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dimanche 31 mai 2026

Vacances des enfants des classes populaires : un mauvais coup à la Région Grand Est

 

Choix d'austérité contre les enfants défavorisés !

 

Quand l'espoir s'éloigne

 

Sous couvert de « rigueur budgétaire », la Région Grand Est vient de supprimer des subventions destinées à envoyer les enfants défavorisés en vacances. L’Union régionale de Jeunesse au Plein Air va ainsi perdre 55 000 €, le Secours Populaire 39 000 €, le Secours Catholique d’Alsace 10 000. €…
         « Un mauvais signal » selon ces associations. C’est le moins que l’on puisse dire ! Le résultat sera qu’il y aura toujours plus d'enfants privés de vacances dans cette Région du pays.

lundi 11 mai 2026

Argenteuil, classes « vertes » ou « de découverte » en recul, s’aérer, une nécessité pourtant essentielle pour tous les enfants

 

Prendre l’air, une nécessité primordiale pour la jeunesse

 

Le centre de vacances de la Ville d'Argenteuil de Saint-Hilaire de Riez 

Lundi dernier, distribuant à la gare du Val des tracts au petit matin pour notre prochaine fête à Presles, j’ai pu voir des enfants avec des parents et les valises prendre le train pour Paris. C’était une classe de l’école Notre-Dame de Sannois qui se préparait à partir en « classe verte » pour la semaine. Il s’agissait selon une personne interrogée de prendre le train pour La Rochelle, pour une autre la destination était « Saint-Hilaire de Riez ».

         Cette référence ne m’a pas laissé indifférent, chacun le comprendra. Saint-Hilaire de Riez sonne encore d’un certain éclat dans la mémoire des habitants d’Argenteuil. Le centre de vacances de la Ville accueillit pendant des décennies des dizaines de milliers d’enfants et d’adolescents de la commune. Pour leur plus grand bonheur, et celui du combat pour l’éducation et l’apprentissage de la vie collective et de la nature.

         Je me suis dit : « Et si par enchantement, le projet de cession de ce centre de vacances de la Ville n’avait pas abouti, et permettait ainsi que cette classe puisse encore bénéficier du site ! ». Mais à Saint-Hilaire de Riez il y a bien d’autres possibilités d’accueil, et je n’ai finalement peut-être pas bien entendu.

         En tout cas, j’espère que les enfants de cette classe auront bien profité de ce séjour marin, et qui leur laissera comme souvent un souvenir marquant.

         Je ne sais pas combien aujourd’hui, en 2026, de classes des écoles publiques de la Ville organisent de telles classes vertes ou de découverte. Il y a quarante ou trente ans, elles étaient très nombreuses. Mais les obstacles pour les organiser se sont multipliés. En particulier, les tâches supplémentaires qui assaillent aujourd’hui les enseignants et qui les amènent à ne pas en rajouter, ces classes transplantées exigeant un effort important d’engagement.

         Tout cela est bien dommage. Comme nous voudrions demain lors des petits matins de Mai, à la gare du Val comme à celle du Centre croiser des dizaines et des dizaines de classes profitant du joli mois pour aller s’aérer aux quatre coins du pays. DM

jeudi 18 septembre 2025

Arrêts maladie et congés : le patronat ne lâche rien

Arrêts maladie et congés : le patronat ne lâche rien

Mercredi 10septembre, la Cour de cassation a confirmé que si un salarié tombe malade pendant ses congés payés et qu’il notifie à l’employeur son arrêt maladie dans les délais, il a le droit de reporter ses congés.

Publié le 17/09/2025

 

Cet arrêt de la Cour ne fait qu’imposer au patronat français de se mettre en conformité avec une directive européenne de 2003, qui affirme que « l’objectif du congé payé est de permettre aux salariés non seulement de se reposer, mais aussi de profiter d’une période de détente et de loisirs », tandis que le congé maladie a pour but « de se rétablir d’un problème de santé ». Conclusion : « puisque la maladie l’empêche de se reposer, le salarié placé en arrêt pendant ses congés payés a droit à ce qu’ils soient reportés. »

Il n’y a là rien de plus clair, mais, depuis 2003, tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, se sont évertués à ignorer cette directive. Le patronat aura ainsi gagné 22 ans aux dépens des salariés, mais la question qui se pose maintenant est celle des arriérés. Le patronat, qui est en campagne contre la décision de la Cour, sait qu’il aura l’oreille du gouvernement. Au nom de cette même directive de 2003, celui-ci avait dû transcrire dans la loi du 24avril 2024 le fait que les congés payés soient crédités y compris quand les salariés sont malades. Mais, au lieu dimposer aux entreprises de prendre en compte systématiquement les arrêts maladie passés, le gouvernement a imposé aux salariés de faire la demande avant la date limite du 24avril 2026 pour leurs arrêts maladie passés.

Dans sa campagne, le patronat est prêt à tous les mensonges et toutes les insultes. Le Medef fustige cette décision qui enverrait un signal « très négatif à l’heure où notre pays, confronté à la concurrence d’un monde ouvert, a besoin de travailler plus, et où l’on cherche à lutter contre les arrêts de travail abusifs ». Pour la CPME, le patronat des petites et moyennes entreprises, « il est parfaitement injuste qu’un salarié absent pendant une longue période bénéficie d’autant de congés qu’un salarié présent à son poste ». Le sens patronal de la justice, c’est que les travailleurs restent enchaînés à leur poste de travail le plus longtemps possible.

Le ministre de l’Industrie quant à lui s’est engagé à aider le patronat à limiter l’impact de la décision de la Cour de cassation. Il parle de « plafonner » la mesure ou de compenser celle-ci par de nouvelles exonérations de cotisations patronales.

Qu’il s’agisse du projet d’augmenter le nombre de jours de carence annoncé par Bayrou pour faire pression contre les arrêts maladie, ou de la menace contre les jours fériés, le patronat est à l’offensive pour que les salariés travaillent plus longtemps. Évidemment, c’est le moyen de tirer de leur travail encore plus de profit. Pour les salariés, la réduction du temps de travail reste un combat permanent.

                                                                Serge Benham (Lutte ouvrière n°2981)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 19 septembre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 20 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

--de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud. (Sous réserve)

-dimanche 21 septembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 22 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.