Une double périphérie qui n’est pas un obstacle pour qui veut
Le thème central du Salon de
cette année est « Elle roule la banlieue ». Il est vrai que le
mouvement est une des caractéristiques de ce type d’espace. Un mouvement
nécessité par la question des distances, d’où celle de moyens de transports
adaptés.
La
localisation du Salon de cette année donne une idée excellente du problème. Il
est organisé pour la deuxième année consécutive dans le lycée Julie-Victoire
Daubié, très facilement accessible puisqu’il est face à la gare du Val-d’Argenteuil.
Oui,
mais, le quartier du Val-Nord dont il relève a une situation bien périphérique
du centre d’Argenteuil. Il est même doublement périphérique par rapport à d’autres
quartiers de la Ville, le Val Notre Dame ou même davantage, les quartiers d’Orgemont.
Sur
ce plan, il arrive quelquefois aux édiles d’évoquer les nécessaires relations
entre les quartiers d’Argenteuil. Certes c’est plus facile à dire qu’à faire, d’autant
plus dans une commune au grand territoire. Pourtant, ces relations seraient
nécessaires, à plus d’un titre, ce que nous ne développerons pas ici, mais qui
sera évoqué sans nul doute lors du débat qui sera organisé dimanche à 14 heures
avec la participation d’un spécialiste de la banlieue, Emmanuel Bellanger, et
le proviseur du lycée lui-même.
Le
lycée Julie-Victoire Daubié dans le quartier du Val-Nord est pris dans les
contraintes d’une double périphérie, celle d’abord d’un Argenteuil périphérie
du centre parisien, et celle d’un quartier périphérique par rapport au centre
de la Ville. Cela entraîne un doublement de ces contraintes.
Mais
le samedi 7 et le dimanche 8 févier, faisons-les mentir, et soyons capables de
rejoindre un espace qui n’est tout de même pas au bout du monde. Et cela sera
pour le bonheur et la culture de chacun. DM