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vendredi 19 décembre 2025

Intermarché : le loup déguisé en agneau

Intermarché : le loup déguisé en agneau

Le groupe Intermarché s’est offert une jolie publicité, abondamment relayée par les médias et les réseaux sociaux.

Publié le 17/12/2025

On y voit un gentil loup qui devient végétarien pour se faire des amis. Surfant sur la sympathie déclenchée par son petit conte de Noël, le PDG du groupe, Thierry Cotillard, a étalé sur les plateaux télévisés son patriotisme et son savoir-faire, à l’en croire quasiment artisanal. Le film d’animation a été fabriqué sans recours à l’intelligence artificielle et par un studio bien français. Quant aux peluches à l’effigie du loup gentil, elles sont bien sûr « made in la France européenne » : pas question de les faire fabriquer en Chine ! Pour compléter cette auto-louange, les premières peluches, a affirmé le PDG, seront offertes aux enfants malades.

Le groupe Intermarché, qui comprend aussi Netto et depuis peu Auchan, n’a pourtant pas fait fortune en cuisinant des carottes bios. S’il pouvait afficher en 2024 un chiffre d’affaires de 32,7 milliards d’euros, en hausse de plus de 7 %, c’est d’abord grâce à l’exploitation des 150 000 travailleurs dans ses différentes marques. Bas salaires et temps partiels imposés sont leur quotidien et font les profits du groupe. Le 3e distributeur alimentaire de France a également profité de la flambée des prix alimentaires depuis 2022. Le PDG promet bien que l’inflation sera « contenue » pour 2026 et qu’aucun licenciement n’est en vue, mais on sait ce que valent les promesses de patrons, même quand ils essaient de se faire passer pour de gentils agneaux.

                                          Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2994)

 

jeudi 18 décembre 2025

Argenteuil, réaménagement du quartier du Val Notre-Dame, si loin des intérêts de la population, si proche de ceux des financiers et des promoteurs

 

La volonté d’équilibrer, d’harmoniser, le futur du pouvoir des travailleurs

 

 

Le quartier dit de la Porte Saint-Germain - Berges de Seine au Val-Notre Dame va connaître une mutation importante, avec le départ de l’usine Dassault en particulier. La structure de la Métropole du Grand Paris aura un rôle décisif dans les futurs aménagements d’un secteur de près de vingt hectares, pour commencer, dans le domaine des études nécessaires. Comme on l’imagine aisément, cet avenir aiguise de nombreux appétits.     Direction de la commune, ou au niveau d’un échelon géographique de gestion plus éloigné de la population, est-ce là le véritable problème ? Cela n’arrangera certainement pas les choses, mais est-ce là l’essentiel ? Car au niveau local comme à toutes les autres échelles, les questions d’aménagement s’effectuent aujourd’hui dans le secret et hors du contrôle de la population. Comme chacun sait, l’urbanisation et le réaménagement sont directement connectés à la nature sociale capitaliste de la société.

         Derrière ces futures transformations, les investisseurs, les promoteurs, les banques aiguisent leurs dents. Leurs intérêts ne sont pas ceux du rééquilibrage géographique, de la solution au manque de logements, et autres volontés de mutualisation pour répondre au mieux aux besoins de la société.

         Pour cela, il faudra que la population concernée prenne la parole, contrôle et décide, c’est-à-dire prenne le pouvoir, avec comme objectif le bien-être social de tous, loin du seul critère fondamental actuel, celui de réaliser de très bonnes affaires. DM

mardi 11 novembre 2025

Doctolib : derrière le service, les milliardaires

 

Sous le capitalisme, le progrès toujours gâché par le profit

 


L'Autorité de la concurrence a condamné Doctolib à 4,6 millions d'euros d'amende pour avoir fait souscrire aux soignants des clauses d’exclusivité, profitant de son quasi-monopole.

         La santé n’est sous le capitalisme qu’une marchandise comme une autre et une source de profit très rentable : la plateforme a réalisé 348 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, et ses fondateurs possèdent 1,2 milliard de patrimoine.

         Les autorités se plaignent de cette insupportable « atteinte à la concurrence », mais c’est cette même concurrence qui mène aux monopoles et à leur prédation sur tous les secteurs de l’économie, y compris les plus vitaux.