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samedi 11 avril 2026

Méditerranée : naufrage et décompte macabre

 

Méditerranée : naufrage et décompte macabre

Dimanche 5 avril, une nouvelle embarcation a fait naufrage, au large des côtes libyennes. Sur 105 migrants à bord, seuls 32 ont pu être secourus par des navires marchands et débarqués sur l’île de Lampedusa.

Publié le 08/04/2026

Le rythme des morts en Méditerranée ne cesse de s’accélérer. Selon l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), plus de 500 migrants auraient perdu la vie en seulement 40 jours, du 1er janvier au 10 février 2026. Ces chiffres sont les plus importants depuis dix ans, et ils donnent la mesure du drame : depuis 2014, l’OIM a recensé 6 546 morts dans l’Atlantique – la route des îles Canaries – et 34 266 en Méditerranée. Et encore, l’organisation ne compte que les morts officiellement renseignés. Les estimations des associations d’aide aux migrants sont bien plus élevées.

La Méditerranée est devenue un tombeau pour les opprimés qui tentent d’échapper aux guerres et à la misère. Ils se heurtent aux frontières érigées autour de l’Union européenne à l’aide de barbelés, de murs, de surveillance, de gardes-frontières qui n’hésitent pas à repousser les embarcations, voire à les faire couler, tandis que les navires humanitaires sont criminalisés et empêchés de venir en aide aux migrants. Dans les pays de départ, notamment en Libye et en Tunisie, la répression se renforce contre les exilés venus d’Afrique subsaharienne, sous l’œil complice de l’UE, bien contente de cette sous-traitance.

Tandis que les pays riches laissent mourir devant leur porte ceux qui aspirent à une vie meilleure, ils sont en même temps capables de déployer des moyens humains et matériels considérables pour mener leurs guerres au Moyen-Orient. Révoltant.

                                               Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°3010)

lundi 16 février 2026

Conférence de Munich des va-t-en guerre européens

 

Une orientation militariste toujours plus appuyée

 

 

À la conférence de Munich sur la sécurité, le chancelier allemand Merz et le président français Macron se sont succédé pour réaffirmer la nécessité pour l’Europe de s’armer.

         Merz a appelé à faire des sacrifices « pas un jour mais maintenant ». Macron a embrayé sur l’objectif de développer des systèmes de frappe de précision pour peser face à la Russie.

         Bousculés par l’impérialisme américain, les dirigeants européens prétendent compter en tant que puissance incontournable. 

         Loin de protéger les populations d’Europe des affres de la guerre, ces impérialismes de second rang pèsent autant qu’ils le peuvent dans l’orientation militariste du monde capitaliste.

lundi 9 février 2026

Accords UE-Inde : au bénéfice des patrons

Simples marchandages entre brigands

 


 

L’Inde et l’Union européenne viennent de signer un accord réduisant les droits de douane sur l’automobile, l’aéronautique et les spiritueux européens entrant en Inde, et sur le textile, l’acier, les services indiens entrant en Europe. Des accords militaires, non détaillés, accompagnent également ce traité.

         Outre que cet accord ouvre au patronat européen un vaste marché, il lui bénéficie doublement : les patrons du textile ont par exemple une partie de leur chaîne d’approvisionnement en Inde.

         Présentés comme une défense économique face à la Chine et aux États-Unis, ces accords, loin de protéger les travailleurs d’où qu’ils soient, ne sont que des marchandages entre brigands.

jeudi 5 février 2026

"Protectionnisme" : leur guerre commerciale n’est pas la nôtre !

La politique du grand patronat n’est pas la nôtre

 

 

1141 grands patrons européens ont signé une tribune appelant à la « préférence européenne » dans les marchés publics. Ils demandent plus de protectionnisme et encore plus d’aides publiques pour faire face à leurs concurrents.

         Ils prétendent défendre l’intérêt général et les emplois de tous. Mais parmi les signataires, on trouve les PDG de groupes comme Michelin, Air France, Valeo ou Sanofi, qui ont supprimé des dizaines de milliers d’emplois ces dernières années. Leur « préférence européenne », c’est uniquement la préférence pour leurs profits.