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mercredi 29 juillet 2026

Argenteuil, municipalité, anciens (dits « séniors ») et « entre soi »

 

Loin de la nuit du 4 août de l’égalité, le jour du 28 août

 




Via le CCAS, la municipalité d’Argenteuil organise des évènements pour les anciens de la Ville. Les activités estivales qui leur sont destinées s’achèvent traditionnellement par un barbecue. Il aura lieu cette année le 28 août prochain dans un lieu très intéressant, le centre horticole de la Ville, dans la plaine…

         Certes c’est une super idée. Il y a tout de même un hic, c’est le prix : 37 euros par personne, 47 si vous aviez l’idée d’inviter votre ami qui habite une autre commune.

         Oui, ça faire cher les saucisses et les merguez.

         Puisque nous évoquons la date du 28 août, il faut signaler par ailleurs que ceux qui n’auront pas remis à cette date ultime leur talon d’inscription pour le « colis » de fin d’année (qui a remplacé le repas des anciens qui n’a plus lieu, et c’est un recul majeur) seront relégués sur une liste d’attente.

         Comme si les vacances n’étaient que pour les élus municipaux et qu’elles ne pouvaient pas se prolonger pour les anciens privés de barbecue au-delà du 28 août. Fin septembre, ce ne serait pas suffisant peut-être ?

         Pour achever sur une note positive et effacer l’amertume de ces 37 euros, j’invite les anciens intéressés à participer à notre futur banquet annuel Lutte ouvrière du samedi 16 janvier 2027 à L’Atrium. Ce sera 17 euros dans la limite des places disponibles. Ils pourront même amener leurs petits-enfants pour la modique somme de 8 euros ! DM

dimanche 28 juin 2026

Argenteuil, des vieux travailleurs à l’abandon au Foyer Adoma : Assez !

 

Cela concerne tous les travailleurs et la solidarité élémentaire

 


 

Nous nous sommes retrouvés le même nombre lors du rassemblement d’hier pour poser au sous-préfet la question de la situation des personnes sans domicile que lorsque nous nous retrouvions en 2023 pour tenter d’annuler la décision municipale de se débarrasser du Centre d’Hébergement d’Urgence qui fut pendant des années si utile. 60 à 80 personnes devant la sous-préfecture, c’est faible pour une question vitale.

         Les prises de parole ont permis aussi d’exprimer une autre situation également dramatique sur la Ville, celle des locataires du foyer Adoma du bout de l’avenue Karl-Marx près de la gare.

         Si les conditions caniculaires actuelles sont difficiles à supporter pour tous, elles le sont particulièrement pour ces vieux travailleurs qui en outre sont confrontés à la présence de squatters sans conscience qui font régner leur loi contre ces anciens. Comment peut-on vivre lorsque l’on ne peut plus cuisiner normalement dans les locaux idoines ? Comment prendre une douche lorsque la saleté et le manque d’hygiène dominent ? Un résident évoquait que pour pouvoir se laver correctement il achetait lui-même les produits nécessaires pour nettoyer les sanitaires.

         Certes, le maintien de conditions normales relève des prérogatives préfectorales et municipales. Et l’action de l’État ne peut se cantonner à des opérations ponctuelles de police. Mais la solution à cette situation inacceptable devrait être la préoccupation de tous les travailleurs et de leurs organisations, absentes aujourd’hui encore sur le sujet.

         Ces travailleurs ont sué souvent dans des métiers très durs durant des décennies. Ils doivent pouvoir bénéficier enfin d’une vieillesse au moins tranquille et sans crainte. DM