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vendredi 30 octobre 2026

Argenteuil, hôtel de ville, la « maison commune » ouverte à tous, vous voulez rire

 

Une mairie tendance « Blockhaus »

 

 

L’assassinat de Pengo Bossio Wangi, tombé sous les tirs d’un homme de 39 ans, qui a également blessé gravement une enfant de 12 ans et trois autres personnes, a conduit à de nombreux rassemblements qui se sont tenus le 26 octobre pour exprimer l’effroi et la colère face à ce crime raciste inspiré par l’extrême-droite, du RN à certains cadors de la droite, et des médias qui leur sont leurs porte-voix. Une initiative a été appelée ce jour-là dans l’urgence à Argenteuil, se rassembler devant la mairie pour exprimer son émotion, sa solidarité et sa colère. Mais à 18 heures, les présents ont trouvé closes les entrées du parc de la mairie et honteusement se sont retrouvés sur le trottoir étroit boulevard Léon Feix.

         C’est indigne de la part de la municipalité. Elle peut toujours prévoir une minute de silence sur ce drame de Trappes lors du prochain conseil municipal de mardi (dont on peut s’inquiéter du préambule du maire au vue du communiqué de celui-ci), cela n’effacera pas cette tache.

         Lutte ouvrière sera bien sûr présent ce soir-là pour exprimer notre colère et dénoncer les déclarations répétées contre les migrants et les musulmans qui alimentent la haine dont se nourrissent les apprentis fascistes et les meurtriers.

         Nous y reviendrons dans les jours qui viennent pour appeler à la présence massive des habitants mardi soir à l’hôtel de ville, mais présentement, nous voudrions insister sur un aspect de la gestion municipale à Argenteuil qui au niveau de l’accès aux locaux communaux est marquée par un mot, celui de « fermeture ».

         Un hôtel de ville devrait être un lieu ouvert et accueillant aux habitants qui permette non seulement de venir y déposer leurs doléances et questionnements mais soit aussi un lieu d’échange. Quand la société connaît un problème majeur ou une tragédie, il est bien évidemment le lieu de rencontre idoine pour le faire. Les mairies devraient être des « maisons communes » À Argenteuil, nous en sommes aux antipodes.

         Loin de là, la municipalité d’Argenteuil se considère comme un propriétaire quelconque, certes à bail, mais dans ce cas, de locaux communaux. Cela aussi alimentera les révolutions, en l’occurrence ces Bastilles locales qu’il reste à prendre. DM

mercredi 28 octobre 2026

Argenteuil, Joliot-Curie, après l’explosion, une famille toujours en galère

 

Ça urge. En attendant, une compensation financière s’impose

  


La famille d’Aurore, ces locataires victimes collatéraux de l’explosion de septembre au rez-de-chaussée du 1 rue Yves Farge demeure plus d’un mois plus tard en grande difficulté. Cette famille comprenant la mère d’Aurore qui est une personne handicapée en fauteuil ne peut toujours pas rejoindre l’appartement de Joliot qui attend les expertises.

         Certes, un logement provisoire a été attribué à cette famille, mais dans le quartier du Val-Nord qui ne peut convenir pour plusieurs raisons, au point que l’enfant demeure depuis en continu chez le père.

         Il y a eu l’espoir que la famille obtienne un autre logement dans la cité Joliot-Curie, mais c’était une erreur, comme si cette famille avait besoin de faux espoirs. Aujourd’hui, une autre proposition lui est faite, cette fois dans le quartier du Centre, mais la famille ne l’a pas encore vu… et il y aurait des travaux à faire…

         Dans le logement provisoire actuel du Val, ni machine à laver ni gazinière, donc impossibilité de laver le linge et de cuisiner. Le surcoût grimpe pour résoudre à l’extérieur le problème. Sur ce plan, une aide financière de compensation s’impose et doit se concrétiser vite. De la part d’ABH ou de la municipalité. DM

mardi 27 octobre 2026

Argenteuil, Distributeurs Automatiques de Billets (DAB), avenue Gabriel Péri, une disparition d’un certain nombre et une politique des banques qui pénalise les plus modestes

 

La suppression du DAB Crédit Lyonnais Gabriel Péri, la colère !

 

 

La réduction importante des DAB est le résultat d’une politique concertée de l’ensemble des banques. Elles le justifient par la réduction de leur utilisation et ce que cela leur coûte ! Elles qui font des dizaines et des dizaines de milliards de profit et qui enserrent et asphyxient le fonctionnement de la société.

         À Argenteuil marqué par le phénomène, la suppression de fait du DAB de l’agence du Crédit Lyonnais de l’avenue Gabriel Péri suscite incompréhension et colère.

         Certes, d’autres DAB existent sur l’avenue, mais au bout de trois ou quatre retraits dans ces derniers des frais sont à payer ou pas pour ceux dont ce n’est pas leur banque. En fonction en particulier de la nature des cartes bancaires possédées. Pour les cartes ordinaires, paiement ! Et une « étude menée par le comparateur Panorabanques et publiée par Le Parisien (révélait) que les frais pour quatre retraits par mois dans une autre banque ont augmenté. Ils sont passés de 8,60 euros en 2021, à 12,75 euros en 2023. » Pour les autres cartes plus coûteuses, ces frais peuvent être exonérés.

         Et qui possèdent ces cartes ordinaires ? Et qui a souvent un compte et depuis longtemps au Crédit Lyonnais ? Les milieux les plus modestes.

         Voilà pour la domination des banques sur la société.

         Quant à la municipalité d’Argenteuil, elle est responsable de la neutralisation actuelle de ce DAB Crédit Lyonnais. Entre son approvisionnement sécurisé et la folie de sa belle Canopée, elle a choisi. Certes, elle peut revenir en arrière. Ce ne serait pas la première fois dans le cours des travaux de ces Champs-Elysées à la mode asperge qu’elle ferait démolir et reconstruire ce qu’elle a fait construire elle-même. DM