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mercredi 14 janvier 2026

Argenteuil, bilan municipal LR 2020-2026 : les « grands évènements 2020-2025 » dans le Bilan municipal 2020-2026 (9) : une juxtaposition de choux et de crocodiles, un aspect de l’arithmétique municipale.

 

Patchwork, de bric et de broc, et un sujet essentiel escamoté



La fête du printemps au Parc des cerisiers

La double page du Bilan consacré aux grands évènements du mandat a un titre très original : « C’est ici que ça se passe ». Là, les chiffres qui avaient disparu pour le bilan sur l’associatif retrouvent de la couleur… Quand on aligne les zéros, cela impressionne peut-être les rédacteurs, mais ils restent finalement très modestes eu égard à une ville de 110 000 habitants. Mais ce n’est pas là le plus important.

         Une double page donc. D’un côté les « grands » évènements dont la municipalité est très fier. De l’autre, apparemment, le menu fretin de l’habituel.

         Pour la première, on trouve les initiatives pour les 150 ans de L’impressionnisme, avec la visite privée à Orsay. Très bien. Le passage de la flamme olympique. J’aime bien le sport, pas de souci. Et puis cela dérape. La visite d’Albert (pas de chiffres pour le nombre de participants). Puis, l’affaire de la Tunique dans laquelle, la municipalité a mis beaucoup d’énergie, de cœur, et d’argent (combien ? Ce n’est pas dit). Ensuite, le clou, le gourmand que je suis, regrette d’avoir été absent, le record du monde du fraisier… Une prochaine épreuve des JO ?

         Pour la seconde page de la rubrique, avec la Fête des berges et la Fête des vendanges en passant par la Fête du printemps et autres, il n’y a rien à dire. Ce sont des évènements importants qui permettent que les habitants se rencontrent au-delà des conditions et surtout des quartiers. La question des périphéries éloignées du centre mériterait d’être travaillée. Les chiffres avancés de participation pour les différents évènements, des chiffres finalement limités, s’en ressentent.

         Là où il y à dire, c’est à propos des « terrasses d’été ». Elles sont évoquées… mais en 4 lignes seulement, sans chiffre de participants, alors que c’est un sujet essentiel. Les vacances sont un  moment crucial pour tous ceux qui ne partent pas, en particulier pour la fraction concernée de la jeunesse, pour l’essentiel des quartiers populaires de la Ville. Ces terrasses d’été, ouvertes dans tous les quartiers, devraient être des lieux intenses d’activités, de culture, d’échange, d’éducation. J’insiste, il faut regretter le manque de précisions sur ce sujet prioritaire. DM (À suivre. Argenteuil, la culture dans le Bilan municipal 2020-2026 (10) : une action multiple entachée en particulier par des problèmes majeurs de hiérarchie.

lundi 12 janvier 2026

Argenteuil, bilan de la municipalité 2020-2026 : vie associative et associations dans le Bilan 2020-2026 (8) : 4. Ostracismes, l’association Sous les couvertures en première ligne

Pour nous l’essentiel de notre campagne lors des prochaines élections municipales aura une dimension sociale et générale, à Argenteuil comme partout où nous présenterons des listes. Certes la dimension locale de ce que la population vit n’est pas rien, au niveau de la politique et de la manière des édiles. J’y ai consacré un certain nombre de brèves cet été pour analyser le « bilan » de la municipalité LR sortante d’Argenteuil. Autant en faire profiter les lecteurs intéressés en postant jour après jour dans les jours qui viennent la série sur Facebook, que chacun les ait en tête. Loin des promesses et engagements des uns et des autres, elles ont le mérite de relever du concret propice à la seule critique juste. En outre, avec la nouvelle année, cela présentera un petit air de rétrospective. DM

 

Contre-productif pour l’intérêt de la Ville et de la municipalité elle-même

 

Sous les couvertures : de multiples initiatives

Si la municipalité n’a pas grand-chose à dire dans son Bilan sur la vie associative, c’est peut-être qu’elle n’en est pas très fière. Pourtant, c’est un élément majeur de la vie collective par les échanges et la fraternité que les associations peuvent générer. Je l’ai dit, il y a celles avec lesquelles la municipalité a des affinités (tant mieux pour elles), et les autres. C’est le cas pour la MJC d’Argenteuil, et encore davantage pour l’Association Du Cinéma Indépendant et de l’association Sous les Couvertures. Les deux premières tireront leur propre bilan si elles le souhaitent. Pour Sous les couvertures, à titre personnel, j’en expose le mien, d’autant plus que j’en ai été un des cinq fondateurs.

