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jeudi 5 février 2026

Lait infantile contaminé : alertez les bébés !

Lait infantile contaminé : alertez les bébés !

Après Nestlé (Guigoz, Nidal), c’est maintenant au tour de Danone (Dumex, Blédilait), Lactalis (Picot) et Vitagermine (Babybio) d’être suspectés d’un nouveau scandale sanitaire dans le lait en poudre pour bébés.

Publié le 28/01/2026

En effet, une toxine, la céréulide, présente dans ce lait, serait à l’origine de graves intoxications et de la mort de deux nourrissons en France début janvier.

Cette contamination concerne désormais plus de 50 pays dans le monde. Les dirigeants de ces grands groupes pleurent, disant qu’ils ont fait le maximum pour retirer massivement et rapidement les lots infectés dès qu’ils ont connu le problème. C’est complètement faux : d’après la cellule investigation de Radio France, il s’est passé onze jours entre la détection de lots contaminés de lait Guigoz et leur rappel, et cinq jours pour le lait Picot du trust Lactalis. En plus, profit oblige, « Nestlé a effectué les rappels au compte-gouttes, et même des “retraits silencieux” dans certains pays, sans informer les consommateurs », selon l’association Foodwatch.

Ce scandale souligne aussi que l’État n’a jamais voulu mettre en place un dispositif sanitaire et une réglementation dignes de ce nom, Comme d’habitude, il laisse les capitalistes de l’agroalimentaire faire des profits sans avoir à rendre le moindre compte. La céréulide est pourtant une toxine dangereuse. Elle est susceptible de provoquer des nausées, des vomissements et des complications pouvant aller jusqu’à la mort. Selon Santé publique France, la bactérie responsable de la céréulide est à l’origine d’un quart des toxi-infections alimentaires collectives en France.

Toujours selon Radio France, personne ne connaît la quantité réelle de toxine qui aurait été ingérée par des nourrissons depuis des mois car les tests réalisés jusqu’à présent l’ont été par les seuls industriels et sans aucun contrôle de l’État, et ils portent uniquement sur la poudre de lait. Or la toxine ne se libère que lors du contact de la poudre avec l’eau, permettant alors seulement d’en mesurer la dose réelle.

De plus, un seul laboratoire public en France est capable de détecter cette toxine dans les échantillons de lait en poudre destinés à des enfants pour lesquels des familles ont constaté des symptômes, et celles-ci ne peuvent le saisir directement. Pire encore, aucun centre national n’est en mesure de repérer cette toxine dans les selles humaines, ce qui rend difficile d’établir le lien biologique entre la consommation du produit et une pathologie. Cela arrange bien les trusts de l’agroalimentaire, qui peuvent tranquillement prétendre qu’il n’y a pour l’instant aucune preuve que la cause du décès des nourrissons soit le lait qu’ils ont ingéré.

Le vrai poison, pas seulement pour les nourrissons, est le capitalisme assoiffé de profit.

                                           Arnaud Louvet (Lutte ouvrière n°3000)

 

mercredi 19 novembre 2025

Protection maternelle et infantile : à l’abandon

Protection maternelle et infantile : à l’abandon

Publié le 12/11/2025

Les soignants des centres de Protection maternelle et infantile (PMI) se sont rassemblés sous les fenêtres du ministère de la Santé, mercredi 5 novembre, pour dénoncer le risque de disparition de ce service, à force de coupes budgétaires depuis des années.

Dans ces centres, chargés d’assurer le suivi de la santé de la mère et de l’enfant pendant la grossesse et la première enfance par des spécialistes, le personnel manque cruellement. Dans un centre à Bobigny, alors qu’il y avait un médecin à temps complet il y a dix ans, il ne vient plus maintenant que tous les quinze jours. Dans un autre, le poste de médecin est resté vacant pendant dix ans. Il n’y a presque plus de psychomotriciennes ou de psychologues.

Tout cela entraîne un moindre suivi des grossesses, de la santé des bébés et de leur calendrier de vaccination, moins de conseils aux parents, des bilans de santé à l’école maternelle de moins en moins souvent réalisés par des médecins.

L’augmentation de la mortalité infantile depuis une dizaine d’années justifierait au contraire de renforcer les moyens de prévention accordés à la PMI. Mais le gouvernement ne s’inquiète que de la santé des profits du grand patronat.

                                                      Hélène Comte (Lutte ouvrière n°2989)

 

lundi 10 novembre 2025

PMI : les mères et les enfants après

Un élément pourtant essentiel de la santé publique

 

 

Les soignants des PMI, les centres de protection maternelle et infantile, se sont rassemblés ces jours derniers sous les fenêtres du ministère de la Santé.

         Bien des centres n’ont plus assez de médecins, de psychologues ou de sages-femmes pour assurer les bilans de santé en maternelle ou les suivis de grossesse. La dégradation continuelle des services publics de santé a déjà des conséquences graves : les professionnels s’inquiètent du nombre de décès de nouveau-nés qui repart à la hausse. 80 ans après leur création, les PMI alertent sur les réductions de budget et le manque de moyen qui menacent leur existence.

         Le gouvernement, lui s’inquiète de la bonne santé des profits du grand patronat.