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dimanche 31 mai 2026

Carburants : pour qui les coups de pompe ?

Carburants : pour qui les coups de pompe ?

Jeudi 21 mai, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu et une brochette de ministres ont annoncé, lors d’une conférence de presse, de nouvelles mesures face à la flambée du prix des carburants.

Publié le 27/05/2026

Tout en répétant que les caisses publiques étaient vides et qu’il ne faudrait pas aggraver le déficit, le gouvernement ne pouvait tout de même pas paraître rester les bras ballants. Il a donc annoncé 710 millions d’euros d’aides supplémentaires. Celles-ci vont surtout aider les petits patrons dont l’activité est dévoreuse de carburant et qui sont, effectivement, pris à la gorge par la hausse des factures : taxis, pêcheurs, entreprises du BTP, etc.

Côté travailleurs, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé pour les aides à domicile une « revalorisation du montant de leur indemnité kilométrique » sans préciser ni de combien ni dans quel délai. Et ce n’est pas la création d’un « programme de leasing pour aider (…) à accéder à une voiture électrique », s’il voit réellement le jour, qui va leur permettre de remplir le réservoir de leur voiture.

Pour le reste, les ministres ont annoncé un saupoudrage de mesurettes. Si le plafond de l’indemnité versée à trois millions de « gros rouleurs » aux revenus modestes doit doubler, passant de 50 à 100 euros, elle restera bien insuffisante. Quant à la prime carburant employeur, elle pourra atteindre 600 euros par mois, mais encore faudra-t-il que celui-ci décide d’en verser une, et rien ne l’y oblige. Autant dire que le gouvernement n’a rien à opposer à la flambée des prix des carburants.

Pendant un peu plus d’une heure, les ministres se sont succédé pour tenter de donner l’impression qu’ils se soucient des « Français qu’il ne faut pas emmerder », comme l’a déclaré Lecornu pour « faire peuple ». Sans surprise, à aucun moment le nom de TotalEnergies n’a été prononcé. Les actionnaires du groupe pétrolier peuvent dormir tranquilles en attendant le versement des dividendes obtenus grâce à la guerre en Iran. Le gouvernement est à l’action pour protéger leurs intérêts.

                                                             Boris Savin (Lutte ouvrière n°3017)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche, de 11 h à midi au marché Héloïse.

 

samedi 16 mai 2026

Éducation : provocations ministérielles

 Éducation : provocations ministérielles

« Les élèves qui rendent des copies mal rédigées ne peuvent pas avoir le bac ». C’est ce qu’a déclaré le 7mai dans une interview au Figaro le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, désireux de trouver un écho dans les médias.

Publié le 12/05/2026 Écouter la version audio

Le ministre n’hésite pas à distiller quelques conseils pour remédier à la situation, de l’école primaire au lycée… Il suggère aux enseignants d’éviter les textes « à trous » car « un élève qui remplit un texte à trous ne formule pas une phrase complète » ; il faut faire recopier une partie de la leçon, pratiquer une « écriture d’invention […] de quelques lignes au cours élémentaire jusqu’à plusieurs pages au lycée », soigner l’orthographe et l’expression, y compris dans les devoirs de matières scientifiques, sans croire que les correcteurs orthographiques et grammaticaux peuvent remplacer la maîtrise du français.

On pourrait suggérer à un ministre d’éviter d’enfoncer des portes ouvertes, sauf à vouloir horripiler les enseignants qui font face à des classes trop chargées, les parents et les élèves qui protestent contre le manque de remplaçants, difficiles à trouver dans certaines disciplines, le français entre autres, ou dans certaines zones – l’éducation prioritaire par exemple – avec souvent des conséquences visibles.

En janvier, le ministère annonçait la suppression de 1 895 postes dans le primaire et plus de 1 300 dans le secondaire pour la rentrée 2026. Geffray aurait peut-être dû se taire…

                                             Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3015)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd'hui samedi 16 mai, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 17 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse.

vendredi 15 mai 2026

Université Jean Jaurès de Toulouse : Contre la discrimination des étudiants

 

Une voie à suivre

 

 

Mardi 12 mai, plusieurs syndicats et collectifs étudiants ont appelé à un rassemblement à l’entrée de l’Université Jean-Jaurès à Toulouse pour protester contre le plan « Choose France for Higher Education » de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur.

Une centaine d’étudiants se sont donc réunis pour montrer leur indignation face à une proposition de décret qui obligerait les universités à réclamer des frais de 2 895 euros par année de licence et de 3 941 euros par année de master aux étudiants étrangers. C’est 16 fois plus que ce qui est demandé aux autres étudiants.

Ces droits différenciés frappent de plein fouet les étudiants étrangers qui pour beaucoup ne viennent pas de milieux aisés et pour qui faire des études est déjà très compliqué. L’accès de tous à l’éducation devrait être une priorité !

vendredi 27 février 2026

Antisémitisme : Macron et l’art de la falsification

 Antisémitisme : Macron et l’art de la falsification

Ce n’est pas un hasard si, à la tête du gouvernement Macron- Lecornu, on se répand en déclarations aussi phraseuses qu’hypocrites pour condamner à grand bruit les « nouveaux antisémites » que seraient, indistinctement, ceux qui condamnent la politique du gouvernement israélien et les massacres commis à Gaza.

