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samedi 26 septembre 2026

Budget Lecornu : haro sur les retraités

 

Retraités, nous ne sommes pas morts. Rendons les coups !

 


Le gouvernement veut faire peser sur les retraités une partie des 54 milliards d’euros d’économies budgétaires qu’il projette.

         Les retraités touchant plus de 2 034 euros par mois n’auraient aucune augmentation pour compenser l’inflation ; ceux touchant entre 1 260 et 2 034 euros auraient une augmentation inférieure à 1,5 % ; seuls ceux touchant moins verraient leurs pensions augmenter de 1,5 %, ce qui est inférieur au 2,5 % d’augmentation officielle des prix et alors que tout le monde sait que cela va être pire dans les mois qui viennent.

         Par ailleurs les retraités touchant plus de 2 500 euros ne bénéficieraient plus de l’abattement fiscal de 10 % et beaucoup paieraient donc plus d’impôts.

         Récupérer quelques milliards sur le dos des retraités qui ont travaillé toute leur vie pour avoir de maigres pensions de retraite alors que les profits affluent par milliards vers le grand patronat, c’est juste ignoble !

dimanche 6 septembre 2026

Retraites : avec 2 000 euros, on n’est pas riche !

 Retraites : avec 2 000 euros, on n’est pas riche !

Publié le 02/09/2026

Lecornu, dans une interview au Parisien le 29 août, a confirmé qu’il était bien envisagé de désindexer le montant des retraites de la hausse des prix, ce qui revient à le baisser. Mais cette mesure, a-t-il ajouté, ne concernerait que « les retraités aisés ».

Le chiffre de 2000 euros a été avancé pour déterminer la limite au- delà de laquelle on serait « aisé ». Ces politiciens au service des milliardaires ont tous les culots. Quand on connaît les difficultés rencontrées par tous les travailleurs, pour continuer à vivre un peu dignement après une vie où ils se sont usés à la tâche, cette campagne est indécente. Les retraites ne doivent pas baisser, car elles sont bien inférieures au salaire, déjà bas, de toute une vie.

La retraite devrait correspondre au moins au dernier salaire et devrait être financée intégralement par le patronat !

                                                 Paul Sorel (Lutte ouvrière n°3031)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 6 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

dimanche 23 août 2026

Budget : les retraités dans le viseur

 Budget : les retraités dans le viseur

Publié le 19/08/2026

Interrogé dans Libération le 13 août, sur la préparation du budget 2027, Roland Lescure, ministre de l’Économie, a évoqué la piste d’un gel partiel des pensions de retraite, afin de réaliser des économies estimées à 6 milliards d’euros.

Dans son interview, le ministre a assuré que cela concernerait les « retraités aisés », sans donner de chiffres. Dans les jours qui ont suivi, il a été aussi question de bloquer ou de sous-indexer les pensions des « retraités moyens » en les augmentant moins que l’inflation officielle. Autrement dit, le gouvernement se prépare à imposer un appauvrissement de la majorité des retraités.

Les retraites les plus basses et le minimum vieillesse permettent tout juste de survivre. Combien de retraités doivent choisir entre le chauffage l’hiver, les rendez-vous chez le médecin, l’alimentation et l’essence pour la voiture ? C’est une situation révoltante et inacceptable ! D’autant que les « économies » qui seront faites au détriment des retraités finiront comme d’habitude dans les poches sans fond des grands patrons.

                                                         Jean-Marc Allirol (Lutte ouvrièren°3029)

lundi 18 mai 2026

Argenteuil, des retraités de plus nombreux obligés de travailler, une enquête de l’Insee sur le travail des anciens

 

Le signe du profond recul de la condition ouvrière

 

 

Quelques habitants du quartier Carnot sont actuellement interrogés par l’INSEE, l’institut de la statistique. Nous sommes retraités, et cela intéresse l’organisme de savoir si nous travaillons encore. Ce n’est pas une question oiseuse. De plus en plus de retraités sont obligés de retrouvés une activité salariée. Il y a sans doute pour cela des motifs de différentes sortes, mais l’essentiel est que les difficultés s’aggravent pour des retraités dont les retraites sont non seulement très faibles pour certains d’entre eux mais sont de plus en plus dépréciées par l’inflation.

         Travailler après la retraite est donc une nécessité pour un nombre croissant de travailleurs retraités en France. En 2025, près de 580 000 retraités exerçaient officiellement une activité professionnelle, c’était 65% de plus qu’il y a 10 ans. Et ce n’est là qu'une vue uniquement de ceux qui travaillent officiellement.

         J’ai été interrogé une fois. Cela suffira pour l’enquête car j’ai plus de 70 ans (74) n’en déplaise à ce qui est dit sur notre blog qui s’est arrêté à 69 ans. En revanche, ceux qui ont moins de 70 ans auront de trimestre en trimestre encore à répondre quelques fois de leur situation.

         À 60 ans, on devrait pouvoir souffler un peu et échapper au travail salarié contraignant, comme j’ai pu en bénéficier pour ma part.

         Mais si la condition ouvrière et salariale continue à se dégrader, si l’inflation continue à rogner en profondeur le montant des retraites, on verra de plus en plus de travailleurs continuer à travailler, longtemps et de plus en plus longtemps.

         On partira sur le papier à 62 ans, 63, voire davantage si nous ne l’empêchons pas. Les travailleurs seront retraités… mais continueront à travailler. DM

mardi 29 avril 2025

Abattement de 10 % et les retraités : si c’est le cas, les retraités doivent se rebiffer

La paille et la poutre

 

 

Pour économiser 4,5 milliards d’euros, le gouvernement envisage de supprimer l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités. Cela augmenterait l’impôt sur le revenu de ceux qui le paient déjà et rendrait imposables davantage de retraités.

         « Ce n’est pas votre âge qui doit définir votre contribution, mais aussi les moyens dont vous disposez », a justifié la ministre des comptes publics. Bizarre : ce raisonnement ne s’applique pas aux patrons de tous âges, qui ont bénéficié de 75 milliards d’exonérations de cotisations sociales en 2024.