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jeudi 9 octobre 2025

Argenteuil, conseil municipal, l’ancien abattoir et la laïcité

 

La parole (divine) est d’argent, mais le silence est d’or

 

Mai 2025, abords de la Basilique, "Tiens, mais je l'ai déjà vu quelque part celui-là ? Oui, mais bien sûr, sur l'esplanade du Val-Nord !" 

La graaave question d’un changement de nom d’une rue était prévue à l’ordre du jour du conseil municipal de mercredi dernier. Rue de la Laïcité face à la rue de l’abattoir, il n’y avait pas photo, le changement a été voté.

         Le point a tout de même été l’occasion de quelques phrases lors des interventions sur la Laïcité en question. Mais il n’a pas été rappelé que cette Loi de 1905 avait fait la part belle, et continuait à le faire, à l’Église catholique. Cette dernière a même, depuis 1905, en particulier dans le domaine scolaire, renforcé ses positions.

         L’occasion était trop belle pour qu’en revanche ces interventions ne rappellent pas l’égratignure municipale profonde à la loi de séparation entre l’État et l’Église catholique opérée en avril-mai dernier à Argenteuil.

         Sur le sujet, le maire d’Argenteuil n’a pas répondu. À confesse, monsieur le maire ! DM

samedi 9 août 2025

Argenteuil, reliques, coup dur pour le Suaire de Turin. La Tunique d’Argenteuil, l’étape suivante ?

 

Après le Suaire, futures sueurs froides pour la Tunique ?

 

Et tout cela, leurs prières, pour rien ?

Un coup dur pour la relique de Turin. Selon le Canard Enchaîné de cette semaine, un « designer numérique » brésilien du nom de Moraes vient d’affirmer preuves à l’appui que ladite relique n’est qu’une sorte de « décalcomanie » que l’on peut dater seulement du XIIIème ou XIVème siècle.

         Futur coup de froid également pour la Tunique argentolienne ?

         Une prière de jumelage à Fatima, au vue des liens anciens entre le Portugal et son ancienne colonie brésilienne, empêchera-t-elle que le Moreas en question, après le Suaire de Turin, s’intéresse de trop près à sa cousine d’Argenteuil ? DM

jeudi 22 mai 2025

Établissements privés catholiques : violences et loi du silence

 Établissements privés catholiques : violences et loi du silence

L’affaire Bétharram a mis sur la place publique les violences physiques, sexuelles et psychologiques au sein de cet établissement durant des décennies mais aussi dans l’ensemble de l’enseignement privé catholique.

Publié le 21/05/2025

C’est un « tsunami » d’affaires semblables à celle de Bétharram qui déferle, d’après l’actuelle commission d’enquête parlementaire sur les violences dans les établissements privés.

Chaque semaine, deux à trois collectifs d’anciens élèves se créent. Huit de leurs représentants ont livré des témoignages poignants, non seulement sur les violences perpétrées sur les enfants, mais sur l’omerta au sein de l’enseignement catholique et de l’appareil d’État.

Le collectif de Bétharram comprend aujourd’hui 2 000 membres dont 180 ont déjà déposé plainte. La fille de Bayrou a révélé avoir été rouée de coups de poing et de pied à l’âge de 14 ans par un prêtre de la congrégation. La violence n’était pas l’exception mais la règle dans nombre de ces établissements.

Un ancien élève du collège Saint-Pierre-de-Relecq-Kerhuon, près de Brest, explique que les professeurs étaient recrutés non sur leur diplôme mais sur leur accord « avec la pédagogie par les coups ». Les élèves subissaient des séries de gifles à briser les tympans, l’enfermement sous l’estrade, et les séquelles ont été terribles avec des dépressions et des suicides.

Une ancienne élève du Bon-Pasteur d’Angers témoigne de l’horreur subie par des enfants placés par la Ddass dans cette congrégation religieuse, véritable bagne. Travail forcé, des kilomètres de broderie à accomplir avant les cours et, en cas de contestation, les bonnes sœurs enfermaient les jeunes filles tondues « dans le mitard avec un matelas pourri, une couverture et un seau ». En cas de fugues, fréquentes, les autres élèves devaient poursuivre leurs camarades en s’accompagnant de bergers allemands. Selon son témoignage devant la commission d’enquête parlementaire, l’une des fugueuses, blessée, avait été retrouvée dévorée par les chiens au petit matin.

La pédophilie était une pratique courante dans nombre d’institutions privées. Alain Esquerre, le porte- parole du collectif de Bétharram, dit que « les témoignages affluent comme des égouts longtemps bouchés ». Selon lui, « tous les pères directeurs qui se sont succédé dans les années 80-90 [à Bétharram] étaient des agresseurs sexuels qui faisaient leur marché dans les dortoirs la nuit ».

Le point commun est aussi que, loin d’être dissimulés, la violence et les mauvais traitements étaient largement connus et même justifiés par la morale professée en haut lieu, non seulement dans les écoles catholiques mais bien souvent aussi publiques. Il s’agissait, à coups de martinet, de règle et de sévices variés, d’éduquer ou rééduquer la jeunesse, de lui apprendre « à respecter le maître ».

Mais la principale raison de l’impunité dont ont bénéficié ces pratiques dans l’enseignement privé est la complaisance de l’État envers l’Église catholique. 96 % de l’enseignement privé en France est catholique, la plupart de ces établissements étant sous contrat, et l’État payant donc le salaire des enseignants. Le contrôle de ces institutions par l’État est inexistant ou de pure forme. Ainsi, le prêtre pédophile directeur de Bétharram accusé de viol en 1998 avait pu tranquillement partir au Vatican au bout de quinze jours.

L’Église est pour la classe dominante un soutien de l’ordre établi, prêchant la soumission ici-bas et le paradis aux pauvres… après leur mort. Cela vaut à l’enseignement catholique une place que les gouvernants privilégient, en fermant les yeux sur tous ses abus.

                                                  Christian Bernac (Lutte ouvrière n°2964)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Vendredi 23 mai, de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 24 avril : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 25 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 26 mai, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des Raguenets de Saint-Gratien.

dimanche 11 mai 2025

Argenteuil, autour de la tunique, Arnault, Bolloré, Sarkozy, et quelque curé, l’alliance de la soutane et du Capital. Démonstration…

 

« Bouquet » final tellement révélateur de l'affaire

 


 
 

Vendredi matin, c’est à une métaphore sociale à laquelle, mis au courant, auraient pu assister à Argenteuil des centaines de fidèle, de curieux et de passants devant l’église du centre. Ceux qui attendaient de pouvoir faire leur petite affaire dans l’édifice jouaient le bas peuple, pour l’occasion, comme c’est habituel. Ils étaient tenus à distance pendant que se jouait ailleurs un drôle de pèlerinage...

         …Un peu plus loin, dans un espace protégé, privatisé pour l’occasion, rien que du « beau » monde : Sarkozy, quelque peu handicapé par quoi vous savez, ses deux fistons, Bolloré et Arnault, auxquels il faut ajouter quelque soutane. Argenteuil, foi d’histoire de la Chrétienté, n’avait jamais vu autant de milliards sur son territoire depuis deux millénaires. À côté d’eux, les élus d’Argenteuil présents donnaient l’air d’être empruntés par la grâce financière présente. Oui, tout cela comme une métaphore sociale. Et tout cela sans honte bue.

         Dans l’église, s’il y a bien un homme sur la croix. Il en a pensé quoi ? DM

 

Merci pour ces photos aux camarades qui passant par-là par hasard ont eu le réflexe d’immortaliser une telle métaphore sociale. Ces photos leur appartiennent. DM