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jeudi 12 mars 2026

Ruptures conventionnelles : sur le dos des travailleurs comme convenu

 

Dialogue social = monologue patronal

 


 

Un accord a été conclu entre le Medef et les syndicats CFDT, FO et CFTC pour diminuer la durée de versement des indemnités chômage en cas de rupture conventionnelle. Un projet de loi gouvernemental doit mettre cette attaque en musique.

         Le gouvernement exigeait une coupe de 400 millions, le Medef réclamait 1 milliard ; finalement ce sera, pour l’instant, entre les deux. Ce « dialogue social » consiste à parler d’une seule voix pour que le patronat paie le moins possible pour le chômage qu’il impose.

lundi 9 mars 2026

Pétrole : du sang à la pompe

Là-bas les bombes, ici le racket

 

 

En réponse à l'attaque des États-Unis et d'Israël, l'Iran bloque la circulation des bateaux dans le détroit d'Ormuz par où passent 20 % des hydrocarbures mondiaux.

         Immédiatement, les cours du pétrole et du gaz ont quasiment doublé sur les marchés internationaux sous l’effet de la spéculation. Des fonds spéculatifs ont acheté les cargaisons de dizaines de bateaux remplis d'hydrocarbures et attendent que les prix montent pour livrer. Quant aux distributeurs, ils augmentent dès à présent le prix des carburants à la pompe chaque jour, alors que ce pétrole a été livré et raffiné bien avant la guerre.

         Au Moyen-Orient, les populations sont sous les bombes. Ici, les profiteurs de guerre rackettent la population. La guerre et le pillage : voilà ce qu'est le capitalisme. 

 

AESH : le gouvernement les lanterne

 AESH : le gouvernement les lanterne

Publié le 04/03/2026

Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé le début de « travaux » concernant le statut des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap). Un groupe de travail serait créé auquel les syndicats pourraient s’associer pour examiner leur situation.

Comme disait Clemenceau, quand on veut noyer un problème, on crée une commission. Pourtant, les problèmes des 145 000 AESH, à 98 % des femmes, qui aident les enseignants à accueillir dans les classes des élèves autistes ou victimes d’autres handicaps sont bien connus. Cela fait des années qu’elles manifestent pour avoir un statut et un salaire corrects, contre l’aggravation de leurs conditions de travail qui les obligent à morceler leur temps entre plusieurs élèves, voire entre plusieurs établissements. Mais déjà, le 7janvier, le ministre avait appuyé la majorité de sénateurs qui s’étaient opposés à une proposition de loi du Parti socialiste visant à titulariser les AESH.

Après avoir brandi le Code de la fonction publique auquel, selon lui, elles ne pourraient pas avoir droit, le ministre avait déclaré qu’il était impossible d’inscrire au budget de l’État une nouvelle dépense pour leur assurer un salaire sur la base d’un temps complet et d’un emploi stable. Cela en dit long sur la considération qu’il porte à ces travailleuses et aux enfants handicapés dont elles se préoccupent. Il n’y a d’ailleurs pas non plus d’argent pour embaucher suffisamment d’AESH afin de répondre aux besoins réels. Près de 50 000 enfants sur 350 000 sont laissés sur la touche 21 ans après la loi « pour l’égalité des droits et des chances » qui proclamait la nécessité de traiter les enfants handicapés comme les autres.

Tenir de beaux discours sur l’école dite « inclusive » parce qu’elle inclut des enfants handicapés ne coûte rien. Dire que l’on va lancer des « travaux » pour se pencher sur le sort des AESH qui contribuent à leur prise en charge ne coûte rien non plus.

                                                           Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3005)

vendredi 6 mars 2026

Forfait hospitalier : quand la santé déclare forfait !

Quand l’État au service de Big Pharma nous fait les poches

 

 

Au 1er mars, le forfait hospitalier journalier va passer de 19 à 23 euros pour un passage aux Urgences, de 15 à 17 euros en hôpital psychiatrique, de 24 à 32 euros pour les soins coûteux. Cela revient à faire les poches des malades, qui seront donc encore plus nombreux à retarder des soins ou à y renoncer. C’est plus facile que de faire payer les groupes pharmaceutiques, les cliniques privées et les grands laboratoires qui pillent les caisses de la Sécurité sociale.