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vendredi 27 février 2026

Antisémitisme : Macron et l’art de la falsification

 Antisémitisme : Macron et l’art de la falsification

Ce n’est pas un hasard si, à la tête du gouvernement Macron- Lecornu, on se répand en déclarations aussi phraseuses qu’hypocrites pour condamner à grand bruit les « nouveaux antisémites » que seraient, indistinctement, ceux qui condamnent la politique du gouvernement israélien et les massacres commis à Gaza.

Publié le 25/02/2026

Entretien donné par Macron à Radio-J le 15 février, discours de Lecornu le 19 au dîner du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, ces interventions font écho à la proposition de loi de la députée Caroline Yadan qui, assimilant l’antisionisme à de l’antisémitisme, vise à faire tomber sous le coup de la loi toute critique de la politique criminelle de Netanyahou. Lecornu promet que cette loi sera examinée en avril. Et Macron a renchéri en proposant une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables de propos antisémites et racistes. Ce qui, dans le contexte actuel, menace en fait tous ceux qui prennent position contre la politique de l’État d’Israël.

Derrière les grandes déclarations d’amitié et les raisonnements spécieux de Lecornu qui prétend que « soutenir l’État d’Israël, ce n’est pas soutenir un gouvernement », et que ce serait seulement reconnaître « le droit du peuple juif à disposer de lui-même », on retrouve sans gratter profondément le scandaleux amalgame entre l’indignation nécessaire face au massacre infligé à la population de Gaza, et l’antisémitisme, vieux préjugé raciste qui a conduit aux pogromes et aux millions de morts des camps d’extermination.

Cet amalgame n’est pas nouveau. Il vient immédiatement comme une insulte jetée à ceux qui condamnent la politique de guerre aux Palestiniens, menée par les gouvernements israéliens, et particulièrement depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Il a servi à couvrir le soutien de Macron et des siens à un Netanyahou assassin de masse, enchaînant son propre peuple à sa politique criminelle. Et « pour que les choses soient claires » comme disent d’une même voix Macron et Lecornu, il s’agit de blanchir l’image de ce dernier, de faire disparaître les traces du sang des dizaines de milliers de morts de Gaza.

À moins d’un mois des élections municipales, l’équipe gouvernementale a choisi de marquer son soutien aux dirigeants réactionnaires du Crif, comme si ces derniers avaient le droit de se dire les représentants de tous ceux qui, tout en se définissant comme Juifs, rejettent la politique de Netanyahou. Ce faisant, Macron et ses partisans ne font que renforcer les préjugés racistes et antisémites, et contribuent tranquillement à alimenter la propagande de l’extrême droite.

                                                    Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3004)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 27 février, de 9 h.30 à midi au marché Héloïse ;

-de 16 heures à 16 heures 30 au marché du Val ;

-et de 17 h.30 à 19 heures devant la Maison de quartier du Val-Nord

-et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-samedi 28 février, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h.30 marché Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-de 14 h. à 16 h devant la mairie ;

Et de 17 h.30 à 19 heures proximité du carrefour Babou ;

-dimanche 1er mars :

-9 h30 à midi, carrefour Babou ;

-10 h à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

-11 h. à midi marché Héloïse ;

-de 14 à 16 heures Carrefour Babou.

-lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

lundi 16 février 2026

Cour des comptes : qui contrôle les contrôleurs ?

Cour des comptes : qui contrôle les contrôleurs ?

Macron devait nommer, le 11février, une de ses fidèles, Amélie de Montchalin, jusque-là ministre des Comptes publics, à la présidence de la Cour des comptes.

Publié le 11/02/2026

Alors que son règne et donc la faculté d’offrir des prébendes à ses amis, s’arrêtera l’an prochain, le président assure ainsi à sa ministre de quarante ans un poste qu’elle pourrait conserver jusqu’à ses 68 ans. Le président de la Cour des comptes est en effet inamovible et ne quitte sa fonction que par choix ou atteint par la limite d’âge.

Au-delà de l’effet recasage, tous les responsables politiques non- macronistes soulignent qu’Amélie de Montchalin aura pour tâche de contrôler l’application d’un budget qu’elle a elle-même mis en place et, en quelque sorte, de corriger elle-même sa propre copie. Mais l’autocontrôle, c’est-à-dire en fait l’absence de contrôle, est en fait la règle, tant pour l’État que pour les grandes entreprises.

Chaque président de la Cour des comptes, soigneusement choisi parmi les serviteurs de l’État ayant fait leurs preuves, et quel qu’ait été son passé politique, a toujours jugé que l’État dépensait trop pour les pauvres et pas assez pour les « entreprises ». Ainsi, la Cour n’a pas été capable de savoir à qui, sous quel prétexte et comment sont versés les 270milliards de subventions publiques accordées chaque année aux grandes entreprises privées. Elle est, en revanche, parfaitement à même de prouver que les travailleurs se soignent trop et tombent trop souvent malades.

Quant au scandale de la présidente de Montchalin chargée de contrôler les comptes de la ministre Amélie, il est de même nature que Nestlé contrôlant lui-même la qualité de son lait infantile et de ses eaux minérales, des usines classées Seveso garantissant elle-même la sécurité de leurs installations, des fonctionnaires de police jugés par leurs supérieurs hiérarchiques, des tribunaux militaires interdisant les regards civils, ou du ministère des Finances déversant l’argent public dans les caisses privées sans que quiconque puisse fermer le robinet. Ni le grand patronat, ni l’État à son service ne veulent vraiment que la population ait connaissance de leurs affaires.

On peut donc être certain qu’Amélie de Montchalin a toutes les qualités pour exercer la fonction qu’on lui offre et saura cacher la poussière sous d’épais tapis de rapports.

                                                      Paul Galois (Lutte ouvrière n°3002)

 

mercredi 19 novembre 2025

Choose la lutte de classe !

Des cocoricos en guise d’enfumage

 

 

En 2018, Macron avait inventé le sommet Choose France (Choisir la France), destiné à attirer les capitalistes étrangers. Il y a désormais le sommet Choose France ouvert au patronat français censé investir en France.

         Derrière les cocoricos et le bleu-blanc-rouge autour de multinationales comme Sanofi qui promettent d’investir en France tout en y licenciant, le but de Choose France est de seriner que les travailleurs et les patrons seraient embarqués sur le même bateau.

         Mais dérouler le tapis rouge aux grands patrons et crier « Vive la France ! » ne fera pas reculer le chômage ni ne stoppera le moindre licenciement.

 

lundi 25 août 2025

Dialogue social : mauvaise comédie

 

Ordonnances Macron : exploiter avec encore plus de tranquillité

 

 

Une étude du ministère du Travail confirme la baisse de la représentation des salariés dans les entreprises depuis les ordonnances Macron de 2017. Ainsi, dans les grandes entreprises, la représentation par site a disparu, ne laissant qu’une instance au niveau du siège. Résultat : 53 % seulement des sites ont un délégué, contre 62 % avant la réforme.

Les patrons aggravent l’exploitation, et veulent pouvoir le faire en toute tranquillité. Mais aucune réforme institutionnelle ne protègera les exploiteurs de l’explosion sociale qu’ils méritent ! Et aucune loi ne pourra empêcher les travailleurs, s’ils sont déterminés à le faire, de s’organiser, dans les ateliers et les bureaux, pour désigner leurs représentants et contrôler ainsi leurs luttes.