extravagants. Et ce qui est vrai pour le pays le serait tout autant pour tous les pays d’une planète transformée et rééquilibrée.

         En attendant, nous allons à Argenteuil dans ces lieux de sociabilité cités, où l’on trouve empathie, simplicité, bref humanité. Cela vaut donc pour le petit dernier de nos lieux locaux, avec cet accueil de qualité qui stimule l’appétit et notre humanité. DM