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samedi 6 septembre 2025

PS : à tous les râteliers…

« Méfiance ». Un faible mot pour ces gens-là

 

 

La perspective d’une chute de Bayrou le 8 septembre aiguise les dents longues des politiciens socialistes qui ont fait leurs offres de service à Macron.

         Aucun travailleur n’aurait à se réjouir d’un retour du PS au pouvoir. Tous les gouvernements successifs de gauche ont multiplié les cadeaux au patronat et les mesures anti-ouvrières comme les lois El Khomri pour ne citer que les dernières, en s’appuyant sur des conseillers comme Macron qu’Hollande a fait rentrer à l’Élysée.

         Les travailleurs ne peuvent que se méfier des politiciens de toutes écuries.

 

vendredi 13 juin 2025

Retraites : nouvelle offensive annoncée

Retraites : nouvelle offensive annoncée

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a divulgué, avant une publication prévue le 12juin, son rapport annuel et ses recommandations.

Publié le 11/06/2025

Cet aréopage d’experts prétendument indépendants et ses rapports servent surtout à justifier chaque étape de démolition du droit à la retraite en préconisant un nouveau recul de l’âge de départ.

Alors que personne n’est capable de prévoir, même à six mois, l’évolution de la production ou de l’emploi dans la jungle capitaliste, le COR fait des prévisions jusqu’en 2070 ! Il affirme qu’il faut faire passer dès 2030 l’âge de la retraite à 64,3 mois, puis à 65,9 ans en 2045 et à 66,5 ans en 2070 pour maintenir à flot le système. C’est de la pure propagande patronale.

Si déficit il y a, il provient en particulier de l’exonération des cotisations sociales patronales à la Sécurité sociale qui atteignent 77milliards pour lannée et ont quadruplé en 10 ans selon le dernier rapport de la Cour des comptes. Au niveau du smic, les cotisations patronales à la retraite sont quasi inexistantes. Seuls les travailleurs payent, le patronat encaisse des bénéfices auxquels il n’est pas question de toucher. Le proposer n’entre d’ailleurs pas dans les attributions du COR, qui ne parle même pas d’augmenter les cotisations patronales. Le seul choix pour lui est donc entre faire mourir au travail les salariés, ou les contraindre à vivre avec une retraite de misère.

La gauche et les syndicats se sont offusqués de cette annonce faite au moment de la conclusion du conclave sur les retraites mis en place par Bayrou le 27février. Lorganisation de ces réunions avait permis au PS de justifier son refus de le censurer. Les syndicats, quant à eux, s’y sont précipités faisant croire qu’ils pouvaient ainsi obtenir une remise en cause de la réforme de 2023 qui a allongé l’âge de départ en retraite de 62 à 64 ans. Si FO a rapidement quitté la mascarade, la CGT y est restée trois semaines et la CFDT y participe toujours.

Autre mascarade : la gauche, avec l’appui du RN, a fait voter à l’assemblée le 5juin, une « proposition de résolution » visant à abroger la réforme des retraites de 2023. En fait, il s’agit d’un vote symbolique qui n’aura aucune conséquence.

En réalité la gauche se dit opposée au recul du droit à la retraite… jusqu’à ce qu’elle revienne au pouvoir. Elle change alors du tout au tout de discours et s’attaque à son tour aux retraites des travailleurs. Il en serait évidemment de même pour le RN.

Pour s’opposer à de nouveaux reculs, le monde du travail ne pourra compter que sur sa mobilisation et ses luttes, et sur rien d’autre.

                                                  Christian Bernac (Lutte ouvrière n°2967)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 13 juin, de 15h.45 à 16 h.30 entrée du marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 14 juin : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 15 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 16 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des Raguenets de Saint-Gratien.

 

lundi 2 juin 2025

Bernard Arnault : le poids des milliards

 

Bernard Arnault : le poids des milliards

Bernard Arnault, PDG de LVMH, première fortune de France et une des plus grandes dans le monde, a été auditionné mercredi 21 mai par une commission sénatoriale, qui enquête sur les aides publiques versées aux grandes entreprises.

Publié le 27/05/2025 

 

Arnault a commencé par attaquer Fabien Gay, rapporteur communiste de la commission sénatoriale et directeur du journal L’Humanité. La une de ce quotidien titrait le jour de l’audition sur les suppressions d’emplois dans le luxe, dont 1 200 chez Moët Hennessy, la filiale Vins et spiritueux du groupe LVMH. Il a prétendu que le titre était mensonger, car ce ne serait pas des licenciements, mais des départs non remplacés. Comme si ce n’était pas pour autant des emplois en moins pour ceux qui en cherchent.

Mais pour Bernard Arnault, l’État n’a rien à dire sur les suppressions d’emplois, et il doit se contenter de remercier LVMH d’embaucher des dizaines de milliers de personnes en France, comme s’il leur faisait un cadeau. Il s’est aussi vanté d’être à la tête du groupe qui paye le plus d’impôts en France, 15 milliards en dix ans. Mais cela ne représente qu’une goutte d’eau pour ce groupe qui a fait 85 milliards de chiffre d’affaires et autour de 13 milliards de bénéfices en 2024, en exploitant ces dizaines de milliers de salariés.

Réagissant à la demande d’Emmanuel Macron aux chefs d’entreprises de faire preuve de patriotisme en suspendant leurs investissements aux États-Unis, Arnault a aussi déclaré : « Chaque fois que l’État se mêle des affaires privées, cela conduit à la catastrophe ».

Pour Bernard Arnault, les patrons investissent où ils veulent, embauchent ou licencient s’ils veulent, sans que l’État ait son mot à dire. En revanche, il trouve tout à fait normal que l’argent public revienne dans ses poches sous forme de subventions et aides diverses.

Une façon de rappeler aux sénateurs qui décide dans la société capitaliste… et qui obéit.

                                                         Hélène Comte (Lutte ouvrière n°2965)