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mercredi 15 juillet 2026

Argenteuil, la canicule, un révélateur de la catastrophe capitaliste. À tous les niveaux de l’appareil d’État

Une municipalité qui joue à son niveau la même partition

 

 

C’est bien moi, vous reconnaissez mes sandales

Je voulais visiter dimanche dernier l’exposition à l’Atelier sur les artistes urbains. Je pars, et l’expo s’achève à la fin de la semaine. Pas de chance pour moi, elle était fermée la veille et ce dimanche. On étouffait dans ce lieu non climatisé, plus de 40 degrés, impossible de tenir, il a fallu fermer, à l’image de tant d’autres lieux dont on n’a pas prévu depuis des années la protection thermique. Tant pis pour moi, tant pis pour la connaissance.

         En voyant plus loin, la canicule a bien été un révélateur de la catastrophe capitaliste

         C’est la seule conclusion de cette cinquantaine de jours de canicule qui a bousculé notre vie, usé notre santé, celle de nos proches, et hâté la fin d’anciens.

         Le fonctionnement capitaliste de la société vise au profit et à l’envol des fortunes des millionnaires et milliardaires qui n’ont jamais été aussi nombreux.

         Pendant ce temps, la planète se réchauffe et le climat se modifie.

         À toutes les échelles, imprévoyance et désastre pour le logement, les locaux, et les services publics utiles à la population.

         Les serviteurs de la bourgeoisie ont d’autres préoccupations en tête, de l’État aux troisièmes couteaux des collectivités locales. Nous en avons eu l’illustration durant toutes ces semaines difficiles à Argenteuil.

         Il est temps que les travailleurs qui font fonctionner la société en prennent la direction. Ils ne peuvent pas faire pire. Ils feront beaucoup mieux. DM

 

vendredi 19 juin 2026

Perspectives pour l’humanité : Nathalie Arthaud : “Nous ne sommes pas condamnés au capitalisme

 

Nathalie Arthaud : “Nous ne sommes pas condamnés au capitalisme"

Dimanche 14juin, la fête régionale de Lutte ouvrière Marseille sest tenue, sous le soleil, dans le parc de Valabre, à Gardanne.

Publié le 17/06/2026

 

Nathalie Arthaud a animé un débat sur la situation mondiale et nationale, au cours duquel elle a rappelé le sens de sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Contrairement à tous les candidats déclarés ou supposés, Nathalie affirme qu’il faut renverser cette société capitaliste qui n’offre plus aucune perspective à l’humanité. Car c’est pour les intérêts de cette classe capitaliste que les conflits pour le contrôle des routes commerciales et des matières premières stratégiques ensanglantent la planète et que la folie spéculatrice menace l’économie mondiale d’un krach. Même les crises climatiques qui se répètent et les canicules qui s’enchaînent découlent d’une économie qui repose sur l’exploitation des hommes et de toutes les ressources de la planète, pour le profit à court terme.

Dans cette période de crise et de guerres, le grand patronat est plus que jamais à l’offensive pour imposer que toutes les ressources de l’État aillent à la défense de ses intérêts. La discussion actuelle sur le budget, les rengaines contre les dépenses sociales qui seraient trop élevées, ou le nombre d’arrêts maladie trop grand et les congés trop longs, etc., en donnent la mesure.

La campagne de Nathalie Arthaud est aussi l’occasion d’affirmer qu’il n’y aura pas d’avancée significative pour les travailleurs sans qu’ils s’affrontent réellement à ce grand patronat, pour lui ôter son pouvoir de nuisance. C’est un combat que personne ne mènera à leur place, pas même les candidats qui prétendent que le vote pour eux changera la vie. Les lois du capitalisme auront toujours le dernier mot si on se contente de changer de politique sans en finir avec le système lui- même.

Les travailleurs sont à l’origine de l’accumulation de milliards de profits captés par une minorité capitaliste au sommet de la société. Par leur nombre et leur place dans la production, ils ont le pouvoir de contester sa domination et de revendiquer la direction de la société.

                                                      Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3020)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-samedi 20 juin, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 21 juin, de 10 h à midi au marché Héloïse.

vendredi 29 mai 2026

Nathalie Arthaud, le 24 mai : “le Manifeste communiste, notre programme”

 Nathalie Arthaud, le 24 mai : “le Manifeste communiste, notre programme”

Publié le 27/05/2026

 

Notre programme reste celui que Karl Marx et Friedrich Engels ont donné aux travailleurs quand, en 1848, ils ont publié le Manifeste du parti communiste.

