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lundi 24 février 2025

SNCF : réorganisation et réactions légitimes

SNCF : réorganisation et réactions légitimes

À SNCF Réseau, qui installe et entretient les voies, la signalisation et les caténaires, le manque de personnel se fait de plus en plus ressentir.

Publié le 19/02/2025

Sur le secteur Sud-Ouest parisien (Montparnasse – Dreux – Rambouillet – Étampes) plusieurs rassemblements ont eu lieu la semaine du 12 février pour protester contre les réorganisations programmées par la direction. Le premier a regroupé près de 80 % des travailleurs qui participent aux chantiers, principalement sur la partie souterraine du RER C. Ils dénonçaient le manque d’effectifs et de moyens pour travailler en sécurité. Un des salariés faisait remarquer au directeur venu les rencontrer qu’ils n’étaient même pas venus pour obtenir des choses mais juste pour faire respecter les règles de sécurité et avoir de quoi travailler correctement.

Il faut dire que de plus en plus de chantiers se déroulent à la va- vite. Le remplacement des voies, par exemple, est fait en fonction des temps de coupe, temps où les circulations sont interrompues. Or, ceux- ci sont de plus en plus courts, obligeant à des manutentions de coupons de rail de plusieurs mètres à la main, à l’aide de pinces à rail. Du coup, les accidents sont de plus en plus fréquents.

La même semaine, deux autres rassemblements de plusieurs dizaines de cheminots ont eu lieu, là aussi contre des réorganisations qui auront immanquablement des conséquences directes sur les conditions de travail et les payes, une politique qui s’inscrit bien sûr dans le projet d’ouverture à la concurrence de la SNCF. Une fois les lignes vendues et les ateliers de maintenance privatisés, il en sera certainement de même pour l’entretien du réseau. De nombreuses équipes ont vu leurs effectifs fondre, à la fois par des départs à la retraite non remplacés et des démissions, mais aussi par des licenciements, de plus en plus courants. Pour ceux qui restent, c’est la course, les modifications de planning à la dernière minute et l’impossibilité de prendre des congés de récupération. C’est l’équivalent de plus d’un jour par personne de congés qui n’a pu être pris en 2024, pour l’établissement en charge du secteur Paris Sud-Ouest.

Plusieurs travailleurs ont en tête l’exemple de la privatisation du rail en Grande-Bretagne et ses conséquences, et ne comptent pas se laisser faire.

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2951)

dimanche 22 décembre 2024

Bus FSO : six semaines de lutte contre une politique qui concerne tous les travailleurs du transport en commun

Bus FSO : six semaines de lutte

Publié le 18/12/2024

Après presque six semaines, les conducteurs de bus des dépôts FSO de Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise, et de Conflans-Sainte- Honorine, dans les Yvelines, étaient toujours en grève le 17 décembre.

 


Après la reprise des deux dépôts par les cars Lacroix-Savac, les conducteurs se défendent afin de conserver leurs anciennes conditions de travail et de salaire. Pour le moment, la seule proposition de la direction a consisté en un projet de trois grilles de salaires, une différente pour chaque dépôt et une plus basse pour les nouveaux embauchés. Mais les conducteurs n’entendent pas se laisser diviser.

La dernière nouveauté a été une nouvelle intervention de la police vendredi 13 décembre, appelée pour dégager l’entrée du dépôt de Saint-Ouen-l’Aumône, devant laquelle des grévistes tenaient leur piquet depuis le premier jour du mouvement. Il s’agissait de faire sortir quelques bus durant deux jours. Le patron et les autorités espéraient décourager les grévistes, mais ils ne sont pas parvenus à entamer leur moral. Ceux-ci ont été aussi très choqués en apprenant le suicide dans la nuit du 13 au 14 décembre, de l’un de leurs camarades de travail, également militant syndical, et indignés par les propos de la direction disant « c’est la vie. »

La lutte des travailleurs de FSO commence à être connue sur d’autres réseaux, à la RATP entre autres, où les travailleurs se préparent à subir les mêmes attaques avec la mise en concurrence. Des attaques qui mériteraient une réponse commune, menée avec autant de ténacité et de détermination que la lutte des conducteurs de Saint-Ouen-l’Aumône et de Conflans.

                                         Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2942)

 

dimanche 15 décembre 2024

FSO bus Cergy Pontoise Confluence : en lutte contre un patron de combat. À la grève vient de s’ajouter un drame qui touche tous les travailleurs

 Alors qu’ils sont en grève depuis 37 jours, les grévistes de FSO, en lutte pour le maintien de conditions de travail et de salaires acceptables viennent d’apprendre le suicide de l’un des leurs. Lutte ouvrière-95 transmet ses condoléances à la famille.

         Notre organisation est aux côtés de ces travailleurs dont le combat est celui de tous ceux des transports confrontés aujourd’hui aux manœuvres des transporteurs, à la mise en concurrence, et à des restructurations aux conséquences calamiteuses. Ci-joint le tract de la section FO de l’entreprise daté d’aujourd’hui. Dominique Mariette

 


 

mardi 26 novembre 2024

Chauffeurs VTC du Var et des Alpes-Maritimes en colère

 

Auto-entrepreneurs ou salariés, une seule classe ouvrière

 

 

Jeudi 21 et vendredi 22 novembre, les chauffeurs VTC des Alpes-Maritimes et du Var se sont rassemblés à l’aéroport de Nice et ont refusé de prendre des voyageurs. Ils protestent contre l’augmentation de la commission que prend Uber, la principale plateforme qu’ils utilisent, sur chaque trajet qu’ils effectuent. Déjà de 25 % par trajet, elle passera à 45 % : Uber prendra quasiment la moitié de la course alors que l’entreprise se contente de mettre en relation clients et chauffeurs. En plus, le prix de la course, fixé par Uber, n’augmente pas et à même tendance à diminuer.

         Auto-entrepreneur ou salarié, finalement au bout du compte on subit la même chose : notre rémunération diminue, pour le plus grand profit de nos employeurs !