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mardi 21 juillet 2026

Laboratoires d’analyse : des travailleuses et travailleurs victime de la concentration financière des capitalistes

 

Un « produit » financier à haute rentabilité

 

Mais les travailleuses réagissent. Ici, au Mans, le 4 mai dernier

Les travailleurs de ces laboratoires sont 50 000, et les trois quarts – agents d’entretien, d’accueil, coursiers, assistants administratifs etc – sont payés au smic ou à peine au-dessus. La dernière augmentation de salaire, de 3 %, date de janvier 2024.

Leur situation s’est particulièrement dégradée en une quinzaine d’années au rythme de la concentration du secteur. Appuyés sur des fonds d’investissement, six grands groupes privés, Biogroup, Cerballiance, etc., ont mis la main sur le marché, transformé des laboratoires en sites de prélèvements qui sont regroupés ailleurs pour analyse, et mutualisé personnel et équipements. Les patrons, mettant en avant les exigences des financiers, ont sabré dans les salaires et les emplois, alors que la charge de travail augmente et que les horaires sont à rallonge. Quant aux patients, ils sont de plus en plus nombreux dans les files d’attente devant les laboratoires.

Au fil des ans, une simple offre de soins s’est transformée en simple produit financier. Le phénomène touche en fait le secteur de la santé en général, et ajoute à l’exploitation des salariés le pillage des caisses de la Sécurité sociale.

jeudi 2 juillet 2026

« Plan canicule » en plan à Sanofi Vitry sur Seine (94)

 

Il est où, leur plan canicule ?

 

 

Les employeurs ont obligation de réaliser un "plan canicule" adapté à leur entreprise. Des contrôles réalisés par les pouvoirs publics montrent qu'un grand nombre d'entre eux ne sont pas en règle. Et visiblement Sanofi est dans ce cas, car de plan canicule, la direction n'en présenté aucun à ce jour.

Aux utilités du Biolaunch il fait chaud même en hiver, depuis le démarrage de l'atelier. Avec la canicule, la direction vient d'y installer en vitesse quatre climatiseurs portables pour toute cette surface en surchauffe. Imaginer que cela puisse suffire, il n'y a que la direction pour ça !

Au bâtiment Darcy du Centre de Production (CPV), il n'y a qu'une seule climatisation pour rafraîchir la salle de restauration des salariés d'entreprises extérieures. La salle est un four, comme l'année dernière : système D pour faire baisser la température mais le ras-le-bol grimpe, il est en surchauffe. À la petite cantine de ce même centre CPV, pas de répit. Entre fourneaux et cuisine les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles. La réponse du patron est : mouillez-vous et buvez de l'eau. C'est ça, comme si nous avions besoin de lui pour découvrir que la chaleur donne soif.

C'est sûr, l'eau coûte moins cher que la mise en place de bonnes conditions de travail.

(extrait du bulletin LO de l'entreprise)

mercredi 20 mai 2026

Ebola : pas assez rentable pour être combattue

 

Épidémie dévastatrice, mais les affaires continuent

 

 

L’épidémie du virus Ebola en République démocratique du Congo est en train de devenir incontrôlable. Cette fièvre hémorragique est très souvent mortelle. Mais les victimes sont des populations trop pauvres pour constituer un marché rentable pour les groupes pharmaceutiques. Les moyens consacrés à la prévention et à la recherche restent donc dérisoires.

         Le capitalisme condamne ainsi des millions d’êtres humains à affronter une épidémie dévastatrice qui s’ajoute, dans cette région, aux guerres pour le contrôle des richesses du sous-sol et au sous-développement.