Le cœur de ce programme n’était pas la taxation des riches, le plafonnement de leurs profits et le partage des richesses. C’était l’expropriation de la grande bourgeoisie, la confiscation sans indemnité ni rachat de ses capitaux, la propriété commune des moyens de production et le passage au communisme. Nous n’avons pas une ligne à changer à ce programme !

Oui, nous voulons « l’expropriation » de la classe capitaliste, des Bernard Arnault, Mulliez, Peugeot, Dassault, Musk, Bezos... […] Sans l’abolition de la propriété des grands moyens de production, camarades, nous ne mettrons jamais fin aux inégalités, à l’exploitation, à l’impérialisme. Sans l’abolition de la propriété capitaliste, impossible de rationaliser et de planifier la production pour qu’elle réponde aux besoins de tous et préserve la planète. Impossible d’en finir avec la concurrence infernale, avec ses crises et ses guerres.

[…] Marx et Engels ont longuement décrit la lutte de classe opposant la bourgeoisie à la classe ouvrière, et elle reste la règle, même si actuellement c’est surtout la bourgeoisie et son État qui la mènent en s’attaquant aux travailleurs. […] Et, comme au 19e siècle, cette lutte de classe est recouverte par les mêmes mensonges bourgeois. Déjà, Marx et Engels mettaient en garde les travailleurs contre l’usage du mot liberté. Ils expliquaient que la bourgeoisie ne parle de liberté que pour défendre la sienne, sa liberté d’exploiter et de réduire toujours plus de travailleurs en esclavage.

Nous en avons eu la démonstration avec le 1er Mai où Attal, Lecornu et Bardella se sont précipités pour défendre ce qu’ils appellent la liberté de travailler. Il ne leur vient pas à l’esprit que tous ceux qui sont menacés de licenciement aujourd’hui, que les six millions de chômeurs recensés, rêveraient d’avoir « la liberté de travailler », la liberté de gagner leur vie, la liberté de choisir leur travail, la liberté d’avoir un salaire digne de ce nom. Pour eux, la liberté, c’est la liberté d’entreprendre, la liberté du commerce…

C’est au nom de ces libertés que la bourgeoisie, ses conquérants et ses États ont perpétré, à toutes les époques, les plus horribles massacres. Extermination des Indiens d’Amérique, déportation de plus de 12 millions d’Africains pour les réduire en esclavage, conquêtes coloniales et famines…

[...]

En plus de la lutte de classe, Marx et Engels ont exposé la mécanique aberrante des crises capitalistes. […] « Le système bourgeois est devenu trop étroit pour contenir les richesses créées dans son sein », écrivaient Marx et Engels, et aujourd’hui, c’est plus vrai que jamais. [...]

Tous les partis politiques prétendent avoir la solution contre ce trop-plein et la concurrence internationale féroce qui en découle : le protectionnisme, « le produire français », la souveraineté française. C’est la solution miracle, de l’extrême droite jusqu’à LFI et au PCF. Mais la bourgeoisie peut-elle se développer et prospérer sans acheter à l’étranger
et sans exporter ? Sans placer ses capitaux partout sur la planète ? Bien sûr que non, camarades !

Nous voyons ces jours-ci comment le blocage du détroit d’Ormuz renchérit le pétrole et le gaz dans le monde entier. C’est un coup de massue pour les travailleurs ici, mais c’est une crise terrible aux Philippines, au Sri Kanka, au Vietnam ou encore en Éthiopie. Parce que l’économie capitaliste est un seul et même organisme économique à l’échelle de la planète.

Le protectionnisme ne protège pas l’emploi ni les salaires, il est une arme de la bourgeoisie dans sa guerre contre d’autres capitalistes. Guerre dans laquelle les travailleurs servent déjà de chair à canon au patronat. [...]

La classe ouvrière, seule force sociale révolutionnaire

La classe ouvrière a fait ses preuves en tant que force politique capable de se défendre, mais aussi d’être à l’offensive pour transformer la société.

[…] La classe ouvrière russe accompagnée de la paysannerie a renversé un tsar en février 1917 et mis fin à un régime qui régnait depuis quatre siècles, et elle a établi un pouvoir ouvrier en octobre 1917, à partir des travailleurs rassemblés en soviets dans les usines, les quartiers populaires et les villes.

L’État ouvrier a tenu le coup pendant la guerre civile que lui ont imposée tous les pays impérialistes coalisés pendant des années, mais il n’en est pas sorti indemne. Les travailleurs et les paysans se sont épuisés, laissant la bureaucratie gouverner à leur place. Et malgré le combat du courant trotskyste, cette bureaucratie a installé, avec Staline, une dictature de fer, imposant une caricature d’économie collective.

