La seule voie : la réorganisation de l’union des locataires
Tract de la CGT-Indécosa, section « consommateurs » de la CGT, UL d’Argenteuil, Espace Nelson Mandela
Le bailleur dit « social » historique d’Argenteuil-Bezons, AB-Habitat, est en difficulté financière. Plusieurs millions de déficit l’an passé. Pourtant le montant des loyers a augmenté de plus de 3% en début d’année. Pourtant, les locataires qui ont supporté des hausses successives importantes se plaignent du peu d’entretien des cités du parc de ce bailleur, et encore moins de l’intérêt du bailleur à leur égard.
Certes ce dernier pourra toujours trouver des raisons à la situation du côté du désengagement de l’État à l’encontre du logement social. Mais bien des éléments de la crise d’AB-Habitat relèvent de son propre fonctionnement. Depuis des années, ce bailleur de plus de 12000 logements connaît une situation de crise au niveau de sa « gouvernance » comme on dit maintenant. Une suite de membres de la direction qui arrivent et qui s’en vont vite. Des rapports très conflictuels au sein du conseil d’administration. Un rôle des maires successifs concernés très discutable pour le moins Des problèmes divers pesant sur la trésorerie tel celui de la cité du Château qui n’avance toujours pas, la lenteur des attributions, des opérations hasardeuses tel cet immeuble ancien de l’angle de la rue Paul-Vaillant Couturier et de l’abbé Fleury à Argenteuil s’enfonçant et risquant de s’effondrer, toujours vidé… après plusieurs années. Etc.
Et pendant ce temps, les locataires des milieux populaires d’ABH paient et voient leurs cités se dégrader. Mais c’est de ce côté-là, par leur mobilisation qu’est le seul espoir de la solution. DM

