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mercredi 15 juillet 2026

Macron va-t-en-guerre… avec le sang des autres !

 

Une préparation aux carnages de demain

 

 

Dans son discours aux armées lundi 13 juillet, Macron s’est vanté d’avoir lancé l’économie de guerre. Mais il rajoute aussitôt que ce n’est pas suffisant. Pour s’y préparer, il vante son bilan de préparation à la guerre devant un parterre de généraux. En 10 ans, le budget des armées a doublé pour atteindre 57 milliards d’euros en 2026. Il devrait être de 75 milliards en 2030. 

Comme son chef d’Etat-major il y a quelques mois, Macron assène d’un ton martial que la paix doit être défendue « au prix du sang s’il le faut ». Ce qu’il ne dit pas, c’est que ce ne sera ni son sang, ni celui des grandes familles capitalistes, mais celui des travailleurs.


dimanche 31 mai 2026

Carburants : pour qui les coups de pompe ?

Carburants : pour qui les coups de pompe ?

Jeudi 21 mai, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu et une brochette de ministres ont annoncé, lors d’une conférence de presse, de nouvelles mesures face à la flambée du prix des carburants.

Publié le 27/05/2026

Tout en répétant que les caisses publiques étaient vides et qu’il ne faudrait pas aggraver le déficit, le gouvernement ne pouvait tout de même pas paraître rester les bras ballants. Il a donc annoncé 710 millions d’euros d’aides supplémentaires. Celles-ci vont surtout aider les petits patrons dont l’activité est dévoreuse de carburant et qui sont, effectivement, pris à la gorge par la hausse des factures : taxis, pêcheurs, entreprises du BTP, etc.

Côté travailleurs, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé pour les aides à domicile une « revalorisation du montant de leur indemnité kilométrique » sans préciser ni de combien ni dans quel délai. Et ce n’est pas la création d’un « programme de leasing pour aider (…) à accéder à une voiture électrique », s’il voit réellement le jour, qui va leur permettre de remplir le réservoir de leur voiture.

Pour le reste, les ministres ont annoncé un saupoudrage de mesurettes. Si le plafond de l’indemnité versée à trois millions de « gros rouleurs » aux revenus modestes doit doubler, passant de 50 à 100 euros, elle restera bien insuffisante. Quant à la prime carburant employeur, elle pourra atteindre 600 euros par mois, mais encore faudra-t-il que celui-ci décide d’en verser une, et rien ne l’y oblige. Autant dire que le gouvernement n’a rien à opposer à la flambée des prix des carburants.

Pendant un peu plus d’une heure, les ministres se sont succédé pour tenter de donner l’impression qu’ils se soucient des « Français qu’il ne faut pas emmerder », comme l’a déclaré Lecornu pour « faire peuple ». Sans surprise, à aucun moment le nom de TotalEnergies n’a été prononcé. Les actionnaires du groupe pétrolier peuvent dormir tranquilles en attendant le versement des dividendes obtenus grâce à la guerre en Iran. Le gouvernement est à l’action pour protéger leurs intérêts.

                                                             Boris Savin (Lutte ouvrière n°3017)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche, de 11 h à midi au marché Héloïse.

 

samedi 16 mai 2026

Éducation : provocations ministérielles

 Éducation : provocations ministérielles

« Les élèves qui rendent des copies mal rédigées ne peuvent pas avoir le bac ». C’est ce qu’a déclaré le 7mai dans une interview au Figaro le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, désireux de trouver un écho dans les médias.

Publié le 12/05/2026 Écouter la version audio

Le ministre n’hésite pas à distiller quelques conseils pour remédier à la situation, de l’école primaire au lycée… Il suggère aux enseignants d’éviter les textes « à trous » car « un élève qui remplit un texte à trous ne formule pas une phrase complète » ; il faut faire recopier une partie de la leçon, pratiquer une « écriture d’invention […] de quelques lignes au cours élémentaire jusqu’à plusieurs pages au lycée », soigner l’orthographe et l’expression, y compris dans les devoirs de matières scientifiques, sans croire que les correcteurs orthographiques et grammaticaux peuvent remplacer la maîtrise du français.

On pourrait suggérer à un ministre d’éviter d’enfoncer des portes ouvertes, sauf à vouloir horripiler les enseignants qui font face à des classes trop chargées, les parents et les élèves qui protestent contre le manque de remplaçants, difficiles à trouver dans certaines disciplines, le français entre autres, ou dans certaines zones – l’éducation prioritaire par exemple – avec souvent des conséquences visibles.

En janvier, le ministère annonçait la suppression de 1 895 postes dans le primaire et plus de 1 300 dans le secondaire pour la rentrée 2026. Geffray aurait peut-être dû se taire…

                                             Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3015)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd'hui samedi 16 mai, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 17 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse.

vendredi 15 mai 2026

Université Jean Jaurès de Toulouse : Contre la discrimination des étudiants

 

Une voie à suivre

 

 

Mardi 12 mai, plusieurs syndicats et collectifs étudiants ont appelé à un rassemblement à l’entrée de l’Université Jean-Jaurès à Toulouse pour protester contre le plan « Choose France for Higher Education » de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur.

Une centaine d’étudiants se sont donc réunis pour montrer leur indignation face à une proposition de décret qui obligerait les universités à réclamer des frais de 2 895 euros par année de licence et de 3 941 euros par année de master aux étudiants étrangers. C’est 16 fois plus que ce qui est demandé aux autres étudiants.

Ces droits différenciés frappent de plein fouet les étudiants étrangers qui pour beaucoup ne viennent pas de milieux aisés et pour qui faire des études est déjà très compliqué. L’accès de tous à l’éducation devrait être une priorité !