Cette bureaucratie stalinienne s’est peu à peu intégrée à l’ordre bourgeois. Elle est devenue une force contre-révolutionnaire en URSS comme à l’échelle du monde, et a discrédité pour des décennies l’idéal de millions de travailleurs. Alors, malgré les multiples assauts de la classe ouvrière, la bourgeoisie et sa propriété privée ont tenu. Le capitalisme a survécu et la société reste bloquée dans les mêmes contradictions, dans les mêmes crises et les mêmes guerres. [...]

C’est la répétition des mêmes impasses et des mêmes crimes parce que la classe ouvrière n’a pas réussi à vaincre et à transformer les structures de classe de la société. Ce n’est pas faute des luttes de la classe ouvrière. Elles ont existé dans tous les pays. Le problème c’est qu’elles ont manqué d’une direction révolutionnaire à la hauteur.

Alors, au moment où il est plus flagrant que jamais que ce n’est pas telle ou telle politique qui a failli, mais le règne tout entier de la bourgeoisie, il faut un parti révolutionnaire qui fixe pour but aux luttes des travailleurs le renversement de l’ordre bourgeois et la prise du pouvoir.

Il ne faut pas seulement viser un salaire équitable, ni seulement la réduction du temps de travail, il faut avoir pour but l’abolition du salariat, la fin des classes sociales, la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Ce qu’il faut inscrire sur notre drapeau, ce n’est pas de « bien voter » dans l’espoir que cela change la société, c’est de s’organiser et d’agir pour que les travailleurs redeviennent une force politique contre le grand patronat et le gouvernement et refondent la société sur des bases collectives !

Le seul rempart contre l’extrême droite

Je sais que vous êtes nombreux, ici, à craindre l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en 2027 et que beaucoup se disent qu’il faudra de nouveau faire barrage au Rassemblement national. Mais ce n’est pas en jouant le jeu du cirque électoral, qui est la principale source de désorientation politique des travailleurs, que l’on fera obstacle aux politiques d’extrême droite. [...] Le seul et vrai rempart contre l’extrême droite est dans la conscience et l’action de notre classe. Dans la conscience que dès lors que le patronat et le gouvernement s’attaquent à un travailleur en lui retirant des droits, ils s’attaquent à tous les travailleurs. C’est la conscience que l’on s’émancipera ensemble ou l’on ne s’émancipera pas.

Alors, […] à bas les barbelés, les traques, les expulsions ! À bas l’Europe forteresse ! Aujourd’hui comme hier, régularisation de tous les sans-papiers, liberté de circulation et d’installation pour chaque être humain de cette planète ! Union de tous les travailleurs ! […] Que l’on soit Algérien, Marocain, Ivoirien, Syrien, que l’on soit musulman, juif, chrétien ou athée… quand on est un travailleur, on appartient à l’armée des prolétaires, et chacun doit prendre sa place dans le camp des combattants pour renvoyer le
capitalisme dans les poubelles de l’histoire !

[…] Qu’elle en soit consciente ou pas, la classe ouvrière est porteuse du communisme, de la collectivisation de l’économie, de la planification et la gestion démocratique du pouvoir par les travailleurs eux-mêmes. […] Si les travailleurs parviennent à se saisir du pouvoir politique et prennent les rênes de l’économie, tout deviendra possible ! Il sera possible de produire pour répondre aux besoins de tous et non pour les profits. […] Possible aussi de mettre fin à cette concurrence destructrice et aux guerres ravageuses. [...]

mardi 5 mai 2026

La guerre : un gigantesque gâchis capitaliste

 

Combien d’hôpitaux, combien d’écoles, avec tout cet argent ?

  


En deux mois, la guerre en Iran à laquelle Macron prétend pourtant ne pas participer a déjà coûté 1 milliard d'euros pour les opérations de l'armée française. Il faut dire qu'à 20 000 euros l'heure de vol de Rafale, et 600 000 euros le missile envoyé pour détruire ceux de l’Iran, la facture augmente vite.

Les États-Unis, eux, ont déjà dépensé 25 milliards de dollars dans cette guerre. Le coût pour l'Iran et le Liban, est bien plus grand encore car des infrastructures vitales et de nombreux immeubles, ont été détruites. Cette guerre illustre la faillite du capitalisme ; d'abord par les morts et les souffrances qu'elle cause mais aussi par le gâchis de richesse qu'elle engendre.