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lundi 3 août 2026

Argenteuil, transports, bus Keolis, trains SNCF : triples peines voire davantage cet été.

 

4 ou 6414, le sombre numéro pour se déplacer cet été !

 


 

Pendant deux mois…

Pour les habitants des milieux populaires qui restent à Argenteuil, c’est particulièrement « triste et difficile été » cette année. Laissons de côté la météo estivale pénible pour le moins depuis plus de deux mois, et un ensemble de services utiles à la population qui se réduisent considérablement en août. Passons au transport des habitants, essentiel non seulement aux travailleurs qui doivent impérativement les utiliser mais aussi pour les habitants des quartiers périphériques d’une ville étendue telle celle d’Argenteuil qui doivent se rendre dans le centre où il y a la mairie et une concentration de services.

         Résumons la situation sur ce plan du transport : la situation de la ligne J SNCF : toujours cette situation dégradée que nous connaissons depuis des mois et un service d’été réduit. Pour l’accès à la gare, ça se compliquera à partir de 10 août avec les travaux de la gare routière. Quant aux bus Keolis, pas de chance une nouvelle fois pour les usagers de la ligne 4 renommée 6414 qui dessert notamment le quartier du Perreux. Le bus est supprimé depuis fin juin et jusqu’à fin août.

         Vraiment de quoi avoir envie de partir en vacances loin d’Argenteuil. Oui, mais quand on ne peut pas partir en vacances ? DM


vendredi 31 juillet 2026

Incendie et profits : les profits, plus forts que la sécurité nécessaire

 

ID Logistics - Cestas : La direction joue avec le feu… et la vie des travailleurs

 

 

L’entrepôt ID Logistics de Cestas, sous-traitant de Carrefour pour l’approvisionnement en produits frais du Sud-Ouest, se trouvait depuis dimanche dans une zone évacuée en raison de l'incendie géant qui ravage la Gironde. Le site se situait à seulement 6 km de l’un des foyers les plus actifs.

Pourtant, malgré le danger environnant, la direction du site a déposé dès le lundi 27 juillet une demande de dérogation auprès de la préfecture pour faire reprendre le travail. Elle n’a d'ailleurs eu aucune vergogne à expliquer aux salariés que cette reprise visait à « écouler les marchandises périssables » avant qu'elles ne soient invendables.

Toujours au petit soin des patrons, la préfecture de la Gironde n’a pas attendu longtemps pour accéder à cette demande complètement irresponsable. Elle l’a d’ailleurs également fait pour d’autres entreprises de la zone comme la plateforme Lidl. Alors que toutes les voies d’accès étaient fermées pour faciliter le passage des pompiers, les salariés se sont vu distribuer des macarons permettant d’accéder à la zone évacuée.

Pour quelques palettes de marchandises, les capitalistes avec la complicité de l’État mettent nos vies en danger. Il faut que les travailleurs s’organisent collectivement pour défendre leur peau.

Gouvernement et accidents du travail : la double peine

 

Les serviteurs de la bourgeoisie en action

 

 

Le gouvernement veut faire 800 millions d’euros d’économies sur les accidentés et malades du travail.

En 2025, 760 travailleurs ont trouvé la mort au travail. Plus d’un demi-million ont été victimes d’un accident, chiffre bien inférieur à la réalité tant le patronat fait pression pour ne pas déclarer les accidents.

Partout, les conditions de travail se durcissent. Mais pas question pour le gouvernement de toucher aux droits des patrons à exploiter les travailleurs quelles que soient les conséquences pour leur santé et parfois leur vie. Au contraire, c’est à la demande du patronat qu’il veut réduire les quelques droits dont bénéficient les travailleurs.

jeudi 30 juillet 2026

Incendie et exploitation : La direction de la Poste de Gironde a joué avec la santé

 

Exploiteurs jusqu’au bout

 

 

En Gironde, la direction de La Poste entend imposer aux 314 collègues évacués dans le département qu’ils posent des jours de récupération ou des congés payés s'ils sont absents de leur travail. C’est révoltant. Etre évacué, ce n'est pas être en vacances !

     Quant aux facteurs, la direction régionale a voulu leur faire reprendre la distribution de courrier dans les zones non évacuées, alors même que la PIC de Cestas est fermée et que l’ARS, l’Agence régionale de santé, mettait l’ensemble du département en alerte rouge concernant la toxicité de l’air.

      Ainsi, par exemple, à Pessac, commune limitrophe de Cestas évacuée samedi soir, un manager a ordonné le maintien de la distribution des publicités, en affirmant « on verra selon la qualité de l’air », au mépris des consignes de l'ARS. Une position encore plus scandaleuse quand on sait que c’est sans masque FFP2 que la direction entendait faire sortir les facteurs, la direction admettant avoir des stocks mais attendant les consignes pour les distribuer.

      La forêt brûle, l’atmosphère est toxique, mais La Poste entend faire prendre un bol d’air aux facteurs.