Affichage des articles dont le libellé est eau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est eau. Afficher tous les articles

jeudi 18 juin 2026

Nappes phréatiques et pollutions diverses

 

Eaux troubles et soif de profits

  


Le réchauffement climatique entraîne une baisse des débits dans les cours d’eau en été et les nappes phréatiques voient leur niveau en-dessous de la moyenne. Mais une étude montre que depuis 1980, 14 300 captages ont été fermés dont 4 600 pour des raisons de dégradation de l’eau par des pollutions diverses : contamination en pesticides, déversement de déchets chargés de PFAS, etc.

         Pour le reste, des défauts d’approvisionnement, la vétusté des installations, les fuites non réparées sont largement en cause. C’est particulièrement le cas en Guadeloupe.

         Bilan : en 2023, 189 communes se sont retrouvées totalement à sec. Pas étonnant, dans une société où règne la soif du profit.

samedi 30 mai 2026

Argenteuil, points d’eau publics : Argenteuil joue son Arlésienne

 

Un manque cruel dans l’espace public

 


  

Promesse de la Canopée

 


 

Une fontaine, on l'aime déjà, mais toutefois plus modeste...

 

Qui s’en souvient, mais il y eut à Argenteuil des fontaines. Certes elles répondaient à des besoins lorsqu’il n’y avait pas l’eau courante partout. Il y eut aussi des zones qui humidifiaient l’air. Les anciens du Val-Nord se souviennent du bassin de la Bérionne. Certaines fontaines joignaient l’agrément et la possibilité de boire. La Fontaine Wallace de la rue Paul Vaillant Couturier ne donne plus d'eau. Les bassins d’anciennes fontaines ont été transformés en jardinières.

         Comme l’indique l’extrait de la brève sur le sujet qui inspire la présente et qui circule sur les réseaux sociaux, « La requalification de l'avenue Gabriel Péri en "Canopée" promettait ombre et fraîcheur, avec jets d'eau comme en atteste cette page 14 du magazine "Ma ville" N° 67, mars 2025, du Cabinet Michel Desvigne- Paysagiste.  Or c'est un paysage bien minéral qui s'offre aux sens dans la chaleur écrasante de cette canicule précoce. » (Il y a bien sur la placette Crédit Lyonnais un élément-fontaine, mais unique...) Et la brève poursuit :

         « L'été dernier, comme l'été précédent, les associations de soutien aux sans-abri étaient intervenues auprès de la Sous-Préfecture et de la Municipalité pour réclamer l'installation de fontaines...en vain. Or on sait que les personnes sans abri sont plus vulnérables aux grandes chaleurs qu'aux grands froids ! »

         Ce manque de points d’eau pour boire et pour se rafraîchir pèse certes d’abord sur la vie de ces personnes sans-abri fragilisées, mais il pèse sur tous.

         On nous annonce que les périodes de canicules vont se multiplier dans les cinq années à venir. Ce qui a été vécu ces dix derniers jours dans les établissements scolaires, dans les hôpitaux, les transports et l’espace public va se reproduire voire s’aggraver à l’avenir, si rien n’est fait… Il est urgent donc d’agir. Et la question de ces points d’eau a à ce niveau une importance toute particulière DM

samedi 21 février 2026

L’État et les crues : après moi le déluge

L’État et les crues : après moi le déluge

Les propos de la ministre renvoyant la balle aux élus à propos des inondations soulignent bien la désinvolture du gouvernement face aux souffrances des habitants, mais sa responsabilité se situe aussi à un autre niveau.

Publié le 18/02/2026

Tous les hydrologues affirment que si les digues et les barrages sont indispensables pour protéger la population, ces ouvrages n’empêcheront pas pour autant les inondations de se répéter et de s’aggraver. Elles ne prennent pas naissance sur les rives des cours d’eau, mais sur les bassins versants où ruisselle l’eau de pluie. Ils comprennent à chaque fois plusieurs milliers de kilomètres carrés et des dizaines de communes, parfois loin des zones inondables. La construction de parkings, de nouveaux lotissements, de centres commerciaux a fait apparaître autant de surfaces imperméables sur lesquelles l’eau ruisselle au lieu de s’enfoncer dans la terre. Après les épisodes de fortes pluies, la terre gorgée d’eau ne peut plus rien absorber. On peut comprendre la volonté d’un maire d’attirer de nouveaux habitants en construisant, ou de permettre à la population d’accéder à des commerces mais de telles décisions sont souvent prises sans en calculer les conséquences futures, sans aucune planification. C’est l’illustration même de l’anarchie capitaliste, et des répercussions dramatiques qu’elle peut avoir.

Les scientifiques estiment que les fortes pluies et les crues se multiplieront à l’avenir, et qu’elles sont les premières manifestations des effets du changement climatique, mais les responsables politiques n’en tiennent en fait aucun compte. En réalité, les seules à prendre au sérieux ces avertissements sont les compagnies d’assurance qui augmentent les primes pour garantir leur profits, quand elles ne refusent pas tout simplement d’assurer les habitations et les communes menacées.

                                                    Daniel Mescla (Lutte ouvrière n°3003)