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mercredi 24 décembre 2025

Deuxième porte-avions nucléaire : des milliards jetés dans le grand bain… de sang

 

Dix milliards d’euros : combien d’hôpitaux, combien d’écoles ?

 

 

Profitant de sa visite aux soldats français basés aux Emirats arabes unis, Macron a annoncé le début de la construction d’un deuxième porte-avions nucléaire, plus grand de taille et d’arsenal que le Charles-de-Gaulle.

La course aux armements navals s’intensifiant, le petit impérialisme français veut rester dans la course. Cela ne le rendra pas meilleur, mais les dix milliards d’euros mis sur la table engraisseront les actionnaires de l’industrie d’armement.

mardi 16 décembre 2025

Allemagne : lycéens contre le service militaire

Allemagne : lycéens contre le service militaire

Vendredi 5 décembre en Allemagne, des dizaines de milliers de lycéens ont manifesté dans 90 villes contre la loi adoptée au Bundestag, le Parlement fédéral, qui réintroduit le service militaire qu’avait supprimé le gouvernement d’Angela Merkel en 2011.

Publié le 10/12/2025

Le 1er janvier 2026 entrera en vigueur une loi imposant aux jeunes hommes de 18 ans de répondre à un questionnaire « visant à déterminer leur motivation et leur aptitude à servir dans les forces armées ». Obligatoire pour les garçons, il ne sera que facultatif pour les filles. Un an et demi plus tard, une fois les « structures nécessaires » mises en place, le gouvernement estime qu’environ 300 000 jeunes concernés pourront être convoqués pour passer un examen médical, prélude à leur future incorporation. Pour leur dorer un peu la pilule, celle-ci se ferait « en priorité » près de leur domicile, et la solde allouée pour un engagement minimal de six mois se monterait au moins à 2 600 euros. Pour ceux qui s’engageraient pour un an, la solde grimperait et la formation au permis de conduire serait payée.

Le ministre social-démocrate de la Défense espère ainsi incorporer de plus en plus de jeunes, indépendamment des faiblesses matérielles et humaines au sein de l’armée, que l’état-major déplore. Il manquerait à l’effectif, selon un rapport officiel, plus de 24 000 sous-officiers et officiers, soit un cinquième de l’encadrement nécessaire.

À force de propagande guerrière, le gouvernement « noir-rouge » (CDU/CSU-SPD) de Friedrich Merz peut se targuer de bénéficier d’une certaine approbation dans l’opinion publique. Un récent sondage commandé par le groupe de presse Stern indique par exemple 54 % d’opinions favorables à un retour de la conscription. Mais il suffit de considérer les résultats par tranches d’âge pour y introduire une nuance d’importance : quand deux tiers des plus de 70 ans y sont favorables, ils ne sont qu’un tiers des 18-29 ans, ceux qui risquent d’être envoyés à la guerre !

Malgré le rappel de certains ministres régionaux concernant l’obligation scolaire et mentionnant les conséquences encourues en cas d’évaluation ratée, le 5 décembre, les lycéens ont été nombreux, à Berlin, à Cologne, Hambourg, Kiel, Munich, Leipzig, Dresde, Francfort, etc., à répondre à l’appel du collectif Schulstreik gegen Wehrpflicht, se mettant en grève scolaire contre le service militaire, avec slogans, pancartes et banderoles. Si un jeune de 16 ans, prenant la parole à Hanovre, a dit qu’il « préférait être gouverné par Poutine que d’aller à la guerre », on a pu lire et entendre de nombreuses protestations, allant des refus de servir de « chair à canon » à une banderole affichant (sans citer l’auteur) le mot d’ordre de Karl Liebknecht en 1915, « L’ennemi principal est dans notre propre pays ». On ne peut que souscrire à ce rappel. Un appel a été lancé par le collectif organisateur à une nouvelle journée de manifestations le 5 mars 2026. Pour contraindre le gouvernement Merz à remballer sa loi, il en faudra encore d’autres.

                                              Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°2993)

 

dimanche 7 décembre 2025

Service militaire : en avant pour le bourrage de crâne

Service militaire : en avant pour le bourrage de crâne

Jeudi 27 novembre, Macron a proclamé la création d’un « service national purement militaire qui peut engager toute une génération ».

Publié le 03/12/2025

 

Macron s’inscrit dans une campagne bien rodée, quelques jours après l’exhortation du général Mandon à « accepter de perdre ses enfants» et «souffrir économiquement ». L’omniprésence des généraux et hauts gradés, depuis des mois, sur les plateaux de télévision, les ondes et les réseaux ne doit rien au hasard. Aux micros qui leur sont tendus, galonnés et politiciens (quand ce ne sont pas les deux à la fois) agitent le chiffon rouge de la menace étrangère, en particulier russe, pour mieux tenter de faire accepter l’effort de guerre. Tous exigent des augmentations du budget et des effectifs de l’armée. Mieux, ils désirent avoir l’assentiment de la population en vue de ces sacrifices : sous forme de coupes dans les hôpitaux, écoles et autres services utiles et, in fine, de vies sacrifiées. Le budget de l’armée a déjà doublé en dix ans, passant de 32 milliards en 2017 à 64 milliards prévus en 2027.

Avec son service militaire, Macron vise les jeunes des milieux populaires qui percevraient une solde de 800 euros par mois alors que le chômage des 18-24 ans crève le plafond (18,3 % soit 633 000 jeunes en 2024). Pour l’heure, il s’agit d’un objectif plus politique que militaire. Christophe Gomart, général et député européen LR, estime ainsi que, avec 0,03 % concerné d’une classe d’âge estimée à 800 000 jeunes, « ça ne change pas la donne [...] mais dans le cadre d’un réarmement moral d’un pays ça [lui] semble une bonne chose ».

Et si, dans un premier temps, il s’agit d’un petit nombre de volontaires, Macron prévient déjà que, « en cas de crise majeure », ce service militaire et universel « deviendrait obligatoire ».

Au-delà de la propagande qui s’intensifie depuis des mois, le but est de préparer une mise au pas de la population en vue de futures guerres. Les bourgeois français, comme les autres, sont bien conscients que, sur fond de crise et de tensions croissantes, la guerre commerciale est susceptible de tourner à la guerre tout court.

Macron et d’autres présentent comme l’une des vertus de l’armée l’apprentissage de la discipline. Car, pour eux, il faudrait que les jeunes apprennent à se soumettre aux généraux, tout comme ils sont sommés d’obéir aux patrons à l’usine.

La jeunesse, comme le reste de la population, aura effectivement besoin d’armes à l’avenir, mais pas celles des prétendues valeurs de la République française. Elle aura besoin de la conscience que la classe ouvrière, qui produit toutes les richesses, est la seule force sociale capable d’en finir avec cette société d’oppression, d’inégalités et de guerres que l’on voudrait, en plus, lui faire défendre au prix de sa vie.

Quant aux fusils, drones et explosifs, les jeunes devront apprendre que pour en finir avec les guerres la seule issue est de les retourner contre leurs propres généraux.

                                                         Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°2992)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 7 décembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse (sous réserve) ;

-lundi 8 décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.