         Le mépris qu’a subi de la part de la municipalité cette association est incroyable. Incroyable parce que cette association pluraliste et démocratique (elle l’a démonté depuis 2012), offrait un support culturel « clé en main » à la municipalité, avec un Salon du Livre et des Lecteurs important et une activité de rayonnement autour de la lecture en lien avec les écoles primaires de la Ville et en liaison avec l’Éducation nationale.

         Le partenariat de Sous les couvertures avec la municipalité  était souhaité par l’association. Elle aurait pu se concrétiser entre autres par un travail commun important avec les médiathèques de la Ville. Il fut à deux doigts de se conclure. Mais la directrice de la culture et le directeur-adjoint des services concernés partirent alors voir ailleurs et le travail en commun en resta là.

         Certes, des membres éminents de la municipalité déclarèrent qu’ils n’avaient rien contre cette association, malgré le fait, ou même s’il y avait monsieur Mariette (dixit, le Premier adjoint), mais ils n’utilisèrent pas cette association comme cela aurait pu se faire d’une façon évidente pour faire avancer la culture, comme cela méritait d’être fait pour l’intérêt de tous, au vue de l’investissement passionné de dizaines et de dizaines de bénévoles et la diversité des actions entreprises.

         Nous ne nous plaignons pas. Nous regrettons simplement cette situation néfaste à l’intérêt général, mais qui exprime le peu d’intérêt général de la municipalité, je le crois sincèrement, pour ce type de culture, pour le réseau associatif et son devenir, et ce qu’il apporte à toute la communauté des habitants. Pas étonnant que la page qu’elle lui consacre soit réduite à pas grand-chose et évite totalement les chiffres quantitatifs précis qu’elle sait mettre en avant ailleurs. DM (À suivre. Argenteuil, les « grands évènements 2020-2025 » dans le Bilan municipal 2020-2026 (9) : une juxtaposition de choux et de crocodiles, l’arithmétique municipale) Extrait du blog « lo argenteuil » du 12.1.26.

 

mercredi 7 janvier 2026

Argenteuil, vie associative et associations dans le Bilan municipal 2020-2026 (7) : 3. l’Affaire terrible du complexe Jean Vilar et de sa neutralisation actuelle

Un énorme gâchis pour la vie associative et collective

 

 

Initié en catimini par le maire précédent (qui n’a jamais précisé comment il comptait, lui, s’y prendre), le projet visant à liquider l’espace actuel Jean Vilar pour son urbanisation sous forme d’une énorme verrue bâtie a été vécue comme une catastrophe par nombre d’habitants. Liquidation du complexe communal des fêtes Jean Vilar, de son grand parking, et de l’espace-jardin public boisé lui attenant.

         La protestation s’organisa dès l’annonce du projet. Elle donna naissance au Comité Jean Vilar. Dès le début, nous savions puisque j’en fus, que l’énorme majorité de la population refusait cette destruction étonnante et irréversible d’un des vestiges de l’ancienne « Île ». Le succès rapide de la signature parmi les habitants de la pétition qui réclamait l’abandon du projet indiquait qu’il n’y avait pas photo : 85% de la population était au bas mot d’accord avec le Comité. Certes, ce refus ne s’est pas transformée en une colère qui seule aurait pu faire entendre raison très vite aux édiles.

         Au moment des élections municipales de 2020, la municipalité sortante fit mine de geler le projet. Une fois installée pour un nouveau mandat, elle reprit de plus belle la même voie, avec un projet modifié à l’extrême marge. À l’occasion, elle n’eut de cesse de se gausser de ses adversaires, les présentant comme des ringards, des nostalgiques, ou encore des « Soixante-huitards » attardés. Elle ne voulut pas longtemps comprendre que le Comité Jean Vilar continuait à exprimer le refus de la population, alors même qu’un sondage qu’elle avait elle-même commandé avait indiqué l’attachement profond des Argenteuillais à l’espace Jean Vilar et à leur salle des fêtes.

         Un an et demi avant les prochaines élections municipales, à la surprise de tous, la municipalité abandonnait son projet. Elle le fit sans explications pour la population, continuant à distillé son animosité envers le Comité Jean Vilar, mais sachant sans doute que cette affaire serait pour elle une épine plantée dans son bilan lors des élections municipales 2026.

         En attendant, le complexe Jean Vila a été neutralisé, vidé d’une partie de ses installations, livré au manque d’entretien. Cette situation a entraîné la disparition d’un évènement majeur de la vie locale et de sa réputation, Les Cinglés du cinéma. Elle a conduit deux évènements parmi d’autres, mais de haut apport associatif particulier, le Salon des numismates et le Salon du Livre et des Lecteurs, à aller trouver dans la difficulté un refuge ailleurs.

         Ce bilan calamiteux n’est nulle part évoqué dans le Bilan de la municipalité. On comprend pourquoi. DM (Extrait du blog « lo argenteuil » du 11.8.25.)