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mercredi 4 novembre 2026

Argenteuil, contre le venin de tous les racismes, la lutte de notre classe. Le rassemblement d'hier

 

L’espoir : la lutte ! Prolétaires de tous les pays unissons-nous !

 

 

Je suis intervenu lors du rassemblement d’hier au soir devant la mairie pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, un jeune de 26 ans victime d’un homme nourri du venin de l’extrême droite. Plusieurs autres personnes dont un enfant ont été blessées par cet assassin. Nous étions une centaine, essentiellement des militants, qui répondaient à un appel rédigé samedi et qui n’a eu que quelques jours pour être diffusé. Voilà ci-dessous l’axe de mon intervention au nom de Lutte ouvrière. DM

 

« J’ai beaucoup entendu évoquer dans les interventions précédentes la responsabilité de politiciens et de médias. Mais la montée du racisme sous toutes ses déclinaisons relève d’abord du social, du capitalisme et de ses horreurs, c’est-à-dire de la classe dominante.

         Le racisme est un outil de celle-ci pour préserver sa domination. On le vit durant la guerre d’Algérie où elle voulait conserver l’Algérie et l’exploitation coloniale. Le racisme connut alors également un moment de forte poussée, avec toujours les mêmes politiciens et le rôle de grandes médias nauséabondes, différentes de celles d’aujourd’hui, mais distillant le même poison. Aujourd’hui c’est la même chose. Il s’agit pour la bourgeoisie de maintenir et d’étoffer ses profits de milliardaires.

         Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de réduire la force qui s’oppose à elle, le monde du travail. Le racisme vise à le diviser, et donc de l’affaiblir en réduisant sa conscience et sa force de combat. Voilà le produit d’appel de nombre de politiciens, ses serviteurs, et des médias que la bourgeoisie possède.

         Aujourd’hui, une partie importante du monde du travail est gangrénée sinon par le racisme en tout cas par l'attraction d’un parti raciste. Cela est le résultat de la désorientation et de la large désorganisation du monde du travail, cela-même produit par les déceptions et trahisons des gouvernements de gauche.

         Ce qui peut aujourd’hui inverser la donne, c’est la reprise des combats du monde du travail qui passe pour l’essentiel par la reprise des grèves. Dans la vraie grève, les différences d’origine et autres disparaissent. Il n’y a plus qu’une seule classe ouvrière.

         C’est là où le mouvement actuel de mobilisation de la jeunesse porte en lui un immense espoir qui peut, on le souhaite, entraîner avec lui demain le monde du travail.

         Justement, après-demain jeudi 5 novembre, tous en grève et en manifestation !

         Pour finir, je ne dirai pas « liberté, égalité, fraternité » en sachant le peu que ces mots valent dans la réalité. Je dirai « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »

lundi 2 novembre 2026

Argenteuil, contre tous les racismes et ceux qui poussent au crime, rassemblons-nous demain

 

Mardi 3 novembre

18 heures devant la mairie d’Argenteuil

  


 

Le 23 octobre, Pengo Bossio Wangi tombait sous les tirs d’un homme de 39 ans, qui a également blessé gravement une enfant de 12 ans et trois autres personnes.

         Cet attentat est le dernier d’une longue suite de meurtres perpétués. En 2025, Aboubacar Cissé était poignardé dans une mosquée et Hichem Miraoui était tué par son voisin. Cette même année, 9 700 crimes et délits à « caractère raciste » ont été enregistrés par la police et la gendarmerie ! La réalité est que des jeunes et des moins jeunes, parce qu’ils sont noirs ou arabes, sont régulièrement confrontés au racisme.

         Des crimes comme celui de Trappes ne surviennent pas par hasard. Que son auteur soit déséquilibré ou non, ce sont bien en effet les idées racistes qui ont motivé son passage à l’acte. Ils se produisent dans un climat alimenté en permanence par des propos racistes et xénophobes. Par leurs discours de haine et par leur politique antimigrants, les Le Pen, Retailleau, Darmanin et autres, les ministres actuels et leurs prédécesseurs, favorisent le passage à l’acte d’individus tels que le meurtrier de Pengo Bossio Wangi.

         En 2022, Bardella avait comparé la commune de Trappes à « une petite république islamique en miniature, capitale européenne du jihad », Le Pen de son côté l’avait qualifiée de « territoire perdu de la République sous le poids d’une immigration massive et ininterrompue ».

         C’est une arme que tous ces politiciens utilisent à dessein, non seulement pour leurs calculs électoraux de bas niveau, mais pour tenter de détourner la colère des classes populaires en cette période d’aggravation de la crise économique, et de diviser les travailleurs qui, qu’ils soient français ou immigrés, font tout fonctionner dans la société et sont confrontés aux mêmes exploiteurs. Le racisme est une arme entretenue par les capitalistes pour maintenir leur domination.

         C’est dans le combat collectif contre le grand patronat responsable de la crise, du chômage et des bas salaires, que reculeront toutes les idées de division, le racisme, la xénophobie, l’islamophobie et la négrophobie.

                                                                               Lutte ouvrière

 

Des organisations et partis de gauche appellent à se rassembler pour s’élever contre tous ces racismes. Lutte ouvrière appelle à se joindre à ce rassemblement.

Mardi 3 novembre

18 heures devant la mairie d’Argenteuil

dimanche 1 novembre 2026

Argenteuil, conseil municipal du mardi 3 novembre, l’occasion rêvée d’une bonne discussion et d’une véritable expression des habitants

 

Habitants, nous avons tant de choses à leur dire

 

Manifestation suite à l'attentat raciste de Trappes 

Certes, le dernier conseil date d’il y a un mois seulement, mais l’ordre du jour de celui du 3 novembre est étonnant : 11 points, hors peut-être le point sur la délégation de service public des marchés de la Ville, des points inodores et incolores. Un ordre du jour quelque peu indigent, même si le terme est trop fort, mais tout de même pour une ville de 110 000 habitants confrontée à une actualité brûlante, 11 points seulement, ça ne va pas !

         Les membres de la municipalité ont-ils envie de se coucher très tôt ? C’est humain, mais la faiblesse de l’ordre du jour pourrait tout de même avoir un intérêt : celui de permettre un véritable échange, non seulement entre la majorité et l’opposition, mais avec la population elle-même. Un auditorium de 200 places, des micros, vraiment c’est parfait.

         Dans les circonstances actuelles, de mouvement de la jeunesse, de la montée des difficultés pour les familles, de la question du racisme qui pourrit la société, il y a vraiment à débattre.

         Mardi prochain, c’est donc possible. Tous au conseil municipal à 19 heures à la mairie ! DM