Sanofi – Maisons-Alfort :
la colère
Vendredi 17 octobre avait lieu au siège de
Sanofi, à Gentilly dans le Val-de-Marne, une nouvelle rencontre sur les
conditions du transfert des salariés de Maisons-Alfort au repreneur du site,
Adragos. Beaucoup de travailleurs avaient fait le déplacement.
Publié le 22/10/2025
À l’annonce des dernières propositions de la
direction, qui n’offre aucune garantie et ne propose que des sommes dérisoires
pour indemniser le personnel, la colère s’est fait entendre et la belle façade
vitrée du site direction de Sanofi a reçu quelques œufs et autres décorations.
Le sentiment était « Ras le bol du mépris, ras le bol du cynisme » de
ces patrons qui brassent des milliards de bénéfices et veulent se débarrasser à
moindre coût des travailleurs.
Alors que le groupe Sanofi bénéficie de subventions
de l’État pour la recherche et de multiples autres aides, comme tous les autres
grands groupes capitalistes il supprime en permanence des emplois.
À Maisons-Alfort, 600 emplois sont menacés
par la vente du site, Sanofi estimant que la production du Lovenox, qui y est
assurée, n’est plus assez rentable.
Le sous-traitant Adragos s’est engagé à «
maintenir l’emploi pendant trois ans, le temps de trouver de nouveaux contrats
et débouchés ». Les travailleurs ne sont pas dupes. Si, comme le prétend la
direction, l’activité du site était garantie, pourquoi s’en débarrasse-t-elle,
sinon pour sous-traiter à Adragos un futur plan de licenciements à moindre coût
?
Depuis début juillet, les syndicats sont présents
à un piquet devant le site, et la production est quasiment à l’arrêt, les
travailleurs n’étant guère motivés pour l’assurer dans ces conditions.
Correspondant
LO (Lutte ouvrière n°2986)