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vendredi 13 février 2026

Budget : l’État fait les poches des collectivités

Budget : l’État fait les poches des collectivités

Cette année encore, l’État va réduire de plusieurs milliards d’euros le budget des collectivités territoriales.

Publié le 11/02/2026

Depuis quinze ans, l’État diminue chaque année, sous une forme ou sous une autre, les dotations qu’il verse aux collectivités locales, alors que cet argent est censé compenser les dépenses dont il s’est débarrassé en les reportant sur ces collectivités. L’année 2026 ne déroge pas à la règle : les associations d’élus évaluent à plus de 5 milliards d’euros les ponctions sur les dotations aux collectivités contenues dans le budget qui vient d’être définitivement adopté.

Chaque année, le prétexte est le même : les communes, régions et départements doivent « contribuer à la réduction du déficit public ». En réalité, il s’agit là encore de trouver de l’argent pour financer les dizaines de milliards d’euros que le gouvernement veut consacrer au budget militaire et pour continuer à distribuer des fortunes aux grands capitalistes.

C’est ainsi que Lecornu, comme Bayrou avant lui, a par exemple reconduit le « Dilico », un dispositif visant à ponctionner directement les recettes des plus grandes collectivités, contre la promesse d’un remboursement aussi hypothétique que partiel… dans quelques années. Ce dispositif coûtera cette année 250 millions d’euros aux intercommunalités. Plusieurs dotations ou fonds de compensation sont supprimés. Le Fonds vert, qui doit aider les collectivités à financer les investissements écologiques, a été diminué de plus de 300 millions d’euros. La principale dotation aux collectivités, la dotation globale de fonctionnement, restera gelée – ce qui, compte tenu de l’inflation, revient à une baisse nette de près de 2 %.

Le gouvernement, qui n’a pourtant que le mot « formation » à la bouche, s’est même en passant approprié une soixantaine de millions d’euros sur le budget du CNFPT, l’organisme qui gère la formation des agents publics territoriaux, entièrement financé par les collectivités. Enfin, la diminution drastique du budget de plusieurs opérateurs de l’État, comme l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat, l’Office français de la biodiversité ou les Agences de l’eau, va assécher les aides que ceux-ci apportent aux collectivités pour financer leurs projets.

Et ce n’est pas fini : Lecornu a annoncé samedi 7 février que la loi de décentralisation qu’il va présenter après les élections municipales aura pour objectif de délester l’État de nouvelles compétences en les transférant aux communes, départements et régions… pour faire des économies dans un contexte budgétaire « tendu ». Autrement dit, avec des compensations financières au rabais.

Ces réductions de budget aboutissent chaque année à ce que de plus en plus de communes se voient obligées de fermer des services publics ou de diminuer le nombre des agents, pourtant indispensables.

                                                        Pierre Vandrille (Lutte ouvrière n°3002)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 13 février, de 15 h 30 à 16 heures 15 au marché du Val ;

-au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 14 février : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 14 février, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Bien d’autres permanences peuvent être organisées dans le cadre de notre campagne.

 

lundi 2 février 2026

RN et collectivités locales : pour plaire à la bourgeoisie. Que le monde du travail l’ait en tête.

RN : pour plaire à la bourgeoisie

Profitant de la faible présence des députés à l’Assemblée, mercredi 14 janvier, le RN était fier d’avoir réussi à faire passer un amendement qui, au nom de la lutte contre le « mille-feuille territorial », rabote de 4,9 milliards le budget des collectivités.

Publié le 28/01/2026

Cette opération parlementaire est surtout symbolique car le gouvernement a la main sur le budget final. Reste que la remise en cause du « mille-feuille territorial » revient régulièrement sur le tapis et est l’occasion de rogner les dotations aux collectivités, alors que depuis les lois de décentralisation et différentes réformes, leur budget dépend presque pour moitié de l’État.

Cette décentralisation, qui a mis une partie des dépenses de l’État au compte des collectivités, a été une occasion de serrer les budgets, de favoriser la réduction des coûts, et de privatiser. Mais ce n’est jamais suffisant aux yeux des démagogues prompts à s’attaquer aux fonctionnaires et aux services publics.

Si l’amendement du Rassemblement national était finalement adopté, il entraînerait une vague de licenciements de travailleurs précaires embauchés par les collectivités ou de leurs salariés en CDI et une dégradation des services à la population alors que, déjà, des réductions d’effectifs sont annoncées dans les collectivités pour faire face aux difficultés budgétaires. Ce vote dénonçant notamment le nombre de travailleurs dans les services publics, quelles qu’en soient des conséquences pour la population, est bien dans l’esprit du RN qui, sous couvert de s’en prendre aux dépenses dites inutiles, veut démontrer à la bourgeoisie qu’il ne s’attaquera surtout pas aux cadeaux dont elle bénéficie de la part de l’État.

                                                   Inès Rabah (Lutte ouvrière n°3000)

 

jeudi 8 janvier 2026

Argenteuil : le degré d’empathie bouleversant de la municipalité à l’égard des « sans abri »

 

Tartufferie et signe d’impuissance

 

 


Nous communiquons ci-dessus la réponse du maire d’Argenteuil à la lettre du député LFI d’Argenteuil-Bezons qui réclamait depuis des jours l’ouverture d’une structure municipale pour protéger du froid les personnes « sans abri ». Ceux, et ils sont nombreux, qui ont le cœur serré face à la situation de ces personnes, (et chacun sait que cela n’arrive pas seulement qu’aux autres) sauront mesurer à la lecture de ce courrier le degré du bouleversant manque d’empathie de l’édile sur le sujet.

         C’est, nous dit-il, seul le préfet qui a les clefs en main sur la question. Vraiment ? Les habitants, les structures qui prennent leurs responsabilités depuis des jours, à la mesure de leurs moyens, démontrent que bien des initiatives sont possibles. Il y a l’encadrement administratif d’un côté (la préfecture d’Ile de France a attendu le dimanche 28 décembre pour déclencher le dispositif « grand froid »), mais bien des possibilités, y compris ou en premier lieu de la part des édiles existent pour trouver des solutions.

         À moins que le maire d’Argenteuil, à la veille des élections municipales, ait voulu faire la démonstration de la large impuissance des collectivités locales face à l’État, les banques, et les promoteurs, une idée qui relève effectivement de nos convictions. DM

 


 

Le rassemblement hier au soir devant la mairie