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vendredi 29 mai 2026

Sophie Binet accusée : Tefal n’aime pas la critique

 Sophie Binet accusée : Tefal n’aime pas la critique

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a été mise en examen pour diffamation après une plainte déposée par l’entreprise Tefal.

Publié le 27/05/2026

Celle-ci lui reproche d’avoir dénoncé publiquement la répression menée contre une militante CGT de l’usine de Rumilly, en Haute- Savoie.

Cette militante, Ouria Belaziz, a été sanctionnée pour avoir demandé des informations sur les risques encourus par les travailleurs manipulant des PFAS, ces « polluants éternels » utilisés dans la fabrication des poêles antiadhésives. Son affaire doit passer prochainement devant les prud’hommes. Et comme les propos de Sophie Binet ont été tenus lors de la Fête de L’Humanité en septembre 2025, le directeur du journal, Fabien Gay, est lui aussi poursuivi.

Tefal est coutumier de la répression et de l’intimidation de ceux qui contestent les conditions de travail dangereuses pour les salariés. Déjà, en 2013, l’entreprise s’en était prise à l’inspectrice du travail Laura Pfeiffer, qui dénonçait des heures supplémentaires non payées ainsi que la collusion entre la direction de l’usine et des responsables locaux de l’inspection du travail.

Sophie Binet en est à sa deuxième mise en examen en quelques mois, après une procédure engagée en décembre par une organisation de patrons qui s’étaient sentis visés par ses propos qualifiant de « rats qui quittent le navire » les dirigeants qui délocalisent leurs entreprises.

Les procédures judiciaires font partie de l’arsenal patronal, aux côtés des sanctions disciplinaires et des pressions quotidiennes, pour intimider les militants. Derrière eux, c’est l’ensemble des travailleurs qu’il s’agit de faire taire.

Binet a appelé les parlementaires à voter une loi pour « protéger la liberté d’expression et la liberté syndicale ». Il est bien illusoire d’espérer qu’une telle loi, si tant est qu’elle puisse être votée, protège les militants de la répression patronale. Celle-ci se fait déjà au mépris des lois existantes, et combien d’articles du code du travail sont bafoués chaque jour dans les entreprises ?

Face à ces méthodes patronales, la meilleure protection reste le rapport de force collectif. C’est la solidarité entre travailleurs et leur mobilisation qui peuvent empêcher ces attaques de se multiplier, et qu’il faut opposer aujourd’hui à Tefal et à tous ceux qui utilisent les tribunaux pour museler les militants syndicaux.

                                                            Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3017)

mardi 19 mai 2026

Culture : pour la bourgeoisie, l’argent fait la loi, et c’est le grand patron qui décide

La volonté que l’argent tienne le haut de l’écran

 

 

Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a annoncé que son groupe ne travaillerait plus avec les 600 acteurs, réalisateurs, techniciens et producteurs signataires d’une pétition dénonçant l’emprise grandissante du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré sur le cinéma français.

         À la tête d’un vaste empire médiatique, dont Canal+ fait partie, Bolloré et son employé Saada rappellent que, pour les capitalistes, la culture est un domaine comme un autre : l’argent fait la loi, et c’est le patron qui décide ! 

 

jeudi 23 avril 2026

Édition : Bolloré impose sa loi

 Édition : Bolloré impose sa loi

Prétextant un différend sur la date de sortie du prochain livre de Boualem Sansal, Vincent Bolloré, qui possède Hachette et sa filiale Grasset, a décidé de licencier le directeur de celle-ci, Olivier Nora, en poste depuis vingt-six ans.

Publié le 22/04/2026

 

Bolloré contrôle déjà les chaînes du Groupe Canal+ (C8, Canal+, CNews, CStar), l’éditeur Editis, les radios Europe 1 et RFM, ou encore Télé-Loisirs, Geo, Gala, Voici, Femme actuelle, Capital, et Le Journal du dimanche. Certains de ces médias sont déjà des porte-voix des idées d’extrême droite et Bolloré n’a pas hésité à limoger ceux qui n’étaient pas assez dociles à son gré. Les journalistes du JDD avaient fait grève pendant 40 jours pour refuser la nomination de Geoffroy Lejeune à la tête du journal, ce dernier ayant été condamné pour injure raciste peu de temps auparavant.

L’éviction d’Olivier Nora a suscité la colère de nombre d’écrivains édités par Grasset : 170 d’entre eux ont affirmé vouloir quitter la maison d’édition. Si certains de ces écrivains sont connus pour leurs opinions hostiles à l’extrême droite, on peut raisonnablement sourire de la rébellion d’autres comme Bernard Henri Lévy et Alain Minc. Mais Grasset va certainement perdre des plumes au propre comme au figuré, parce que ces écrivains sont connus.

Bolloré traite ces départs avec mépris, dénonçant « une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient » comme s’il appartenait au bas peuple. Le fait que le chiffre d’affaires de sa maison d’édition risque de baisser n’est pas un problème pour ce milliardaire. À travers ses médias, comme sa maison d’édition, il tient à promouvoir un certain nombre d’idées : la littérature est le cadet de ses soucis et il éditera certainement le prochain livre de Bardella ou de Sarkozy.

La réaction des écrivains qui refusent d’être sous le contrôle de cet homme d’extrême droite est compréhensible, mais cela ne règlera pas le problème de la mainmise du milliardaire sur les médias ou l’édition. Il faut prendre le mal à la racine : que Bolloré, Arnault, Bouygues, Saadé soient les propriétaires de ces médias, leur donne le pouvoir de décider de tout, en particulier celui de promouvoir la montée des idées d’extrême droite.

Combattre l’extrême droite, c’est aussi combattre la mainmise des capitalistes sur la société et l’exploitation qu’elle entraîne.

                                                 Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3012

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 24 avril, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 25 avril, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 26 avril :  et de 11 h. à midi marché Héloïse.

samedi 31 janvier 2026

Lutte ouvrière, un journal ouvrier, communiste, révolutionnaire et internationaliste

58 ans de combat, avec le même objectif : reconstituer le parti révolutionnaire. Lisez la presse des travailleurs !

 

 


lundi 19 janvier 2026

Grève : Quand Les Echos se mettent en grève…

Pour les salaires, par la grève lui répondit l’écho

 

La force des travailleurs c’est la grève

La rédaction du journal patronal Les Echos, propriété du groupe LVMH, était en grève le 16 janvier, pour revendiquer une hausse de salaires. Ses journalistes ont voté cette action à la quasi-unanimité, exprimant leur écœurement face au mépris de leur patron Bernard Arnault qui, du haut de ses milliards, leur propose une revalorisation salariale qu’ils jugent insultante.

         L’arme de la grève ne serait donc pas un « chantage insupportable » ni une « prise d’otages » ? Les plumes des Echos s’en souviendront-elles quand elles couvriront les prochaines grèves de cheminots ou d’éboueurs