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mercredi 11 mars 2026

Argenteuil, journal de campagne de la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » : la municipalité sortante découvre in extremis l’existence des agents territoriaux

Rien qui puisse faire oublier le vécu par les agents territoriaux

 

 

"Alcatraz" 2026
 

Le maire d’Argenteuil et son rival historique ont sorti chacun un tract destiné aux agents territoriaux. Le premier a un seul verso, le second un recto et un verso : 1 contre 2. Il est vrai que pour le premier, les travailleurs de la mairie peuvent juger sur pièces depuis 2014. Quant au second, les promesses sont sans limite. Alors, limitons-nous au concret de ce qui s’est passé depuis 12 ans de la part de la municipalité en poste.

         Quelques perles.

         Elle déclare : 500 titularisations et CDIsations. Combien de titularisations ? Combien de CDIsations ? Ce n’est pas du tout la même chose. Sur combien d’agents passés en 6 ans par la Ville d’Argenteuil ? En oubliant de dire qu’il y a actuellement près de 50% d’agents en précarité.

         Elle revendique l’augmentation du point d’indice de 6% durant la mandature. Tellement maigre pourtant, une décision gouvernementale qu’elle a en son temps regrettée. Mais qui s’en souvient ?

         Rénovation du self de l’Hôtel de Ville… après y avoir liquidé pendant plusieurs années toute activité véritable de restauration !

         Elle se vante de la fermeture des services du rez-de-chaussée du lieu au point que certains agents disent travailler à « Alcatraz » !

         Modernisation de la Maison des associations Nelson Mandela, largement décriée par les agents que l’on y a transféré.

         Il reste le cri d’amour du maire sortant à l’égard de l’ensemble du personnel communal qui introduit ce tract très sommaire : « Depuis 2020, j’ai placé les agents au cœur de mon action. Une politique volontariste a été conduite en matière de ressources humaines, d’amélioration des conditions de travail et de dialogue social : »

         Bien des agents à la lecture de cette déclaration ont dû risquer l’étouffement de tant rire. DM

 

dimanche 8 mars 2026

Argenteuil, élections municipales, journal de campagne, la municipalité sortante et son « pot-pourri »

 

À l’attention de son mentor qui n’aimait pas trop les profs : 1/20

 

 

Cela est la réalité surdéterminante, y compris pour Argenteuil

La municipalité encore actuelle vient de sortir sous la forme luxueuse habituelle sa brochure-programme pour la prochaine mandature, si jamais elle était maintenue à la place. Ce n’est pas faire insulte à ces candidates et candidats que d’évoquer le fait que nous avons là une sorte de « pot-pourri » à la manière des chansonniers d’antan. Avec, en plus, l’impression que le travail a été sacrément bâclé.

         Chacun connaît l’adage « Qui trop embrasse mal étreint ». Dans cette brochure, il y en a pour tous les publics. Si l’on creuse, chacun y retrouva son chat, un félin à sa convenance. Mais pour connaître comment ils réaliseront chaque engagement que l’on retrouve d’une façon ou d’une autre pour bien d’autres listes, tout cela restant très vague sur le papier, n’y comptez pas.

         Tous les doutes sont permis. Cela donne l’impression que ce programme concerne une ville complètement déconnectée de la société planétaire actuelle et des temps inquiétants que les habitants connaissent. Pour la municipalité encore actuelle, un programme électoral pour une ville-comète d’une autre galaxie sans doute !

         Les municipalités, même avec les meilleures intentions du monde (et avec la municipalité actuelle, on en doute sur ce plan), se heurtent à la réalité générale, celle de la dictature des banques, des choix gouvernementaux, des promoteurs, des multinationales, et d’une conjoncture qui comme chacun peut le voir se dirige vers la guerre avec les restrictions budgétaires afférentes.

         Alors, certes, chacun a le droit de raconter n’importe quoi, car qui, demain, s’en souviendra.

