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mardi 16 juin 2026

SpaceX : fusée spéculative

… jusqu’à ce que la fusée spéculative explose

 


Elon Musk, déjà le plus riche capitaliste du monde, a introduit son groupe SpaceX en Bourse, faisant miroiter la création de colonies sur Mars ou de data center dans l'espace... Alléchés, les spéculateurs s'arrachent les actions, persuadés de détenir un ticket gagnant de la loterie capitaliste, où les géants de la tech et de l'IA ont pris la place des rois de la mine et du rail d'hier.

         Cette entreprise pourrait être valorisée à 2 000 milliards de dollars, soit 100 fois son chiffre d'affaires annuel !

         Ce type d’absurdité financière devient la normalité du capitalisme, puisque les parasites de la bourgeoisie sont toujours prêts à faire décoller leur fortune tout en créant les conditions d'une explosion en plein vol du système financier et de toute l'économie.

 

dimanche 31 mai 2026

Argenteuil, la canicule et ses dommages, un sujet à réfléchir rapidement.

 

Quand les tuyaux d’arrosage sont mis à contribution… Bigre…

 

"Dis papa, ça a vraiment existé"?
 

Les conditions météo sont redevenues aujourd’hui de saison et surtout plus supportables par tous. Le bilan d’une situation, dont la tendance profonde est au réchauffement climatique de la planète et aux modifications régionales du climat, démontre que tous les niveaux de responsabilités mènent en la matière une action, plutôt un manque d’action, irresponsable.

         Le cadre : la nature capitaliste de la société, avec la domination des multinationales, leur concurrence, et celles des États qui les soutiennent. Confère l’impasse depuis des décennies des COP et autres sommets en la matière.

         À l’échelle des États, la chute de l’intérêt et des budgets nécessaires pour les services publics utiles à la population, éducation, établissements de santé, logement, avec une énorme majorité de locaux aujourd’hui totalement inadaptés aux modifications climatiques.

         Localement, nous en avons déjà parlé, si les équipements laissent à désirer question climatisation et isolation, même au niveau des travailleurs de la Ville et des administrés, en particulier pour les écoles, la réaction municipale n’a été ni fameuse ni anticipée.

         À la fois, pour illustrer cela, mais aussi pour sourire un peu, il m’a été indiqué que pour répondre à l’état des enfants devant subir les mêmes horaires dans ces conditions de canicule insupportables, une école de la Ville (je ne peux pas généraliser) a été livrée en tuyau d’arrosage, histoire d’arroser des élèves joyeux pour l’occasion. DM

samedi 30 mai 2026

Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

 Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

Le 21 mai, le PDG Antonio Filosa a dévoilé son plan FastLAne 2030. Le seul mot d’ordre est : que les actionnaires continuent à s’enrichir.

Publié le 27/05/2026

 

Le trust automobile Stellantis a déjà fermé son usine de Douvrin dans le Nord et annoncé la fin de la fabrication de voitures dans celle de Poissy dans les Yvelines, ce qui veut dire sa fermeture.

Dans son nouveau plan, Stellantis a passé plusieurs accords avec deux groupes automobiles chinois, ses alliés de longue date. Avec Leapmotor, fabricant de voitures électriques, il a constitué une entité détenue à égalité par les deux groupes. Leapmotor peut ainsi récupérer les usines Stellantis de Saragosse et de Madrid pour y produire ses voitures. Ainsi Stellantis et Leapmotor ne devront pas payer de droits de douane pour des voitures considérées comme de conception « chinoise ».

L’usine Stellantis de Rennes, elle, a été vendue partiellement au groupe chinois Dongfeng qui y produira des voitures de sa marque ainsi que des voitures de marque Stellantis. Réciproquement, Dongfeng produira des Peugeot et des Jeep dans ses usines en Chine. Le but de ces partenariats est, comme disent les patrons, de « réduire les coûts » de « rester à la pointe de la technologie, augmenter la vitesse de développement des nouveaux modèles » – ce qui signifie faire travailler plus et plus vite les ingénieurs et techniciens sur la conception des voitures. C’était le cas quand, en 2019, PSA a fusionné avec Fiat, a acheté des usines Opel, à capital américain, en Allemagne et en Espagne, et a licencié à tour de bras. Et aujourd’hui, le Monopoly géant des capitalistes de l’automobile continue !

En général, les patrons, secourus par les politiciens de tout bord, invoquent le manque de compétitivité des usines en France, la concurrence chinoise et autres balivernes pour cacher ce qui est une course effrénée à l’enrichissement par l’aggravation de l’exploitation des travailleurs.

Mais là, l’argument de la « concurrence chinoise » ne tient évidemment plus quand il s’agit de permettre aux actionnaires d’amasser des milliards ! On voit alors que la vraie raison des licenciements et des fermetures d’usine est la recherche de toujours plus de profits, et rien d’autre.

Dans la même veine, Stellantis a annoncé le lancement, en 2028, d’une petite voiture électrique reprenant un vieux modèle populaire : la 2 CV ! La production se fera en Italie, dans l’usine de Pomigliano près de Naples, qui fabriquait les Fiat Panda. Bien qu’un nouveau modèle soit prévu dans cette usine certainement depuis des années, Stellantis a fait signer aux syndicats l’acceptation de 350 suppressions de poste en 2025 avec des départs dits volontaires.

Même quand ils annoncent de nouvelles productions, les capitalistes ne manquent pas de prévoir de réduire les emplois !

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3017)

samedi 23 mai 2026

Code noir : « le capital [est né] suant le sang et la boue » (Karl Marx)

 

Et ce capital continue à prospérer dans le sang et la boue

 

 


L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité l’abrogation du Code noir, qui régissait l’esclavage au 17e siècle. Il inscrivait dans la loi que les esclaves étaient des choses, que leurs enfants étaient asservis à leur tour, que les maîtres pouvaient mutiler les esclaves en cas de « désobéissance », etc.

         Les traditions coloniales et esclavagistes de la bourgeoisie française et de son État sont tenaces et leurs lois infâmes ont traversé les siècles. Quant au capital, accumulé avec le sang et la sueur des esclaves, qui a été transmis au fil des générations de bourgeois, il est toujours dans les mains des capitalistes actuels.