Publié le 25/02/2026

Entretien donné par Macron à Radio-J le 15 février, discours de Lecornu le 19 au dîner du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, ces interventions font écho à la proposition de loi de la députée Caroline Yadan qui, assimilant l’antisionisme à de l’antisémitisme, vise à faire tomber sous le coup de la loi toute critique de la politique criminelle de Netanyahou. Lecornu promet que cette loi sera examinée en avril. Et Macron a renchéri en proposant une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables de propos antisémites et racistes. Ce qui, dans le contexte actuel, menace en fait tous ceux qui prennent position contre la politique de l’État d’Israël.

Derrière les grandes déclarations d’amitié et les raisonnements spécieux de Lecornu qui prétend que « soutenir l’État d’Israël, ce n’est pas soutenir un gouvernement », et que ce serait seulement reconnaître « le droit du peuple juif à disposer de lui-même », on retrouve sans gratter profondément le scandaleux amalgame entre l’indignation nécessaire face au massacre infligé à la population de Gaza, et l’antisémitisme, vieux préjugé raciste qui a conduit aux pogromes et aux millions de morts des camps d’extermination.

Cet amalgame n’est pas nouveau. Il vient immédiatement comme une insulte jetée à ceux qui condamnent la politique de guerre aux Palestiniens, menée par les gouvernements israéliens, et particulièrement depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Il a servi à couvrir le soutien de Macron et des siens à un Netanyahou assassin de masse, enchaînant son propre peuple à sa politique criminelle. Et « pour que les choses soient claires » comme disent d’une même voix Macron et Lecornu, il s’agit de blanchir l’image de ce dernier, de faire disparaître les traces du sang des dizaines de milliers de morts de Gaza.

À moins d’un mois des élections municipales, l’équipe gouvernementale a choisi de marquer son soutien aux dirigeants réactionnaires du Crif, comme si ces derniers avaient le droit de se dire les représentants de tous ceux qui, tout en se définissant comme Juifs, rejettent la politique de Netanyahou. Ce faisant, Macron et ses partisans ne font que renforcer les préjugés racistes et antisémites, et contribuent tranquillement à alimenter la propagande de l’extrême droite.

                                                    Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3004)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 27 février, de 9 h.30 à midi au marché Héloïse ;

-de 16 heures à 16 heures 30 au marché du Val ;

-et de 17 h.30 à 19 heures devant la Maison de quartier du Val-Nord

-et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-samedi 28 février, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h.30 marché Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-de 14 h. à 16 h devant la mairie ;

Et de 17 h.30 à 19 heures proximité du carrefour Babou ;

-dimanche 1er mars :

-9 h30 à midi, carrefour Babou ;

-10 h à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

-11 h. à midi marché Héloïse ;

-de 14 à 16 heures Carrefour Babou.

-lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

lundi 16 février 2026

Cour des comptes : qui contrôle les contrôleurs ?

Cour des comptes : qui contrôle les contrôleurs ?

Macron devait nommer, le 11février, une de ses fidèles, Amélie de Montchalin, jusque-là ministre des Comptes publics, à la présidence de la Cour des comptes.

Publié le 11/02/2026

Alors que son règne et donc la faculté d’offrir des prébendes à ses amis, s’arrêtera l’an prochain, le président assure ainsi à sa ministre de quarante ans un poste qu’elle pourrait conserver jusqu’à ses 68 ans. Le président de la Cour des comptes est en effet inamovible et ne quitte sa fonction que par choix ou atteint par la limite d’âge.

Au-delà de l’effet recasage, tous les responsables politiques non- macronistes soulignent qu’Amélie de Montchalin aura pour tâche de contrôler l’application d’un budget qu’elle a elle-même mis en place et, en quelque sorte, de corriger elle-même sa propre copie. Mais l’autocontrôle, c’est-à-dire en fait l’absence de contrôle, est en fait la règle, tant pour l’État que pour les grandes entreprises.

Chaque président de la Cour des comptes, soigneusement choisi parmi les serviteurs de l’État ayant fait leurs preuves, et quel qu’ait été son passé politique, a toujours jugé que l’État dépensait trop pour les pauvres et pas assez pour les « entreprises ». Ainsi, la Cour n’a pas été capable de savoir à qui, sous quel prétexte et comment sont versés les 270milliards de subventions publiques accordées chaque année aux grandes entreprises privées. Elle est, en revanche, parfaitement à même de prouver que les travailleurs se soignent trop et tombent trop souvent malades.

Quant au scandale de la présidente de Montchalin chargée de contrôler les comptes de la ministre Amélie, il est de même nature que Nestlé contrôlant lui-même la qualité de son lait infantile et de ses eaux minérales, des usines classées Seveso garantissant elle-même la sécurité de leurs installations, des fonctionnaires de police jugés par leurs supérieurs hiérarchiques, des tribunaux militaires interdisant les regards civils, ou du ministère des Finances déversant l’argent public dans les caisses privées sans que quiconque puisse fermer le robinet. Ni le grand patronat, ni l’État à son service ne veulent vraiment que la population ait connaissance de leurs affaires.

On peut donc être certain qu’Amélie de Montchalin a toutes les qualités pour exercer la fonction qu’on lui offre et saura cacher la poussière sous d’épais tapis de rapports.

                                                      Paul Galois (Lutte ouvrière n°3002)