Fin
août dernier, ce qui suit était une ébauche. Aujourd’hui, je n’ai pas le temps
d’approfondir le sujet, d’autant plus que la situation de l’heure nécessite que
nous insistions bien davantage sur la marche à la guerre que l’on va vite faire
payer à notre classe. En attendant, en ayant en tête la lamentable attitude
municipale au sujet du complexe Jean Vilar, à l’encontre de son Comité de
défense, à l’égard de certaines associations qui déplaisent, et d’une attitude
très loin de la population, j’espère très sincèrement que la municipalité
actuelle ne sera pas reconduite, et qu’il y aura des élus Lutte ouvrière-Le camp
des travailleurs dans la prochaine, pour être les « yeux et les
oreilles » de la population d’Argenteuil sur la base de ses intérêts de
classe. DM
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Le 31.8.25.
Une Ville aux habitants, au-delà de toutes les difficultés
Elle le sera totalement lorsque la société toute entière le sera
J’ai trouvé que la dépense pour
imprimer et diffuser en juin ce Bilan de mandat municipal méritait un petit
effort estival. Très partiel je le reconnais. Et pour le dire tout net, pas
passionnant. Tant de vantardise, tant d’affirmations et de chiffres
invérifiables et surtout sans commentaires au niveau des difficultés mais aussi
des réussites.
Mais le défaut principal est ailleurs. Il est de mélanger ce qui a été réalisé
et ce qui est projeté, l’action municipale 2020-2026 et les intentions de cette
équipe pour la suite.
Je reviens sur cette question des difficultés et des obstacles. Nulle part une
présentation de la Ville, une ville qui demeure extrêmement populaire, résultat
de son passé industriel, et du rôle de la municipalité du PCF qui a choisi
d’assumer la construction de dizaines de milliers de logements dits sociaux
pour répondre à une crise majeure du logement.
Argenteuil est également caractérisée par un territoire important.
L’urbanisation des années 1960 s’ajoutant à cette caractéristique territoriale
engendre l’existence de quartiers populaires très périphériques.
Ville populaire marquée par la crise du capitalisme qui monte depuis les années
1970 et dont les conséquences s’amplifient.
La municipalité a en tête la transformation « sociologique » de la
commune. Elle regarde du côté d’Asnières voire de Levallois. Mais elle le fait
sans projets globaux, et même sans la réflexion préalable qui ne peut-être qu’à
l’échelle de tout le territoire. On l’a vu dans l’affaire Jean Vilar.
En attendant, les distances se creusent entre les quartiers, et c’est un
problème majeur. Un fait très révélateur m’avait frappé. Pour la fête du réseau
de la municipalité, ce n’est pas lui faire injure de le souligner, la fête des
vendanges, des navettes pour s’y rendre au piémont de la butte de Cormeilles,
mais jamais de navettes pour amener par exemple les habitants des quartiers
périphériques à la fête très populaire des Berges par exemple.
Un commentateur d’une de mes brèves sur le Bilan a écrit pour
résumer : « Mais qu’est-ce que vous feriez à leur
place ? ». L’avis personnel sur cette question serait que nous
serions extrêmement prudents, que la question du bien-être des agents
territoriaux et de l’union des quartiers serait une préoccupation principale,
que la culture et l’éducation seraient des priorités. Surtout, nous essaierions
de stimuler de toutes les façons possibles l’engagement de la population, sa
réflexion, son contrôle, et bien au-delà de structures de « démocratie
locale » totalement étriquées aujourd’hui.
Mais de tout cela, nous aurons peut-être l’occasion de reparler dans les mois
qui viennent si les mobilisations et les luttes des travailleurs nécessaires
nous en laissent le temps. DM