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vendredi 25 septembre 2026

29 septembre : travailleurs du public et du privé, tous ensemble !

 29 septembre : travailleurs du public et du privé, tous ensemble !

Seuls les agents de la fonction publique ont d’abord été appelés à faire grève le 29 septembre par les organisations syndicales.

Publié le 23/09/2026

 

Mais dans le privé, de plus en plus de militants et de travailleurs ont parlé à juste titre de s’y joindre, en particulier sur la question des salaires.

Dans le public, les raisons de la colère augmentent jour après jour. Parmi celles-ci, il y a bien sûr la question des effectifs et des moyens, partout insuffisants, que ce soit à l’hôpital, dans les écoles ou chez les pompiers. Les effectifs de fonctionnaires utiles à la population sont rabotés, année après année, par les coupes budgétaires gouvernementales et le seront encore si le monde du travail laisse passer les projets de Lecornu pour 2027. Mais après l’annonce du gouvernement d’un nouveau gel du point d’indice, qui sert à déterminer les rémunérations des fonctionnaires, la colère se focalise maintenant sur la question des salaires. Depuis 2017, les fonctionnaires ont déjà perdu plus de 16 % de pouvoir d’achat du fait des gels successifs du point d’indice. Si la décision gouvernementale passe, ce sera une nouvelle baisse de 3 % l’an prochain, l’équivalent de deux milliards puisés directement dans leurs poches.

Cette question des salaires ne préoccupe pas seulement les travailleurs des services publics. L’augmentation des prix des carburants et des produits alimentaires rend évidente la nécessité d’imposer des augmentations de salaires partout, dans le public comme dans le privé. Dans des entreprises comme Safran, des militants font circuler des pétitions, largement signées, pour l’augmentation des salaires. Dans le commerce, la CGT a appelé à la journée du 29 en mettant en avant des revendications salariales. Dans plusieurs départements, des militants CGT de la métallurgie ont estimé nécessaire d’appeler le secteur privé à participer au 29. Chez Dassault, des militants défendent l’idée d’imposer de nouvelles négociations salariales. La question des salaires doit être posée dans toutes les entreprises du pays et à l’échelle de l’ensemble de la classe ouvrière. Avec l’augmentation du coût des carburants et l’inflation qui s’ensuit, tous les travailleurs sont rackettés. Les patrons peuvent répercuter la hausse du coût des carburants sur les prix de leur propre production, alors que les salaires, eux, sont bloqués. Imposer leur augmentation est une question de rapport de force avec le patronat et l’État à son service, et se mobiliser tous ensemble est une nécessité.

Les syndicats, surtout préoccupés par les élections à venir à l’automne dans la fonction publique, n’ont pas voulu faire de cette journée du 29 septembre un objectif pour l’ensemble du monde du travail. La plupart du temps, leurs appels aux travailleurs du privé se bornent à leur demander de soutenir la lutte pour de meilleurs services publics. Ce n’est pas faux, mais comme le disent de nombreux militants, il faut aller au-delà. Dans le secteur public et dans le secteur privé, les revendications doivent être communes : pas un salaire ne doit être en-dessous de 2 200 euros net et quand les prix augmentent, les salaires doivent suivre.

                                                       Serge Benham (Lutte ouvrière n°3034)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 25 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 26 septembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 27 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

lundi 21 septembre 2026

Le 29 septembre : contre l’austérité gouvernementale

Le 29 septembre : contre l’austérité gouvernementale

Le 29 septembre, les agents de la fonction publique sont appelés à la grève et à des manifestations par la majorité de leurs syndicats. Les pompiers, déjà mobilisés, ont annoncé s’y joindre et ils seront probablement suivis par d’autres catégories de travailleurs.

Publié le 16/09/2026

Hôpitaux, maisons de retraite, services départementaux de lutte contre les incendies, établissements scolaires et bien d’autres services utiles à la population manquent de personnel et finissent par être incapables de répondre aux besoins des usagers.

De plus, le blocage des salaires quasi continu depuis plus de dix ans a engendré une perte importante de pouvoir d’achat. Aujourd’hui, selon la CGT, 862 000 agents perçoivent un salaire de base inférieur au smic. L’État ou les collectivités comblent la différence par une indemnité dite différentielle, prime qui n’est pas incluse dans le calcul des retraites. Les salariés concernés par cette prime sont deux fois plus nombreux qu’en 2025.

Si on réactualisait leurs salaires en fonction de l’inflation officielle intervenue depuis 2000, la majorité des agents de la fonction publique en fin de carrière auraient un salaire brut majoré, selon leur métier, de 600 à plus de 1 000 euros environ.

Le nombre de salariés contractuels, et donc en situation de précarité, est en augmentation. En 2022, ils représentaient déjà 1,26 million d’agents. La plupart ont des salaires inférieurs de plusieurs centaines d’euros à celui des titulaires faisant le même travail. Ils subissent d’autant plus fortement la pression de la hiérarchie.

Cette situation, conséquence directe des décisions de l’État ou des collectivités territoriales, est identique dans le secteur privé où les patrons font aussi pression sur les salaires, réduisent le personnel et imposent une situation précaire à toujours plus de travailleurs.

Une réaction d’ensemble s’impose, non seulement dans le secteur public mais aussi dans le privé contre cette politique de l’État qui est aussi une politique patronale.

                                                           Inès Rabah (Lutte ouvrière n°3033)

 

jeudi 17 septembre 2026

Urgences psychiatriques, folie d'une société

 

L’urgence gouvernementale est ailleurs

 

 

Le temps d'attente aux Urgences des malades psychiatriques est passé de 29 h 45 à 39 h 45 en moyenne sur un an. Les patients sont parfois attachés pendant des heures, voire des jours, sur des brancards. Il manque des lits et 30 à 40 % de soignants en psychiatrie. Ce constat fait par un récent rapport n'est pas un scoop. 

         Mais pour le gouvernement, l'urgence est de garantir des milliards à l'industrie d'armement et aux militaires

jeudi 10 septembre 2026

Ministre de l'Education, un pipoteur

 

Oui, le plein… de mensonges

 

 

Selon le syndicat Snes-FSU, 53 % des collèges et lycées manquent au moins d’un professeur en cette rentrée. Et 69 % n’ont pas une équipe complète incluant les autres personnels indispensables.

         La veille de la rentrée, Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, avait affirmé avec aplomb « avoir fait le plein cette année » au sujet des recrutements des enseignants.

         On voit ce qu’il en est.