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mercredi 19 novembre 2025

Protection maternelle et infantile : à l’abandon

Protection maternelle et infantile : à l’abandon

Publié le 12/11/2025

Les soignants des centres de Protection maternelle et infantile (PMI) se sont rassemblés sous les fenêtres du ministère de la Santé, mercredi 5 novembre, pour dénoncer le risque de disparition de ce service, à force de coupes budgétaires depuis des années.

Dans ces centres, chargés d’assurer le suivi de la santé de la mère et de l’enfant pendant la grossesse et la première enfance par des spécialistes, le personnel manque cruellement. Dans un centre à Bobigny, alors qu’il y avait un médecin à temps complet il y a dix ans, il ne vient plus maintenant que tous les quinze jours. Dans un autre, le poste de médecin est resté vacant pendant dix ans. Il n’y a presque plus de psychomotriciennes ou de psychologues.

Tout cela entraîne un moindre suivi des grossesses, de la santé des bébés et de leur calendrier de vaccination, moins de conseils aux parents, des bilans de santé à l’école maternelle de moins en moins souvent réalisés par des médecins.

L’augmentation de la mortalité infantile depuis une dizaine d’années justifierait au contraire de renforcer les moyens de prévention accordés à la PMI. Mais le gouvernement ne s’inquiète que de la santé des profits du grand patronat.

                                                      Hélène Comte (Lutte ouvrière n°2989)

 

lundi 10 novembre 2025

PMI : les mères et les enfants après

Un élément pourtant essentiel de la santé publique

 

 

Les soignants des PMI, les centres de protection maternelle et infantile, se sont rassemblés ces jours derniers sous les fenêtres du ministère de la Santé.

         Bien des centres n’ont plus assez de médecins, de psychologues ou de sages-femmes pour assurer les bilans de santé en maternelle ou les suivis de grossesse. La dégradation continuelle des services publics de santé a déjà des conséquences graves : les professionnels s’inquiètent du nombre de décès de nouveau-nés qui repart à la hausse. 80 ans après leur création, les PMI alertent sur les réductions de budget et le manque de moyen qui menacent leur existence.

         Le gouvernement, lui s’inquiète de la bonne santé des profits du grand patronat. 

 

dimanche 31 août 2025

Mayotte : sage-femmes en lutte

 

Dès la naissance, le mépris de l’État

 

Depuis le 14 août, les sage-femmes du centre hospitalier de Mayotte sont en droit de retrait pour exiger des moyens humains supplémentaires. Sur les 120 postes nécessaires à faire fonctionner les maternités des deux îles, seuls 60 sont pourvus, la conséquence est qu’une sage-femme suit 24 patientes par jour, chiffre qui n’est que de 15 en métropole.

         Dans le département le plus pauvre de France, c’est dès la naissance que l’État montre le mépris qu’il a pour la population. Les sage-femmes ont bien raison de se mobiliser contre ces conditions de travail indignes, pour elles et pour les patientes.