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dimanche 26 juillet 2026

Réseaux sociaux : miroir de la société

 Réseaux sociaux : miroir de la société

Le Parlement a adopté, mardi 21juillet, linterdiction des réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans. La mesure devrait être suivie de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées à la rentrée de septembre.

Publié le 22/07/2026

Dans un discours en juin2026, Macron avait affirmé quil sagissait pour lui de protéger les jeunes de ces réseaux sociaux, évoquant la souffrance, la solitude et les complexes générés par les plateformes. Ces problèmes sont indiscutables, mais il faut tout de même tout le mépris d’un président et d’un gouvernement au service des plus riches pour prétendre se préoccuper de la santé des jeunes. Gouvernement après gouvernement, année après année, ils ont fermé les postes de psychologues scolaires, sans parler des infirmières, des médecins, qui pourraient repérer les addictions, avec qui enfants et adolescents pourraient échanger. Les budgets sociaux, qui permettent de faire fonctionner des maisons de quartier, de maintenir des clubs de sport à bas coût dans les quartiers, etc., bref, d’établir des liens sociaux qui n’ont rien de virtuel, sont en baisse constante. Quant à la violence à laquelle les jeunes sont exposés sur les réseaux sociaux, elle ne semble pas gêner le président lorsqu’il propose de les entraîner à la guerre à travers des stages avec l’armée et des formations.

La violence, le sexisme, le racisme, l’individualisme, le culte de la beauté ou de l’argent-roi… sont autant d’idées qui pourrissent les relations sociales des jeunes et des moins jeunes, qu’ils soient accros aux réseaux sociaux ou non. Car ces idées réactionnaires ne se retrouvent pas uniquement sur Snapchat ou TikTok : elles imprègnent toute la société capitaliste. Les plateformes obéissent, comme le reste de l’économie, à la loi du profit, et ne reculent devant rien, pas même devant le jeune âge de leurs utilisateurs, pour vendre leurs produits, placer leurs publicités, et rendre accro leur public.

L’interdiction des réseaux sociaux a en fait peu de chances d’être réellement suivie d’effets, car les jeunes ont déjà trouvé des moyens de contourner les barrières mises en place. En Australie, où la mesure est déjà appliquée depuis quelques mois, des parents ont dû remuer ciel et terre pour faire fermer le compte que leurs adolescents avaient réussi à ouvrir après l’interdiction.

Alors contre les violences de ce monde, les jeunes n’auront qu’une seule solution efficace : le changer !

                                                     Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°3025)

Argenteuil, cafés bar, la réduction de ce type d’établissements n’est vraiment pas une bonne chose

 

Le besoin de lieux de rencontre sociale

 

Le café des « Deux gares », ou le café des bons amis

Le café « Les jardins » du quartier du Val-Sud vient d’être fermé par décision préfectorale pour narcotrafic. 60 jours de fermetures. Rien à dire sur ce plan.

         En revanche, il y a beaucoup à dire sur celui du recul du nombre de cafés bars sur la commune qui établirent longtemps un réseau dense de sociabilité.

         Combien reste-t-il de cafés sur Argenteuil, comme lieux propices de rencontres fondamentaux des habitants ? Très peu.

         Certains quartiers sont à ce niveau devenus des déserts, tel le quartier des Coteaux. Il en va de même dans cet ensemble du Val. Val-Sud, Val-Nord, qui se souvient des Éperons, du Pub d’Argent, qui connurent leur temps de gloire ? De l’Argentval côté Val-Sud ? Qui ne réussit jamais à décoller vraiment et dont l’existence fut emportée par la démolition de la tour d’affaire longtemps neutralisée et qui finit par être démolie. Il reste ce « Les jardins » problématique donc…

         Dans le quartier Joliot-Curie, heureusement qu’il reste le café-tabac qui a été rouvert après les désagréments subis.

         Nous pourrions poursuivre cette longue énumération.

         Il reste donc un certain nombre d’établissements, plus ou moins en bonne santé, dans le centre en particulier et au Val-Notre Dame-quartier Jean Jaurès.

         Ce recul général n’est pas une bonne chose. Il accompagne le recul des contacts entre les habitants et d’une véritable animation des quartiers.

         Pour finir, merci aux « tenanciers » qui s’accrochent. Et je me mets à rêver qu’à la gare du Val, côté Nord, un jour, s’élève un véritable café qui animerait les abords de cette gare, au grand plaisir des habitants et des voyageurs. DM

vendredi 16 mai 2025

Argenteuil, trottoirs qui permettent de ne pas tomber, une priorité municipale à conquérir à Argenteuil…

 

La marche est bonne pour la santé, à condition de ne pas tomber

  


Un très grand nombre de trottoirs de la Ville est dans un sale état. Cela entraîne des difficultés pour la marche, et un risque important de chute, comme en témoignent les Urgences de l'hôpital d'Argenteuil. Ensuite, il ne faut pas s’étonner que les piétons préfèrent marcher sur la chaussée, là où cette dernière est en meilleur état. Tout cela concerne particulièrement pour un certain nombre de raisons que nous ne développerons pas ici les personnes âgées.

         Les municipalités subissent un certain nombre de contraintes, en particulier budgétaires. Elles ne peuvent en conséquence pas se lancer dans toutes les directions qui coûtent.

         Mais la priorité devrait être aux aspects prioritaires concernant la vie quotidienne des habitants. Nous revenons régulièrement sur l’absence des toilettes publiques nécessaires sur lesquelles le maire d’Argenteuil après en avoir évoqué la nécessité il y a des mois en conseil municipal n’a plus depuis donné de nouvelles sur le sujet. La réfection des trottoirs est une autre de ces priorités prioritaires.

         À défaut de ne pas prendre cette affaire avec le sérieux qui s’impose, ce ne sont pas seulement les membres de la municipalité qui eux aussi risquent la chute, mais la municipalité elle-même. DM

mercredi 5 octobre 2022

Argenteuil, livraisons, un phénomène bien problématique

Pour livrer ces courses, des courses à gros problèmes

 

 

Cela faisait longtemps que je voulais écrire une brève sur le sujet, mais un lecteur m’a coupé l’herbe sous les pieds en m’indiquant qu’un camion ou une camionnette bloquait l’avenue Jean Jaurès et que ça serait bien de parler du problème récurrent des véhicules de livraison garés au petit bonheur et aux dépens de la circulation, des sorties de parkings, etc. Je m’y mets donc.

         La livraison massive par camionnette est un phénomène récent qui a accompagné l’essor du commerce via internet. On imagine mal pouvoir revenir en arrière. Mais le problème est que les grandes enseignes du secteur se déchargent sur des livreurs pour lesquels elles n’ont aucune responsabilité et qui sont payés à la course, c’est-à-dire au lance-pierre.

         Pour obtenir un petit salaire, il faut donc courir, se garer au plus près, quitte à se garer très mal et bloquer la circulation.

         Aider à l’organisation de ces livreurs et à leurs luttes pour l’amélioration de leurs conditions de travail est bien sûr dans les têtes des vrais militants.

         Quant aux municipalités, elles devraient déjà prévoir au moins un espace de parking de livraison voire bien davantage dans les longues artères. DM