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dimanche 8 novembre 2026

Argenteuil, colère de la jeunesse : aider les lycéens à trouver leur voie

 

Reconstruire la liaison de conscience jeunes et anciens

Vrai, et tellement rageant (pancarte, Paris 7 novembre)

Voilà l’ennemi : la classe bourgeoise (Idem)

L’espoir (manifestation du 17 octobre)

Les jeunes qui continuent à exprimer leur colère, leurs aspirations et leurs revendications ont à trouver leur voie. Sur la manière d’exprimer leur colère et leur rage, sur quels moyens utiliser, sous quelles formes le faire ?

         À Argenteuil, ces derniers jours, des incidents dont au moins un concernant une enseignante du lycée Jean-Jaurès blessée par un tir de mortier (heureusement au final sans gravité) montrent que trouver sa voie, ne pas se tromper d’adversaire, utiliser les moyens adaptés pour se faire entendre n’est pas simple. En particulier pour les jeunes des lycées populaires de notre banlieue.

         Le territoire des problèmes avec la présence et l’allure démesurées de la police est pour l’essentiel devant les grilles des établissements. Mais les lycéens peuvent-ils véritablement s’organiser à l’intérieur des lycées ? Non. Quel soutien et quelles idées le monde des adultes peut-il leur proposer pour aider la jeunesse à trouver sa voie ?

         Si la mouvement général actuel de la jeunesse débouchait sur la mobilisation du monde du travail, c’est-à-dire celui des adultes qui sont aussi les parents de ces lycéens, il en irait totalement autrement.

         Certes, une fraction d’adultes, celle en particulier des enseignants des lycées d’Argenteuil et de Bezons véritablement mobilisés est non seulement solidaire du mouvement lycéen et régulièrement dans l’action pour des revendications finalement communes, mais tente d’aider à la réflexion de la jeunesse de leurs établissements. Pas simple, mais c’est déjà beaucoup, et c’est en tout cas dans cette direction qu’il faut poursuivre.

         Mais nous pouvons en ce moment mesurer l’effroyable recul de l’organisation du monde du travail, au niveau des entreprises de la ville comme au niveau des quartiers populaires de celle-ci.

         Alors, si des jeunes ont du mal à trouver la bonne voie et les moyens efficaces de l’action, n’oublions pas le « à qui la faute ». En tirant cette conclusion qu’il faut vite rejoindre ceux, et ils existent à Argenteuil, qui n’ont de cesse de reconstruire le mouvement ouvrier dans notre ville unissant jeunes et plus anciens dans le même combat pour le renversement d’une société qui sombre. DM

samedi 7 novembre 2026

Argenteuil, fonctionnement des services communaux, un énorme gâchis

 

Sur ce plan aussi, remettre les pendules à l’heure

 

 


Il y aurait 47 % de travailleurs contractuels à la Ville d’Argenteuil parmi plus des 2500 travailleurs territoriaux. L’an passé, le taux de départ de ces derniers aurait été de 29 %, mutations, non renouvellement de travailleurs sous contrat, démissions pures et simples, on ne sait. Un record. Dans tous les cas, c’est énorme et indigne de la Ville qui a besoin de travailleurs titulaires assurant la continuité des tâches. C’est très difficile pour les travailleuses et les travailleurs de cette collectivité.

         Mais parlons également des conséquences de cette rupture de continuité pour les habitants. Des travailleurs de la commune, dont des responsables, qui quittent le navire de gré ou de force et c’est tout un fonctionnement normal qui vole en éclat. Les dossiers s’accumulent et prennent du retard. Tous les habitants concernés par ces derniers en font la douloureuse expérience, dommageable à de nombreuses activités, scolaires, associatives, éducatives …

         C’est indigne. Sur ce plan également, l’intérêt et la mobilisation de la population d’Argenteuil doivent se développer. Ils doivent se retrouver aux côtés des travailleuses et travailleurs eux-mêmes de la Ville qui en se mobilisant pour leur condition de travailleurs, pour les salaires, pour les effectifs, contre la précarité, contre l’ambiance néfaste dans nombre de services contribueront à remettre les pendules à l’heure dans ce service public utile et si essentiel pour la population. DM

vendredi 6 novembre 2026

Argenteuil, ouverture en vue d’une structure pour les personnes sans-abri, une initiative bénéfique mais pas à la hauteur des nécessités

 

Solidarité alliée à la volonté de renverser le capitalisme

 

Le Centre d’Hébergement d’Urgence bénéficiait de tout autres moyens

 

Un accueil pour les personnes sans abri devrait ouvrir dans les jours qui viennent à Argenteuil. Promis depuis des mois et des mois, son ouverture a tardé, et cela est bien dommage. Cela l’est doublement parce que ce sera uniquement un accueil de jour, géré par la grande association Emmaüs avec deux personnes salariées et des bénévoles.

         Certes, c’est mieux que rien. Il sera situé entre la gare et le centre commercial Côté Seine, avenue Foch, une localisation stratégique pour les personnes sans abri nombreuses dans ce quartier d’Argenteuil. Mais ce n’est ni à la hauteur des besoins ni à celle des moyens d’un pays riche où l’État sait être dispendieux à milliards à l’égard de la classe qu’il sert, celle des dominants, la bourgeoisie (réapprenons à appeler les choses par leur nom).

         D’année en année, la pauvreté gagne, conduisant à la gêne extrême voire à la misère pure et simple. Cette tendance est en rapport direct avec la hausse du nombre des personnes sans-abri. La crise de la société accroit celles du logement, des relations humaines avec leurs ruptures…, des addictions…. Personne n’est à l’abri, lui-même ou ses proches. Soutenons bien sûr toutes les initiatives qui vont dans le sens du soutien des plus fragiles, mais aidons au remplacement de cette société dure avec les opprimés.DM