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jeudi 22 octobre 2026

Service pédiatrie en lutte à l’hôpital de Seclin (59)

 

« L’argent, il faut le chercher là où il est »

 

 

Les puéricultrices et auxiliaires puéricultrices du service de Pédiatrie de l’hôpital de Seclin se sont massivement mises en grève lundi 19 octobre. Elles protestent contre la suppression de 9 postes (6 puéricultrices et 3 auxiliaires), avec toutes les conséquences que cela va entraîner, notamment sur leurs conditions de travail et sur la sécurité des enfants malades.

Déjà, au mois de mars, ce sont 10 lits qui avaient été supprimés en maternité, ainsi que 7 postes d’auxiliaires.

Les prétextes invoqués par la direction sont la baisse de la natalité et l’endettement de l’hôpital. Mais « l’argent, il faut le chercher là où il est » disait un slogan sur une pancarte. Elles ont mille fois raison ! Ce sont les financiers, les actionnaires des banques, qui s’enrichissent sur les dettes des hôpitaux. A eux de payer ! Pas aux soignants ni aux patients !

mardi 20 octobre 2026

Nouveaux nés et jeunes enfants en péril au CHU Limoges

Ainsi va l’effondrement de la santé publique

 

 

Depuis jeudi 15 octobre le service de réanimation néonatale de l’HME (hôpital de la mère et de l’enfant) du CHU de Limoges fonctionne sans aucun réanimateur.  7 réanimateurs soit la totalité de l’effectif sont en arrêt maladie majoritairement pour cause de Burn-Out, provoqué par une surcharge intenable d’activité, les effectifs médicaux n’étant pas à la hauteur de la charge de travail. Le service reçoit les nouveaux nés des 3 départements limousins mais aussi d’Indre et de départements au-delà et prend aussi en charge les adolescents jusqu’à 16 ans.

         Des bébés ont dû être transférés vers les CHU de Bordeaux, Poitiers et Bayonne avec ce que l’éloignement provoque d’angoisse et de souffrance pour les parents ! Certains cas très graves difficilement transportables sont pris en charge par des médecins « senior » dont ce n’est pas la spécialité ! Pour les grossesses à risque, le personnel anticipe également des transferts vers d’autres CHU.

         L’ARS (Agence régionale de Santé) et la direction du CHU se contentent de dire « Nous mettons tout en œuvre pour garantir la continuité des soins » !

         Depuis des décennies les gouvernements successifs ne cessent de faire des économies dans la santé sur les personnels non-médicaux comme médicaux. Le sous-effectif et la surcharge de travail dans les services d’urgence sont connus. Mais cette politique d’économie met aussi en péril la vie des bébés et des jeunes enfants !

 

jeudi 17 septembre 2026

Urgences psychiatriques, folie d'une société

 

L’urgence gouvernementale est ailleurs

 

 

Le temps d'attente aux Urgences des malades psychiatriques est passé de 29 h 45 à 39 h 45 en moyenne sur un an. Les patients sont parfois attachés pendant des heures, voire des jours, sur des brancards. Il manque des lits et 30 à 40 % de soignants en psychiatrie. Ce constat fait par un récent rapport n'est pas un scoop. 

         Mais pour le gouvernement, l'urgence est de garantir des milliards à l'industrie d'armement et aux militaires