Inondations
dans le Pas-de-Calais : pour les sinistrés, rien n’est réglé
Publié le 02/10/2024
Agnès Pannier-Runacher est venue
dans le secteur de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, pour sa première visite
en tant que nouvelle ministre de la Transition écologique et de la Prévention
des risques.
Elle a étalé son autosatisfaction
quant à la politique menée par Macron et ses ministres face aux inondations de
l’hiver dernier.
Mais sur place l’inquiétude et la
colère dominent. Un grand nombre des 33 000 sinistrés sont toujours
confrontés aux conséquences de ces inondations. Ils doivent se battre contre
des compagnies d’assurance qui font traîner les procédures de rénovation. Près
d’un an après, les chantiers de déshumidification et de remise en état des
maisons ne sont pas terminés. Les entreprises en charge de ces travaux sont
débordées. Pourtant, ce n’est pas une fatalité. Pour augmenter le nombre de
chantiers, il faut des embauches. Si ces chantiers sont souvent réalisés par de
petites entreprises, voire des artisans, les donneurs d’ordre sont les grosses
compagnies d’assurance, qui auraient largement de quoi financer ces embauches.
Des sinistrés se sont aussi
retrouvés avec leur dossier d’indemnisation clôturé alors que l’intégralité des
sommes dues n’avaient pas été remboursées. Et, alors même que les compagnies
d’assurance augmentent fortement le montant de leurs cotisations, elles
menacent de ne pas couvrir les dégâts occasionnés en cas de nouvelles
inondations.
C’est avec ces méthodes de
brigands que les assurances réalisent des profits historiques. Axa, par
exemple, déclare une hausse de 4 % de ses profits pour le premier semestre 2024
par rapport à l’an dernier, qui était déjà une année record.
Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2931)