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vendredi 20 septembre 2024

Bezons (95), Yvel, les trusts riches à milliards licencient, les travailleurs réagissent. Une correspondance de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître.

 Yvel – Bezons : non à la fermeture !

Publié le 18/09/2024

Située à Bezons, dans le Val-d’Oise, Yvel est une petite usine de 60 salariés qui fabrique des verrous pour les portières de camions. 

 

 

L’annonce par la direction de la fermeture de l’usine d’ici le début 2025 a été un choc, mais pas vraiment une surprise. Depuis quelques années, elle avait été rachetée par le groupe américain CentroMotion, qui a un peu plus de 3 000 salariés répartis dans une dizaine de pays. CentroMotion appartient lui-même au groupe financier Lone Star Fund qui possède plus de 5 milliards de titres de propriétés qu’il achète et revend en fonction des opportunités.

Depuis des mois ce groupe présente un projet de réorganisation de la production entre ses différentes usines d’Europe, en France, en Turquie et aux Pays-Bas. Après la crise sanitaire de 2021, la direction avait expliqué qu’il fallait sécuriser l’approvisionnement des clients en dédoublant les productions. On voit ce qu’il en est aujourd’hui : en fait de dédoublement, il s’agissait surtout de transferts de production vers les autres sites. Loin d’être en faillite, l’entreprise se réorganise pour maintenir les profits au plus haut en répartissant le travail sur moins de sites, avec d’un côté des licenciements et de l’autre une augmentation de l’exploitation.

Ces manœuvres ont suscité l’inquiétude des travailleurs de Bezons et, maintenant que l’annonce a été rendue publique, la majorité commencent à se mobiliser. Plusieurs rassemblements ont eu lieu dans l’entreprise, regroupant d’abord une vingtaine puis une quarantaine de salariés pour discuter comment faire pour ne pas se laisser licencier sans réagir après une vie donnée à l’entreprise.

Dimanche 15 septembre, une vingtaine de travailleurs se sont adressés à la population en distribuant un tract lors de la foire de Bezons qui rassemble des milliers de passants ainsi que les élus locaux. Cette première action a été un encouragement pour continuer à affirmer qu’il n’est pas question de se laisser condamner à la misère sans réagir.

                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2929)

jeudi 5 septembre 2024

Bezons (95), victoire des travailleurs « sans papiers » en lutte depuis fin 2023. Ils ont eu un récépissé avec autorisation de travail. Ils travaillent à nouveau.

 

Une belle victoire de l’obstination ouvrière et de l’action militante

 

 Lors d’un rassemblement devant le siège d’ABH

Ils nettoyaient les parties communes à Bezons chez le bailleur ABH. Leur entreprise a perdu le contrat de nettoyage. Ceux qui n’avaient pas de « papiers » n’ont pas été réemployés par la nouvelle entreprise. Mais ces travailleurs n’ont pas baissé les bras. Et après dix mois de lutte, ils ont obtenu le fameux récépissé avec autorisation de travail, premier sésame pour leur régularisation. Ils ont enfin repris le travail chez le repreneur.

         Oui une belle victoire de l’obstination ouvrière et de l’action militante où l’Union Locale CGT de Bezons a joué un grand rôle. À cette occasion un petit clin d’œil particulier à Michel et Céline. DM

mardi 17 octobre 2023

Bezons, usine Alès, la lutte contre les licenciements

 

Jeudi 12 et vendredi 13 octobre, la grande majorité des 67 travailleuses et travailleurs de l’usine Alès de Bezons se sont mis en grève pour protester contre la fermeture de leur entreprise et leur licenciement.

 

 

Alès n’est pas une petite entreprise en difficulté. Elle a compté jusqu’à 450 salariés. L’usine de Bezons a été rachetée par le groupe financier Impala, au capital de 2,8 milliards d’euros dont le propriétaire Jacques Veyrat a été classé par le magazine Challenge 45ème fortune de France.

Ce groupe a récupéré ce qu’il pouvait lors du redressement de l’entreprise : les productions, les clients… et maintenant qu’il fait produire ailleurs les marques rentables d’Alès, il manœuvre pour se débarrasser des 69 derniers travailleurs de Bezons.

Pour tenter de rendre acceptable ce qui ne l’est pas, la direction fait miroiter des embauches dans d’autres entreprises du groupe qui ne concerneront sans doute qu’une minorité de travailleurs. Beaucoup ont laissé leur santé au travail dans l’entreprise et n’ont aucune garanti d’être réembauché. La direction s’en sert pour appeler au calme ceux qui ne veulent pas laisser passer ce sale coup sans réagir. 

C’est le montant ridicule de l’indemnité de licenciement qui a décidé tout le monde à quitter son poste de travail pour se réunir à l’entrée de l’usine et dire ce qu’ils pensaient des méthodes de voyou de ce financier. Michel Campagnac

mardi 10 janvier 2023

Bezons, Argenteuil, urbanisme, promoteurs, un avertissement

 

Cœur de notables et de profit surtout

 

Si beau sur le papier
 

Le journal Le Parisien vient d’aborder les difficultés de la situation commerciale du nouveau centre de Bezons, alors que son inauguration date de peu. Le cinéma prévu ne s’est finalement pas installé. La clientèle et la chalandise ne sont pas au rendez-vous. La brasserie ouverte il y a peu de temps a fermé ses portes…

         L’idée de créer un véritable « Cœur de ville » n’était certainement pas une idée idiote. Mais dans cette société où le profit est roi, les projets les meilleurs sont pervertis par nature.

         Car derrière cette situation difficile, il y en a une autre. Celle d’édiles se racontant beaucoup d’histoires, et de promoteurs et d’urbanistes ayant en tête fondamentalement, pour les premiers le profit et les seconds des anticipations qui peuvent n’être guère sérieuses.

         Tous connaissaient pourtant la conjoncture difficile qui n’est pas nouvelle et qu’il n’est pas simple de changer les parcours et les habitudes de chalandise. Mais si les promoteurs sont rentrés dans leurs frais et ont atteint leurs objectifs…

         En tout cas, une leçon magistrale pour tous ceux qui récusent le projet Fimino à Argenteuil. Quant aux édiles de la commune qui ne veulent pas être responsables demain de nouvelles catastrophes argenteuillaises, qu’ils se mettent enfin à réfléchir. DM