         Je maintiens, un « pot-pourri », mais en sus, totalement déconnecté de la réalité du moment. DM

mercredi 4 mars 2026

Argenteuil, journal de campagne : conclusion du bilan municipal. Ébauche de bilan personnel du Bilan de la municipalité 2020-2026. (26 et dernier). Le 31.8.25. et ma conclusion actuelle.

 

Fin août dernier, ce qui suit était une ébauche. Aujourd’hui, je n’ai pas le temps d’approfondir le sujet, d’autant plus que la situation de l’heure nécessite que nous insistions bien davantage sur la marche à la guerre que l’on va vite faire payer à notre classe. En attendant, en ayant en tête la lamentable attitude municipale au sujet du complexe Jean Vilar, à l’encontre de son Comité de défense, à l’égard de certaines associations qui déplaisent, et d’une attitude très loin de la population, j’espère très sincèrement que la municipalité actuelle ne sera pas reconduite, et qu’il y aura des élus Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs dans la prochaine, pour être les « yeux et les oreilles » de la population d’Argenteuil sur la base de ses intérêts de classe. DM

…………………………………………..

 

Le 31.8.25.

 

Une Ville aux habitants, au-delà de toutes les difficultés

 


 Elle le sera totalement lorsque la société toute entière le sera 

J’ai trouvé que la dépense pour imprimer et diffuser en juin ce Bilan de mandat municipal méritait un petit effort estival. Très partiel je le reconnais. Et pour le dire tout net, pas passionnant. Tant de vantardise, tant d’affirmations et de chiffres invérifiables et surtout sans commentaires au niveau des difficultés mais aussi des réussites.

         Mais le défaut principal est ailleurs. Il est de mélanger ce qui a été réalisé et ce qui est projeté, l’action municipale 2020-2026 et les intentions de cette équipe pour la suite.

         Je reviens sur cette question des difficultés et des obstacles. Nulle part une présentation de la Ville, une ville qui demeure extrêmement populaire, résultat de son passé industriel, et du rôle de la municipalité du PCF qui a choisi d’assumer la construction de dizaines de milliers de logements dits sociaux pour répondre à une crise majeure du logement.

         Argenteuil est également caractérisée par un territoire important. L’urbanisation des années 1960 s’ajoutant à cette caractéristique territoriale engendre l’existence de quartiers populaires très périphériques.

         Ville populaire marquée par la crise du capitalisme qui monte depuis les années 1970 et dont les conséquences s’amplifient.

         La municipalité a en tête la transformation « sociologique » de la commune. Elle regarde du côté d’Asnières voire de Levallois. Mais elle le fait sans projets globaux, et même sans la réflexion préalable qui ne peut-être qu’à l’échelle de tout le territoire. On l’a vu dans l’affaire Jean Vilar.

         En attendant, les distances se creusent entre les quartiers, et c’est un problème majeur. Un fait très révélateur m’avait frappé. Pour la fête du réseau de la municipalité, ce n’est pas lui faire injure de le souligner, la fête des vendanges, des navettes pour s’y rendre au piémont de la butte de Cormeilles, mais jamais de navettes pour amener par exemple les habitants des quartiers périphériques à la fête très populaire des Berges par exemple.

         Un commentateur d’une de mes brèves sur le Bilan a écrit pour résumer : « Mais qu’est-ce que vous feriez à leur place ? ». L’avis personnel sur cette question serait que nous serions extrêmement prudents, que la question du bien-être des agents territoriaux et de l’union des quartiers serait une préoccupation principale, que la culture et l’éducation seraient des priorités. Surtout, nous essaierions de stimuler de toutes les façons possibles l’engagement de la population, sa réflexion, son contrôle, et bien au-delà de structures de « démocratie locale » totalement étriquées aujourd’hui.

         Mais de tout cela, nous aurons peut-être l’occasion de reparler dans les mois qui viennent si les mobilisations et les luttes des travailleurs nécessaires nous en laissent le temps. DM