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mardi 2 décembre 2025

Eau du robinet : plus chère, moins sûre

 Eau du robinet : plus chère, moins sûre

« Ils polluent, on paie », dénonce l’UFC-Que Choisir dans une campagne sur le prix de la dépollution de l’eau du robinet.

Publié le 26/11/2025

Selon l’association, le taux de conformité de l’eau potable en France est passé de 95 % en 2021 à 85 % en 2025, en raison de la pollution aux nitrates, pesticides et polluants éternels (PFAS) rejetés par l’activité agricole et industrielle et qui sont de mieux en mieux détectés.

Le coût de la dépollution, d’un milliard d’euros en 2025, pourrait exploser pour atteindre 13 milliards d’euros annuels. Or, le traitement de l’eau est à la charge des distributeurs d’eau. Il existe bien une « redevance pour pollutions diffuses » payée par les vendeurs et les utilisateurs de pesticides, mais elle n’a rapporté que 188 millions d’euros en 2023. Les industriels dont les usines déversent des PFAS dans l’environnement ne sont pas mis à contribution : une loi instaurant une taxe sur les usines rejetant des PFAS a bien été votée en 2025, mais, faute de décrets d’application, elle n’est toujours pas en vigueur. Lundi 17 novembre, dans le cadre de l’examen du budget 2026, les députés en ont voté une nouvelle version et demandé au gouvernement de l’appliquer l’année prochaine, tandis que la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, soutenait sans vergogne un amendement la reportant à 2027. La mise au point du budget 2026 n’étant pas terminée, celle de la taxe sur les PFAS peut encore connaître bien des rebondissements.

Les distributeurs n’ont, en revanche, pas attendu pour répercuter les frais de dépollution sur les factures des particuliers, qui ont grimpé de 16 % depuis 2023.

Les grandes entreprises agricoles et les industries polluantes ont visiblement un adage conforme au fonctionnement de toute l’économie capitaliste : « Après moi, le déluge… d’eau polluée »

                                                  Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2991)

mardi 4 novembre 2025

Pénurie d’eau à Mayotte : l’État regarde ailleurs

Oui, le colonialisme dans toute sa splendeur !

 

 

Pendant deux semaines, la population du sud et de l’ouest de Mayotte a subi des coupures d’eau durant quatre jours consécutifs, retrouvé de l’eau 24 heures, puis subi à nouveau quatre jours de coupures, etc. Boire, faire à manger, se laver, autant de choses évidentes devenant un calvaire.

         Les autorités justifient ces coupures par la maintenance d’une usine de potabilisation. Mais la maintenance n’empêche pas de prévoir pour que la population ait accès à un bien vital comme l’eau durant les travaux. Or ça, l’État français s'en moque. La préfecture a même vendu aux enchères en juin quelques 800 packs d’eau potable initialement prévue à la population après le passage du cyclone, à des entreprises privées.

         Le colonialisme dans toute sa splendeur !


 

vendredi 31 octobre 2025

Eau : y’a du gaz (cancérigène) dans l’eau

Clair comme de l’eau de roche

 

 

Des associations ont déposé un recours au tribunal administratif pour enjoindre l’État à détecter les contaminations de l’eau courante, au chlorure de vinyle monomère (CVM), un gaz classé cancérigène certain. Depuis 1987 ce gaz contenu des tuyaux en PVC d’alimentation en eau est connu pour entrainer des cancers du foie.

         Les industriels du PVC ont tenté de dissimuler la toxicité de leurs produits. Et si les PVC actuels ne contiennent plus de CVM cancérogène, on estime à 140 000 kilomètres les canalisations certainement toxiques.

         L’État ne fait rien pour les faire remplacer par les industriels responsables. Il protège les capitalistes dangereux pour la société.