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samedi 3 janvier 2026

Plan grand froid : une société qui tue

 Plan grand froid : une société qui tue

 

Le plan grand froid a été activé à Paris et en Île-de-France, plusieurs jours après son déclenchement dans une trentaine de départements.

Publié le 31/12/2025

Jusqu’au dimanche 28décembre, la préfecture d’Île-de-France refusait de lancer le plan, malgré les interpellations d’associations et d’élus parisiens. L’urgence de mettre à l’abri des hommes, femmes et enfants qui vivent à la rue était pourtant criante. Mais le préfet justifiait sa décision en expliquant que l’Île-de-France n’avait pas encore été placée en vigilance jaune grand froid par Météo France. En effet, pour que le dispositif soit déclenché, il faut que les températures ressenties atteignent -5 degrés la nuit et qu’elles soient négatives le jour pendant trois jours consécutifs.

Finalement déclenché, le plan grand froid permet une extension des horaires d’ouverture des accueils de jour, un renforcement des maraudes et la réquisition de lieux pouvant offrir des places d’hébergement. Mais ce dispositif d’urgence, s’il peut aider une centaine de personnes, ne répondra pas aux besoins des 4 300 qui vivent dans les rues de Paris et dans les trente villes autour, ni des 4 000 vivant dans des bidonvilles, selon les estimations de la Fondation pour le logement des défavorisés. De plus, ce plan grand froid est provisoire : quelques degrés en plus suffiront à le stopper après une dizaine de jours.

Si le froid augmente le danger de vivre à la rue, en réalité, c’est toute l’année que la précarité tue. Le collectif Les Morts de la rue recense 735 personnes sans domicile fixe décédées en 2023, 912 en 2024. Ces décès surviennent à 47,7 ans en moyenne, soit un écart d’espérance de vie de 32 ans avec la population générale.

En même temps, à Paris, 137 000 logements sont vacants, selon le recensement de l’Insee de 2022. Ce sont la pauvreté et, surtout, le sacro-saint droit des propriétaires, les loyers chers, qui empêchent d’accéder à ces logements et de pouvoir les chauffer. Alors, si le froid est un danger, c’est parce que dans cette société, le logement est une marchandise qui ne se vend et ne s’achète que quand on en a les moyens.

                                             Joséphine Sina (Lutte ouvrière n°2996)

jeudi 4 décembre 2025

Armement : Le business de la guerre cartonne

 

De gigantesques profits au prix de masses de sang

 

 

Les ventes d’armes des 100 plus grandes entreprises du secteur dans le monde ont atteint un record de 679 milliards de dollars en 2024, en hausse de 5,9 % sur un an.

         Les guerres en Ukraine, au Moyen-Orient, en Afrique et ailleurs brisent la vie de millions de femmes et d’hommes. Mais puisque les profits rentrent, tout va pour le mieux dans le monde capitaliste !

mercredi 12 novembre 2025

Guerre : Ils préparent la prochaine !

Capitalisme = bis repetita

 

 

Ce 11 novembre a été commémorée la fin de la Première Guerre mondiale. Avant 1914, elle fut précédée par une montée des budgets militaires, des poussées de fièvre mettant aux prises les puissances capitalistes européennes. Au nom de la « défense de la patrie », la mobilisation générale avait été préparée par les États pour trancher qui des industriels et banquiers français, anglais, allemands, dominerait la plus grande partie du monde.

         Il est désormais commun de parler de « boucherie » pour la Première Guerre mondiale. Mais les puissances capitalistes en préparent une nouvelle, à moins que la classe ouvrière les en empêche en faisant sienne cet objectif : Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !

 

mardi 11 novembre 2025

11 novembre 1918, 11 novembre 2025, la guerre est toujours là comme la cause qui la fait naître

Guerre à la guerre !

 

Le chemin des dames, printemps 1917

En ce jour du 11 novembre, nous sommes nombreux à avoir un petit pincement au cœur. Certes, ce n’est pas le seul jour où la mémoire garde le souvenir des horreurs de la guerre à travers le monde. Cette guerre continue aujourd’hui dans de multiples lieux de la planète et fera aujourd’hui même, 11 novembre 2025, un nombre important de victimes.

         En l’occurrence, la réflexion et la découverte des signes et marques de la Première guerre mondiale ont été importants dans ma révolte, mes interrogations, et le début d’un engagement militant qui allait durer.

         Notre génération a grandi, certes autrement que la précédentes, avec la présence familiale de cette guerre. Il y avait jusque tard dans le siècle des anciens qui avaient vécu l’horreur, nous pouvions les croiser. Et les entendre encore.

         Ma famille n’avait pas été directement impliquée dans des inscriptions aux futurs monuments aux morts. Mais mon grand-père maternel, mobilisé de 1914 à 1919 dans la marine des transports de troupe ne s’était jamais remis de la guerre. Il s’était marié quelques mois seulement avant le début de cette dernière.

         Justement, elle ne fut pas la « der des der ». Ce qui se passe aujourd’hui au Proche-Orient, en Ukraine, au Soudan, au Congo, … , nous indique que nous ne verrons disparaître la Guerre que si nous sommes capables d’en supprimer la cause fondamentale, la nature capitaliste de la société. DM